Dans les couloirs du château [libre]

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Dans les couloirs du château [libre]

Message par Macaria le Lun 17 Oct - 18:52

Macaria faisait la liste de toutes les choses étranges auxquelles elle avait été confrontée cette semaine. Cela faisait passer le temps en faisant la queue pour entrer dans le château. Elle ne regrettait pas d’avoir quitté sa Grèce natale pour ce monde bizarre, non, elle qui adorait l’aventure était servie. Pour la première fois de sa vie, elle était montée dans un avion. L’idée de dépendre d’une machine pour voler ne l’emballait pas, encore moins dans cette enveloppe mortelle qu’elle se trainait depuis qu’elle arpentait cette planète, mais son père lui avait longuement expliquée qu’il n’y avait aucun danger. Elle avait fini par comprendre qu’elle n’avait pas le choix, qu’Hadès était en train de perdre patience et avait capitulé, passant le reste du voyage tendue comme un arc. A la fin du trajet, elle commençait à se détendre et, lorsqu’elle posa pied à terre, elle était finalement prête à renouveler l’expérience qui n’avait été, somme toute, pas si désagréable que ça.  Ils étaient arrivés en début d’après-midi, avaient posé leurs affaires dans un « hôtel » et avaient passé les deux heures suivantes à visiter les environs avec Zamolxis, laissant son père à son téléphone auquel il était en quasi permanence scotché et à son travail.



Macaria ne se lassait jamais de poser des questions et, puisque son père était accaparé par son travail, ce pauvre Zamolxis dut se charger de trouver les bons mots pour lui expliquer. Ainsi elle apprit la fonction des trois lumières près des routes et des bandes blanches qui striaient le bitume en rattachant deux trottoirs ensembles et pourquoi l’air sentait si mauvais en France alors qu’il était plus doux ici (il fallut un très long moment pour lui expliquer ce qu’était la pollution). Ils finirent par rentrer, se préparèrent et se rendirent au bal. Avouons-le, Macaria n’était qu’à moitié rassurée de se rapprocher autant du pouvoir de cette cité, là où la garde était concentrée, depuis qu’elle se savait mortelle. Si les choses tournaient mal, elle ne pourrait compter ni sur ses pouvoirs ni sur son immortalité et cela ne lui plaisait pas. Elle avait au moins fait un effort pour se parer des vêtements à la mode de ce royaume afin de se fondre dans la masse. Mais une déesse grecque ne passait jamais totalement inaperçue…

Ils avaient fini par rentrer et l’inquiétude de la brune avait rapidement laissé place à la curiosité et l’excitation. Son père avait survécu quarante ans dans ce monde, il n’y avait pas de raison qu’elle y soit en danger. Pas ici en tout cas, surtout maintenant qu’elle avait une « carte d’identité » et un « passeport ». En revanche, Hadès l’avait prévenue qu’elle risquait d’être ennuyée par les journalistes. Aucun problèmes de ce côté-là, elle savait ce qu’elle avait à dire s’il fallait mentir. La déesse se perdit dans la contemplation des tapisseries et des peintures sur les murs, admirant leurs beautés. L’architecture ici était fort différente de ce qu’elle connaissait, l’art également. Elle se retourna un instant pour faire une remarque à son père sur la peinture, puis réalisa que ni Zamolxis ni Hadès ne se trouvaient à ses côtés, sûrement avaient-ils continué à marcher sans remarquer qu’elle s’était arrêtée. Aucune importance, elle finirait bien par les retrouver. Il y avait du monde autour d’elle, des gens qui semblaient se diriger vers la salle du bal où quelques notes de musiques commençaient déjà à raisonner. Macaria embrassa la foule du regard en songeant que, si son père avait dit vrai, ces gens et leurs ancêtres avaient le pouvoir de créer des mondes tout entier et d’en fixer les règles. Cela faisait-il d’eux des dieux ?  Elle n’arrivait pas à se faire à cette idée. Pensive, la belle se replongea dans la contemplation des murs tout en se dirigeant doucement vers la salle du bal. Qui sait quel genre de rencontre elle allait faire ce soir ?
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Cheshire Cat le Jeu 20 Oct - 17:24



Les trente-trois ans de la Reine Victoria II. Tu n'as pas pu t'empêcher de t'inviter à cette curieuse fête. Les humains ont de très amusants moyens de se divertir. S'habiller d'une façon différente que d'habitude, parler avec des personnes puissantes et connues, faire des faux sourires. Quelle blague ! Toi, au moins, ton éternel rictus est toujours vrai. Car tu sais tellement de choses que chaque petite chose que tu sais manque de te faire mourir de rire. La vie, la mort, les Légendes, les Humains. Au fond, tout cela n'est rien. Car comme tant d'autres choses, une fois oublié, rien ne reste. Il suffit juste d'oublier… Il suffit juste de sourire et d'oublier… Il te suffit juste de sourire et d'oublier…

Tu as réussi, grâce à ton don de discrétion, à passer les gardes, mais les caméras et les appareils photos te posent problème. Tu te caches sous les robes, contre les murs… Tu passes partout, laissant à quelques chevilles la sensation d'une queue de chat. Tu te faufiles et te caches. Cela t'amuse. Mais tu n'aimes pas les foules de ce type. Si jamais une Légende peut te remarquer ou si une caméra note complètement ta présence, tu devras fuir cet extravaguant établissement, au risque de ta vie certainement… Tu te réfugies donc dans le couloir des tapisseries. Caché dans l'ombre d'un renfoncement dans le mur, tu regardes les gens passer… Au fond, ce château n'est pas bien différent des rues malfamés de Londres. Des gens qui passent, et qui passent… Et qui passent…

Ton attention s'arrête sur une petite brune qui s'extasie devant des tableaux. Sa figure te dit quelque chose. Tu as l'impression de l'avoir déjà vu. Mais tu as un doute. Sa beauté… On dirait… qu'elle est figée dans le Temps… Étrange. Il y a de moins en moins de gens dans le couloir. Elle est dans les dernières à se diriger vers la salle de bal. Tu ne peux pas la suivre dans un endroit aussi lumineux et surveillé. Tu serais repéré en quelques instants avec tes habits rapiécés. Au moment où elle passe au plus près de toi, tu décides donc de faire disparaître ta discrétion. Cela peut paraître stupide, mais pour les Humains, tu es naturellement discret et quelques peu invisible. Mais si une Légende croise ton chemin, alors que tu n'utilises pas ton don, tu es assez vite repéré. A cause d'une chose : ton aura. Ton aura si étrange, si sombre mais à la fois si chaleureuse. Une aura de chat à taille humaine…


Tu miaules doucement. Va-t-elle te voir ? Face à cette question, tu souries depuis les ombres.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Sam 22 Oct - 15:03

Quelle excitation. Après un long voyage en avion, nous arrivions enfin en Angleterre pour l’anniversaire de la reine Victoria II. C’était un événement qui fut relaté dans le monde entier, aussi à la télévision que sur internet. Un événement royal qui ferait rêver tout le monde. Un endroit des plus prestigieux et des plus sécurisé au monde, où seul de grandes personnalités furent invités. Pour ma part, je fus convié à rejoindre la liste des invités. Pourtant, je n’avais jamais connu réellement la reine, mais notre réputation nous à précéder. Je me souvenais encore de cette interview qui eut lieu quelques mois après la sortie de mon film « Médusa ». Il s’agissait d’un journaliste anglais qui m’avait demandé vers la fin de notre entrevue, mon opinion sur l’Angleterre et la reine. Sans hésiter, je fis un grand éloge pour sa majesté. Et croyais moi, j’étais sincère. Certains pouvaient trouver étrange que je puisse aimer une femme au pouvoir, malgré mon incident… Mais Athéna était une vraie peau de vache ! Elle ne pensait qu’à son intérêt et méprisant les mortels. Victoria II quant à elle, il était manifeste qu’elle aimait son peuple. Elle l'a aidé à sortir de la crise, offert du travail et le rendit indépendant sur tout malgré les attaques subit. Et elle n’affichait aucune animosité envers qui que ce soit. En retour, la journaliste m’informa que sa majesté appréciait beaucoup mon combat contre la violence faite aux femmes dans le monde entier. C’était comme si nous nous apportions notre soutien l’une à l’autre. J’espérais pourvoir la rencontrer en personne.

J’appris également que mon protecteur, Hadès, serait présent avec sa fille. Cette nouvelle me remplissait également de joie. Je devais tout à Aïdoneus ou Hadès. Sans lui, je n’aurais jamais connu une telle vie, une chance de m’en sortir. Même sa fille, je serais heureuse de la revoir. L’hôtel où je fus accueilli était de la dernière mode, dans un grand luxe. La tenue que je comptais porter pour le jour de la fête me fut déjà livrer et m’attendait sur mon lit. Il s’agissait d’une belle longue robe verte à col rond en mousseline avec le buste et les manches courtes en dentelles avec de toutes petites pierreries à la taille. Il y avait également comme accessoires deux petites boucles d’oreille en argent, un bracelet en également, un chapeau de dernière mode et des talons hauts.

Le lendemain, je me sentais un peu stresser dans le véhicule loué pour l’occasion. Bien que ce n’était qu’une fête, en sortant, ce serait comme sur les tapis rouges. Des milliers de journalistes qui mitraillaient les invités prestigieux pour avoir les meilleures photos. Je me disais donc que c’était comme d’habitude. Quand on vint m’ouvrir la porte, je descendis avec grâce et me mit à sourire à tous ces flashs lumineux qui m’encerclaient, retenu par des agents de sécurité. Je remontais l’allée tranquillement, saluant tout le monde et accordant quelques autographes à des fans tout excités. La sécurité était de haut niveau ici. Agent, caméra, portail… On se demandait bien, qui pourrait réussir à entrer ici sans se faire remarquer. Une fois la sécurité franchit, je me dirigeais vers la salle de bal. Je souriais au passage aux autres invités et leur disant bonjour.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Macaria le Mar 25 Oct - 15:06

[Désolé Médusa, comme ton personnage n'est pas entré en intéraction avec le mien j'ai ignoré sa présence sur ce tour.]


Une pensée pour ce que lui a dit Zamolxis cet après-midi. Tous ces gens qui passent dans le couloir, toutes ces créatures mortelles, agnostiques ou croyantes capables, d’après son père, d’inventer l’univers. Elle ne pouvait se résoudre à croire cela mais plus elle en imaginait l’éventualité et plus elle en concevait de l’amertume. Il n’était jamais aisé de remettre en question tout ce en quoi l’on croyait depuis vingt-mille ans. Il aurait été tellement plus simple de retourner en Grèce antique et de rechercher le pouvoir des eaux du Léthé pour tout oublier… mais Macaria n’avait jamais aimé la facilité. Le fait est que ces humains, sans dieux pour les contrôler, avaient détruit leur planète, salis leur air, leurs eaux, rasés la nature et exploité jusqu’à leurs limites les ressources naturelles. Lorsque Zamolxis lui avait expliqué le principe de la pollution elle avait eu du mal à intégrer le concept… et puis elle avait regardé autour d’elle, respiré l’air, regardé le sol couvert par l’asphalte…


Sans personne pour les guider, ces créateurs mortels avaient ravagés leur planète. En émettant l’hypothèse que l’esprit de ces derniers entretenait l’étincelle de vie des autres mondes, qu’arriverait-il quand ils auraient définitivement épuisé ses ressources, que les humains s’éteindraient définitivement ? Ces enfants gâtés et inconscients du mal qu’ils provoquaient causeraient-ils la fin de tous les autres ? Fallait-il soigner cette planète malade pour sauver tout le monde ?
Pensive, Macaria cru entendre un bruit. Elle s’arracha à sa contemplation et ne mit guère longtemps à l’identifier.

Un miaulement.

La déesse fronça légèrement les sourcils, étonnée par le contraste qu’offrait cet homme avec le reste des convives. Ses vêtements tranchaient mais pas seulement… son attitude, son regard…
Son aura.

S’il était d’ici, alors son père s’était bien gardé de lui dire qu’il existait de telles créatures. Macaria le fixa avec insistance, sans aucune gêne. Oui elle l’avait vu et elle le lui montrait.

-D’où viens-tu ? Demanda-t-elle simplement.


