Dans les couloirs du château [libre]

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Hadès le Dim 1 Jan - 17:45

Hadès n'avait pas vraiment prévu que l'humaine s'en mêle, mais cela lui importait peu. Il y avait matière, désormais, à ce qu'il fasse le lien entre les deux personnes: l'importun et la journaliste étaient liés, d'une quelconque façon. Les deux savaient quelque chose. Par contre, il n'avait pas forcément apprécié l'insinuation de sa fille; il avait autre chose à faire que de les tuer. Cela, n'était pas ce qu'il voulait. Lui, il voulait juste des informations.

-Vous êtes avec lui, vous êtes donc en droit de savoir ce qu'il va se passer. Nul besoin de créer une esclandre, je ne suis pas un assassin, juste quelqu'un qui veut savoir ce qu'il se passe avec lui et pourquoi il oser faire cela. Mais les autres aux alentours ne sont pas obligés d'entendre quelque chose pouvant les dépasser.

Par contre, il n'avait pas prévu non plus les révélations de sa fille. Bon tant pis, là où ils en étaient...
Son masque du dieu très effrayant disparut d'un seul coup pour afficher celui du type surpris qui ne s'attendait pas à cela.


-Euh...

Il soupira. Putain de merde.

Un silence pesant se fit soudainement, le son de cuivres annonçant un événement des plus particuliers se fit entendre. Ah. Ils allaient être coupés en pleine discussion. Il chuchota donc à Kate, très rapidement.


-Bon, je suppose que vous avez beaucoup de questions à poser. Donc dans le cas où nous serions séparés au cours de la soirée, je pense que vous avez toujours mon numéro de portable ? - la carte que je vous ai donnée en Grèce. Bref. Nous reprendrons cette discussion ultérieurement; et la prochaine fois, jeune homme, demandez simplement et poliment avant d'en venir à de telles extrémités ! Elle a cru que j'allais vous tuer bon sang ! Et puis quoi encore ?!

Il réajusta sa cravate en soupirant. Retourner dans son monde serait en fait ses véritables vacances.

_________________
avatar
Hadès
Dieu grec de l'Erèbe

Messages : 246
Date d'inscription : 21/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Jace Beleren le Dim 8 Jan - 15:54

Jace pensais l'affaire entendue, et son sort réglé. Sans ses pouvoirs, il n'avait aucun moyen de se défendre face à ces entités anciennes qui le tenaient. Il était à leur merci, et il avait horreur de cela. Cela lui rappelait d'autres situations hautement pénibles où il avait déjà été entièrement à la disposition que personne bien mal disposées à son égard et où il n'avait aucun moyen de leur échapper.

Mais se débattre ne servirait à rien, il le savait à la poigne d'acier qui l'empêchait de s'échapper. Alors il avait joué le seul coup qu'il avait encore à sa disposition : donner une chance à Kate de s'échapper. Lui signifier de se sauver et de le laisser là.

Mais, encore mais, c'était sans compter sur le caractère opiniâtre de la journaliste. Le mage sans magie ouvrit des yeux rond lorsque la jeune femme le retint à sons tour par le bras et ordonna à l'homme -- ordonna rien de moins ! -- de rester sur place.

Elle était folle ! Non, en fait, pas folle, simplement ignorante, mais en la situation présente, cela revenait au même. Elle n'avait pas la moindre idée de ce dans quoi elle mettait les pieds ! Aucune mesure de ce qu'elle faisait et aucune conscience de qui étaient les personnes à qui elle parlait de la sorte. Alors qu'elle aurait pu s'échapper, quel gâchis !

Alors que Klymenos expliqua ses intentions à Kate, dont Jace ne perdit pas une miette. Il ne savait s'il devait être rassuré ou au contraire encore plus angoissé. Il n'avait l'intention de le tuer, mais il comptait l'interroger à l'abri des regards et des oreilles. Jace en fut parcouru d'un frisson d'angoisse, se rappelant encore trop bien ses "entretiens" avec Mirko Vosk, de la maison Dimir, et avec Szadek, son supérieur. Eux n'avaient pas fait dans la dentelle pour lui arracher ses secrets, et si son corps n'en avait reçu aucune marque, son esprit avait bien failli voler en éclats.

