Alexandrov Kalistarine [Terminé]

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Alexandrov Kalistarine [Terminé]

Message par Alexandrov Kalistarine le Ven 5 Aoû - 19:29



Votre Personnage


Fiche d'identité


Nom/Prénom: Alexandrov Kalistarine

Age: 34 ans

Sexe: Homme

Groupe : Humain

Nationalité/Conte d'origine: Russe

Profession : PDG de Kalistarine Corp.

Pays/Ville de résidence : Philippines

Objectif de votre personnage: Obtenir toujours plus de pouvoir

Signe distinctif : Yeux vairons

Pouvoir/talent particulier : Son équipement, que voici :

 > Sac sans fond : Issu d’un univers de MMORPG, Alex le surnomme ainsi bien que sa contenance ne soit pas infinie. Ce petit sac a l’apparence d’une bourse de cuir décorée de fils d’argent. Il peut contenir jusqu’à 1 mètre-cube de matériel et annuler le poids de ce qu’il contient jusqu’à 100 kg (soit un dixième du poids du volume d’eau nécessaire à le remplir entièrement). Le sac sans fond ne peut pas contenir d’êtres vivants et toute nourriture y pourri en quelques minutes. Ce sac contient tout le reste se son équipement décrit ci-dessous.

> Pistolet 9mm avec silencieux + 2 chargeurs supplémentaires (33 balles).

> Taser

> Couteau de chasse

 > Sonic gun : arme de point incapacitante envoyant des ondes de choc super-soniques non létales qui projettent la cible en arrière, issue du film Minority Report. Si cette cible est dotée d’une oreille interne, elle voit en plus son sens de l’équilibre fortement perturbé durant quelques dizaines de secondes. N’ayant pas réussi à déterminer comment est alimentée cette arme, sa cellule d’énergie a été remplacée par une batterie contemporaine moins performante, limitant la capacité de l’arme à 10 tirs avant de devoir être rechargée. Alex a toujours avec lui, dans son sac sans fond, une batterie de rechange pleine, ainsi que la cellule d’énergie originelle de l’arme en cas d’urgence.

 > Sick stick : matraque télescopique fonctionnant comme une matraque électrique à la différence qu’une décharge n’électrocute pas la cible mais la fait vomir (ce qui est sale et très désagréable).

 > Dragonfly Spy Bot (Flybot) : Le chef d’œuvre le plus réussi, et le plus secret, de Kalistarine Corp, développé grâce au soutient logistique et financier anonyme. Il s’agit d’un robot-espion miniature de dernière génération ayant la taille et l’apparence d’une libellule, allant même jusqu’à reproduire, pas parfaitement mais de façon convaincante, les reflets irisés bleu-verts de l’exosquelette de l’insecte.
    - Ce petit concentré de génie technique peux être piloté manuellement grâce à la montre tactile multi-fonction qu’Alex porte au poignet (modèle unique). Cette montre bénéficie également de toutes les fonctions principales des autres montres du même genre, devenues la norme comme le furent les smartphones au début du siècle. Si une telle prouesse est possible, c’est parce que la montre ne contient pratiquement aucune fonction en elle-même, elle sert d’interface avec les serveur qui contient toutes ces fonctions et applications (voire plus bas).
    - Le flux vidéo capturé par la caméra embarquée du Flybot est projeté sur une demi-lunette de réalité augmentée (façon scooter des guerriers de Freeza dans DBZ, mais en plus discret (et moins moche)).
    - Le Flybot peut également voler en semi-autonomie, selon un parcours programmable, auquel il est possible de paramétrer les distances maximales et minimales à maintenir avec divers éléments de l’environnement. Il dispose également d’algorithmes de verrouillage de cible ainsi que de reconnaissance faciale, et autres outils d’intelligence extrêmement utiles.
    - La montre sert également de relais entre le Flybot et un serveur ultra-sécurisé de Kalistarine Corp dont l’emplacement est tenu secret (et dont il existe un fantôme, une copie de sécurité, dans un endroit encore plus secret, au cas où il tomberait en carafe). Ce serveur contient, en plus des fonctions basiques de la montre, toute l’intelligence artificielle du robot, c’est lui qui reçoit les données environnementales et calcule les décisions du Flybot en fonction de puissants et nombreux algorithmes, dont ceux mentionnés au point précédent. La connexion entre la montre et le serveur se fait via le réseau ORGAN (Orbital Redundant Grid Asyncronous Network) qui est la propriété d’Utopia depuis son OPA sur la société qui l'a créé.
    - En plus du pilotage manuel, via l’écran tactile de la montre, FlyBot dispose d’autres interfaces homme-machine. Il peut donc recevoir des instructions basiques par reconnaissance vocale (avance, recule, stop, monte, descend, suis la cible verrouillée, etc). L’écran tactile permet d’ailleurs d’interagir avec l’image vidéo projetée sur la lunette, ainsi Alex peut par exemple l’utiliser pour désigner un élément à l’image comme cible verrouillée.
    - Outre les commandes vocales, la montre embarque aussi un détecteur de mouvement de type gyroscopique, ce qui permet de commander le Flybot avec de simples gestes.
    - Enfin, dernier point mais pas des moindres, le système d’intelligence du Flybot incorpore un module de programmation de triggers-actions, ce qui permet de donner au robot des comportements par défaut en fonction des situations ou se déclenchant avec certains événements. Par exemple, le premier test de cette fonction appris au Flybot à venir se poser sur le chapeau d’Alex lorsqu’il n’a pas d’objectif en cours. Un comportement vital programmé de cette manière est celui de mémoriser l’emplacement de sa base de rechargement à chaque installation, et de s’y poser pour se recharger lorsque ses réserves d’énergie sont presque vides et qu’il n’y a pas d’objectif de catégorie « vital » en cours.
    - L’autonomie en vol est de 42 min, l’autonomie en veille (en attente d’instructions ou en recherche de connexion) est de 12 heures. La portée effective de communication entre le Flybot et la montre est de 300m. Au-delà de cette limite, toute les fonctions gérées par le serveur sont indisponibles et l’algorithme embarqué prend le relais. Cet algorithme est défini comme suit :
        → Si la mémoire embarquée contient un parcours programmé en cours, poursuivre l’exécution du parcours. Sinon :
         → Si l’autonomie en vol est supérieure à 10 min, remonter les cinq derniers mètres du trajet effectué puis rester en vol stationnaire jusqu’à récupération de la connexion avec la montre.
         → Si l’autonomie en vol est supérieur à 5 min, remonter le trajet qui vient d’être effectué pour remonter jusqu’au point de départ ou jusqu’à récupérer la connexion avec la montre. Si le point de départ est atteint, se poser.
         → Si l’autonomie en vol est inférieure à 2 min, se poser.

Description


Description mentale :

Alexandrov Kalistarine est un homme charmant, distingué, diplomate, voire séducteur, et d’un abord avenant. Il s’exprime d’une voix calme, posée, toujours dans la modération. C’est ainsi que le perçoivent ses contemporains, et la plupart n’ont aucune conscience de ce qui ce cache derrière ce masque mondain.

Alexandrov Kalistarine est un homme ambitieux qui ne s’embarrasse pas de scrupules pour arriver à ses fins. Tenter de le qualifier de bon ou de mauvais serait absurde, car les notions de bien et de mal ne sont pour lui que des concepts abstrait qui n’ont absolument aucune valeur. La seule chose qui a de l’importance à ses yeux, c’est le pouvoir. Homme d’affaires, politicien, trafiquant d’influence, il aime l’argent car cela contribue à son pouvoir, et les plaisirs charnels car cela est plaisant, mais par dessus tout, il aime tout ce qui peut lui conférer davantage de pouvoir, que celui-ci soit une faveur politique ou une arme à feu puissante.

Il est parfaitement au fait des portails et de ce qui se trouve de l’autre côté. Il lui arrive même parfois d’accomplir quelques travaux pour Utopia en échange de technologie étrangères à la Terre ou de franchissements de portails, car il est aussi un homme de terrain. Son ultime aspiration est de devenir lui-même une Légende afin d’acquérir des pouvoirs surnaturels, principale raison de sa collaboration avec Utopia. En attendant que ce jour arrive, il se repose sur les armes et gadgets venus de ses autres mondes qu’il a dérobé à des Légendes ou obtenu en récompense de mission pour son employeur occasionnel.

Dernier détail qui a son importance : Alexandrov a une sainte horreur du gaspillage et cherche en permanence à optimiser l'utilisation des ressources à sa disposition, à tel point que cela en devient presque un toc par moments.

Description physique :

Alexandrov est un homme grand, un peu plus d’1m80, aux cheveux blonds, plutôt mince, mais suffisamment musclé pour ne pas avoir à rougir de ses performances physiques. Il est le plus souvent vêtu d’un costume de teinte claire, proche du blanc cassé, un chapeau de le même couleur vissé sur la tête, et il n’est pas rare de le voir avec un cigarette au coin de la bouche.

Ce qui peut surprendre dans son apparence est surtout son regard vairon, son œil gauche étant vert alors que le droit est bleu, mais son sourire charmeur ne fait que rendre ce détail plus attrayant.

Histoire :


Né au sein d’une riche famille russe, Alexandrov et le cinquième et dernier enfant de sa fratrie. Éduqué par de bons professeurs au même titre que ses frères et sœurs, il fut toutefois quelque peu délaissé par ses parents et ses frères aînés le dénigraient ou se souciaient peu de son sort, seule sa sœur lui apportant l’amour véritable d’une famille. Elle était la personne qu’il aimait le plus au monde, pour ne pas dire la seule.

Alors que ses frères et sœurs étaient envoyés dans les meilleurs écoles et universités du pays afin de prendre la direction de l’empire économique familial, Alexandrov fut envoyé faire ses classes à l’armée pour servir sont pays, et cela fit un choc à ce jeune adolescent qui avait grandi dans le luxe. Après des mois difficiles durant lesquels il fut maltraité par ses instructeurs et ignoré par ses camarades, il fini par gagner le respect de ses compagnons d’armes, notamment en devenant brillant dans l’utilisation de toutes les armes qui lui passaient entre les mains, et en faisant preuve d’une intelligence stratégique remarquable sur le terrain. Naturellement, il appris également le Combat Sambo, art martial russe enseigné à tous les militaires de ce pays, et bien que loin d'être le meilleur à ce jeu, il se débrouillait suffisamment pour maîtriser toute personne non entraînée au combat.

Ses six années de service militaire effectuées, il revint au domaine familial pour découvrir ses parents morts, sa sœur hospitalisée et son plus grand frère à la tête de l’empire économique des Kalistarine, assisté par ses deux autres frères qui lui mangeaient dans la main.

D’après les médecins, sa sœur avait été empoisonnée, n’ayant la vie sauve que parce qu’elle n’avait ingéré qu’une dose minime de poison, contrairement à leurs parents qui avaient succombé très vite. Elle survivrait, mais les séquelles sur son corps étaient irréversibles : jamais plus elle ne retrouverait la vue, ni l’usage de ses jambes. Le cœur en miettes, Alexandrov ne mit pas longtemps à découvrir qui étaient les auteurs de cette barbarie, et il entreprit de les éliminer. Ainsi, après les morts accidentelles de ses trois frères, sa sœur se retrouva à diriger la compagnie et il lui apporta tout son soutient comme elle l’avait fait pour lui dans son enfance.

En tant que Directeur du développement, il voyageait beaucoup afin de trouver de nouveaux marchés à conquérir, de nouveaux secteurs à investir, de dénicher les perles  à recruter à travers le pays.

Mais cela ne dura pas très longtemps car, quelques années plus tard, sa sœur mourut à son tour, victime d’un insuffisance respiratoire, conséquence à long terme de son empoisonnement accidentel. Alexandrov devint donc le seul et unique Président du groupe Kalistarine.

Son travail changea alors de visage. Il lui incombait de lier des alliances avec les politiciens, des accords avec les financiers, de séduire ou soudoyer les bonnes personnes pour étendre son empire et éviter de se faire phagocyter par plus gros que lui. Déshumanisé par le sort injuste de sa sœur et les années à baigner dans ces miasmes de manipulations, de langue de bois et de coups en traîtres, il devint un homme pour qui la fin justifiait presque toujours les moyens.

Peu d’années passèrent, puis le dirigeant Russe, qui avait les pleins droits et entière autorité sur tout ce qui se trouvait en Russie, décida de démanteler l’entreprise pour la revendre morceaux par morceaux à ses alliés politiques, destituant ainsi Alexandrov de son poste. Il ne resta au jeune homme qu’un petit morceaux de ce qu’avait été l’empire familial. Il conservait une partie non négligeable de sa fortune, ainsi que l’une des résidences secondaires de ses parents, et se retrouvait à diriger une simple petite société de développement technologique.

Cependant, grâce à ses nombreux contacts en Russie et dans différents pays, il parvint à se refaire assez rapidement. Il monta une nouvelle société basée aux Philippines, où il ne risquait pas de s’en faire déposséder, spécialisée dans le développement de nouvelles technologies, qu’il fit croître et à laquelle il rattacha les miettes de l’empire Kalistarine. Il ouvrit de petites succursales dans divers pays du monde et étendit son influence tout autant, notamment en Europe, aux USA et au Japon.

Dans le même temps, Alexandrov fréquentait les milieux politiques et mondains, liait des amitiés ou des alliances opportunes et se créait ainsi un réseau d’influence à travers le monde. Rien de véritablement mirobolant, mais suffisant pour lui permettre d’obtenir à peu près tout ce dont il pouvait avoir besoin au moment où il pourrait en avoir besoin.

Mais son passé de militaire avait fait d’Alexandrov un homme de terrain, et il ne pouvait pas oublier ce côté de sa personnalité. Dès qu’il avait un peu de temps libre, il descendait au sous-sol de sa nouvelle résidence et s’exerçait au maniement des différents armes qui s’y trouvaient : du simple 9mm discret au fusil sniper à longue portée, en passant par le fusil d’assaut automatique. Cette activité l’aidait à se détendre et à se vider l’esprit. Et il ne pouvait nier qu’à chaque fois qu’il appuyait sur la gâchette, il se sentait puissant. Ses alliances politiques et commerciales étaient un pouvoir extrêmement utile et puissant dans les milieux qu’il fréquentait, mais dans sont environnement immédiat, rien n’égalait la capacité à pouvoir détruire ou épargner une vie, à pouvoir décider de son sort selon son bon vouloir en un instant.

Que ce soit par les armes ou par les hommes, le pouvoir était la seule chose qui comptait vraiment en ce monde.

Un jour, alors qu’il était en partit seul en excursion, à la chasse pour être précis, il tomba au détour d’un chemin sur un étrange personnage. Un homme en costume trois pièces, seul en pleine nature au milieu de nulle part, dont les mains gantées braquaient une arme sur Alex. Ce dernier s’immobilisa, tandis que l’étranger manifestement sur les nerfs lui demandait où ils se trouvaient dans un Russe impeccable alors qu’ils se trouvaient de l’autre côté du monde, en plein cœur des rocheuses américaines. Pour Alex, c’était un piège, aussi, profitant d’une second d’inattention de l’homme en costume, il brandit son fusil de chasse et tira. L’étranger fut touché à l’abdomen, mais ne mourut pas sur le coup, et Alex eut tout le loisir de l’interroger. Il apprit ainsi que l’homme était quelques instants plus tôt à Washington à la poursuite d’un dénommé John Anderton, fugitif accusé de meurtre, et qu’il ne comprenait pas comment il se retrouvait soudain en pleine forêt montagneuse à des kilomètres de l’habitation la plus proche. Lorsque l’homme rendit l’âme, Alexandrov fut intrigué par son arme, car c’était un modèle qu’il n’avait jamais vu avant, et à voir la forme du canon, cela n’avait pas l’air de tirer des balles. C’est ainsi qu’il entra en possession d’un sonic gun, arme incapacitante non-létale tirant une puissante onde de choc ultra-sonique.

A la suite de cela, Alex fit quelques recherches. John Anderton était le nom du personnage principal du film Minority Report, dans lequel on pouvait voir une arme étonnamment identique à celle qu’il avait récupéré. Poussant plus loin ses investigations, il découvrit que l’homme qu’il avait tué était un sosie parfait de l’un des poursuivants qui apparaissaient à l’écran. Sauf que ce film avait plus de 50 ans ! Et le figurant qui avait incarné cet agent était mort naturellement sans laisser d’enfants. Il y avait donc quelque chose de louche.

Alex fouilla la piste d’un complot ourdi par un concurrent pour expliquer cette attaque à son encontre mais cela ne donna rien, et il ne pouvait pas nier que cette arme était étonnante, fonctionnant exactement comme dans le film. Acharné à faire la lumière sur cette histoire, il poursuivit ses recherches, en examinant notamment les articles de tabloïdes, les rumeurs farfelues et les légendes urbaines récentes. Il fini par obtenir de rencontrer un informateur susceptible de fournir des pistes, un ancien agent d’entretien de laboratoire pharmaceutique résident dans les environs de Londres en Angleterre. L’individu était manifestement un original, adepte de toutes les théories du complot imaginables, même les plus farfelues ou ridicules. Cependant, au milieu du bruit de ses histoires abracadabrantes, Alex en retira tout de même une information pertinente qui le mena quelque part aux États-Unis d’Amérique. Plusieurs jours durant, il suivit la piste de rumeurs et de témoignages d’un homme étrange, de haute taille, équipé d’une armure lourde et d’une épée. Alex était seul, sans ses gardes du corps, mais il était armé de son sonic gun, dont il avait pris soin de tester l’efficacité dans sa salle de tir au sous-sol.

Il finit par dénicher son hurluberlu en plein coeur de la campagne, où il avait trouvé refuge dans une bicoque abandonnée tombant en ruine. Alex l’approcha et engagea la discussion, déployant tout son savoir pour se montrer charmant, rassurant et diplomatique. L’étranger lui raconta qu’il participait à une bataille pour défendre les terres de son peuple mais qu’ils étaient en train de la perdre. Pendant sa retraite, il avait été séparé de ses troupes, et avait continué à courir tout droit dans la campagne, jusqu’à arriver dans une petite ville. Il avait alors compris qu’il n’était pas du tout au bon endroit, et revenait à présent sur ses pas pour retrouver l’endroit d’où il venait. Très intéressé par son histoire, Alex lui proposa de l’accompagner pour l’aider, désireux de voir l’endroit d’où venait l’étranger. Il marchèrent donc de concert durant quelques heures, puis l’étranger s’exclama soudain qu’ils avaient trouvé le portail. Il couru un moment puis disparu d’un coup. Quelques secondes plus tard, il réapparu en demandant à Alex pourquoi il ne venait pas, celui-ci répliquant qu’il ne voyait aucun portail.

L’étranger proposa donc d’aider Alex à traverser, et ils franchirent ensemble le portail. De l’autre côté, la campagne était très semblable, les arbres étaient plus ou moins des même essences, des montagnes encombraient les horizons… Et pourtant, ce n’était pas le même endroit. Mais l’homme d’affaires n’eut pas le temps d’étudier la question que trois soldats en armure, semblables à l’étranger qu’il l’avait guidé, sortirent du couvert des buisson l’épée au clair et chargèrent. L’étranger repoussa Alex dans le portail, ce dernier revenant immédiatement sur Terre. Quelques secondes plus tard, l’étranger revint lui aussi de ce côté, blessé et perdant beaucoup de sang, et intima à Alex de courir. Il fut rejoint par deux des trois soldats qui l’achevèrent et se tournèrent ensuite vers Alex. Celui-ci ne perdit par de temps à réfléchir et tira de son sonic gun. L’un des deux hommes fut frappé de plein fouet par la vague sonique mais l’autre l’esquiva et chargea. Alex n’eut pas d’autre choix que de courir, étonné de voir un homme équipé d’une si lourde armure le suivre pied à pied sans perdre de terrain.

Il courut un moment, défendant son avance bec et ongles, puis bascula en avant pour débouler en roulant une longue pente, suivit par les bruit de batterie de cuisine malmenée, indiquant que son poursuivant était tombé dans le même piège. Arrivés en bas de la pente, Alex se releva le premier et tira à nouveau sur le soldat en train de faire même. Celui-ci fut projeté en arrière, et une branche d’arbre mort lui transperça la trachée dans sa chute.

Suite à cette mésaventure, Alex disposait maintenant d’une armure complète et d’une belle épée, exposés chez lui car il n’en avait aucune utilité, ainsi que d’un « sac sans fond » qui ne le quittait jamais, dont la contenance n’était pas infinie mais tout de même très largement supérieure à ce qu’il semblait. Mais malgré ses recherches dans la zone, aidé de ses gardes, il ne parvint jamais à retrouver le portail, celui-ci se dérobant toujours à sa vue, et rien ne se produisait jamais lorsqu’il avançait à l’endroit où il aurait du changer de monde. Mais c’était tout de même une découverte majeure pour lui.

Quelques temps plus tard, Alexandrov assista à un salon des nouvelles technologies se tenant en Autriche. Il y rencontra un singulier personnage du nom Jan Kerr, du genre excentrique et qu’on oublie pas. Ils devisèrent un moment sur les gadgets et techniques présentés, et en vinrent à parler d’un domaine qui y manquait de représentation : les nouvelles technologies de l’armement, et notamment les armes individuelles, bien plus intéressantes pour Alex que l’artillerie ou l’armement lourd. Il se trouvait que Jan Kerr occupait un poste important au sein du super-trust mondial Utopia, ce qui lui offrait des accès privilégiés à des lieux et événements très sélectifs. C’est ainsi qu’il introduisit Alexandrov dans « l’arrière-boutique » du salon, qui avait justement pour thème les armements de pointe. Parmi toutes les chose intéressantes qu’il put y découvrir, le fil de la conversation mena Alex et Jan Kerr à un sujet peu commun : les autres mondes, dont l’homme était manifestement encore plus au fait qu’Alex.

Encouragé à rendre visite à M. Kerr chez lui après la fin du salon pour approfondir le sujet, Alex se rendit à Londres quelques jours plus tard pour un entretient dans un parc à thème. C’est ainsi qu’il découvrit l’histoire les Légendes, leur genèse, le fonctionnement des portails et les infinies possibilités que cela offrait. Alex négocia donc un arrangement avec Jan Kerr, qui parlait au nom d’Utopia : on lui permettait de franchir des portail et d’en rapporter certains objets pour son usage personnel, ou on lui fournissant directement lesdits objets, ou on lui offrait des informations intéressantes sur les Légendes présentes sur Terre, tout ceci en échange de ses services ponctuels, autant en tant qu’homme d’affaires et d’influence qu’en tant qu’homme de terrain. Même si, en matière d’affaires et d’influence, Kalistarine Corp ne jouait vraiment pas dans la même cours que la géante Utopia. C’est ainsi qu’Alex ajouta dans son « sac sans fond », en plus de son sonic gun, un sick stick issu de Minority Report, sorte de matraque électrique dont la décharge faisait vomir la victime.

Durant cette période, son arrangement avec la multinationale lui permit de bénéficier de soutient logistique et financier dans le développement de projets secrets réservés à son usage personnel. C’est ainsi qu’il développa, ou fit développer par ses meilleurs ingénieurs, son atout-maître : le dragonfly spy bot, abrégé flybot, un robot-espion miniature de dernière génération ayant la taille et l’apparence d’une libellule (description dans la sections Talents). Alex n’allait jamais nulle part son ce petit gadget, extrêmement utile, et son intelligence artificielle le rendait de plus en plus efficace, en plus des fonctions qu’Alex ne cessait de lui ajouter. Au fil du temps, aussi surprenant que cela puisse paraître, cet homme froid et pragmatique pour qui toute vie avait un prix abordable, commença à s’attacher à ce petit robot, comme la mémère quinquagénaire peut s’attacher à un animal de compagnie. Il était ironique, et même cynique, de constater qu’il attachait plus d’importance à ce petit engin artificiel piloté informatiquement qu’à tout être vivant sur Terre ou ailleurs.

Test RP :


Alex souleva le couvercle de la petite boîte en métal et en sortit la lunette-écran qu’il plaça devant son œil gauche. Cette boîte était bien plus qu’une simple boîte, car elle pouvait être branchée sur secteur ou sur port USB 4.0 pour servir de base de rechargement à l’appareil qu’elle contenait.

Cette appareil, c’était le petit bijoux de technologie produit en secret par Kalistarine Corp, grâce au soutient d’Utopia : le Dragonfly Spy Robot, qu’Alex surnommait Flybot. Celui-ci avait déjà fait ses preuves en bien des occasions et dans diverses situations, en ce qui concernait ses fonctionnalités déjà éprouvées, mais aujourd’hui était un jour particulier : il effectuait les derniers tests en situation réelle de la toute nouvelle interface de commande par gestuelle, ainsi que les dernières corrections de l’interface de commande vocale.

Alex sortit le petit appareil de sa boîte et le déposa sur le plat de sa main. Il ressemblait à s’y méprendre à une authentique libellule lorsqu’on y regardait pas de trop près, imitant même les reflets irisés bleu-verts de l’animal qui avait servit de modèle. La montre qu’il portait au poignet gauche était un exemplaire (presque) unique au monde, car c’était lui qui permettait de contrôler le Flybot. Il prononça la commande : « Flybot take-off », aussitôt, le petit appareil se mit à battre des ailes et s’éleva dans les airs en vol stationnaire à un centimètre au-dessus de la main d’Alex.

Lorsqu’Alex prononça la commande « Flybot stream start », sa lunette-écran afficha la  vidéo de ce que « voyait » le robot via sa caméra embarquée, lui permettant de le commander même hors de vue. Alex testa quelques commandes vocales dont l’algorithme avait été légèrement amélioré, notamment le parcours programmé : « StoreGo 10 meters forward then turn right then go then meters forward plus 10 meters top then return to begin ». Au fur et à mesure qu’il prononçait les instructions, le parcours programmé se traçait en sur-impression devant l’image affichée à son œil gauche. Puis il prononça la commande « execute ».

Le petit appareil partit alors droit devant à grande vitesse, puis tourna vers la droite et effectua la même distance tout en montant d’une dizaine de mètres avant de revenir tout droit à l’endroit d’où il était partit, le tout en moins de 4 secondes. Alex passa alors au test suivant : « Go fourty meters forward fast ». La petite libellule mécanique partit alors comme une flèche, allant droit sur un mur et bien partie pour s’y écraser et Alex retint son souffle. Mais l’algorithme de détection d’obstacles était enfin pleinement opérationnel et parvint à éviter la collision même à pleine vitesse, le petit robot volant s’arrêtant à quelques centimètres du mur, sembla hésiter un instant en regardant autour de lui et gagna de l’altitude pour passer par-dessus. Quelques instants plus tard, dans l’incapacité de se rendre au point désigné en raison du toit de la bâtisse, le robot revint à son point de départ. L’algorithme de prise de décision semblait au point lui aussi.

Le moment était donc venu de passer au véritable test. Alex passa une sonde montre à son poignet droit, fit se poser le robot sur sa main et désactiva le mode de commande vocale, puis activa la nouvelle interface de commande gestuelle : « Flybot gesture on ».

Alors il leva la main, comme pour donner l’impulsion d’envol à un oiseau, et le petit robot décolla à nouveau. Les deux ainsi que la lunette-écran étaient équipés de gyroscopes et d’autre capteurs de mouvement qui permettaient d’envoyer des commandes au robot en effectuant simplement quelques gestes. Alex inclina la main gauche vers le bas et le robot partit en avant à vitesse réduite. Il amplifia son geste et le robot accéléra. Il inclina la main vers le haut à la verticale et le robot s’arrêta net avant de repartir en arrière jusqu’à ce qu’il ramène la montre à l’horizontale.

L’inclinaison du poignet gauche contrôlait la vitesse en translation du robot sur les axes de son propre repère, tandis que la montre du poignet droit permettait d’appliquer une rotation au robot, et donc de son repère de translation, par rapport au plan horizontal terrestre. Les changements d’altitude en translation pouvaient être contrôlés grâce à la lunette-écran en inclinant la tête vers le haut ou le bas. Alex testa séparément chacune des commandes, l’une après l’autre, puis commença à essayer de les combiner, par exemple pour effectuer un virage serré ou pour monter en chandelle. C’était loin d’être facile, car il fallait coordonner main gauche et main droite en évitant de s’emmêler les pinceaux, et l’option de sécurité anti-collision avait sauvé la libellule mécanique plus d’une fois durant cette courte phase de test.

Alex ne doutait pas qu’avec de l’entraînement, il finirait par maîtriser ces commandes et de fait, cette interface deviendrait la plus fluide et efficace pour piloter le Flybot. L’intelligence artificielle accomplissait des merveilles de pilotage qu’Alex doutait de pouvoir reproduire un jour, mais ses possibilités restaient limitées. Bien sûr, il avait implémenté dans sa mémoire bon nombre de comportements très diversifiés, mais cela restait prédictif et prédictible. Cela dit, un parcours programmé dans la mémoire embarquée de l’appareil restait la seule façon de passer outre la limite des 200 m.

Alex fit revenir le robot, de la façon qui restait la plus simple : « Flybot gesture off, trigger on, return ». Alex tendit la main et, grâce à la combinaison de ses algorithmes de reconnaissance de forme et des triggers de comportements évènementiels, le Flybot vint docilement se poser sur sa paume. « Flybot sleep », prononça Alex avant de ranger le petit robot dans sa boîte, où il replaça également la seconde montre et la lunette-écran.

Il lui faudrait de l’entraînement, mais le test était concluant.

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Vous

Pseudo/nom: Siegwald

Age: 29

Avez vous lu le règlement ? : bien sûr

Comment avez vous connu le forum ?: Par un ami

Que pensez vous de celui ci ? ça décanille du pangolin asthmatique à la moissonneuse-batteuse rouillée



Dernière édition par Alexandrov Kalistarine le Jeu 9 Mar - 11:18, édité 6 fois
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Alexandrov Kalistarine

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Re: Alexandrov Kalistarine [Terminé]

Message par Kate Wase le Mar 16 Aoû - 17:00

Voilà un personnage qui va faire bouger le background, j'aime !
Te voilà validé, amuse toi bien !
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Kate Wase
Enchanteresse

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Re: Alexandrov Kalistarine [Terminé]

Message par Darren Fost le Mer 17 Aoû - 12:18

Bienvenue parmi nous Smile
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Re: Alexandrov Kalistarine [Terminé]

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