Elle s’était exprimé en anglais, langue qu’elle semblait maitrisait à l’instar du français et qu’elle appréciait particulièrement car elle ne faisait pas de distinction entre le tutoiement et le vouvoiement. Les choses étaient plus naturelles ainsi. La question n’était peut-être pas des plus polies mais tout dans le comportement du garçon lui laissait entendre qu’il s’était introduit illégalement, alors à quoi bon prendre des gants ? Il convenait d’abord de comprendre s’il appartenait à ce monde ou à un autre, ensuite elle aviserait.
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Cheshire Cat le Jeu 27 Oct - 15:57



Tu miaulas doucement. Sans bouger de ta niche, dans le mur, tu regardas cette jeune femme s'approcher de toi, innocemment. Étant donné que tu t'étais lové dans ton mur, elle dut se pencher pour te voir correctement. Elle prit la parole :

- D'où viens-tu ?

Voilà une question bien drôle. Ton sourire s'élargit devant elle. Elle ne te demanda pas qui étais-tu ou ce que tu faisais là. Non. Elle te demanda d'où tu venais. Et les réponses à cette question étaient tellement multiples que tu rigolas un peu en lui répondant :

- De dehors. De Londres. D'une ruelle. D'un cul-de-sac. De là-bas. D'ici. D'un portail. D'un royaume. Du Pays des Merveilles. A vous de choisir quelle réponse vous plais le plus, milady.

Tu lui pouffas au nez. Tu cachas ton rire derrière ta manche, non par gêne mais par moquerie. Avant qu'elle ne fut offensé de ton attitude, tu t'avanças un peu vers elle et te présenta d'une voix douce et chaleureuse.

- Je me nomme Chester Smiley, milady. Enchanté de faire votre connaissance et s'il vous plaît, ne signalez pas ma présence aux gardes. Tout comme vous, je suis venu profiter un peu de l'événement. Mais malheureusement, la reine est pingre et ne me donne point d'argent pour me payer un joli costume. Elle ne me donne même pas d'invitation d'ailleurs.

Tu rigolas encore. Mais cette fois, ton rire était plutôt cynique. Tu léchas ta manche comme un chat puis la passa derrière les oreilles de ta capuche. Tu souriais toujours à ton interlocutrice. Son air te disait vraiment quelque chose…

- Votre visage m'est familier… A-t-on déjà fait une peinture en votre honneur ? Je jure vous avoir déjà vu sur un tableau… Plus jeune, peut-être... Ou une statue… ? 

Ton interrogation te fit te rapprocher d'elle. Mais ton mouvement fit tomber ta capuche en arrière, révélant l'espace d'un instant tes cicatrices faciales et ton orbite vide. Tu remis ta capuche en vitesse, espérant qu'elle ne prenne pas peur. Tu souriais encore et toujours. Mais ton sourire était un peu gêné cette fois.


- Veuillez m'excuser… Cela ne devait pas être très agréable pour vos yeux… Nous disions : vous êtes ?  

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Ven 28 Oct - 11:40

Que de monde, il y avait. Normal me direz-vous. Mais la seule personne que je cherchais n’était pas visible. Je finirais bien par le trouver à un moment un autre. En attendant, je profitais de la fête en discutant avec les autres invités et me servant au buffet. Enfin, discutait était un bien grand mot. Je passais juste dire « bonjour » et « veuillez m’excuser », car leurs sujets de conversation ne volaient pas haut selon moi. Ils parlaient d’argent, de prestige et je ne savais plus trop quoi. Je préférais des discussions un peu plus intellectuelles, plus profond, pas de choses superficielles. Alors j’ai passé mon temps à chercher Hadès sans succès. Mais il y avait tellement de pièces et de couloir dans ce Palais, il était forcément quelque part. Un des serveurs me proposa à boire, il était bien singulier. Il portait le costume réglementaire, mais il était un peu mal rasé. Toutefois, j’acceptais son breuvage et repartis à la recherche de mon protecteur.


Je revenais rapidement vers l’entrée principale quand j’aperçus quelqu’un de familier. Dans la foule qui avançait, j’aperçus la jeune Macaria, la fille de mon protecteur. Peut-être savait-elle où son père se cachait et sinon, je pourrais en profiter pour discuter avec quelqu’un d’intéressant. Mais au fur et à mesure que j’avançais, je remarquais qu’elle discutait avec quelqu’un de bien étrange. Il devait s’agir d’un homme. Je n'y voyais en réalité qu'une capuche violette qui dépassait de sa cachette. Quelqu'un qui jouait les espions ou serait venu déguiser portant un masque ici ? Il serait bien le seul. Je désirais m'en approcher pour en savoir de qui il s'agissait. Il paraissait importuner Macaria, je sentais donc que j’avais le devoir de lui porter assistance. Mais alors que j’avançais, quelqu’un vint devant moi pour me parler.

Homme – Mademoiselle Ioannis ! Quel plaisir de vous rencontrer enfin !
Médusa – De même. Vous voulez bien m’excusez…
Homme – Mademoiselle Ioannis, je suis l’un de votre plus grand fan et j’aurais voulu parler avec-vous de votre prochaine apparition au cinéma.
Médusa – Je suis flatter, mais…
Homme – Est-il vrai que vous allez avoir le second rôle dans ce film dramatique de science-fiction ? « Star Heart » ?
Médusa – C’est en cours de discussion, le film ne commencera pas à être tourner avant deux ou trois ans et ma participation ne sera pas assurer. Je vous prie de m’excuser, mais je dois retrouver quelqu’un. Nous pouvons reprendre cette conversation après chère ami.

Le laissant je parti rejoindre Macaria qui discutait encore avec ce vagabond. Leur relation ne semblait pas des plus rose, je devais intervenir. Arrivant au niveau de la jeune déesse, je l’attrapais par l’épaule pour la saluer et m’interposer entre les deux protagonistes.

Médusa – Macarie, ma très chère comment vas-tu ? Tout ce passe bien ?

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Hadès le Ven 28 Oct - 14:28

[Un nouveau joueur entre dans l'arène.]
 
Hadès avait passé tout le voyage jusqu'à Londres à expliquer deux trucs à sa fille quand elle le lui demandait, la renvoyant parfois aux explications claires de Zamolxis (surtout parce que le dieu lui-même ne parvenait pas non plus à lui donner l'information clairement et précisément), et jonglant entre s'enfoncer dans ses pensées et les putains de mail de son travail qu'il recevait sur son portable.
Soyons au moins clair sur un point, le dieu avait tout à fait le droit d'envoyer chier - cordialement - les quelques personnes le dérangeant alors qu'il était avec sa fille, cependant il avait décidé de ne pas le faire. Le lecteur se demande alors sûrement pourquoi une telle action de la part de ce père dont la fille lui manquait durant ces quelques années. La réponse étant qu'il avait remarqué l'alchimie amicale - bien qu'il soupçonnait que cela soit du genre et plus si affinités - des deux "jeunes" gens et avait décidé de les laisser tranquilles à deux.
Mais passons sur cela, car disons-le franchement, le lecteur s'en fout. Attardons donc sur la soirée.
 
Hadès se retourna bien après la file d'attente, se rendant compte que non seulement il avait perdu Zamolxis - sa fille ne lui pardonnerait jamais, du coup il eut une légère sueur froide à l'idée possible de se disputer avec elle de manière enflammée - mais également Macaria. Le drame. Dans un manga ou un anime, il serait actuellement en train de montrer des signes extérieurs d'une panique hystérique digne du dieu Pan qui serait venu le frapper d'une monstrueuse épiphanie et serait reparti dans un rire tonitruant; nous ne sommes pas dans un tel support. C'est pourquoi, à la place, il ressemblait plutôt à un aigle qui, de son œil avisé, tentait de repérer les deux proies personnes qu'il avait perdu de manière absolument stupide. Tellement stupide qu'il s'en frapperait volontiers la tête contre une colonne jusqu'à se briser le crâne, mais c'était là une chose à éviter. Déjà parce que cela était fortement douloureux et que l'aspirine ne calmerait pas son mal, ensuite parce qu'il passerait pour un taré masochiste.
Il était bien masochiste, mais pas dans ce genre de situation. Oh wait...non oubliez ce que vous avez lu !
 
Il fut importuné par quelques personnes qu'il expédia sur la touche avec beaucoup de politesse de circonstance et gentilles paroles acerbes dont lui seul avait le secret - des millénaires d'entraînement ! Bon, certes, c'est exagéré de dire que ces paroles furent acerbes, puisqu'il se contenta simplement d'écourter les discussions.
Du coin de l'œil il aperçut deux têtes qu'il connaissait fortement bien. Sa fille, d'une part, et Médusa, d'autre part. Et puis il y avait cet...homme ? Il ne voyait pas très bien de là où il était, puisque la distance faisait que, malgré sa très bonne vue, il ne savait distinguer si c'était bien un masque que portait l'excentrique personnage qui semblait, à première vue, déranger sa chère fille. Déranger, oui, non pas discuter. Pour le père beaucoup trop protecteur - et encore il s'était amélioré ! - qu'il était, discuter avec sa fille en sachant que vous êtes un étranger que le père ne connaît pas, ainsi que probablement Macaria elle-même, revient à déranger. Ainsi est la pensée du dieu.
 
Il se rapprocha. A cette distance, il put remarquer que Médusa venait de s'interposer entre les deux personnes, ainsi que l'autre et un peu plus dans le détail; bien que celui-ci avait le dos tourné par rapport à la direction d'où provenait le dieu. Le Chat avait beau être discret, on la fait pas vraiment à celui dont le nom d'origine veut littéralement signifier "L'Invisible". Ce que ce dernier pensait de l'intrigant intriguant ? Qu'il en avait vu d'autres, bien sûr, même sur Terre. Pique-assiette et autres. Celui-ci devait être d'un autre genre de par son accoutrement. Hadès sentit qu'il n'était pas tout à fait normal, mais encore une fois, en plusieurs millénaires sur Sempiternel et en quarante ans sur Terre, il en avait vu des choses, des gens, excentriques, bizarres, étranges...Seule la réaction de Médusa, peut-être celle de Macaria aussi, le poussa simplement à se rapprocher de sa fille.

 
-Tout va bien ?
 
Et se tournant vers l'autre.
 
-Bonsoir.
 

C'était de la courtoisie, bien que cela ne signifiait pas qu'il appréciait sa présence pour autant. Un chien vaut mieux qu'un chat, et les allures félines du personnage lui rappelant quelque membre du Panthéon duquel il appartenait ne lui plaisait guère.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Macaria le Mer 2 Nov - 17:38

- De dehors. De Londres. D'une ruelle. D'un cul-de-sac. De là-bas. D'ici…

Ce vagabond lui faisait perdre son temps. S’il avait décidé de la faire tourner en bourrique… puis soudain, il aborda quelque chose de nouveau, un concept qui lui était familier. Macaria se sentit tout de suite plus intéressée.


-D'un portail. D'un royaume. Du Pays des Merveilles. A vous de choisir quelle réponse vous plais le plus, milady.

Un portail… voilà qui avait de quoi changer tout net le regard qu’elle portait à cet étrange individu. Vu son allure décalée et ce qu’il venait de dire, elle ne doutait plus qu’il appartenait bel et bien à un autre monde. Le Pays des Merveilles ?
Amusant, étais-ce le hasard qui les avait fait se rencontrer ? Il pouffa de rire et se cacha derrière sa manche, comme si cela suffisait pour se cacher à elle… la déesse le regarda en levant un sourcil. Son attitude était bien cavalière… mais c’était peut-être une caractéristique propre à ceux de son monde. Elle n’aimait pas beaucoup son attitude mais son appartenance à un ailleurs suffisait à la pousser à poursuivre un peu cette conversation. Il s’approcha d’elle et elle ne broncha pas. Il ne l’intimidait pas.


- Je me nomme Chester Smiley, milady.

Il reprit une attitude plus révérencieuse. Drôle de bonhomme, un peu lunatique. Elle ignorait ce que signifiait « milady » mais elle songea qu’il s’agissait peut-être –probablement- d’un titre respectueux de ce monde ou de celui de son interlocuteur.