Aria prit alors la parole, indiquant qu'elle venait de Grèce, dont le Planeswalker n'avait jamais entendu parler, et qu'elle et son oncle en étaient des Dieux. Rien que ça ! Mais Jace savait que les Dieux n'existaient pas. Les derniers qu'il avait rencontré n'étaient pas des Dieux, simplement des créatures immondes et intemporelles auxquelles les Zendikari avaient élevé un culte presque par accident. Des créatures plus anciennes que le temps lui-même auprès desquelles leurs images divines faisaient pâle figure.

Et les Sentinelles, avec l'aide de tout un monde, en avaient détruit deux. Comme si cet aveu de la jeune brune lui faisait reprendre pied sur terre après qu'il ait failli se noyer, Jace regagna un peu de contrôle de lui-même. Ces deux-là étaient très anciens, incroyablement anciens et puissants, mais ils n'étaient pas des dieux. Une fois de plus, il fit un parallèle avec Nicol Bolas, le dragon-Planeswalker ancestral, qui se prenait effectivement pour un Dieux, et qui en avait eut quasiment la puissance avant la Restauration, et dont il conservait l'arrogance. Aujourd'hui encore, il restait incroyablement puissant, peut-être même davantage que tous les autres Planeswalkers du multivers réunis, mais il n'était pas immortel. Pas un Dieu.

Ces deux-là étaient probablement du même acabit. Très anciens et dotés de pouvoirs incroyablement puissants, accompagnés d'un égo sur-dimensionné, au point de se prendre pour des Dieux. Mais il n'en étaient pas. Les Dieux n'existaient pas.

Rasséréné par cette certitude, bien que cela n'améliore pas d'un iota sa situation présente, il ouvrit la bouche pour répondre qu'il ne cherchait rien de précis, qu'il avait agit par habitude, mais il fut interrompu avant d'avoir dit un mot par une sonnerie de cuivres. Il ne savait pas ce que cela signifiait, mais cela eu le mérite de détourner de lui l'attention des deux "Dieux". Il chuchota quelque chose à Kate qu'il n'entendit pas puis lui parla directement.

Jace ouvrit des yeux ronds de surprise comme l'homme, semblant renoncer à sa colère comme à l'ensemble des projets qu'il avait pour le mage de l'esprit, se contenta de le tancer un peu comme s'il avait commis un simple manquement aux règles de politesse.

_________________
avatar
Jace Beleren

Messages : 64
Date d'inscription : 15/05/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Kate Wase le Mar 10 Jan - 15:24

-Vous êtes avec lui, vous êtes donc en droit de savoir ce qu'il va se passer. Nul besoin de créer une esclandre, je ne suis pas un assassin, juste quelqu'un qui veut savoir ce qu'il se passe avec lui et pourquoi il oser faire cela. Mais les autres aux alentours ne sont pas obligés d'entendre quelque chose pouvant les dépasser.

« Cours toujours mon grand », songea Kate.

Entre la vérité et le mensonge il n’y avait qu’un pas que la journaliste n’était pas prête à franchir. Elle avait vu trop de choses dans sa vie pour croire aveuglément et la terreur de Jace était largement révélatrice. Si le planeswalker était en état de choc et vulnérable, elle n’avait pas l’intention de l’abandonner à son sort. Après tout elle portait sa part de responsabilité, c’était elle qui lui avait demandé d’examiner ces esprits en particulier. Comment aurait-elle pu savoir qu’ils s’en rendraient compte ?

-Comme j’aimerai vous faire à tous les deux visiter ma Grèce natale… Là-bas les gens savent faire preuve d’humilité et de respect en présence de dieux.

Ok, là la fille venait de lâcher une bombe. En douceur, l’esprit de Kate entreprit de démêler les choses. Jace était considéré comme un personnage de fiction sur cette planète, au même titre que Blanche-Neige et sa belle-mère. S’il y avait des mondes avec des gens aux superpouvoirs, il pouvait, théoriquement, exister un lieu avec des dieux. Ils étaient une forme de fiction eux-aussi.

… bon d’accord, elle commençait à comprendre l’état de Jace. Calmement et peut-être parce qu’elle se sentait encore trop éloignée de tous ces autres mondes pour vraiment les prendre au sérieux et s’en effrayer, elle songea que, s’ils avaient été tout puissants ils auraient parfaitement pu régler le problème ici et maintenant. Autrement dit, soit ils étaient gênés par les nombreux témoins, soit Aidoneus était sincère et ils ne leur voulaient vraiment pas de mal. Jugeant que la première solution était la bonne car elle préférait voir le pire chez les autres pour s’éviter de mauvaises surprises, elle se conforta dans son idée qu’ils ne devaient se retrouver seuls avec ces deux « dieux » sous aucuns prétextes. Sans compter que les dieux grecs des légendes n’étaient pas connus pour leur caractère bienveillant.

Kate considéra tour à tour cette jeune femme en apparence qui se tenait tout près d’eux et Aidoneus à peine plus loin. Elle avait beau savoir qu’ils étaient dangereux elle avait vraiment du mal à accepter l’idée qu’elle puisse se trouver en présence de divinités immortelles et surpuissantes. Elle avait grandi dans l’athéisme bordel ! C’était toute sa perception du monde qui était en train de s’effondrer. Un silence pesant s’installa.

Le son de cuivres raisonna tout à coup et la firent sursauter. Elle s’en voulut aussitôt d’avoir montré la tension qui l’habitait et qu’elle s’était évertuée à cacher jusque-là.
Macaria jeta un coup d’œil vers l’origine du bruit et se demanda la raison de ce tintamarre. Elle ne comprenait décidément rien aux coutumes des habitants de ce monde. Se désintéressant de ce qu’elle ne pouvait identifier, elle reporta son attention sur les deux mortels.

-Bon, je suppose que vous avez beaucoup de questions à poser. Donc dans le cas où nous serions séparés au cours de la soirée, je pense que vous avez toujours mon numéro de portable ?

La question était tellement incongrue dans la situation donnée que Kate le regarda avec des yeux ronds. Il crut donc bon de s’expliquer.

- la carte que je vous ai donnée en Grèce.

La jeune femme acquiesça. Oui, elle avait toujours sa carte. Parce qu’il pensait vraiment qu’ils allaient passer la soirée ensemble après ce qu’il venait de se passer et qu’elle le rappellerait dans le cas où ils seraient séparés ?!
… bordel. Oui elle le ferait. Oui elle le rappellerait. Parce qu’elle serait dévorée par la curiosité, parce que Jace allait bientôt partir et qu’elle savait d’avance qu’elle ne trouverait pas toutes les réponses à ses questions d’ici là.

-Bref. Nous reprendrons cette discussion ultérieurement; et la prochaine fois, jeune homme, demandez simplement et poliment avant d'en venir à de telles extrémités ! Elle a cru que j'allais vous tuer bon sang ! Et puis quoi encore ?!

La colère d’Aidoneus semblait être retombée. Comment pouvait-on être à ce point lunatique ? Un instant plus tôt elle avait vraiment cru qu’il allait faire du mal à Jace et maintenant… il se justifiait. Aidoneus Klymenos était en train de passer un savon au planeswalker. A cause de lui, Kate avait cru qu’il allait le tuer… la journaliste en resta bête, c’était à croire qu’Aidoneus accordait vraiment de l’importance à ce qu’elle pensait de lui.  
Macaria jeta un coup d’œil étonné à son père. D’habitude ses colères étaient plus longues et destructrices. Il fallait croire que vivre sur cette Terre l’avait apaisé. Le garçon ne lui avait pas répondu et elle n’appréciait pas beaucoup l’idée d’être snobée.

-Euh… lança prudemment Kate. Je ne connais aucun Aidoneus et Aria dans le panthéon grec… est-ce que j’ai le droit de connaitre vos vraies identités ?