-Enchanté de faire votre connaissance et s'il vous plaît, ne signalez pas ma présence aux gardes. Tout comme vous, je suis venu profiter un peu de l'événement. Mais malheureusement, la reine est pingre et ne me donne point d'argent pour me payer un joli costume. Elle ne me donne même pas d'invitation d'ailleurs.

Macaria sourit, amusée par la répartie du garçon.

-A l’évidence cela n’a pas suffi à vous arrêter, répondit la belle sur le ton de la plaisanterie en observant avec une certaine fascination le garçon lécher sa manche sale et passer sa main derrière l’oreille. Il lui rappelait vaguement le comportement des félins. Mais les félins possédaient une grâce que ce garçon n’avait pas. A vrai dire il était plutôt pitoyable.

- Votre visage m'est familier… A-t-on déjà fait une peinture en votre honneur ? Je jure vous avoir déjà vu sur un tableau… Plus jeune, peut-être... Ou une statue… ?

Cette fois, Macaria ressentit une certaine gêne. Elle avait promis à son père de ne pas ébruiter la vérité sur son compte et de faire profil bas dans ce monde pour ne pas le compromettre. Mais cette promesse s’appliquait-elle à quelqu’un qui venait d’ailleurs ? L’être qui lui faisait face se rapprocha encore plus et la belle se sentit perplexe sur les raisons de ce rapprochement. Elle n’aimait pas particulièrement cela et finirait par le repousser s’il s’évertuait à franchir les limites tolérées de la proxémie. Mais l’être ne lui en laissa pas le temps car sa capuche tomba, laissant entrevoir une flopée de cicatrices et une orbite vide qu’il s’empressa de cacher en reprenant du recul et en rabattant le linge sur sa tête. Tiens donc, cette créature, malgré son attitude détachée, était capable de ressentir de la gêne pour son apparence. c’était la deuxième fois qu’il y faisait mention après tout. Intéressant. Macaria n’avait pas été troublée le moins du monde par ce visage mutilé. Elle avait vu tellement pire en enfer et pendant la récolte des âmes avec Thanatos… Il en fallait infiniment plus pour la choquer.

- Veuillez m'excuser… Cela ne devait pas être très agréable pour vos yeux… Nous disions : vous êtes ?

Impossible de justifier son absence de réaction devant la découverte de ce visage sans donner plus d’informations sur ce qu’elle était, elle prit donc le parti de ne pas commenter.

-Aria Klymenos. Vous m’avez peut-être vu à la télévision ou sur internet ces derniers jours, je suis récemment revenu de Grèce pour rejoindre mon oncle.

Quel beau mensonge… mais c’était sa couverture ici, sur Terre, et elle n’allait pas la griller sans être sure que l’étonnant personnage devant elle était digne de confiance. Et comment dire ? Ce félin pittoresque ne lui inspirait pas vraiment confiance, même s’il l’intriguait quelques peu.

-Et vous, vous êtes ? Monsieur l’envoyé du portail

Tout à coup, quelqu’un passa son bras autour du cou de la déesse et cette dernière se figea, interloquée. Qui donc osait la toucher de la sorte ?! Vu la taille et la finesse du bras il ne s’agissait pas de son père… Macaria tourna la tête et aperçu enfin l’insolente… une femme, blonde, des yeux très clairs et un comportement outrageusement familier…

-Macarie, ma très chère comment vas-tu ? Tout ce passe bien ?

La dite Macaria toisa la nouvelle arrivante en se demandant qui elle était. Cette femme connaissait son véritable prénom, quoi qu’elle l’ait quelque peu écorché, et son comportement semblait indiquer un lien entre elles. Il lui fallut quelques secondes pour faire le rapprochement avec l’âme perdue qu’elle avait rencontré à une ou deux reprises aux Asphodèles avec son père, Médusa. La femme qui avait été maudite par Athéna après l’agression de Poséidon. Mais que faisait-elle ici ?! … il allait falloir qu’elle parle avec son père. Et avec Médusa également car si elle commençait à ébruiter sa vraie identité elles n’allaient pas être amies longtemps…

-Je vais bien, répondit Macaria en reprenant une distance physique respectable avec cette « âme ».
Elle avait de nombreuses questions à lui poser, hélas il allait falloir attendre d’être seules. Mais déjà son père se rapprochait d’eux.

-Tout va bien ?

Macaria lui lança un regard chargé de sous-entendus : « il faut qu’on parle mec ! ».

-Oui.

Hadès se tourna vers la créature de l’ailleurs. Avait-il accourut en pressentant que ce type ne venait pas d’ici ?

-Bonsoir.

Soudain, Macaria remarqua un détail anormal.

-Où est Zamolxis ?
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Cheshire Cat le Mer 2 Nov - 22:19

- Veuillez m'excuser… Cela ne devait pas être très agréable pour vos yeux… Nous disions : vous êtes ?
- Aria Klymenos. Vous m’avez peut-être vu à la télévision ou sur internet ces derniers jours, je suis récemment revenu de Grèce pour rejoindre mon oncle.
- Je n'ai pas vraiment accès aux médias audiovisuels…
- Et vous, vous êtes ? Monsieur l'envoyé du portail…
- Macarie, ma très chère, comment vas-tu ? Tout se passe bien ?

Une inconnue venait d'arriver. Tu l'avais remarqué quelques mètres auparavant, tu avais agi en conséquence. Tu t'étais reculé dans le mur, pour que les ombres recouvrent ton corps, ne laissant que ton sourire et ton œil visible. Tu avais oublier que si ta capuche tombait, ton don de discrétion s'amenuisait. Tu aurais espérer que cette femme reste loin de ta conversation avec ton « invitée »… La concernée répondit assez froidement à son interlocutrice.

- Je vais bien.

Tu rigolas face au manque de familiarités entre les deux jeunes femmes. Du moins, d'une des jeunes femmes. Une autre personne apparu. Cette personne était un homme cette fois. Tu le reconnus bien vite. Aïdoneus Klymenos. Tu n'avais pas tilté pour le nom de famille d'Aria. Mais c'est bien cela. Elle est la nièce DU Klymenos. Son nom était un commun de la presse. Une personne puissante. D'ordinaire, tu te serais moqué de lui, de son pouvoir futile sur quelqu'un comme toi, qui n'a aucune attache. Mais tu ne pouvais t'empêcher, en voyant les photos de lui, de le craindre. Inconsciemment. Il arriva près de sa nièce.

- Tout va bien ?
- Oui.
- Bonsoir.

Ce « bonsoir » t'étais adressé. Pendant un instant, son regard te fit hérissé les poils du dos. Qui plus est, il sentait le chien sous tout son soin de riche. Tu n'avais aucune aversion pour les canidés mais la nature t'oblige à te méfier des gens qui sentent le chien. Après tout, c'est un monstre canin qui t'a défiguré…

- Bonsoir, monseigneur… Belle soirée, n'est-ce pas ?

Ton sourire n'avait pas bougé mais ton œil lui lançait un regard méfiant. Pas agressif. Juste extrêmement méfiant. Si cet homme faisait quoi que ce soit de louche, tu partirais à vitesse grand V avec ton pouvoir poussé à son maximum. D'ailleurs, inconsciemment, ta discrétion s'était activé. Légèrement, mais assez pour être une ombre mouvante aux humains lambdas. Mais cet homme est loin d'un humain lambda…

Tu avais oublié les deux femmes. Seul Aïdoneus était présent pour toi. Tu tentais de te faire petit dans l'ombre du renfoncement, mais ses yeux te perçaient, jusqu'à ton âme. Cet homme n'est définitivement pas un humain normal. Ou un humain tout court d'ailleurs. Tu cherchais mentalement un moyen de calmer son inexplicable froideur envers toi. Cet homme pouvait t'être utile (voire plus) si tu jouais tes cartes correctement.

- Votre film a fait un carton, Mr.Klymenos. Même quelqu'un de mon rang peut le voir. Mais j'ai une petite question… Pourquoi avoir fait d'un personnage si mal-aimé, un héros si appréciable, puis apprécié ?


Un homme de son envergure, avec autant de pouvoir, ne fait rien par « pur amusement ». Ou alors c'est qu'il est un snob arrogant qui se complet dans sa propre richesse. Mais tu as toujours pensé le contraire. Aïdoneus Klymenos savais des choses. Des choses qui pouvaient être utile. Et tu savais des choses qui pouvaient lui être utile. Tu devais absolument trouver comment l'intéresser. Une chance comme celle-ci ne se montrerai pas deux fois… Quoique…

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Jeu 3 Nov - 9:16

La jeune déesse mit de suite de la distance entre nous et je compris rapidement mon erreur. Nous étions dans un monde qui n’était pas le nôtre et donc, nous devions être très discrètes. Mais qui ferait le rapprochement ici ? Toutes personnes qui nous entendre dire que nous sommes des êtres venus d’un autre monde croirait à une blague. Mais prudence est mère de sûreté comme on dit. Et puis nous nous connaissons à peine. Je savais qui elle était de par les légendes et une photo vue grâce à Hadès, mais elle, elle devait encore moins me connaître. D’ordinaire, je savais bien me tenir et me montrer prudente, mais je pense que je me suis laissé emporter par mes émotions. Elle était la fille d’Hadès, donc j’y éprouvais un grand respect et le croyant en mauvaise posture avec ce vil personnage, je pensais qu’il était de mon devoir de lui venir en aide. Je fus très confuse.
 
C’est alors que le seigneur des enfers, ou Aïdoneus comme il se faisait appeler ici, sortit de l’ombre et s’interposa entre cet homme et sa fille pour la protégée. Même si ses manières pouvaient manquer de tact, il demeurait adorable en tout point. Si protecteur envers ses proches qu’on pouvait oublier sa brutalité. Je me mis à lui sourire, heureuse de pouvoir enfin le revoir. Les deux hommes se mirent à discuter entre eux, l’homme chat, son costume ressemblait à un chat qui serait passé sous un camion, rigolait alors qu’Aïdoneus manifestait son hostilité. J’en profitais pour prendre Macaria à part pour juste présenter mes excuses à voix basse pour rester discrète cette fois-ci.
 
Médusa – Je vous présente mes excuses pour mon comportement. Je vous ais reconnus grâce aux images et aux descriptions que j’ai eus de vous. Et quand je vous ai vue avec cette personne louche, j’ai cru que vous étiez en fâcheuse posture, mais heureusement, votre père est arrivé. Je suis encore désolé et j’espère que vous pourrez me pardonner. J’ai beaucoup de respect pour vous.
 
Je parlais avec une grande sincérité. Loin m’était l’idée de me montrer hostile envers elle et j’espérais qu’elle comprendrait. Mais qu’est-ce que je pouvais m’en vouloir. J’étais si émotive des fois. Normal, après avoir passé une vie entière maudite à semer la mort que vous le vouliez ou non. Pendant des siècles, j’étais passé par de nombreuses émotions fortes comme la peur, la tristesse et la joie qui s’apparenter à une démence. Depuis, j’arrivais à éprouver des émotions plus positives et commencer tout juste à revivre, malgré des restes de ma vie antérieure. Mais cela n’excusait pas mon comportement qui pouvait se montrer explosive et agacer pas mal de monde, ça j’en étais bien consciente.

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Message par Hadès le Jeu 3 Nov - 18:34

Ok, reprenons les choses dans l'ordre.

Le regard chargé de sous-entendu de Macaria n'était pas tombé sur les yeux d'un aveugle - oui, l'expression étant normalement "dans l'oreille d'un sourd" mais n'ayant aucun rapport avec la situation, nous l'avons simplement changée - et il le lui rendit par le regard de "Oui, je sais.", soutenu par un très léger hochement de tête allant en ce sens, avant de répondre à sa fille.


-Je vous ai perdu tous les deux, et tu as été la première personne que j'ai pu retrouver.

Puis il se tourna vers l'autre. Cet autre qui avait un air de chat. Non pas que Hadès n'aimait pas les chats, juste qu'il ne leur faisait pas confiance. Et puis, ce n'était pas comme si le dieu préférait largement les chiens, meilleurs amis de l'Homme, du dieu régnant sur l'Erèbe, et il savait que ces bêtes si braves étaient loyales. On ne pouvait pas toujours en dire autant de ces sournois félins. Ce dernier avait le regard méfiant, le dieu pouvait le sentir. Aussi discret pouvait-il être, aussi discret qu'il pourrait se faire, que ce soit dans ses réactions ou sur la moindre expression de son visage; le dieu était suffisamment près pour apercevoir ce genre de choses. De plus, ce n'était juste pas comme s'il avait pris l'habitude d'observer le moindre détail chez un interlocuteur, aussi lambda qu'il pouvait être, car cela était dans sa nature. L'Invisible faisait toujours attention à ce qui pouvait être éventuellement caché; c'est un peu dans son nom. Le dieu avait ce regard si perçant envers l'autre qu'il détaillait tout en parlant, qu'il aurait pu rivaliser avec ce professeur d'université de la Rochelle que tant d'élèves craignent de par son simple passage derrière eux, ne laissant qu'un souffle glacial dans leur nuque pour signature de son aura terrifiante; et en plus, Hadès n'aurait même pas gagné contre lui. Privet joke, if you see what I mean.

-Un homme ne peut être jugé que sur ses actions et ses paroles, non pas sur son rang social.

Que l'on remette les choses au clair, il n'appréciait jamais, venant de quiconque, que l'on se mette à parler d'un rang et que l'on puisse se rabaisser ainsi ou pire encore, se vanter. Même s'il s'agissait d'un dieu. Car pour lui, un dieu n'est rien d'autre qu'un humain avec des super-pouvoirs et beaucoup de responsabilités chiantes; d'où les "vacances".

-Ce n'est pas mon film, je me suis contenté de le financer. Le réalisateur et les scénaristes ont fait le reste, c'est donc à eux qu'il vaut mieux poser la question. Mais si c'est mon avis qui vous intéresse tant, sachez seulement que du trio fraternel, c'était le moins pire; et oserais-je dire le moins stupide ?

Sous-entendu certain: "Ou celui qui fout le moins la merde dans la mythologie grecque ?!"; sauf qu'il faisait un minimum attention à son vocabulaire en présence d'un inconnu, de sa fille et de Médusa.

Il finit par se tourner vers elle, justement, alors que les deux (jeunes) femmes s'étaient un peu mises à part. Et dans un geste digne d'un gentilhomme d'une époque passée, après s'être rapproché, il se baissa et lui fit un baisemain.


-Ma chère Megara Ioannis, je manque à tous mes devoirs, veuillez m'excuser. Comment allez-vous ? La soirée vous plaît-elle ? Je vois que vous avez fait connaissance avec ma fille, Aria; si je puis me permettre, Macaria est un surnom que je lui donne (oui, il essaie de sauver la situation) aussi j'aimerais que cela ne s'ébruite pas trop, je n'apprécierai en rien qu'un impoli journaliste ou un fâcheux se permette d'employer ce même surnom pour se montrer outrageux avec elle. Mais je m'excuse, c'est de ma faute, j'aurais dû vous en parler et arrêter d'employer ce surnom quand je vous parlais de ma chère fille devant vous, je ne peux jamais m'en empêcher...

Du coin de l'œil, l'Invisible observait si l'autre était toujours présent, avant de se tourner vers Macaria.

-Il t'importunait ?

Sa voix était glaciale, non pas envers sa fille ni à cause d'elle, mais de cela, elle avait sans doute l'habitude. Dans le regard du dieu, c'est une flamme qui s'alluma subrepticement avant de disparaître; mais ce n'était pas une flamme chaleureuse de sympathie. Il n'avait jamais aimé que l'on vienne importuner sa fille.

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Message par Macaria le Lun 7 Nov - 22:26

Hadès lui expliqua qu’il avait également perdu de vue Zamolxis et Macaria se demanda comment allait s’en sortir, seul, dans un château où les invités ne parlaient pas un mot de sa langue natale. Mais bon, le garçon était plein de ressources et elle finirait bien par remettre la main sur lui au cours de la soirée. Tôt ou tard…


- Bonsoir, monseigneur… Belle soirée, n'est-ce pas ?

Tiens donc, l’étranger connaissait son père ? Etrange. Cela pouvait signifiait de nombreuses choses, à commencer par le fait que tous les deux se connaissait. Mais elle en doutait. Pourtant elle sentait bien que son père n’avait pas l’air d’apprécier l’inconnu. C’était peut-être ses manière qui l’indisposait. Ou bien le fait qu’il se soit un peu trop rapproché d’elle – Hadès était du genre super-protecteur avec elle. Hélas, alors qu’elle aurait aimé écouter la suite de la conversation, elle se fit entrainer un peu plus loin par

Médusa.


-Je vous présente mes excuses pour mon comportement. Je vous ais reconnus grâce aux images et aux descriptions que j’ai eus de vous. Et quand je vous ai vue avec cette personne louche, j’ai cru que vous étiez en fâcheuse posture, mais heureusement, votre père est arrivé. Je suis encore désolé et j’espère que vous pourrez me pardonner. J’ai beaucoup de respect pour vous.

Tantôt familière et tantôt révérencieuse. Quel curieux personnage elle avait en face d’elle ! Médusa semblait avoir du mal à se situer par rapport à elle. Sa froide réaction un peu plus tôt avait dû la mettre mal à l’aise au point de la pousser à s’excuser. Certes, la mortelle qu’elle était s’était montrée un poil familière et peut-être un peu impertinente avec une déesse, mais il n’y avait pas mort d’homme non plus.

- C’est oublié, répondit Macaria en se concentrant à nouveau sur la conversation entre son père et l’inconnu.

Oui, Macaria avait hérité du côté taciturne de son père. Parfois, elle pouvait être d'une compagnie fort sympathique et bavarde mais d'autres fois il lui arrivait de réduire drastiquement ses mots et d'écourter quelque peu les conversations.

Bientôt, elle parlerait à Médusa pour savoir ce qu’elle fichait ici. Mais son petit doigt lui disait que la fille maudite ne s’enfuirait pas à la première occasion tandis que cet inconnu aux allures félines…

-…Le réalisateur et les scénaristes ont fait le reste, c'est donc à eux qu'il vaut mieux poser la question. Mais si c'est mon avis qui vous intéresse tant, sachez seulement que du trio fraternel, c'était le moins pire; et oserais-je dire le moins stupide ?

Mais de quoi parlait son père ?
Hélas, elle ne le saurait peut-être jamais. Hadès se détourna de l’inconnu et vint à la rencontre de la mortelle maudite.

-Ma chère Megara Ioannis, je manque à tous mes devoirs, veuillez m'excuser. Comment allez-vous ? La soirée vous plaît-elle ?

Macaria regarda son père, étonnée par le respect qu’il témoignait à cette femme. Il était évident qu’elle était ici grâce à elle. Mais pourquoi ? Peut-être avait-il eu pitié et l’avait envoyé dans ce monde en lui offrant une seconde chance.

-Je vois que vous avez fait connaissance avec ma fille, Aria; si je puis me permettre, Macaria est un surnom que je lui donne j'aimerais que cela ne s'ébruite pas trop, je n'apprécierai en rien qu'un impoli journaliste ou un fâcheux se permette d'employer ce même surnom pour se montrer outrageux avec elle. Mais je m'excuse, c'est de ma faute, j'aurais dû vous en parler et arrêter d'employer ce surnom quand je vous parlais de ma chère fille devant vous, je ne peux jamais m'en empêcher...

Jolie tentative pour brieffer discrètement Médusa… ou plutôt Megara puisque c’était le nom qu’elle se donnait ici. Son père se tourna ensuite vers elle.

-Il t'importunait ?
-Non, répondit-elle. Au contraire. Elle jeta un coup d’œil vers l’inconnu. Il n’est pas d’ici. Comme nous. Le « Pays des Merveilles », cela te dit quelque chose ?
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Cheshire Cat le Jeu 10 Nov - 22:21

Aïdoneus Klymenos savait des choses. Des choses qui pouvaient être utile. Et tu savais des choses qui pouvaient lui être utile. Tu devais absolument trouver comment l'intéresser. Une chance comme celle-ci ne se montrerai pas deux fois… Tu refusais de bouger malgré le fait qu'il s'écarta pour aller présenter ses respects à la blonde. Tu ne captas pas son nom, à vrai dire, tu n'en avais que faire. Néanmoins, un détail te dérangeait de plus en plus. Klymenos, sa fille et la blonde attiraient les regards. Si tu ne faisait pas attention, tu allais être repéré. Tu activas un peu plus ta discrétion.

- Il t'importunait ?
- Non. Au contraire.

Tu te rendis compte, en te recroquevillant dans ta cachette, que cette Aria venait de prendre ta défense. Tu en fus ravi. Ton air inquiet disparu quelque peu. Maintenant qu'elle t'avait défendu, tu étais plus confiant. Depuis les ombres, tu élargis ton sourire vers tes interlocuteurs. Tu laissas la jolie brune parler.

- Il n'est pas d'ici. Comme nous. Le « Pays des Merveilles », cela te dit quelque chose ?
- Ainsi, j'avais vu juste. Vous êtes la même chose que moi. Tous les deux… (tu lanças un regard inintéressé mais toujours souriant à la blonde) Trois, je suppose. Mais je tiens à vous dire que je suis comme un fantôme à cet instant. Pour les humains « normaux », vous avez l'air de parler à un mur… Littéralement… *gloussement* Si vous connaissez un coin où nous serons seul, je vous y rejoindrait bien… Vous allez finir par attirer trop de regards…

Ton regard était fuyant. Tu vérifiais qu'aucun humain ne puisse ne te voir. Beaucoup trop de regards étaient tourné vers toi à cet instant. Et connaissant ces fouineurs d'humains, si Klymenos et les femmes venaient à s'éloigner, ils viendraient vérifier ce qu'il y avait dans ce renfoncement mural. Tu n'aimais pas vraiment les humains…

Leur curiosité maladive t'amusait et t'ennuyait au plus haut point. Tu aimais les voir tourner en rond par pur curiosité mais tu détestes les voir fouiller dans tes affaires. Quelques fois, tu regrettes le temps où tu étais au service de la Reine de Cœur comme chat de garde de Wonderland. En ces moments, il t'arrivait de tuer de sang-froid. Mais à l'époque… La Reine était très puissante. Tu ne pouvais rien faire contre elle. Tu devais obéir. Mais tu les sens, au fond de toi. Tes précédentes formes font celui que tu es aujourd'hui. C'est pourquoi… Il peut t'arriver d'avoir envoyer de griffer les humains à la gorge quand il se mêle trop de tes affaires… Et que ce n'est pas amusant…

Tu revins à l'instant présent. Le moment n'était pas aux souvenirs. Mais quelque chose te dérangeait depuis un instant. Tu retournas ta tête vers ton auditoire et ton sourire qui s'abaissa doucement au fur et mesure que Aïdoneus Klymenos re-entra dans ton chant de vision… C'est toi ou il a l'air… énervé ?

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Ven 11 Nov - 12:28

Macaria - C’est oublié.
 
Elle me répondit comme si elle était déjà passée à autre chose sur un ton bien froid. Elle a dû hérité cela de son père, mais je ne pouvais le lui reprocher son mon de tact, car j’étais moi-même fautive. Partant sur des bases plus neutres, je ne voulais pas risquer de faire venir de l’animosité entre nous pour un simple malentendu. Quand les deux hommes eurent fini leur échanges, Hadès se tourna vers nous. D’un homme protecteur en colère, il devint un très grand gentleman en me faisant un baisemain. Je fus totalement sous le charme. Mais je ne comptais pas aller trop loin, l’avoir pour ami ou allié me suffisait car avoir une aventure avec un dieu, cela j’avais déjà donner.
 
Hadès - Ma chère Megara Ioannis, je manque à tous mes devoirs, veuillez m'excuser. Comment allez-vous ? La soirée vous plaît-elle ? Je vois que vous avez fait connaissance avec ma fille, Aria; si je puis me permettre, Macaria est un surnom que je lui donne (oui, il essaie de sauver la situation) aussi j'aimerais que cela ne s'ébruite pas trop, je n'apprécierai en rien qu'un impoli journaliste ou un fâcheux se permette d'employer ce même surnom pour se montrer outrageux avec elle. Mais je m'excuse, c'est de ma faute, j'aurais dû vous en parler et arrêter d'employer ce surnom quand je vous parlais de ma chère fille devant vous, je ne peux jamais m'en empêcher...
 
Il était d’une très grande galanterie pour le dieu des enfers. Il prit sur lui la responsabilité de mon erreur. Je fus si touché et confuse que je désirais au plus vite le détromper de cette bavure. Avec douceur je m’expliquais :
 
Médusa – Monsieur Klymenos, ne vous excusez pas pour l’erreur que j’ai commise. Vous m’avez déjà expliqué la situation et la sécurité que nous devions suivre. D’ordinaire je suis cela de très près, mais je me suis laissé emporter par mes émotions. C’est donc à moi de présenter mes excuses.
 
Aïdoneus se tourna de suite vers sa fille pour lui demander, tel un père surprotecteur envers une fille qui resterait à vie sa petite fille :
 
Hadès - Il t'importunait ?
Macaria - Non. Au contraire. Il n’est pas d’ici. Comme nous. Le « Pays des Merveilles », cela te dit quelque chose ?
 
Le pays des merveilles ? Cela réveillait de vieux souvenir. J’avais lue une vielle version de cet univers au combien psychédélique. C'était à la fois enfantin, mais qui faisait tant partis de notre culture. Il était dommage je trouve qu'une telle oeuvre soit si peu lu par les gens d'aujourdui, mais je me doutais qu’un tel univers pouvait exister aussi comme le nôtre et que des portails le relirait à celui-ci également. Mais de ce que je savais de ce « pays », n’était pas des plus reluisant. La plupart des personnages étaient inquiétant, on pourrait les prendre pour des fous psychopathes pouvant vous poignarder et vous manger. En examinant ce personnage, ses couleurs et son costume me feraient penser au chat souriant, don j’ai oublié le nom.
 
Chester - Ainsi, j'avais vu juste. Vous êtes la même chose que moi. Tous les deux… Trois, je suppose. Mais je tiens à vous dire que je suis comme un fantôme à cet instant. Pour les humains « normaux », vous avez l'air de parler à un mur… Littéralement… Si vous connaissez un coin où nous serons seul, je vous y rejoindrait bien… Vous allez finir par attirer trop de regards…

Je ne savais pas trop quoi penser. Devrais-je mes suivre ou m’en aller ? Je me sentais prise entre le marteau et l’enclume.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Kate Wase le Mer 16 Nov - 17:25

[ Précédemment : http://sempiternel.forumactif.org/t88p75-un-monde-foisonnant-et-sterile#1230 ]
 

Les derniers jours avaient été plus que riches en rebondissements. Sans le vouloir, Kate avait été mêlée à des évènements déroutants et avait découvert l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire. Depuis quarante-huit heures, elle hébergeait l’un des êtres les plus incroyables qu’elle avait rencontré jusque-là : un télépathe né sur une autre planète et prisonnier de la sienne. Naturellement, elle s’intéressait à toute l’aventure que lui promettaient ces autres mondes, cependant elle ne perdait pas son objectif de vue : elle vengerait son frère coute que coute. L’assassin de son frère se trouverait peut-être à la réception donnée en l’honneur de la reine et Jace pourrait l’aider à le débusquer grâce à ses pouvoirs.
Hélas, ses propres parents s’y rendraient aussi. Ils ne s’étaient jamais très bien entendu tous les trois et leur relation s’était nettement empirée depuis la mort de son frère. La mort par overdose de ce dernier représentait une honte pour sa famille qui s’était empressé de bannir Mathias de sa mémoire comme s’il n’avait jamais existé. Kate avait été la seule à s’intéresser au cas de près et à découvrir la vérité : son frère adoré enquêtait sur un trafic de drogue et était remonté jusqu’à une entreprise pharmaceutique et il avait été assassiné pour ses recherches gênantes. Loin de prendre peur, Kate s’était jeté à corps perdu dans l’enquête et était déterminée à terminer cette dernière pour envoyer les coupables pourrir en prison. La veille, elle était passée dans l’immense résidence familiale pour aller y récupérer les invitations et était repartie pratiquement aussitôt, n’ayant guère envie de dépendre de son père pour entrer dans le château. Comme d’habitude, sa mère avait tenté de prendre des nouvelles et d’entamer une conversation mais cette dernière avait vite été écourtée. C’était triste à dire mais Kate avait pris tellement de recul par rapport à ses géniteurs qu’elle ne savait plus comment entretenir une vraie conversation avec eux, et vice versa. Leur réaction face à la mort de leur fils n’avait pas aidé à les rapprocher. Quelque part, Kate plaignait sa mère… leur famille ne pouvait pas être plus éclatée et elle était bien loin de l’idéal dont elle avait toujours rêvé. La faute à qui ?


Après de longues recherches, Kate avait finalement réussi à retrouver la trace de la femme qu’elle recherchait. Partant du principe que cette dernière était une personnalité anglaise ou résident en Angleterre, il y avait une forte probabilité de la trouver à Buckingham Palace le jour du bal. Elle avait donc mit la main sur la liste des invités et fait une première sélection qu’elle avait soumis à Jace. L’homme n’avait pas mis très longtemps à reconnaitre le visage de Catherine de Lystera. L’ennemi de Blanche-Neige était donc présidente de la British Accademy et propriétaire de plusieurs journaux dont un qui était également édité en France, rien que ça. Cette citoyenne anglaise répondait au nom de Catherine Devy.


Le jour J, Kate aida Jace à se préparer et fit de son mieux pour dissimuler les marques sur sa peau avec du fond de teint. Cela n’avait pas l’air de réjouir le garçon mais tant pis, c’était nécessaire. Passons les détails de leur arrivée au château et du contrôle : ils étaient entrés, ils n’avaient pas croisé ses parent, bref tout allait  pour le mieux. Il convenait maintenant de retrouver trois personnes : Jim Moriarty et Jan Kerr, les deux suspects principaux dans l’affaire du trafic de drogue et du meurtre de Mathias, et Catherine Devy. Ces trois personnes étaient toutes liées à Utopia de près ou de loin et Kate avait déjà songé que Moriarty et Kerr pouvait venir eux aussi d’ailleurs, comme Catherine. Les approcher pouvaient être dangereux mais s’avérait nécessaire pour orienter la conversation et permettre à Jace de lire dans leur esprit et d’en tirer quelque chose d’intéressant. De toute façon Kate n’avait jamais eu peur de s’exposer pour faire avancer une enquête.
Contre toute attente, l’homme qu’elle aperçut était bel et bien membre d’Utopia mais ne faisait pas partie de sa liste. Aidoneus Klymenos… elle n’avait pas pensé le voir ici et pourtant cela n’avait rien d’insensé, il était l’un des hommes les plus riches et influents de la Terre. Elle n’hésita guère longtemps avant de prendre sa décision. Elle ne pouvait tout simplement pas l’ignorer, pas après qu’il se soit bien payé sa tête en Grèce.


-Cet homme, chuchota-t-elle à Jace de loin pour ne pas se faire entendre du groupe, est le directeur financier des banques d’Utopia. Il est lié à Blanche-Neige et, vu sa position, probablement à Catherine. La jolie brune à côté c’est sa nièce, Aria Klymenos. Son arrivée à fait un gros boom dans les médias il y a une petite quinzaine de jours car personne n’avait jamais entendu parler d’elle. Aidoneus serait son tuteur légal depuis la mort de ses parents quelques années plus tôt. L’autre femme –si je ne fais pas erreur- est une actrice à la renommée internationale et particulièrement connu pour son militantisme en faveur des droits de la femme, Megara Ioannis.

C’est dans ce genre d’évènements que sa connaissance des personnalités du monde était la plus utile. Elle était assez fière de constater qu’elle était capable de reconnaitre une bonne partie des convives, certains parce qu’elle les avait déjà rencontré, d’autres parce qu’ils étaient pas mal médiatisés.

-J’ai quelques mots à dire à Klymenos. N’hésite pas à fouiller dans sa tête ou celle de sa nièce, des fois qu’ils cachent quelques secrets sur les autres mondes…

Bon, ok, la rancune était tenace. Elle avait déjà rencontré Aidoneus par le passé, dans un contexte complètement différent, et elle n’avait pas su le reconnaitre. Contre toute attente, l’homme s’était présenté sous une fausse identité. Découvrir cela par hasard quelques jours plus tôt ne lui avait pas beaucoup fait plaisir.

La journaliste se rapprocha donc du groupe d’énergumène. Vêtu de sa robe de soirée et coiffée avec soin, elle n’avait plus grand-chose à voir avec la touriste qu’elle était en Grèce. Il y avait toujours le risque que Klymenos ne se souvienne pas d’elle, surtout dans cette tenue, mais si c’était le cas elle se ferait un plaisir de lui rafraîchir la mémoire. Elle se planta donc à côté de lui et le regarda sans aucune chaleur.

-Athanasios, comme je suis étonnée de vous rencontrer ici ! Mais je suis bête, c’est certainement Aidoneus Klymenos qui a été invité à la réception… (elle jeta un coup d’œil rapide vers les deux autres) Mesdames…

Macaria regarda la scène avec curiosité et jeta un regard intrigué à son père l’air de dire « encore une de tes conquêtes ? ».
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Hadès le Jeu 24 Nov - 21:38

Hadès était quelqu'un d'assez cultivé qui avait eu le temps, en quarante ans, d'accumuler moult connaissances littéraires entre quelque affaire et marché conclus. Cependant, son problème d'être resté peut-être un peu trop longtemps sur Terre, c'était d'avoir tendance à tout rationaliser. Il n'ignorait pas la possibilité de se retrouver en face d'une autre Légende, bien au contraire, mais son esprit avait appris à donner à tout, une explication logique, quoique parfois farfelue, même si celle-ci était vraie. Non, les appels d'air n'étaient pas les cris d'une âme tourmentée comme il avait déjà pu en entendre en Enfer; pour ne donner qu'un exemple.
Aussi, son esprit donna une réponse logique, qui fera sans aucun doute faire un facepalm au lecteur, à ce qui se passa.


-Le Pays des Merveilles, dis-tu ? Hum...oui, un instant...

L'autre parla en même temps que le dieu réfléchissait à où il avait déjà pu rencontrer ce nom. Bien sûr, cela lui rappela aussitôt "Alice in Wonderland", le problème étant qu'il ne l'avait pas lu depuis un petit moment. Oh, il se souvenait très bien de tous les personnages, les plus importants du moins, après tout, qui ne connaissait pas et qui n'en retiendrait pas la plupart ? Et avec tous les dérivés de cet univers, c'étaient des versions diverses et variées de chacun d'entre eux qui pouvaient coexister dans l'imaginaire collectif. Pour sa part, Hadès préférait le livre; mais il ne négligeait pas la qualité du jeu - plutôt glauque au demeurant - dont il avait déjà vu quelques bouts de l'aventure, et détestait celle de Disney. Il fallait dire qu'il n'aimait, de fait, que très peu les Disneys; c'était quoi cette horreur de "Hercules" ?! Le massacre des personnages, le sien surtout ! Et encore...le personnage avait au moins un petit mérite, celui d'être amusant. Pas comme celle du "Choc des Titans" et de sa suite "La Colère des Titans". Il aimait bien l'acteur parce qu'il avait vu d'autres films avec lui mais...raaaaah ! - mais cela était quelque peu compréhensible.
Brisons-la et revenons au sujet de base.

Bon, déjà, l'autre disait qu'ils passaient potentiellement pour fous puisqu'ils semblaient parler à un mur, de manière littérale. Pour qui il se prenait celui-là ?!


-Dites-moi, monsieur le Chat. (Non, le dieu n'avait nullement reconnu le Chat de Cheshire en lui-même, ce n'était-là qu'un surnom comme un autre qui lui venait en tête pour le nommer, et aussi parce que son allure lui rappelait juste un chat, et il était vrai qu'il aurait pu ressembler au Chat, mais le fait étant que le dieu ne s'était jamais représenté le Chat ainsi; il ne s'était peut-être probablement jamais tout à fait représenté le personnage pour ne s'y être jamais vraiment intéressé.) Ne seriez-vous pas en train de vous railler de nous ? Et qu'est-ce que cela ferait si je vous saisissais par la peau du cou; les humains "normaux", comme vous dites, vous verrait-il donc ? demanda t-il agacé; ce qui n'était pas très bon signe car les flammes dans ses yeux dansèrent dangereusement - de manière assez métaphorique, mettons-nous d'accord là-dessus. Oui ma chère fille, je connais "Le Pays des Merveilles".

Il se tourna vers elle, le visage un peu plus radouci.

-C'est un bordel que je fréquentais à une époque. Et j'ai déjà vu des êtres comme lui assez mystérieux, piques-assiettes, qui se jouent de tout le monde et essaient d'intriguer. (dans le sens, faire des intrigues; donc c'est pas un truc cool.) La plupart étaient des rabatteurs. Ne te laisse pas faire ni avoir.

Et c'était malheureusement vrai, concernant ledit bordel terrestre. Ah, soupirez donc lecteurs ! Nous n'avons jamais prétendu que Hadès détectait tous les indices concernant une Légende; c'était aussi qu'il en avait vu des choses et que cela ne le préoccupait en fait pas tant que cela.

Il attendit que l'autre puisse répondre, que quelqu'un d'autre agisse; et suite à cela, avant que lui-même ne réponde quoique ce soit, il fut interrompu par l'arrivée de Kate Wase. En vérité, il fut plutôt ravi de la revoir mais pas pour les mêmes raisons; leur dernière rencontre remontait quelque peu et cela avait marqué son esprit, positivement; et bien sûr, il était assez étonné mais n'en montra rien.


-Athanasios, comme je suis étonnée de vous rencontrer ici ! Mais je suis bête, c’est certainement Aidoneus Klymenos qui a été invité à la réception…

-Bonsoir, mademoiselle Wase. Nous avons été mal présentés la fois dernière et je m'en excuse; je suppose que vous devez m'en vouloir et c'est normal...mais je ne pense pas que vous auriez agi de la même manière n'est-ce pas ?

Il y avait diverses raisons au fait qu'il n'avait pas donné sa véritable identité; beaucoup ne comprenaient lorsqu'il faisait cela et les rancunes tenaient souvent.
Le problème étant qu'il était sincère dans ce qu'il venait de dire.


-J'ose supputer l'idée que vous m'en tiendrez rigueur pour un long moment...puis-je au moins me faire pardonner de quelque manière que ce soit ?

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Jace Beleren le Mar 29 Nov - 23:19

Après son épuisante après-midi d'expérimentations destinées à déterminer précisément à quel point ses facultés étaient limitées en ce monde, Jace s'était effondré comme une masse et avait dormi plus de quinze heure d'affilée. A son réveil, il était affamé et englouti l'équivalent de trois petits déjeuners.

S'en suivit une longue séance d'examen de photos pour tenter de débusquer la reine.

Lorsque vint l'après-midi, Kate et lui-même se préparèrent pour le bal qui devait avoir lieu le soir-même. Elle se para d'une robe de soirée très élégante et le mage passa le costume sobre, presque austère, sélectionné deux jours plus tôt pour l'occasion. La partie des préparatif qui prit le plus de temps fut le maquillage de Jace destiné à faire disparaître les marques blanches sur son visage. Cela ne l’enthousiasmait d'aucune manière, mais il se plia bon gré mal gré à cette contrainte, nécessaire aux dires de la journaliste, et le résultat qu'il put observer dans un miroir était déroutant. L'illusion du maquillage n'était pas parfaite pour lui qui connaissait parfaitement son propre visage, le maquillage modifiant son grain de peau et altérant sa couleur naturelle, mais cela suffirait pour n'importe qui d'autre.

Il passa la cravate bleu nuit autour de son cou, et une fois que tous fut prêt, les deux jeunes gens prirent la route en direction du palais royal.

Si le Hall du Pacte et plusieurs hall de guildes n'avaient rien à lui envier, l'édifice restait très impressionnant, et d'une rare élégance. Jace l'avait un peu étudié avant de venir, et il en connaissait les grandes lignes de la structure, mais l'avoir sous les yeux, toisant les arrivants de sa royale prestance, était quelque chose d'autre. Ils passèrent le barrage à l'entrée, et Jace eu une certaine appréhension au moment de montrer aux gardes une carte d'identité avec son image dessus mais au nom de David Dilfert. Ils ne dirent rien cependant, et les laissèrent passer.

Alors qu'ils avançaient tranquillement le long d'un couloir en direction de la fête, il croisèrent un petit groupe de personnes que Kate connaissait manifestement bien. Suffisamment en tout cas pour infléchir son plan initial et prendre le temps d'aller s'adresser à eux, mais non sans les avoir au préalable rapidement présentés à Jace. Et suggéré une petite intrusion mentale. Ils étaient liés à Utopia, d'après elle, et donc possiblement à Catherine, ce qui constituait une bonne raison pour ne pas négliger cette piste. La journaliste s'approcha d'eux et s'adressa donc à cet Aïdoneus Klymenos, qui la connaissait aussi, manifestement. Jace se contenta de suivre le mouvement, puis se présenta, comme l'exigeait la politesse.

- David Dilfert, je suis un ami de Kate. Enchanté. Et vous êtes ? Demanda-t-il aux trois personnes en face de lui.

Ce faisant, il étendit son esprit pour sonder les leurs, en commençant par celui de l'homme. Et ce qu'il y trouva lui coupa le souffle et le fit pâlir sous son fond de teint : absolument rien.

Cet homme était imperméable, son esprit totalement impénétrable ! Jace ne pouvait absolument rien y lire. Et cela ne pouvait signifier qu'une chose : cet esprit était puissant, et très ancien. Même en tenant compte de l'affaiblissement de ses facultés, qui touchait surtout sa capacité à les maîtriser plutôt qu'à leur efficacité intrinsèque, il aurait du pouvoir percevoir quelque chose. Même un autre Planeswalker ou un mage de l'esprit ne pouvait se protéger aussi parfaitement d'une sonde mentale, et la seule fois de son existence où il avait connu pareille expérience, c'était face au terrifiant Nicol Bolas, le dragon-planeswalker ancestral.

Un frisson parcouru son échine. Il tenta de sonder l'esprit de la jeune fille blonde, Megara, et il perçu quelques pensées fugaces, principalement tournées vers les deux autres protagonistes, et elle semblait hésitante sur la conduite à tenir. Son pouvoir n'était donc pas défaillant au point de plus fonctionner du tout, et c'était bel et bien l'esprit de cet homme qui était si incroyablement puissant, et ancien, qu'il n'en pouvait rien percevoir. Il avait très peur à présent.

Par acquis de conscience, il sonda également l'esprit de la brune Arya, et une sueur froide descendit le long de son dos lorsqu'il constata le même néant impénétrable que chez l'homme. Qui étaient donc ces individus ? La seule explication qui venait à son esprit était qu'il pouvait s'agir de Planeswalkers aussi anciens que Nicol Bolas, et cette perspective lui glaçait les sangs.

Et il y avait autre chose qui l'avait dérangé au moment de sonder leurs esprits. Quelque chose d'indéfinissable qu'il ne parvenait pas vraiment à identifier, mais il sentait que c'était crucial. Puis soudainement, il percuta. Cette sensation étrange au moment de sonder l'esprit de Klymenos et de sa nièce, comme une sorte de "picotement" mental, lui donnait l'impression d'avoir commis une maladresse. Et lorsqu'il comprit avec horreur ce qu'il s'était passé, ses yeux s’écarquillèrent légèrement sous le coup de la panique et tentaient de garder les deux personnes dans son champ de vision.

Il avait été repéré ! Qui qu'ils puissent être, ce Klymenos et cette Aria avaient remarqué sa tentative d'intrusion mentale, et pire, ils savaient que cela venait de lui. Jace commençait à paniquer sérieusement, voyant tournoyer dans sa tête cette pensée obsédante qui le hantait depuis trois jours : il était privé de pouvoir, sans défense ni échappatoire. Et il venait de tomber sur quelque chose d'inconcevable.

Il attrapa le bras de Kate en essayant, à grand peine, de paraître le plus naturel possible et tenta de l'entraîner loin de ces énergumènes.

- Veuillez nous excuser, dit-il maladroitement aux inconnus, mais nous sommes attendus et il ne faudrait pas faire attendre nos amis.

Il n'était clairement pas dans son état normal. D'ailleurs, quiconque le connaissait ne le reconnaîtrait pas à cet instant car jamais de sa vie il n'avait ainsi perdu prise, pas même face aux titans Eldrazi qui avaient pourtant anéantis tout un monde.

Il pourrait expliquer à la journaliste plus tard, mais pour le moment, il ne songeait qu'à fuir. Et pour être sûr d'anticiper ses réactions et d'y réagir au mieux pour s'éloigner de ses individus, il sonda son esprit. Il lui avait promis de ne pas le faire sans son accord, mais la situation était critique et nécessitait des mesures drastiques.


Dernière édition par Jace Beleren le Mar 6 Déc - 13:40, édité 3 fois

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Macaria le Mer 30 Nov - 14:56

- Ainsi, j'avais vu juste. Vous êtes la même chose que moi. Tous les deux…  Trois, je suppose. Mais je tiens à vous dire que je suis comme un fantôme à cet instant. Pour les humains « normaux », vous avez l'air de parler à un mur… Littéralement… Si vous connaissez un coin où nous serons seuls, je vous y rejoindrait bien… Vous allez finir par attirer trop de regards…

Macaria leva un sourcil et le regarda d’un air quelque peu blasé. Elle se fichait bien de ce que ces mortels pouvaient penser de son comportement, à vrai dire elle les avait un peu pris en grippe  depuis les récentes révélations de son père. En revanche, ce dernier avait une position ici et s’intéressait de près à l’avis des autres. C’était donc à lui de décider de ce qu’il convenait de faire. Hadès était son père et son roi et, même s’il lui laissait une grande liberté de mouvement et d’expression, cela ne l’empêchait pas de se plier à ses ordres. En général.

-Dites-moi, monsieur le Chat, ne seriez-vous pas en train de vous railler de nous ? Et qu'est-ce que cela ferait si je vous saisissais par la peau du cou; les humains "normaux", comme vous dites, vous verrait-il donc ?

Macaria eut un petit sourire en coin en reconnaissant bien son père. Rien à faire, il lui avait vraiment manqué ces dernières années.

-Oui ma chère fille, je connais "Le Pays des Merveilles". C'est un bordel que je fréquentais à une époque. Et j'ai déjà vu des êtres comme lui assez mystérieux, piques-assiettes, qui se jouent de tout le monde et essaient d'intriguer. La plupart étaient des rabatteurs. Ne te laisse pas faire ni avoir.

La déesse perçut sans mal la désapprobation de son père. Il ne lui interdisait pas expressément de poursuivre la conversation avec cette créature mais c’était presque tout comme. Pour autant, Macaria était en quête de réponses que son père n’était pas en mesure ou ne voulait pas lui donner et le mystère qui entourait l’étranger attisait sa curiosité.

-Je prends note.            

Elle se méfierait, oui. De là à savoir si elle allait cesser le dialogue avec le garçon, elle n’avait pas encore décidé. Cela dit, son père semblait posséder des informations sur ce « Pays des Merveilles », lui qui prétendait ne rien savoir des autres mondes…

 ***

Aidoneus parut surpris par la présence Kate mais elle ne lit pas de remords sur son visage. Ca ne lui plaisait pas beaucoup mais au moins il semblait assumer sa tromperie.

-Bonsoir, mademoiselle Wase. Nous avons été mal présentés la fois dernière et je m'en excuse…

Ben voyons, comme s’il s’agissait de l’erreur d’un tiers…

-Je suppose que vous devez m'en vouloir et c'est normal...mais je ne pense pas que vous auriez agi de la même manière n'est-ce pas ?
-Probablement pas non.

Il lui arrivait de mentir sur son identité, naturellement, elle avait même une fausse carte d’identité pour ça, mais cela se faisait exclusivement dans le cadre de ses enquêtes les plus dangereuses. Il ne lui viendrait pas à l’esprit de partir en vacances quelque part et de changer de nom. Pourquoi faire ? En revanche, elle se doutait que Klymenos ne jouissait pas de la même célébrité qu’elle et elle imaginait assez bien ce qui avait pu le pousser à mentir. Mais même si Kate comprenait, elle n’en était pas moins vexée et le simple fait de le dire à Klymenos la défoulait. Elle ne lui en tiendrait pas rigueur des années durant – pourquoi faire de toute façon ? Ce n’était pas comme si le milliardaire se souciait de ce qu’elle pensait de lui.
Parallèlement à sa conversation avec le richissime homme d’affaire, Kate vit Jace s’approcher et se présenter. Macaria l’observa à son tour avec curiosité.

-Aria Klymenos, répondit-elle sobrement.

L’expression confiante de David laissa rapidement place à quelque chose d’autre… C’était discret mais en vingt-mille ans Macaria avait largement eut le temps d’observer les humains et les divins pour apprendre à décoder leur langage corporel. Cet homme-là avait quelque chose à se reprocher, il puait… la peur. En même temps, une petite alarme retentit dans l’esprit de la déesse, lui disant de se méfier. Quelque chose tentait de pénétrer dans sa tête. C'était un pouvoir faible mais bien présent et cela venait de l'homme nouvellement arrivé. Plutôt que de se vexer, la belle jeta un long regard intrigué à David, songeant que la soirée ne serait peut-être pas si ennuyeuse que prévue tout compte fait. A l’évidence, David possédait une capacité que les autres mortels de cette planète n'avaient pas et avait compris quelque chose sur eux.

De leur côté, Aidoneus et Kate parlaient toujours :

-J'ose supputer l'idée que vous m'en tiendrez rigueur pour un long moment...puis-je au moins me faire pardonner de quelque manière que ce soit ?

Simple politesse ou il s’intéressait vraiment à ce qu’elle ressentait ? Bah, il y avait peut-être une petite part de sincérité mais elle se doutait bien qu’il n’en dormirait pas moins bien si elle l’envoyer paitre. Cependant, elle pouvait se servir de la situation pour lui extorquer quelques informations sur Utopia et, pourquoi pas, se rapprocher de Catherine Devy, de Jim Moriarty ou de Jan Kerr. C’était une démarche interessée et malhonnête mais elle ne perdait pas de vue le fait que l’homme qui lui faisait face était peut-être mêlé à cette histoire d’autres mondes – voir était carrément l’une de ces créatures extra-terrestre et magiques. Elle n’oubliait pas l’après-midi sympathique qu’ils avaient passé tous les deux mais la situation exigeait d’être prudente.

-Et bien…

Elle était sur le point de lui proposait de lui offrir un verre pour repartir sur de bonnes bases lorsque Jace saisit son bras. Elle lui jeta un regard surpris.

- Veuillez nous excuser, mais nous sommes attendus et il ne faudrait pas faire attendre nos amis.

Quelle mouche l'avait piqué? Il avait un air angoissé qu’elle ne lui avait encore jamais vu… Jace ne se serait jamais permis l’impolitesse de l’interrompre s’il n’avait pas une raison de le faire et, étrangement, elle se doutait que la dite raison avait un lien avec Klymenos.

Mais avant que Jace n'ait put faire le moindre geste pour partir, Macaria attrapa fermement son bras pour le retenir, faisant preuve d'une étonnante force pour son gabarit.

-Vos amis attendront, dit-elle avec un sourire en coin. Ce serait dommage de nous quitter si vite. nous avons  plein de choses à nous dire...


-Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Kate, franchement inquiète devant la tournure que prenaient les évènements.
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Ven 2 Déc - 8:45

Je suivais la conversation entre les deux membres de la famille, laissant cet étrange individu dans son coin. J’étais un peu effacé, restant discrète, car je détestais me faire remarquer. C’est alors que deux personnes firent leur apparition, une femme et un homme. Kate Wase, comme elle se faisait nommer, semblait bien connaître Hadès, ou Athanasios plutôt. Et de ce que je pouvais en déduire, il y avait une certaine tension. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Sans doute une histoire bien particulière. C’est alors que l’homme se présenta à nous, David Dilfert. Un bien étrange personnage qui s’offrait à nous. Il nous examina et ses yeux semblaient exprimés un trouble. Il me mit mal à l’aise et de suite, il exprima son envie de nous quitter avec sa compagne.
 
Macaria -Vos amis attendront. Ce serait dommage de nous quitter si vite. nous avons  plein de choses à nous dire...
 
Je fus surprise par la réaction de Macaria, tout comme pouvait l’être Kate. Visiblement, il y avait quelque chose là-dessous. Et je me disais que cette chose, seuls ces deux divinités pouvaient la voir et donc, pousser à changer de comportement. Qui étaient donc ces deux personnes ? De vielles connaissances qui semblaient avoir un problème avec la petite famille des enfers. J’avais l’impression de me retrouver en plein milieu d’un scénario de film d’espionnage. Vous savez, quand l’espion se retrouve justement dans une soirée où il rencontre le grand méchant et se fait capturer. Mais là, les rôles étaient inversés. Je connaissais Athanasios. Même s’il n’avait encore rien dit ou fait, je savais qu’il n’était pas mauvais et que si nécessaire, il empêcherait sa fille de faire une bêtise. Et même si je ne connaissais pas aussi bien Macaria. Mais elle avait le même tempérament que son père et, je doutais qu’elle avait un fond mauvais. D’ailleurs, n’était-elle pas la déesse de la mort heureuse ?
 
Comprenant que cette histoire me dépassait, pour le moment, je préférais ne rien faire et ne rien dire. Je restais là, planter devant nos deux nouveaux amis, me tenant droite et le regard froid poser sur eux, comme mes anciennes statues. Je serais sans doute le pourquoi d’une telle agitation et je sentais au fond de moi que je devais me montrer comme un soutien pour Hadès. Je ne pouvais pas partir, les laissant ainsi, sauf si l’on me le demander. Pour l’instant, je restais là comme une servante. Et comme mon pouvoir était réduit ici, il m’était plus plaisant de l’utiliser, mais seulement en cas d’absolu nécessité. Je ne m’amusais pas à paralysé les gens autour de moi. Une bonne façon de se faire remarquer et je comptais vraiment jouer discrète.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Hadès le Ven 2 Déc - 23:32

Hadès était le genre de dieu qui n'était pas facile à calmer, mais contrairement à probablement le reste de sa famille, il savait écouter une argumentation valable et pouvait se calmer tout aussi vite; et à moins de toucher à des points sensibles, il ne s'énervait pas trop d'un seul coup. Asclépios lui avait dit que s'emporter d'un coup et s'enflammer ainsi n'était pas très bon pour sa santé, et qu'il risquait une calvitie à un âge avancé; quoiqu'il pouvait toujours user de l'ambroisie et autre artifice divin dont il était capable et qu'il avait à sa disposition pour éviter cela.
De très bons arguments et des raisons acceptables permettaient de lui survivre. L'intéressé avait tout intérêt à lui en fournir. Vite. Très vite.
Il faut savoir que tenter de lire dans l'esprit du dieu n'était pas chose tout à fait aisée, bien que cela soit tout à fait possible; quoiqu'au bout de cent mille ans d'expérience, l'Invisible savait déceler quand un jeunot faisait une tentative, cependant, sur Terre, son esprit était moins aisé à protéger. Mais bien tenté, jeune homme, essaie encore ! Subrepticement, le regard du dieu s'était assombri vers celui qui s'était presenté, et l'autre pouvait sentir que si celui dont il avait tenté de lire l'esprit avait pu, d'un seul coup d'œil, le réduire en cendres, eh bien, non seulement il serait actuellement mort, carbonisé, mais qu'en plus, ses cendres auraient sûrement été balayées et jetées dans une poubelle au lieu d'être respectueusement placées dans une urne prévue à cet effet.
Hadès aurait dû dire quelque chose. Mais d'abord il se présenta sous son nom terrien. Ensuite, il allait très sûrement prendre l'individu à part et lui expliquer sa manière de penser; dommage que l'autre veuille partir aussi vite. Et en plus, le dieu avait encore des explications à donner à Kate !
Sa fille réagit plus vite que lui ne l'aurait voulu; ah parce que ce goujat avait essayé de lire les pensées de sa fille, en plus ?! - parce qu'il ne voyait que cette chose-ci possible en ce moment-même.
Le dieu n'était plus concentré sur le Chat; il avait...d'autres chats à fouetter ! - coup de cymbale.


-En effet, ma très chère nièce a raison... (il se rapprocha dangereusement de Jace, et non de Kate, car il ne savait rien d'elle et doutait qu'elle y soit pour quelque chose; pour l'instant) Peut-être devrions-nous discuter en un endroit plus calme pour nous expliquer. En toute cordialité. Sur...l'incident. N'y voyez-vous aucun inconvénient, j'espère ? (et le ton du dieu était devenu dangereusement doucereux, de cette façon qui vous fait légèrement frissonner et dans le mauvais sens du terme; ce moment où vous aimeriez disparaître au plus vite et loin. Très loin. Malheureusement, il semblerait que ce ne soit pas quelque chose de possible pour l'instant) Les jardins me semblent calmes; pourquoi ne pas faire un tour dehors ? Ensemble.

Il se retourna pour jeter un dernier regard au Chat, comme un signe pour lui dire: Je te retrouverai tantôt. Ensuite, il revint se focaliser sur l'intrus mental. Parce que Hadès ne supportait pas de tels intrus. Il n'aimait aucun intrus d'ailleurs. Cela lui était insupportable. Toujours.
Il y avait toujours une bonne raison pour que le dieu soit en colère, il y en avait une, actuellement.


-Ma chère Megara, souhaitez-vous nous accompagner ou préférez-vous rejoindre la fête ? A votre aise, je n'abuserai pas plus de votre temps si vous ne le souhaitez pas, bien sûr.

Il ne s'était pas tourné vers elle pour lui parler, il était rivé sur le "David Dilfert". Et il s'adressa de même à sa fille, sans la regarder donc, car focalisé sur l'intrus mental, pour lui dire ceci, mais en grec ancien, leur grec ancien, celui qu'ils utilisaient lorsqu'ils étaient en Grèce, celui que peu de personnes comprenaient:

-Qu'en penses-tu ma fille, de cet énergumène ? Allons là il y aura moins de monde pour assister à nos échanges verbaux; a t-il réussi à pénétrer ton esprit ? Qu'en ferons-nous ? Evitons de le tuer si possible.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Cheshire Cat le Dim 4 Déc - 18:31

Tu remarquas clairement que l'on t'avait oublié. Voyant le monde qui arriva et l'attention qu'ils apportaient, tu décidas que fuir était la meilleure solution avant d'être vu et arrêté. Toi qui voulais t'amuser et passer un petit marché avec Aidoneus, voilà qui est raté. Le petit groupe s'écarta un peu de ta cachette en voulant rattraper le couple d'arrivant. Tu profitas de cette ouverture pour augmenter ta discrétion à son maximum et pour sortir de ta cachette, d'abords avec précaution pour que aucuns des cinq personnes présentes ne te surprennent. Puis, une fois à distance d'un bond, tu déguerpis en vitesse. Tout cela ne t'intéressait plus. Tu te dirigeas vers la sortie la plus proche. 

HRP:
Désolé de cette réponse vite-fait mais j'ai pas mal de problèmes et peu de temps à considérer aux rps. A vous de choisir (de façon logique bien sûr) si vous voulez arrêter le Chat mais sinon, il ne fera plus parti de ce sujet.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Médusa le Sam 10 Déc - 12:08

Hadès - En effet, ma très chère nièce a raison... Peut-être devrions-nous discuter en un endroit plus calme pour nous expliquer. En toute cordialité. Sur...l'incident. N'y voyez-vous aucun inconvénient, j'espère ?
 
Mes premières impressions furent renforcées par les dires et le changement de ton du seigneur des enfers. Il me faisait froid dans le dos. On aurait vraiment dit un parrain de la mafia qui venait de capturer l’espion de sa majesté et désirait s’en débarrasser au plus vite pour protéger ses plans machiavéliques. Mais je connaissais le célèbre tempérament du dieu. Il pouvait se montrer colérique, brusque, violent ou avoir une attitude dérangeante. Mais il était une personne rongée par une longue vie d’injustice, et à dû se battre pour garder un cœur chaud dans un corps froid. Je lui faisais confiance et je savais qu’il n’avait rien d’un chef criminel comme dans les films. Je parvins à garder une posture droite et noble, sans laisser paraître mon inquiétude.
 
Hadès - Les jardins me semblent calmes; pourquoi ne pas faire un tour dehors ? Ensemble.
 
D’accord j’ai rien dit.
 
L’homme chat ne semblait plus l’intéresser. A présent c’étaient monsieur David Dilfert qui devint la cible d’Hadès. D’ailleurs, ce dernier me surpris davantage en s’adressant à moi :
 
Hadès - Ma chère Megara, souhaitez-vous nous accompagner ou préférez-vous rejoindre la fête ? A votre aise, je n'abuserai pas plus de votre temps si vous ne le souhaitez pas, bien sûr.

 
Sans même m’adressait le moindre regard. Je compris immédiatement que par politesse, il m’avait proposé de les suivre. Mais quand réalité, il désirait s’entre tenir avec sa fille, avec ces deux nouveaux invités. J’étais de trop, et cela, je pouvais le ressentir. Je préférais donc les laisser à leurs affaires et ne pas être une gêne pour cette affaire, qui visiblement, ne me concernait pas. Un peu vexé, je gardais mon calme et arrêtai de jouer la statue pour partir avec grâce, sans chercher à créer de scandale.
 
Médusa – Non, je vous remercie. Vous semblez avoir des choses importantes à régler. Je vais rester ici si besoin est. A bientôt peut-être.

Je fis un rapide au revoir au petit groupe et partis, sans attendre de réponse ou de baise main, car je m’attendais à ne pas en recevoir. Peut-être trouvera-t-on mon comportement un peu exagérer. Et vous aurez sans doute raison. Mais, après avoir passé des siècles isolés et rejeter du monde, aussi bien des mortels que des dieux, à la fin, notre sensibilité a de quoi s’en retrouver davantage sensibilisé, jeu de mots. Donc, je pouvais prendre cela mal, même si ce n’était pas l’intention du riche financier. Mais, je préférais partir et m’éloigner un peu de peur que les choses ne s’aggravent. Et pour le chat, qu’il retourne vivre dans les rues de Londres, il n’était plus mon problème, d’ailleurs, je l’avais déjà oublié.

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Jace Beleren le Mer 14 Déc - 18:45

Jace avait déjà commencé à tourner les talon et était bien partir pour fuir sans demander son rester, Kate dans son sillage. Mais avant d'avoir pu faire ne serait-ce qu'un seul pas, la jeune femme brune du nom d'Aria lui attrapa le bras et le retint. Il tira son bras en arrière pour se tenter de se dégager dans un pur réflexe, mais en vain, rendant toute retraire impossible à moins de se débattre violemment. La tentation était grande. Il se donnerait en spectacle devant les autres invités qui passaient par là et risquait même de créer un esclandre, mais c'était peut-être un prix à payer acceptable pour échapper au danger que représentaient ces deux individus.

Mais l'aurait-il seulement pu ? La jeune femme le tenait bien fermement et faisait montre d'une poigne impressionnante pour un corps si frêle, si bien que le mage avait plutôt l'impression de se retrouver aux prises avec cette brute épaisse de Jack. Cela confirmait, si besoin en était, qu'elle n'avait absolument rien d'ordinaire.

Puis son oncle intervint à son tour, moins preste, mais beaucoup plus menaçant et intimidant. D'un ton de velour froid plus effrayant que tous les hurlements du monde, il suggéra de se rendre dans les jardins, fixant sur le mage son regard implacable derrière lequel se cachait un esprit, Jace le savait, plus ancien et vaste qu'aucun humain ordinaire ne pouvait l'imaginer.

- Je... Je préfèrerais rester à l'intérieur... Il fait vraiment froid dehors. Bredouilla-t-il.

S'ils se retrouvaient dans un endroit sans témoins, il était mort. Il devait à tout prix l'éviter. Il tenta une nouvelle fois de se dégager, mais c'était peine perdue. Aria le retenait dans un étau et cela ne semblait lui coûter aucun effort.

Jace jeta un regard désespéré à Kate, tandis qu'il ne pouvait que se laisser entraîner. Mais que pouvait-il en attendre au juste ? La journaliste avait été d'un secours infiniment précieux pour ne pas se perdre dans ce monde étrange et inconnu, car elle connaissait bien les lieux, les mœurs et les usages locaux. Mais cette fois, elle ne pouvait rien faire, car cela touchait à présent à un monde (des mondes ?) qui n'était plus le sien, et auquel elle ne connaissait rien. Personne ne pouvait aider Jace à l'heure actuelle, mais le problème était qu'il était lui aussi impuissant. Un mage de l'esprit dans l'incapacité de toucher un esprit ni de lancer le moindre sort valait moins qu'un humain ordinaire.

Qu'auraient fait les autres dans une telle situation ? Chandra aurait hurlé de rage, se serait débattue et aurait tenté de faire flamber toute la bâtisse. Liliana aurait probablement émit un seul et unique avertissement, sous la forme d'un ordre péremptoire, auréolée de sa prestance séculaire et Nissa se serait éclipsée sans un mot avant de se faire attraper comme une bleue.

Gidéon aurait probablement trouvé les mots justes pour calmer le jeu et apaiser les tensions sans avoir besoin de lire dans les pensées de qui que ce soit. Son empathie naturelle de meneur d'hommes était presque surnaturelle, ce dont Jace était incapable sans ses pouvoirs. Et en se sachant irrémédiablement piégé, qu'aurait-il fait ? Le mage hésita un instant, inspira un grand coup, puis lâcha le bras de Kate avant de s'adresser à elle.

- Tu devrais les rejoindre avant qu'ils ne s'agacent.


Puis il cessa de résister et se laissa entraîner par le duo. Kate était une humaine native de ce monde, elle n'avait pas à souffrir d'une histoire entre Planeswalkers, aussi anciens et puissants soient-ils.


Dernière édition par Jace Beleren le Ven 16 Déc - 14:47, édité 1 fois

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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Kate Wase le Jeu 15 Déc - 1:00

-En effet, ma très chère nièce a raison…

Hadès se rapprocha de Jace. Il arborait cet air menaçant qu’ont parfois les hommes et les femmes qui tentent d’impressionner. Le problème avec Hadès c’est qu’il n’avait pas besoin d’essayer, il était naturellement imposant.

-Peut-être devrions-nous discuter en un endroit plus calme pour nous expliquer. En toute cordialité. Sur...l'incident. N'y voyez-vous aucun inconvénient, j'espère ?

La voix doucereuse qu’il venait de prendre laissait présager le pire. Dans un coin sombre, Kate aurait bien vu l’homme se saisir d’un couteau pour appuyer ses dires. C’était juste hallucinant, la journaliste n’avait jamais vu ce côté-là d’Aidoneus. Non pas qu’elle le connaissait bien, mais il s’était toujours bien comporté avec elle. Cela dit, il pouvait se montrer aussi menaçant qu’il le voulait (et il est vrai que Kate n’était pas vraiment rassurée à cet instant), ils se trouvaient actuellement en plein milieu d’une réception avec des centaines de convives et une garde renforcée. Ce n’était pas comme s’il pouvait passer à l’acte, quoi qu’il ait l’intention de faire… ce qui expliquait son intention de s’écarter de la foule. Kate ignorait ce qui était en train de se tramer et pourquoi Aidoneus et sa nièce réagissaient ainsi mais si elle avait eu des doutes sur le fait qu’il soit, à l’instar de Catherine, des extra-terrestres, elle savait maintenant que c’était le cas.

-Les jardins me semblent calmes; pourquoi ne pas faire un tour dehors ? Ensemble.

« Cours toujours mon poulet », songea-t-elle.

De son côté, Macaria étudiait Jace sans le lâcher du regard. Elle se demandait qui était ce curieux personnage et ce qu’il lui voulait. Contrairement à son père, la déesse n’éprouvait pas de la colère, plutôt de la curiosité. On ne croisait pas tous les jours un mortel capable de s’introduire dans les esprits, encore moins dans un monde supposé être sans magie. Elle entendit son père s’adresser à Médusa et cette dernière lui répondre, puis c’est vers elle qu’il se tourna pour lui parler dans sa langue natale. Elle lui répondit dans la même langue.

-Non il n’a pas réussi. Je suis curieuse de savoir d’où il vient et ce qu’il cherchait à obtenir de nous. Je croyais que les habitants de cette planète ignorait la pratique de la magie… quant à son sort, tu veux vraiment détruire ta couverture en exécutant ce téméraire ? Si cela peut te faire plaisir, après tout je ne suis pas contre l’idée de te voir rentrer en Grèce plus tôt, tant que sa mort ne nous met pas en danger. Rappelle-toi que nous sommes vulnérables dans ce monde.

Vous l’aurez compris, Macaria n’en avait pas particulièrement après la vie de Jace. Cela dit, il était un mortel parmi tant d’autres, un insecte pour la déesse qu’elle était. Son seul intérêt pour lui venait du pouvoir qu’il venait de manifester.

- Je... Je préfèrerais rester à l'intérieur... Il fait vraiment froid dehors.

Téméraire, mais pas trop non plus… A quoi s’attendait-il ? Lorsque l’on provoquait un dieu il fallait s’attendre à en payer le prix. Il lança un regard désespéré à son amie comme si elle pouvait le tirer de ce mauvais pas, puis la lâcha d’un air résigné.

- Tu devrais les rejoindre avant qu'ils ne s'agacent.

Intelligent petit garçon… il avait donc comprit qu’il ne pouvait pas gagner ce combat. Mais elle avait peut-être sous-estimé la personnalité de son amie.
Pendant tout le temps de l’échange, Kate avait observé en essayant de comprendre. Difficile dans le contexte car personne ne semblait disposé à vouloir lui lâcher la moindre information sur ce qui se passait. Elle savait juste que les deux protagonistes voulaient embarquer Jace loin des regards et son instinct lui soufflait que si elle laissait faire ça, elle risquait de ne jamais le revoir. C’était assez fou d’imaginer qu’elle avait bu un verre en compagnie d’un Aidoneus totalement différent. S’agissait-il vraiment du même homme ? Naturellement, elle n’allait pas se contenter de regarder sans intervenir, d’abord parce que ce n’était tout simplement pas dans son caractère et ensuite parce qu’elle n’allait pas se laisser dicter sa conduite par cet homme et sa nièce, aussi dangereux soient-ils. A l’instant où Jace la lâcha, sa propre main vint se poser sur son bras pour le retenir et elle regarda Aidoneus droit dans les yeux.

-Vous n’allez nulle part. Il serait ennuyeux de créer une esclandre mais je n’hésiterai pas à le faire si vous continuez à importuner mon ami. Ne m’obligez pas à crier, conclut-elle avec un air résolu et terriblement sérieux.

A nouveau, l’étrange impression qu’elle avait oublié quelque chose d’important se manifesta dans sa tête. Elle repoussa cette sensation, ce n’était vraiment pas le moment de laisser vagabonder son esprit.
Macaria regarda la journaliste avec des yeux ronds puis se mit doucement à rire. Il allait vraiment falloir qu’elle s’habitue au comportement libéré des habitants de cette Terre. Elle se rapprocha alors des deux pour que les autres convives ne puissent saisir le sens de ce qui allait suivre.

-Comme j’aimerai vous faire à tous les deux visiter ma Grèce natale… Là-bas les gens savent faire preuve d’humilité et de respect en présence de dieux.

La déesse lâcha soudain le bras de Jace et plongea ses yeux dans les siens.

-Que cherchais-tu à lire dans nos esprits mon garçon ?

Pendant ce temps, Kate prenait doucement conscience de la nature de la révélation que venait de leur faire la soit disante Aria.
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Kate Wase
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Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Maitre du jeu le Ven 23 Déc - 17:14

Alors que vous entendiez jusqu'à présent le son étouffé de la musique dans la salle de bal, le silence se fait soudain, suivi d'un son de cuivres annonçant un évènement particulier. Vous vous doutez qu'il se passe quelque chose. L'arrivée de la reine, peut-être?

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