Macaria laissa à Hadès le soin d’apporter une réponse ou non. S’il voulait garder l’anonymat et ne pas prendre le risque que l’information remonte jusqu’à Zeus il se tairait. De son côté, elle se tourna vers Jace et le regarda avec insistance, l’air de dire « je t’ai posé une question ».
avatar
Kate Wase

Messages : 126
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Hadès le Mar 10 Jan - 22:54

Il allait pour voir la raison de ce silence; mais ils étaient encore dans les couloirs, et peut-être que cela pouvait attendre. Enfin, la reine ne pouvait attendre; bien que ce n'était pas comme s'il était nécessaire au bon déroulement de quoique ce soit. Et puis...pourquoi était-il déjà à cette soirée ?
Oh et puis zut.

 
-Quelqu'un a envie de retourner de ce côté-ci ? Au pire personne ne viendra nous déranger donc bon. Finissons-en ici, voulez-vous ? Je refais les présentations.
 
Baisemain à Kate Wase, très gentleman; et à son ton, il n'y avait rien de moqueur.
 
-Aïdoneus, l'Invisible, mais aussi Ploutôn "celui qui s'enrichit", Eubouleus "le bon conseiller", Klymenos "le renommé", "Polydegmon "qui reçoit beaucoup", Pylartes "aux portes solidement closes", Strygeros "l'horrible", Zeus Katachtonios "le Zeus des Enfers", et je pense plutôt être connu sous le nom de Hadès; souverain de l'Erèbe, ayant pour ministères l'administration de mon domaine mais également les richesses souterraines et l'abondance de ce qui pousse sous la terre...faisant techniquement de moi le banquier de l'Olympe auquel je n'ai pas accès et le dieu le plus riche de mon Panthéon; je suis né pour l'économie, la gestion et les finances en fait...Je laisserai à ma fille le soin de se présenter si elle le souhaite. Et j'ai trois adorables petites boules de poils qui sont censées être Cerbère, malheureusement. Je peux dire adieu à l'intimidation avec eux; quarante ans qu'ils sont des chiots. Par contre, si vous pouviez éviter de dire au reste de la famille que je suis ici ce pourrait être bien. Merci.
 
Il se retourna vers le jeune homme.
 
-Sinon, vous ne deviez pas répondre à une question ?
 
Il avait bien senti le regard de sa fille, insistant, sur le pauvre Jace. Il savait ses colères redoutables, aussi puissantes et effrayantes que les siennes; alors quand Macaria avait fait sa crise d'adolescence...oulà...
Les morts avaient arrêté de faire chier, Cerbère était rentré dans sa niche en couinant, Hécate avait déserté les lieux et même Thanatos avait posé quelques jours de RTT pour s'éclipser en Hyperborée quelques années le temps que cela se calme. Quant à sa mère, elle avait basiquement foutu une patate dans la gueule des deux partis histoire qu'ils se calment au moins la nuit le temps qu'elle puisse dormir, et avait même foutu les deux dans la source du Léthé pendant quelques jours avant de leur faire revenir la mémoire; parce que bordel, quand ils gueulaient...bah leurs cris de colère étaient tellement forts que même Kronos leur avait intimé de se la fermer d'où il était. Et en plus, des pans du triple mur d'airain magique du Tartare avait failli se casser la gueule; du coup, ils s'étaient arrêtés d'un commun accord avant de faire plus de dégâts. Et ensuite, Macaria s'était assagie et Hadès avait mûri. Ou l'inverse.
Bref.

Du coup on en était à qui ?

_________________
avatar
Hadès
Dieu grec de l'Erèbe

Messages : 246
Date d'inscription : 21/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Jace Beleren le Mer 11 Jan - 0:30

Cette sonnerie de trompette avait temporisé la situation de quelques seconde et offert une fort bienvenue distraction aux deux "Dieux". Jace cru qu'il était tiré d'affaire, mais les deux personnages ne partirent pas en direction des sonneries, ils restèrent ici et exigeaient à présent de lui réponde à la question qui lui avait été posée après que l'homme se soit présenté.

Dans un petit coin de son esprit, cette partie qui restait toujours glaciale et parfaitement objective, il ne pouvait que comprendre cela. Lui même avait une sainte horreur de ne pas avoir de réponse à ses questions, peut-être bien une déformation induite par sa capacité à aller chercher les réponses directement dans les esprits.

Toujours est-il que leurs deux regards étaient rivés sur lui.

- Je ne cherchai rien de précis, dit-il sans en mener bien large. J'ai l'habitude de songer l'esprit des gens que je ne connais pas pour savoir à qui je m'adresse et pour m'assurer qu'on ne me ment pas.

C'était parfaitement vrai. Même s'il n'usait pas systématiquement de ce recours, par "politesse", il l'employait suffisamment souvent pour parler d'habitude. Généralement lorsque la situation exigeait des réponses rapides et précises qu'un simple interrogatoire ne pouvaient fournir, ou lorsqu'il avait besoin d'obtenir des informations de façon discrète.

Enfin en temps normal, mais cette fois, la discrétion n'était pas au rendez-vous. Peu de gens étaient en mesure de détecter une intrusion aussi superficielle, et bien moins encore d'en être protégés passivement. Ou bien gardaient-il sciemment des protections mentales permanentes ? Peu probable, mais dans les deux cas, il étaient tous deux des esprits puissants.

Peut-être s'attendaient-ils à des excuses de sa part, mais que ce soit la cas ou non, il n'avait aucune intention de leur en fournir. Jace était un télépathe. Lire l'esprit des gens était dans sa nature, il le faisait aussi facilement et naturellement que respirer, et cette faculté avait déjà sauvé bien des vies, y compris la sienne à de nombreuses reprises. Il était ce qu'il était et n'avait pas à s'en sentir coupable. D'autant plus que lire quelques pensées de surface était bien le moindre de ses talents, le moins intrusif, et parfaitement inoffensif. Il lui était déjà arrivé par le passé, dans une autre vie semblait-il, lorsqu'il était à la solde de Tezzeret, de transformer des gens en marionnettes dociles, ou d'anéantir complètement un esprit. A condition d'avoir du mana à disposition pour "doper" ses capacités, il pouvait faire à peu près n'importe quoi. Mais ce monde en était cruellement dépourvu.

_________________
avatar
Jace Beleren

Messages : 64
Date d'inscription : 15/05/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Kate Wase le Dim 15 Jan - 12:51

Avec une certaine stupéfaction, Kate se laissa baiser la main par Hadès. Elle ne savait pas trop ce qui était le plus bizarre entre le geste en lui-même d’un autre âge et le fait qu’un prétendu dieu grec des temps anciens utilisait l’un des codes de la courtoisie d’autrefois. C’était à la fois charmant et déstabilisant. Elle était au moins rassurée de voir que Klymenos ne s’offusquait pas de sa curiosité. Il se présenta alors et plutôt deux fois qu’une, enchainant tout un tas de noms qui ne trouvait guère d’écho dans la mémoire de la journaliste. Jusqu’à ce qu’il fasse mention d’Hadès. La belle tenta de se contenir pour ne pas afficher son incrédulité. L’homme qui lui faisait face prétendait être l’un des trois grands, rien que ça. Elle avait un peu de mal à y croire, pourtant la réaction de Jace parlait d’elle-même. Est-ce que ce dernier avait déjà entendu parler du panthéon grec ? Etait-ce la raison de sa panique soudaine ?

-Je laisserai à ma fille le soin de se présenter si elle le souhaite.

La dite fille eut un petit sourire. Elle était un peu étonnée que son père se montre si coopératif avec des mortels. D’habitude il ne leur faisait pas un très bon accueil quand ils venaient squatter son domaine dans l’Erèbe.
Bon, puisqu’elle avait le droit de se présenter… pour ce que ça changeait.

-Macaria, déesse de la mort heureuse, glissa la brune à mi-voix.

-Et j'ai trois adorables petites boules de poils qui sont censées être Cerbère, malheureusement. Je peux dire adieu à l'intimidation avec eux; quarante ans qu'ils sont des chiots. Par contre, si vous pouviez éviter de dire au reste de la famille que je suis ici ce pourrait être bien. Merci.

Cette fois, Kate le regarda avec des yeux ronds. Cerbère, trois petits chiots ? Elle avait l’impression d’être devant une parodie du panthéon grec. En tout cas Hadès n’était pas très… effrayant. Elle se méfiait d’avantage de Macaria. Il lui était plus difficile de deviner les pensées de la déesse derrière ce petit sourire qu’elle affichait. Et puis "mort heureuse", ce n'était pas un symbole très rassurant. Comment la mort pouvait-elle être heureuse.

-Euh… d’accord… répondit-elle.

Hadès s’était tourné vers Jace.

-Sinon, vous ne deviez pas répondre à une question ?
- Je ne cherchai rien de précis. J'ai l'habitude de songer l'esprit des gens que je ne connais pas pour savoir à qui je m'adresse et pour m'assurer qu'on ne me ment pas.

« Merci de ne pas me vendre », pensa Kate.

Hadès n’aurait probablement pas apprécié de savoir qu’une journaliste enquêtait sur le rapport entre son entreprise et un trafic de drogue. Alors que Macaria s’apprêtait à interroger Jace sur le monde dont il était originaire, un journaliste débarqua brusquement, un micro à la main. Son collègue caméraman attendait un peu plus loin l’autorisation de s’approcher.

-Monsieur Klymenos ! Auriez-vous quelques instants à nous accorder ?

Rapidement, il se présenta et donna le nom du journal pour lequel ils travaillaient. De son côté, Macaria toisa les deux hommes en silence, gardant un très mauvais souvenir des premiers journalistes qu’elle avait rencontré, lors des retrouvailles avec son père.
Saisissant l’occasion qui était trop belle, Kate s’exclama :

-On va vous laisser tranquille ! Monsieur Klymenos, je vous rappellerai si nous ne nous recroisons pas ce soir ! Bonne chance pour votre interview.

Et elle s’éloigna et embarquant Jace avec elle.
 

[HRP : Je propose de couper le rp ici pour permettre à ceux qui veulent d’aller voir ailleurs. Si vous n’êtes pas d’accord libre à vous d’empêcher Kate et Jace de partir d’une manière ou d’une autre =) ]
avatar
Kate Wase

Messages : 126
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Maitre du jeu le Lun 16 Jan - 15:50

Alors que la fête recommençait à battre son plein après l'arrivée de la Reine, la lumière de la salle du trône s'éteint soudainement et une voix se fait entendre, jovial et puissante. Normalement c'est à ce moment on devrait apporter le gâteau pourtant aucun serveur ne bouge. Peu de temps plus tard, une télévision s'allume et la voix continue de s'adresser à la foule présente dans la salle.


Le message ici:



C'est alors que certaines personnes se mettent à quitter leurs postes. Deux des gardes présents de le couloir se mettent à marcher en direction des différentes ouvertures de la salle du trône et les ferment successivement et tout à fait calmement. Une fois fait, ils solidifient le tout en se servant de chaînes de métal. Il est clair qu'ils enferment les personnes à l'intérieur. Enfin ils s'emparent des clefs ayant servi à bloquer les issues et les portent à leurs bouches afin de les avaler. Ils échangent un regard puis ils décident tout deux de sortir leurs armes de fonctions et de fuir l'endroit.


Dans la salle, vous pouvez entendre une musique s'élever : 
La musique:
https://www.youtube.com/watch?v=HjXxvooa-0g



Quelques instants plus tard, vous entendez la panique commençant à gagner les invités. Une chose est sûre, quelque chose a dérapé à l'intérieur.


Les deux hommes de la sécurité de mettent alors à parcourir les couloirs, n'hésitant pas à braquer leurs armes sur les différentes personnes qu'ils croisent sans tirer de coup de feu dans un premier temps.


A l'extérieur c'est la débandade. Les gardes ont été avertis de ce qui se produisait dans le palais et ceux-ci commencent à entrer dans le palais en nombres, traquant les intrus avant que quelque chose de grave ne se produise. Personne ne sait clairement ce qui se passe mais on sait une chose affreuse : La reine fait partie des personnes piégés.

Maitre du jeu

Messages : 14
Date d'inscription : 03/08/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Dans les couloirs du château [libre]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum