Prêt ou pas j'arrive...

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Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Mar 15 Nov - 13:20

Enfin il était l'heure de se préparer pour cette soirée tant attendu par le Joker. Non pas qu'il ne s'était pas préparé bien entendu, c'était même tout l'inverse étant donné le temps et l'investissement qu'il avait mit dans son futur projet de chaos pour l'occasion.  Tout était, il en était certain, totalement en place et n'attendait que ses ordres. Quelles étaient ses intentions en faisant tout cela ? C'était très simple : Il n'en avait aucune idée. On pouvait supposer que c'était là une façon de renouer avec ses anciennes habitudes et, même s'il ne le disait pas réellement, il avait l'envie d'attirer l'attention d'une certaine chauve-souris (sachant pertinemment pourtant que celle-ci ne verrait rien de son oeuvre. Quelle tristesse.)

Dans sa tour Wayne, le Joker s'apprêtait à revêtir ses habits de soirée. Près de lui s'approchait une Harley attirante en sous-vêtement prête à enfiler la robe rouge et noir qu'elle porterait à la soirée. Elle s'arrêta pourtant en voyant la mine concentrée de son cher monsieur J et vint se coller dans son dos, les bras sur ses épaules pour l'enlacer. Elle lui chuchota alors :

-Tu m'as l'air tout tendu poussin, peut-être as-tu besoin de te vider l'esprit... Pourquoi ne pas enfourcher ta Harley pour une balade rien que tous les deux... Susurra t'elle, sans cacher le côté érotisant de la chose.

Le Joker se retourna alors sur l'instant et porta sa main droite à l'oreille gauche d'Harley et tira dessus comme on le fait pour un enfant tout en lui expliquant, visiblement irrité :

-C'est un gros coup que j'ai préparé là Harley, ce plan se doit d'être une véritable oeuvre d'art à sa manière sinon c'est comme si j'avais travaillé pour rien. Tu comprend ça ?! J'attend beaucoup de toi Harley, comme des autres. Tu ne veux pas me rendre triste n'est-ce pas ?


C'est alors qu'un homme pénétra à son tour dans la pièce, sans même prendre la peine de frapper, tout sourire et un costume noir et maussade dans les mains. Le Joker lâcha immédiatement Harley et s'approcha de l'homme, saisissant le costume. Il l'inspecta puis déclara :

-Est-ce que j'ai reçu une invitation pour un enterrement ? J'espère pour toi que ce costume sait faire autre chose que m'ennuyer !


Sur ces mots, il redonna le costume à son homme de main qui louchait en direction de Harley. Il le tint devant l'homme, une véritable armoire à glace et le regarda, regarda Harley puis frappa soudainement l'homme au visage d'une bonne claque de cowboy.

-Et bien non, il ne protège pas des claques visiblement donc pas non plus des coups de poings... Il alla à son bureau et se saisit d'un Magnum. J'espère au moins qu'il protège des balles alors. Aller danse pied-tendre ! Déclara t'il en riant le sourire au lèvre et en se mettant à viser l'homme.

L'homme fonça jusqu'à la sortie sous une pluie de balle, il savait que le patron ne plaisantait pas. Presque au même instant, Harley appelait le Joker, un costume violet dans les mains :

-Poussin, que dis-tu de celui-ci, il ira avec ton sourire.

-Enfin je te retrouve Harley, heureusement que je peux compter sur toi !


Une fois changé, ils avaient pris la direction du Buckingham Palace et s'étaient mis à faire la queue. Le narrateur voudrait bien dire patiemment mais ça ne fait aucun plie qu'il mentirait, nous connaissons tous la patience du criminel. Quand enfin, au bout de longues minutes, ils arrivèrent devant l'homme de la sécurité, Jan Kerr lui lança un beau sourire qui lui fut rendu. Ils purent pénétrer à l'intérieur du palais où la fête battait déjà son plein.

Harley et Joker agissait comme un petit couple, l'homme tenant sa compagne à la taille, et ils se dirigèrent vers la grande salle où ils furent accueillit par un annonceur qui leur demanda leurs noms. L'envie était forte de déclarer haut et fort qu'il était le Joker mais il n'en fit rien, donnant son identité terrestre : Jan Kerr et Frances Quinnzel. Aussitôt l'homme les annonça et ils entrèrent, observant la foule se tenant face à eux. Certains visages se tournèrent vers eux, sans doute certains jugeaient la couleur violet peu conventionnelle mais qu'importait. Le Joker n'était plus à cela près après tout et écarta les bras pour déclarer à la foule d'une voix forte :

-Bonsoir à tous !

C'était un homme qui aimait attirer l'attention, cela ne faisait aucun doute. Après cela, il s'avança dans la pièce, observant les différentes personnes qui s'y trouvaient. Il nota, un peu plus loin, la présence blonde d'un collaborateur par exemple discutant avec une jeune femme et un homme. Il chercha le reste des personnes intéressante à cette soirée qui s'annonçait palpitante...
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Sam 10 Déc - 21:28

J’avais quitté le petit groupe d’Aïdoneus et sa fille. Ils ont dû sans doute déjà emmené leurs « amis » dans les jardins et les avoir enfermées et questionnées sur je ne savais quoi. Et le vagabond a dû sans doute prit la fuite et est allé se cacher dans une ruelle dégoutante de la capitale. J’étais un peu énervé, je devais l’avouer. Mais je ne devais pas m’emporter ainsi. Piquer une crise où faire une scène serait mal venu, surtout à un moment pareil. Avant tout, j’étais une ambassadrice pour l’association d’aide envers les femmes mal traitée. Pour cela, je me dirigeais vers un serveur et lui pris une coupe de champagne. L’alcool, la solution, et la cause de tous les problèmes qui existaient en ce monde.
 
Buvant avec classe, cette coupe de champagne, je me mis à observer les autres invités. Cela en devenait vite ennuyeux. Ils étaient tous regroupés en petit groupe, se mettant à glousser comme des dindes. Ils étaient tous si… Superficiel. Des gens, plus ou moins, influant, cherchant à attirer des faveurs pour toucher le pactole. Une bonne affaire ? Un trafic en route ou une corruption ? C’était ainsi dans le monde. Ceux de l’élite qui ne voyait que leur nombril, usant de rire obséquieux pour flatter leur ego et toucher à des avantages. Je serais prête à parier que la reine Victoria II ne connaissait pas le quart des personnes présentes ici. D’ailleurs, savent-ils qu’ils sont ici pour la reine ?
 
Je ne voulais pas perdre mon temps à parler avec eux. Des gens n’ayant que peu d’importance pour moi. Ne voyant que la surface des choses, ne possédant pas le moindre intérêt. Je prévoyais alors de rester encore un peu, et si la reine ne venait pas d’ici peu, je partirais pour retourner en Grèce. Me retournant, j’aperçus deux personnes au combien singulières. Leur tenue n’avait rien à avoir avec les couleurs uniformes mornes des autres invités. L’homme portait un costume violet et sa compagne une robe rouge et noir. Un bien étrange mélange qui me fit penser à des costumes de saltimbanques dans un cirque. Ils étaient originaux. Ils ne suivaient pas la mode de tous ces gens, de par leur tenue et leur comportement.
 
Cela me plaisait de voir ça. Des gens qui se moquaient des conventions sociales de la haute, vivant leur vie et ne se souciant de l’avis d’autrui. D’un autre côté, ils pouvaient s’amuser à jouer les provocateurs exprès. Dans ce cas, ils ont besoin du regard des autres et de leur avis. Ce qui ne serait pas mieux en réalité. La seule personne qui éveillait mon intérêt n’avait aucun intérêt pour moi. Mais qui étais-je pour juger ces personnes ? Je ne les connaissais pas et je pouvais tomber à côté de la plaque. Comment se nommaient-ils déjà ? L’annonceur l’avait bien crié. Des prénoms et des noms bien originaux. Jan Kerr et Frances Quinnzel je crois. Mais que faisaient-ils dans la vie pour avoir une tenue vestimentaire aussi extravagante et être invité dans une soirée aussi chic et distinguée ? Ils devaient être dans le monde du spectacle. La chanson peut-être.
 
Les autres convives semblaient méfiants par rapport au petit couple. Ce qui me donnait davantage envi de faire leur connaissance. Je posais mon verre dont je venais de terminer et m’approcha d’eux. Tendant ma main vers l’homme, je les saluais tout deux.
 
Médusa – Monsieur Kerr et Mademoiselle Quinnzel c’est bien ça ? Enchanté de vous rencontrer. Je me présente Megara Ioannis.

 
Quand je les regardais, ils me faisaient penser à une boite à surprise. Ils sont colorés et on se demandait ce qui se cachait à l’intérieur. Seront-ils des fous ? Des gens bien et amicaux ? Ou de vrai monstre ? Je me présentais à eux avec une très grande confiance en moi. Quoi qu’il pouvait se passer, je n’avais pas peur de ce qu’il pourrait se passer, je n’avais rien à perdre non plus à leur parler.
 
Médusa – Alors ? Qu’est-ce qui vous amènes à une telle soirée très chère ?

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Lun 12 Déc - 13:03

Le moins que l'on pouvait dire, c'était que l'entrée en scène du Joker et de Harley -Ou plutôt de Jan Kerr et Frances Quinnzel- avait suscité des émules au sein de l'assistance. Passe encore l'effet WOW qu'avait causé l'accoutrement des deux protagonistes, l'ajout par le Joker d'un salut collectif avait ajouté un peu de bizarrerie à ce couple. Immédiatement, le Joker put sentir le nombre important de regards qui s'étaient tourné soudainement vers eux et le moins que l'on pouvait dire c'était qu'il adorait ça. Il rendit à tous ces gens un sourire enjôleur et large.

Après cela, il s'était dirigé en compagnie d'Harley, véritablement ravie qu'on les traite comme une sorte de couple, en direction d'un serveur. Il approcha sa main du plateau qu'il tenait dans la main et saisit au passage une coupe de champagne. Il la porta à sa bouche et la vida d'une traite, du moins ce qu'il en restait suite à son geste assez brusque. Le serveur était un homme relativement jeune et aurait pu passer inaperçu auprès des autres convives. Pour le Joker il en était autrement. Il le connaissait, de vue et de profil psychologique, pour l'avoir engagé par le biais d'intermédiaire. Ses yeux jaugeant le jeune, il se mit à rire. Ses pions semblaient être plutôt bien placé sur le jeu d'échec de cette soirée. Le roi et la reine venait d'entrer en jeu, il avait aperçu son cavalier, restait plus qu'à prendre la reine adverse pour chambouler la partie.

Harley, quant à elle, prit délicatement sa coupe de champagne et se mit à boire doucement. Il fallait bien le dire : Elle était aux anges. Depuis toutes ces années où elle courait derrière le Joker, faisant tout pour lui plaire, enfin elle avait l'occasion qu'on la prenne pour sa compagne. Elle souriait, heureuse et oubliant totalement les événements qui allaient se produire. Elle prenait même des aises, venant allègrement se coller contre le Joker et profitant de la situation, devant tant de gens elle se doutait qu'il ne la repousserait pas. Elle continua à boire jusqu'à finir totalement sa coupe et alla la reposer sur une table.

Alors que sa compagne se détachait de lui, le Joker entendit l'entrée annoncée par le crieur : Catherine. Il avait entendu parler d'elle puisqu'il travaillait plus ou moins pour Utopia. Il regarda cette femme pénétrer dans la salle, se demandant soudain si, tout comme eux, elle était une personne d'un autre monde. Si son contact l'était, il n'y avait pas de raison qu'elle ne le soit pas. Il se mit à rire en pensant que ce qu'il préparait toucherai à la fois des badauds mais aussi ses "alliés". Harley revint et, voyant son monsieur J la tête tournée vers une autre femme, commença à se montrer jalouse. Elle lui mit la main à la joue et la tourna, sans aucune délicatesse, vers elle.

-C'est moi ta cavalière poussin, si tu veux regarder une femme regarde moi ! Lui dit-elle, visiblement irritée

-Ma chère Frances, reste à ta place. J'attend de toi un comportement irréprochable ce soir. Lui répondit le Joker avec sévérité mais toujours en souriant. Il serait dommage que ma compagne me déçoive et que je soit triste.


Si Harley voulut au départ lui répondre, le mot "compagne" sorti de la bouche de son cher et tendre mit fin à ses protestations et lui remirent des paillettes dans les yeux et de la brume dans le cerveau. C'était une méthode de manipulation si simple d'Harley. Il aurait été difficile de dire si le Joker le pensait, sans doute pas connaissant le personnage pourtant cela avait persuadé Harley qui se tut et vint se coller contre le bras de ce dernier avec un large sourire.

–Monsieur Kerr et Mademoiselle Quinnzel c’est bien ça ? Enchanté de vous rencontrer. Je me présente Megara Ioannis.


L'évoction soudaine de son nom surpris le Joker. Depuis son arrivée il avait certes suscité beaucoup de discussion mais personne ne s'était approché, sans doute faisait-il peur... Toujours était-il que l'arrivée était aussi soudaine que discrète, ce qui suffit à le surprendre. Il se tourna, de même pour Harley, et découvrit alors le visage de son interlocutrice. Et là c'est le drame : C'était une femme d'une grande beauté, de chevelure blonde et d'un taille de guêpe. Pourquoi drame ? Une femme aussi belle qui s'approche soudain de l'objet tant convoité par cette chère Frances, sans raison apparente en plus... Intérieurement pourtant le Joker riait, il savait ce qui risquait fort de se produire. Le Joker confirma simplement leurs identité d'un hochement de tête tout en saisissant la main de la jeune femme et lui faire un baise main, ce qui enflamma soudain les yeux d'Harley pour le plus grand plaisir de son "compagnon".

-Tout le plaisir est pour moi miss Ioannis. Répondit jovialement le Joker.

Bizarrement, Harley ne dit rien. Elle restait là, sur place sur bouger, observant la situation. A l'intérieur elle brûlait d'envie de s'armer d'une batte, de chausser des crampons à enfoncer dans les yeux de quelqu'un, de démembrer en bref, elle était tout à fait saine d'esprit à ce moment... Pourtant, voulant sauver les apparences, elle ne bougeait pas mais continuait de tenir le bras de Jan.

–Alors ? Qu’est-ce qui vous amènes à une telle soirée très chère ?


Le Joker prit une inspiration, voulant répondre à la question qu'on venait de leur poser mais c'est alors qu'Harley prit la parole, se positionnant subtilement en avant, légèrement devant son cher monsieur J.

-Mon mari et moi sommes ici sans doute pour les mêmes raisons que toutes les personnes ici, assister à l'anniversaire de la Reine et pouvoir rencontrer des gens d'influences. Il est toujours bon de trouver des alliés en toute circonstance. Il était important de préciser qu'elle accentuait ses paroles lorsqu'elle parlait de sa relation avec le Joker. Mon mari dirige un parc d'attraction non loin d'ici, il était normal donc que mon Jan se rende à cette fête...


Dans la tête du Joker se présentait plusieurs idées. Assommer Harley à l'aider des bouteilles en verre situé sur les tables ? Pas très discret... Lui boucher la bouche avec ses mains pour la faire taire, difficile à comprendre pour leur interlocutrice... L'envoyer lui chercher quelque chose très loin, elle risquait d'aggraver la situation... Bon, avant qu'elle n'en dise trop, le Joker décida de prendre la parole à son tour, la coupant magistralement.

-Ce que veux dire Frances, c'est que je dois me rendre dans ce genre de fête pour tâter de la couleur politique. Il est toujours bon de la savoir pour connaître l'avenir qui se profile. J'espérais cependant que cette fête ne soit pas aussi morne. Je trouve que c'est d'un ennui terrible. Regardez tout ces gens, j'ai l'impression qu'on assiste à l'enterrement de la reine plutôt qu'à son anniversaire. L'époque des saltimbanques me manque. Et vous Miss Ioannis qu'est-ce qui vous amène ici ? Je n'ai pas la chance de vous connaître alors j'aimerais savoir ce qui vous a poussé à venir vous adresser à moi.


Etait-ce une manière de calmer le jeu entre elle et Harley, sans doute un peu mais surtout une manière de mettre de l'huile sur le feu. C'est avec beaucoup d'envie qu'il attendit la réponse de son interlocutrice. Il se demandait si cette soirée allait se poursuivre par un meurtre ou non...
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Blanche-Neige le Lun 12 Déc - 19:29

[Précédemment : http://sempiternel.forumactif.org/t130-une-princesse-au-bal-de-la-reine#1335 ]
 

Blanche-Neige n’en menait pas vraiment large depuis que sa marâtre avait fait son apparition dans la salle. Elle aurait dû fêter sa victoire, après tout elle avait réussi à obtenir ce qu’elle convoitait : l’identité de Catherine sur Terre. Bien sûr, elle était plus qu’heureuse de la facilité avec laquelle elle avait pu s’approprier l’information, seulement ça ne l’empêchait pas d’être angoissée à l’idée de se retrouver aussi près de sa pire ennemie. Ce n’était pas comme si cette dernière n’avait qu’à claquer des doigts pour la faire tuer juste après le bal… mais non, cela n’allait pas arriver. Après tout elle était méconnaissable grâce au talent de maquilleur et de coiffeur d’Arsène et la seule chose qui pouvait la trahir était sa voix qu’elle allait bien se garder d’utiliser devant Catherine. Restait maintenant à garder un œil sur cette dernière pour étudier le visage et l’identité des personnes avec qui elle semblait proche pour en savoir plus sur ses activités et ses alliés. Elle pouvait mener des recherches sur internet bien sûr, mais elle ne trouverait pas forcément ce genre d’informations sur la toile.

Alexandrov était parti tenter sa chance et elle regretta presque que le sympathique bonhomme lui préfère sa belle-mère. Elle espérait juste qu’une possible alliance commerciale avec elle ne lui causerait pas d’ennuis.

Profitant enfin de leur solitude, elle chuchota discrètement à Arsène :


-C’est bien elle. Elle reprit un plus fort. J’ai besoin d’un verre tu veux quelque chose ?

Après avoir obtenu la réponse, elle se dirigea donc vers le bar… et se fit largement percuter par quelqu’un qui l’obligea à poser un genou à terre (ce qui, admettons-le, n’était pas dans ses habitudes princières) pour ne pas se casser complètement la figure. 


-Décidément, ce n’est pas mon jour… maugréa-t-elle.

Entre Alexandrov et le serveur tout à l’heure et maintenant, elle allait finir par croire qu’elle attirait les maladroits. Toujours est-il qu’elle se retrouvait à présent devant trois parfaits inconnus dont un qu’Alexandrov lui avait décrit un peu plus tôt. C’était juste mais elle ne leur était pas rentrée dedans, ouf. Jetant un œil mécontent derrière elle, elle avisa le serveur et fit la moue.

-Veuillez m’excusez mademoiselle ! Je suis confus !

-Il n’y a pas de mal, soupira-t-elle en se redressant. Vous ne vous êtes pas fait mal ?

C’était plus fort qu’elle, toujours s’inquiéter pour les autres avant de penser à elle.
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Arsène Lupin le Mar 13 Déc - 12:49

Au vue du regard que reçut Arsène suite à sa tentative pour noyer le poisson, il sentit qu'il venait non seulement de toucher une corde sensible, mais par la même occasion de jouer un solo de guitare avec, ce qui était, il faut le reconnaître, pas vraiment une bonne chose dans la situation actuelle. Il s'excusa intérieurement à la suite de ce regard mais garda ceci pour lui, ne voulant attirer l'attention d'Alexandrov sur eux. Néanmoins, ceci était aussi une manière de faire comprendre à Blanche, par des manières détournées, qu'il avait comprit qui était en réalité cette Catherine qui avait fait irruption dans la grande salle. Comment aurait-il put en douter au vue de sa réaction épidermique. 

Alexandrov ne sembla pas, quant à lui, remarquer la réaction de Blanche, ou bien n'en avait cure. Il semblait heureux de cette nouvelle arrivée et commença à répondre à la question qu'on lui avait posé avec un véritable enthousiasme. Il déclara à ses interlocuteurs qu'il ne savait rien de particulier à son sujet mais qu'elle était pour le moins importante aux yeux de la reine. Après quoi, il s'excusa poliment avant de prendre congé de Blanche et d'Arsène et entreprit visiblement d'aller la rejoindre.

-Merci de votre temps Monsieur Kalistarine, bon courage à vous. Lança Arsène en le voyant s'éloigner au moment où Blanche lui souhaitait bonne chance. Au moins ils étaient sur la même longueur d'onde à ce sujet.

Arsène se retrouvait à nouveau seul avec sa chère princesse. Ils regardèrent s'éloigner Alexander avant de finalement profiter de ce moment pour s'entretenir à voix basse :

-C’est bien elle.

-Je m'en doutais. Ça va aller ? Demanda Arsène, toujours à voix basse.

-J’ai besoin d’un verre tu veux quelque chose ? Demanda Blanche dans une voix soudainement plus forte.


-On ne laisse pas une femme boire seule voyons. Je veux bien une coupe s'il te plaît. Répondit-il avec un sourire réconfortant.

Après cette réponse, Blanche se tourna vers le bar et commença son trajet, évitant soigneusement les différentes personnes qui se présentaient à elle. N'ayant pas la place pour passer à ses côtés, Arsène la suivait légèrement derrière elle. Il gardait un oeil sur sa protégée mais ne pensait pas que la pire menace était extérieur. Il se demandait sincèrement comment allait Blanche à la suite de ses retrouvailles avec sa belle-mère. Il se doutait, au vue de sa réaction précédente, qu'elle en souffrait mais ne pouvait savoir jusqu'à quel point. Bien qu'Arsène restait activement concentré, il n'aperçut pas à temps le serveur qui percuta la jeune femme de plein fouet. Il vit alors sa princesse mettre genou à terre, ce qui semblait assez étrange au vue de son rang. L'homme s'excusa visiblement sincèrement et il entendit Blanche maugréer quelques mots. 

Après quoi, Arsène s'approcha de Blanche et lui tendit une main pour l'aider à se relever. Décidément ce n'était vraiment pas sa soirée. C'était à croire que si Catherine ne faisait rien pour les tuer, la malchance finirait par avoir raison d'elle. 

-Tu t'es pas fait mal Adaline ? 

Les yeux d'Arsène se tournèrent alors vers l'agresseur. Il découvrit alors le visage assez jeune d'un serveur qu'il reconnaissait comme étant celui qui avait déjà, précédemment, renversé la bouteille de champagne qu'avait rattrapé Alexander. Un accident arrive parfois, mais deux ? Avant que le serveur ne puisse s'échapper, Arsène attrapa l'homme par les habits se trouvant sur sa nuque pour l'empêcher de fuir. 

-Deux fois de suite vous causez des catastrophes sur la même personne... Pour un serveur vous êtes pour le moins maladroit. Vous êtes distrait ?


C'est alors qu'Arsène remarqua les personnes sur lesquels Blanche venait presque de chuter. Disons qu'au moins, ils avaient la chance de savoir à qui ils avaient affaire : Monsieur Kerr et sa compagne Frances se tenait face à une autre femme. Il les regardait, sans trop savoir ce qui venait de se produire.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Mar 13 Déc - 15:58

Monsieur Kerr se montra très gentleman. Le baise main, le ton courtois, il ne faisait pas si excentrique que cela. Ses bonnes manières lui firent honneur et je me sentais rapidement à l’aise. Libérant ma main, il s’apprêta à me répondre :

Harley - Mon mari et moi sommes ici sans doute pour les mêmes raisons que toutes les personnes ici, assister à l'anniversaire de la Reine et pouvoir rencontrer des gens d'influences. Il est toujours bon de trouver des alliés en toute circonstance. Mon mari dirige un parc d'attraction non loin d'ici, il était normal donc que mon Jan se rende à cette fête...

Je notais dans le ton de la compagne de monsieur Kerr, une certaine hostilité. Je savais reconnaître la jalousie quand je la voyais. Et madame Kerr, ou Quinzel en était remplis. Elle accentua le mot « Mari » pour souligner leur union et qu’il était donc « cœur prit ». Une jalousie qui rendait aveugle bien souvent. Elle devait croire que je cherchais à piquer son amour, ou que lui risquait de se détourner d’elle pour une autre femme. Loin était mon intention, mais je savais qu’il était quasiment impossible de faire entendre raison à ce genre de personne, alors je ne réagissais pas à sa façon de parler, restant calme, gardant mon sang-froid.
Reposant mon regard sur le mari, je demandais d’un air enjoué :

Médusa – Oh vous êtes marié ? C’est merveilleux je trouve. En plus vous travaillez dans un parc d’attraction, cela doit être amusant.

Jan Kerr semblait un peu froissé que sa femme ait parlé à sa place. Déjà, elle avait le droit de parler, mais peut-être que manifestant une certaine hostilité, cela l’est mis un peu mal à l’aise. Sans perdre une seconde, il s’empressa pour reprendre la parole, ne laissant le temps d’ajouter quoi que ce soit.

Joker - Ce que veux dire Frances, c'est que je dois me rendre dans ce genre de fête pour tâter de la couleur politique. Il est toujours bon de la savoir pour connaître l'avenir qui se profile. J'espérais cependant que cette fête ne soit pas aussi morne. Je trouve que c'est d'un ennui terrible. Regardez tout ces gens, j'ai l'impression qu'on assiste à l'enterrement de la reine plutôt qu'à son anniversaire. L'époque des saltimbanques me manque. Et vous Miss Ioannis qu'est-ce qui vous amène ici ? Je n'ai pas la chance de vous connaître alors j'aimerais savoir ce qui vous a poussé à venir vous adresser à moi.

Je me retournais un instant vers les convives qui nous entouraient, jugeant la description que venait de faire monsieur Kerr. Je ne pouvais pas dire que je ne partageais pas son avis. Cet endroit était d’une tristesse et d’un ennui. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus festive, sans être trop extravagant, profitant de l’occasion pour m’amuser un peu, et faire entendre la voix de l’association. Mais visiblement, l’endroit ne semblait pas si propice à cela. Je me mis à croiser les bras, avec un petit sourire au coin.

Médusa – Je dois vous avouer que je partage votre point de vue. Pendant un moment, j’avais oublié que nous étions là pour l’anniversaire de la reine, mais que nous étions à une réunion d’affaire morne comme vous dites.

Je me retournais vers le petit couple très coloré avec un large sourire, m’apprêtant à donner l’explication du pourquoi je m’étais rapprocher d’eux.

Méduse – C’est d’ailleurs le pourquoi je suis venu vous voir. Vous ne semblez ni morne, ni ennuyeux. Vous ne suivez pas la mentalité coincée de la plupart des gens ici.

Allaient-ils me contre dire ou approuver ce que je venais de dire ? S’ils disaient non, ils seraient bien étranges. J’imaginais que ce que je venais de leur dire serait perçu plus comme un compliment. Mon intention fut détournée lorsque j’entendis un étrange bruit au loin. Apparemment un serveur venait de faire tomber une invitée par accident. Quelle gaffe intolérable. Cette pauvre femme venait de tomber juste en face de nous. Elle était jeune et jolie. La jalousie de madame Franses ne devrait s’apaiser. On voulait du divertissement, on en avait, heureusement que ce serveur était là pour mettre un peu d’ambiance.

Médusa – Tout va bien ?

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Robin de Locksley le Mar 13 Déc - 15:59


La damoiselle me regardait bien énerver. Normal, je venais de la faire tomber par accident, manquant de peu de l’humilier. Fort heureusement, elle parvenait à éviter de se ramasser par terre en posant un genou au sol. Un réflexe peu élégant, mais j’avais l’impression d’y déceler une aptitude guerrière. Cela me fit remonter un souvenir, mais flou. Je n’avais pas le temps de me le mettre au clair, il fallait réparer les dégâts et disparaitre pour de bon.

Blanche-Neige - Il n’y a pas de mal. Vous ne vous êtes pas fait mal ?

Je fus agréablement surpris par sa considération. D’habitude, on voyait surtout les nobles ou autre riche s’emporter et traiter les serviteurs de tous les noms possibles, menaçant de le faire virer ou battre. Elle devait être différente. Je cherchais à rattraper le coup. La voyant se redresser, je lui répondis :

Robin – Tout va bien merci. Mais je suis vraiment désolé. Laissez-moi vous aider.

Elle était déjà debout, mais je voulais l’aider à s’arranger et à se nettoyer. Je pensais même retarder ma sortie du Palais en lui proposant à boire ou à manger. Je n’avais pas fait attention à l’homme présent à côté de nous qui était déjà présent pour aider cette dame. C’était lui qui l’avait aidé à se redresser. Sans doute, le cavalier de la soirée, et chevalier servent venant en aide à sa belle. S’expriment comme un seigneur dans la soirée, il demanda à sa douce :

Arsène - Tu t'es pas fait mal Adaline ?

Avant de recevoir une réponse, il posa sur moi un regard sombre. Il était courroucé par l’accident dont fut victime sa compagne. En y faisant bien attention, je reconnais ces traits. Ils étaient ceux que j’avais déjà failli éclabousser avec du champagne ou du vin, je ne savais plus, avant. Quelle poisse. Deux fois, je tombais sur les mêmes personnes, de quoi attiré l’attention et soulever certaines questions. Lui aussi semblait m’avoir reconnu. Je doutais fortement qu’en proposant à boire ou à manger ne suffirait à calmer cet homme. D’ailleurs, avant que je ne puisse faire le moindre geste, il m’attrapa au col de la veste des serveurs.

Arsène - Deux fois de suite vous causez des catastrophes sur la même personne... Pour un serveur vous êtes pour le moins maladroit. Vous êtes distrait ?

Mon pauvre ami, si tu savais qui j’étais. Ce n’était pas une prise sur le col de ma veste qui m’empêcherait de fuir. Mais je devais avouer l’évidence. Ce ne sera pas avec de belles paroles que j’arriverais à me sortir de guet pied. Je resterais coincé à essayer de m’expliquer et je risquais de me faire démasquer, si ce n’était pas déjà fait. Autant partir pour de bon, sans se faire attraper par la sécurité. Par chance, le regard de l’homme qui me retenait était poser sur un trio coloré qui regardaient le spectacle. La dame était tombée juste en face d’eux. Profitant de l’occasion, je m’assurais que la clef était dans la poche de mon pantalon, et avant que ce gentleman ne s’intéresse à nouveau à moi, je lâchais :

Robin – Désolé, mais je suis attendu.


Faisant un petit tour sur moi-même, je parvins à me libérer de ma veste rouge, l’abandonnant à la main du riche invité. Une fois libre, je pressai le pas pour disparaitre dans la foule. Les gens autour de nous commencèrent à être intrigué par une telle agitation et tournèrent leur regard sur nous. Certains allèrent sur moi, mais je faisais mine que tout allait bien et je me dépêchais à rejoindre les couloirs. Là-bas, je trouverais le matériel pour m’aider à fuir le château.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Mer 14 Déc - 15:34

Le Joker parvint visiblement à faire taire Harley de manière assez crédible car son interlocutrice se tourna pour observer un instant les invités. Alors que ses yeux fixés les autres invités, Harley tourna ses yeux vers son poussin et put se lire sur son visage un regard noir lourd de sens. Est-ce qu'elle allait réellement lui faire une scène au beau milieu des invités ? Visiblement oui. Pour réponse à ce regard, il lui lança un sourire large et sadique sous des yeux où pouvait s'exprimer la violence de cet homme. Il avait tout préparé de longues dates, ce n'était pas pour qu'Harley décide de tout saborder. 

A l'instant même où Miss Ioannis se tourna à nouveau vers le couple, les sourires tout à fait chaleureux revinrent sur leur visage, ou en tout cas sur celui de Jan. Harley quant à elle n'appréciait pas qu'une femme décide de venir roder autour de son monsieur J et le faisait allègrement sentir.

–Je dois vous avouer que je partage votre point de vue. Pendant un moment, j’avais oublié que nous étions là pour l’anniversaire de la reine, mais que nous étions à une réunion d’affaire morne comme vous dites.


Jan ris à la réponse que venait de lui donner cette jeune femme. Il était heureux que son point de vue soit partagé par quelqu'un d'autre qu'Harley. Les gens de ce monde n'était peut-être pas si coincé que cela finalement. Le reste de la soirée promettait d'être intéressant.
Harley cependant vit la réponse de la jeune femme comme une tentative d'amadouer son cher Jan en allant dans la même direction que lui. Bouillonnant malgré son sourire de façade, Harley but une large rincée de champagne tout en gardant les yeux sur cette femme.

–C’est d’ailleurs le pourquoi je suis venu vous voir. Vous ne semblez ni morne, ni ennuyeux. Vous ne suivez pas la mentalité coincée de la plupart des gens ici.


-Miss Ioannis, si j'étais une personne ennuyeuse je ne serai probablement pas à la tête d'un parc d'attraction ou bien celui-ci serait à mon image, délabré. Tout le zèle de ce genre d'endroit vient de la capacité de son directeur à y mettre son grain de folie et je peux vous assurer, "mademoiselle ?", que vous ne trouverez personne d'aussi fou que moi...

On pouvait voir la fierté qu'approuvait le Joker à parler de sa folie. Comment ça il n'y a pas de raison d'être fier pour cela ? Pour lui, atteindre ce niveau de folie et surtout ce degré de conscience de sa folie, ça tenait du génie. Il estimait que tout le monde était fou sans se l'avouer.

C'est alors qu'une jeune femme tomba littéralement à genou devant ce charmant groupe qui venait de se constituer. C'était une femme blonde assez jeune et particulièrement jolie. Aussi jolie que son entrée en scène était inattendue. La jeune femme avait mit un genou à terre, visiblement bousculé par un serveur qui fut rapidement attrapé par un homme. 

Sans perdre de temps, celui-ci tourna sur lui-même afin de se défaire de sa veste de serveur, laissant pour toute trace de son "crime" la veste qui était toujours dans les mains du gentleman. Autant dire que l'on tenait là sans doute l'évasion la moins discrète qu'il eut été donné de voir au Joker qui ne put s'empêcher de rire.

-Finalement cette soirée commence à devenir amusante.  


Harley observait la jeune femme fraîchement débarquée avec des yeux de prédateurs. Dans sa tête, il se passa milles et une façon de se débarrasser de ses deux rivales... Mais aucune ne trouva grâce à ses yeux. Instinctivement, elle se colla d'avantage à son Joker, prête à montrer les crocs. Au moins celle-ci était accompagnée par un homme. 

-C'est une drôle d'entrée que vous nous faîtes là, mademoiselle ? Où ai-je la tête, sans doute que je finirais par la perdre si elle n'était pas sur mes épaules... Ca me rappelle d'ailleurs de drôles d'histoires que j'ai vécu, trop longue pour vous les dévoiler, je me présente : Mon nom est Jan Kerr et voici Frances Quinnzel, ma... concubine. Oui Joker aurait pu reprendre le mensonge d'Harley et dire femme mais ça aurait été tellement moins drôle de laisser se tasser les choses. Et voici Megara Ioannis. 


Autant dire que ce que le Joker venait de faire était une véritable déclaration de guerre pour Harley qui fut soudain animé par le feu de la destruction. Ca, son "poussin" allait le payer très très cher...
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Blanche-Neige le Jeu 22 Déc - 16:35

Arsène s’empressa de l’aider à se relever et elle accepta bien volontiers la main qu’il lui tendait en le remerciant.


-Tout va bien merci. Mais je suis vraiment désolé. Laissez-moi vous aider.

Plein de remords, le garçon de salle voulu se racheter en lui proposant son aide. A vrai dire il n’y avait pas grand-chose à faire. Le sol du château était propre et sa robe n’avait pas été tâchée pendant la bousculade, c’était tout ce qui importait.  Cependant Arsène n’y voyait pas du même œil. Avec l’agilité qui le caractérisait si bien, il agrippa le serveur par le col.

-Deux fois de suite vous causez des catastrophes sur la même personne... Pour un serveur vous êtes pour le moins maladroit. Vous êtes distrait ?

… c’était aussi ce serveur tout à l’heure ? Elle ne s’en était pas rendu compte. Pas étonnant qu’Arsène réagisse, mais il attirait un peu trop l’attention en bousculant l’employé. Contre toute attente, le serveur fit la sortie la plus improbable de tous les temps en tournant sur lui-même pour se défaire de sa veste et en bredouillant une excuse lamentable avant de s’enfuir. Blanche-Neige le regarda partir, l’air complètement ahuris. Une petite sonnette d’alarme retentit dans sa tête : un homme qui l’avait bousculé à deux reprises et qui s’enfuyait comme un voleur une fois qu’il s’était fait un peu trop remarqué c’était terriblement louche. Devait-elle y voir un lien avec sa propre infiltration dans le château ? Avait-elle été repérée ? Elle était peut-être paranoïaque mais il y avait de quoi se poser de sérieuses questions.

-Tout va bien ?

Alors que la question avait fusé, elle entendit quelqu’un rire dans son dos.

-Finalement cette soirée commence à devenir amusante. 

Blanche-Neige pivota sur ses talons pour regarder celui qui se moquait de la situation et lui jetant un regard désapprobateur, n’appréciant pas l’idée de servir de divertissement malgré elle. Le directeur du parc d’attraction… elle se rappelait bien de la présentation que lui avait fait Alexandrov Kalistarine quelques minutes plus tôt. Apparemment il s’agissait d’un homme excentrique…

-C'est une drôle d'entrée que vous nous faîtes là, mademoiselle ? Où ai-je la tête, sans doute que je finirais par la perdre si elle n'était pas sur mes épaules... Ca me rappelle d'ailleurs de drôles d'histoires que j'ai vécu, trop longue pour vous les dévoiler, je me présente : Mon nom est Jan Kerr et voici Frances Quinnzel, ma... concubine. Et voici Megara Ioannis.

Excentrique et bavard… Peut-être un peu trop à un moment où elle pensait plutôt à s’isoler dans un coin avec Arsène pour lui demander ce qu’il pensait du comportement du serveur et envisager sérieusement de précipiter leur départ par sécurité.

-Enchantée. Je suis Adaline Colbert, répondit-elle. Et voici mon compagnon, Eustache d’Aramitz. J’ai l’impression que ce serveur se paye notre tête, soupira-t-elle en glissant un coup d’œil vers Arsène pour tenter de lui faire passer un message. Tu devrais peut-être essayer de le retrouver pour lui rendre sa veste. Je suis sûre qu’il n’a pas fait exprès de me bousculer mais je crois bien que tu lui as fait peur, conclut-elle avec un léger sourire.

Allait-il comprendre ce qu’elle lui demandait ? Si Arsène pouvait retrouver le garçon et s’assurer qu’il l’avait réellement bousculé par accident… quitte à l’intimider un peu pour le faire parler, en toute discrétion bien sûr, cela la tranquilliserait et lui éviterait de quitter prématurément le bal.
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Maitre du jeu le Ven 23 Déc - 17:11

La musique s’interrompit soudain et le silence se fit et des cuivres raisonnèrent, annonçant un évènement imminent.. Un homme prit alors place sur les marches de l’escalier et annonça :

-Sa majesté la reine Victoria II d’Angleterre !

Une femme fit alors son apparition, vêtue dans une robe chic et élégante et la tête surmontée d’une magnifique couronne. Elle n’avait pas beaucoup plus de trente ans à en juger par son apparence. Alors que le public s’inclinait sur son passage, elle traversa la pièce et prit place devant son trône, suivi d’un homme et d’une femme qui se postèrent de part et autre du grand siège, debout. Des conseillers peut-être ?

-Je tiens à vous remercier d’être venu si nombreux ce soir pour mon anniversaire. J’espère que vous apprécierez la soirée et que vous saurez vous amuser !

Sur ces simples paroles, elle s’assit sur son trône et fit signe aux musiciens qui recommencèrent à jouer.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Arsène Lupin le Mar 27 Déc - 13:24

Un court moment d'inatention, une seconde tout à peine pour regarder les personnes devant lesquels Arsène et Blanche venaient de faire irruption, une seul seconde suffit au serveur qu'Arsène avait attrapé par le col pour lâcher une phrase, une excuse plutôt, puis l'action se fit, rapide, nette et précise.

D'une manière incroyablement précise, l'homme tourna sur lui-même avec une grande agilité. Il était étrange de voir un homme aussi maladroit jusqu'à présent se doter d'une souplesse exemplaire en si peu de temps. Arsène vit l'action se faire sous ses yeux, voulut agir mais il était déjà trop tard, l'homme s'enfuyait en laissant au gentleman son manteau de serveur.

Le directeur du parc d'attraction fit alors remarquer à quel point il commençait à s'amuser de la situation, Arsène quant à lui ne s'amusait pas vraiment. Il tourna la tête, cherchant à discerner parmi la foule l'endroit où avait pu se réfugier le fuyard mais rien n'y faisait, la foule était compacte, empêchant ses yeux de percer jusqu'à sa cible. Il détourna alors son regard vers Blanche afin de connaître son avis sur la situation. Il vit son regard et comprit qu'ils se posaient sans doute les mêmes questions : Etaient-ils repérés ? Par instinct, Arsène glissa une main à la poche de la veste, discrètement mais ne sentit rien. Elles étaient vide et ne laissaient donc aucun indice sur l'identité du serveur.

Jan se mit alors à se présenter et à présenter les femmes qui l'entouraient. La plus proche de monsieur Kerr tenait sa main crispé au verre qu'elle tenait. Avant qu'Arsène n'ai pu se présenter à son tour, Blanche fit les présentations à son tour.

-Enchantée. Je suis Adaline Colbert,  Et voici mon compagnon, Eustache d’Aramitz. J’ai l’impression que ce serveur se paye notre tête. Tu devrais peut-être essayer de le retrouver pour lui rendre sa veste. Je suis sûre qu’il n’a pas fait exprès de me bousculer mais je crois bien que tu lui as fait peur.


Arsène regardait Blanche, vérifiant qu'il avait bien comprit ce message. Le sourire de sa cavalière était magnifique et aurait pu faire fondre n'importe qui pourtant il se douta qu'il n'était que de façade. Il observa le groupe dans lequel il devait, selon la demande de Blanche, la laisser. Certes la demoiselle qui accompagnait Jan Kerr avait l'air... Stressée... Et le directeur un peu étrange mais rien qui ne le laissa supposer qu'elle était en danger. Il soupira intérieurement, l'idée ne lui plaisait pas du tout mais il savait que Blanche avait raison.

-Je vais aller retrouver le pauvre homme pour m'excuser. En plus je crois qu'il a oublié son porte-feuille dans sa veste. Si vous voulez bien vous occuper de ma cavalière pendant ce temps je vous en serai infiniment reconnaissant monsieur Kerr. Dit-il en souriant.

Avant de partir, il posa une dernière fois ses yeux dans ceux de Blanche et lui fit un clin d'oeil discret. Je reviendrai vite pensa t'il en lui souriant. Il alla l'embrasser sur le front avant de se détourner et de s'enfoncer dans la foule à la recherche du serveur.

Quelques mètres suffirent pour qu'il ne fusse plus en vu de groupe. Il passa donc délicatement ses mains dans les poches de la veste pour vérifier son hypothèse quant au vide des poches. C'était effectivement le cas, ce qui ne lui facilité pas la tâche. L'histoire du porte-feuille égaré était un prétexte pour pouvoir prendre congé sans éveiller les soupçons. Il s'excusa poliment en se frayant un passage à travers la foule dès qu'il bouscula même légèrement un invité. Il n'avait aucune envie de se faire remarquer.

Finalement des cuivres annoncèrent une arrivée de plus attendue : La reine. Il l'observa descendre les marches, s'écarta en suivant la foule lorsqu'elle passa au travers et s'inclina tout en gardant toujours un oeil devant lui. Ne jamais regarder le sol, cela diminuait totalement son champ de vision et il se devait de le garder ouvert au maximum. Finalement elle partit s'asseoir sur son trône et remercia les invités d'être venus si nombreux. Après quoi la musique reprit son cours et Arsène put continuer ses recherches, non sans s'inquiéter pour Blanche qu'il avait laissé seule.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Mer 28 Déc - 10:36

La situation ne manqua pas d’amuser monsieur Kerr qui se moqua de cette pauvre jeune femme qui venait de se faire bousculer. De plus, sa présence, bien que remarquait, ne fit pas rire madame Quinzel. À son visage crispé, on pouvait deviner une hausse de jalousie. Qui que soit cette pauvre jeune femme, ce n’était décidément pas son jour. Elle se releva avec grâce et jeta un regard bien sombre à l’attention du directeur de Parc.

Joker - C'est une drôle d'entrée que vous nous faîtes là, mademoiselle ? Où ai-je la tête, sans doute que je finirais par la perdre si elle n'était pas sur mes épaules... Ca me rappelle d'ailleurs de drôles d'histoires que j'ai vécu, trop longue pour vous les dévoiler, je me présente : Mon nom est Jan Kerr et voici Frances Quinnzel, ma... concubine. Et voici Megara Ioannis.

Cet homme était vraiment original. Passant d’un fou moqueur à un gentleman jouait par un amuseur de cour. C’était déconcertant, mais amusant aussi. En tout cas, je m’abstenais de tout commentaire et de toute réaction. Je me contentais de baisser la tête en signe de salut distinguer avec un léger sourire. Mais pourquoi présenter sa compagne comme concubine ? Elle avait dit femme. À moins que cette pauvre créature rêve de s’unir officiellement avec son compagnon, mais que ce dernier désirait voir les choses autrement. Ou bien que ce dernier s’amuserait à la provoquer, comme il semblait s’amuser de tout et de n’importe quoi.

Blanche - Enchantée. Je suis Adaline Colbert. Et voici mon compagnon, Eustache d’Aramitz. J’ai l’impression que ce serveur se paye notre tête. Elle regarda son compagnon d’un air suspect. Tu devrais peut-être essayer de le retrouver pour lui rendre sa veste. Je suis sûre qu’il n’a pas fait exprès de me bousculer mais je crois bien que tu lui as fait peur.

Monsieur Aramitz sembla hésité de laisser sa cavalière seule. Pour cela, il devait y avoir un millier de raisons. La galanterie ou machisme prononcé, deux extrêmes envisageables. Mais il accepta avec courtoisie, mais un peu à contre cœur, je pouvais le sentir au son de sa voix.

Arsène - Je vais aller retrouver le pauvre homme pour m'excuser. En plus je crois qu'il a oublié son porte-feuille dans sa veste. Si vous voulez bien vous occuper de ma cavalière pendant ce temps je vous en serai infiniment reconnaissant monsieur Kerr.

Puis il disparut avec la veste du serveur en main. Le sourire charmeur pouvait troubler n’importe qui, mais j’ai appris à me méfier des gens de cet acabit. Quelque chose sonnait faux chez cet homme. C’était comme voir quelqu’un portait un masque et qu’on pouvait apercevoir des parties de son vrai visage. Ou dans un rêve, quand on essaye de bien distinguer un visage flou. En tout cas, il était parti, laissant sa cavalière en notre compagnie.

Médusa - Plus de peur que de mal. Nous sommes rassurés que vous alliez bien dame Colbert. Alors ? Demandais-je avec un sourire chaleureux. Quelle activitée faite vous dans la vie ?

Soudain, la musique s’arrêta d’un coup et tout le monde se retourna pour voir ce qui se passait. Un homme fit son entré et annonça bien haut et fort l’arrivé de la reine Victoria II. Sa majesté entrée avec honneur et grâce, vêtu d’une magnifique robe et portant fièrement la couronne. Accompagné de deux personnes, elles s’arrêtèrent devant le trône et deux sièges disposaient à côtés. Tout le monde s’inclina, tête baisser à son arrivé.

Victoria II - Je tiens à vous remercier d’être venu si nombreux ce soir pour mon anniversaire. J’espère que vous apprécierez la soirée et que vous saurez vous amuser !

Puis elle s’asseya sur son trône faisant signe pour que la musique puisse reprendre. À nouveau, la mélodie classique remplissait la pièce et de nombreuses personnes tentèrent de s’approcher de la reine, du moins, à s’assurer qu’elle puisse voir leurs courbettes et entendre les compliments.

Je la voyais de loin, ravis de la voir. Après avoir reçu ses compliments il y a des années, elle était devenue un peu ma reine favorite.

Médusa - J'essayerais de la voir si possible, quand la foule se sera un peu calmer.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Lun 2 Jan - 11:36

A croire que les femmes faisaient exprès de se masser autour du Joker afin d'énerver sa douce et tendre partenaire. Toujours était-il que la dernière arrivée n'était pas des plus désagréable. Le Joker observa la nouvelle venue des pieds à la tête, essayant de voir à quel genre de personne il avait à faire. Il ne cherchait pas vraiment à savoir si elle était gentille ou non, ç'aurait été beaucoup trop... Ennuyeux... Il tentait de discerner à travers la jeune femme le degré de folie qu'elle renfermait. 

Pendant ce temps, Harley luttait contre l'envie irrépressible d'enfoncer ses ongles dans les yeux des deux femmes pour avoir posé les yeux sur son poussin. C'était maintenant son verre qui faisait les frais de sa colère. Pauvre verre...

La jeune femme se présenta sous le nom d'Adaline Colbert, nom qui était totalement inconnu du Joker. Il avait déjà du mal à retenir le nom de ses compagnons d'Arkham, ce n'était pas pour retenir ceux des people lambda de ce monde. Elle présenta ensuite Eustache, son compagnon. Ce fut exactement la même chose : C'était un illustre inconnu.

Harley parut se détendre légèrement lorsqu'elle comprit que cette femme était accompagnée de son compagnon. Si cette femme était prise et surtout si l'homme à côté d'elle partageait son amour, elle n'avait théoriquement pas de raison de s'en faire...

Et vint alors qu'Adaline fit un sourire à son compagnon tout en lui demandant de bien vouloir partir à la recherche du serveur qui avait laissé un souvenir. Elle répéta dans sa tête : Cette *** (insérer ici une insulte quelconque) demandait, avec beaucoup de culot, à son compagnon de dégager pour lui laisser le champ libre avec son canard ! Si Harley souriait à ce moment, essayant de se montrer chaleureuse et bienveillante, c'était une expression de psychopathe qui s'en dégageait.

Eustache prétexta l'oubli d'un porte-feuille dans la veste puis s'écarta du groupe, non sans avoir donné un baiser sur le front à Adaline. Harley s'en serait presque sentie touchée, voir jalouse, le Joker n'essayait jamais de faire de même avec elle. Après quoi l'homme disparut à travers la foule.

Miss Ioannis eut à peine le temps de prendre la parole que des cuivres annoncèrent une arrivée tant attendue, celle de la Reine. Tous la regardèrent passer en s'inclinant respectueusement à son passage. Elle alla jusqu'à son trône avec toute la grâce royale, accompagnée de deux personnes. Un large sourire s'afficha sur le visage du criminel le plus recherché de Gotham : Il allait bientôt être l'heure de rendre cette petite soirée véritablement mortel !

Une fois qu'elle fut assise, elle remercia quelques peu les invités puis la musique reprit. La fête recommença à battre son plein, aussi morne qu'auparavant selon le couple de criminel. Miss Ioannis prit la parole à son tour :

- J'essayerais de la voir si possible, quand la foule se sera un peu calmée.


-Je vous souhaite bien du courage, j'ai bien peur qu'elle reste inaccessible pendant un bout de temps. C'est le désintérêt d'être reine ou roi.


Au moment où la fête reprit, un plan se monta dans la tête d'Harley. C'était une image soudaine qui aurait au moins pour but d'éloigner le prétendante qui lui faisait de l'ombre. Pour l'autre... Tant pis, de toute façon elle était trop moche pour avoir ne serait-ce qu'un effet sur Poussin ! La compagne du Joker attendit alors le bon moment, un moment où quelqu'un serait un peu trop proche d'elle derrière. A ce moment, elle leva son verre pour en boire le contenu et fit un pas en arrière discrètement, naturellement. La personne juste derrière elle la poussa sans le vouloir et sans réelle force. Harley se poussa en avant sous le choc et fit tomber sa coupe de champagne au pied de la très jolie jeune femme, éclaboussant légèrement sa robe pendant que les éclats de verre se répandaient au sol.

Les yeux d'Harley s'écarquillèrent, comme si la colère l'envahissait soudainement. Elle se retourna pour voir l'homme qui avait eu "l'impudence" de la pousser et, ni une ni deux, lui décocha une claque bien cinglante :

-Tu ne peux pas regarder où tu va espèce de croulant ! Décérébrés mental ! Abruti !


Le Joker ne put refréner un rire à entendre sa Harley s'emporter aussi soudainement contre quelqu'un. Harley quant à elle, continuait à jouer sa comédie comme une pro, semblant être la victime de l'histoire. Elle se retourna en direction d'Adaline et se mit à regarder le bas de sa robe sur laquelle on pouvait voir des éclats de verre et de champagne. Elle se mit même à genou pour observer cela de plus près.


-Très chère, je suis réellement confuse, votre si belle robe tâchée par cet INCAPABLE ! ce... (un grognement remplaça l'insulte, ne sachant laquelle choisir) Si nous laissons ces tâches comme ça, elle vont s'incruster dans le tissu. Venez avec moi, Harley se releva pour faire face à Adaline. Elle semblait encore plus belle de près, il faut immédiatement qu'on aille nettoyer tout ça.


Après quoi elle poussa Adaline devant elle, la conduisant jusque dans les toilettes. Là-bas au moins, elle ne ferait plus de gringue à monsieur J.

Le Joker observa les deux jeunes femmes s'enfuir. Comme à son habitude, Harley ne restait pas à sa place et risquait de faire échouer le plan. Elle aurait de ses nouvelles prochainement...
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Sam 7 Jan - 15:03

Joker -Je vous souhaite bien du courage, j'ai bien peur qu'elle reste inaccessible pendant un bout de temps. C'est le désintérêt d'être reine ou roi.
Médusa - Vous avez bien raison monsieur Kerr. Cela risque de prendre toute la soirée et je ne désire risquer de devenir aussi collante que ces personnes là.

La fête reprit donc, de façon aussi ennuyante qu’à son début. Le caractère coloré des deux directeurs de la fête foraine fut la seule chose vivante de la soirée. S’ils sortaient un serpentin de leur manche ou déclencher une danse plus vivante, ce serait parfait. En regardant tous ces gens, j’éprouvais une certaine tristesse. Nous étions là pour l’anniversaire d’une des plus grandes personnalités du monde, mais là plus part ne désirait que chercher son propre profit. Ceux venus pour la reine ne désirait qu’être bien vue de cette dernière et flâner après. Les autres voulurent rencontrer d’autres personnes pour conclure des contrats juteux et avoir de bonnes relations pour leurs projets financiers. Que de l’hypocrisie. Finalement, la musique fut bien choisie pour illustrer ce moment si joyeux pour le peuple, mais en réalité sombre pour nous.

Seul monsieur Kerr et sa compagne, madame Quinnzel égayaient un peu l’ambiance. Mise à part le serveur qui nous réveilla tous par son petit accident avec madame Colbert et que son compagnon partit retrouver. Il prétexta vouloir lui rendre son portefeuille, mais cela se voyait bien qu’il comptait régler son compte au pauvre homme. Un triste accident et le serveur devint la cible de l’ego de cet homme. Il devait se croire supérieur aux autres pour oser s’en prendre à un modeste employé, même si son comportement fut étrange.

Un autre incident vint animer la soirée. Mademoiselle Quinnzel fut bousculer et parvint à se rattraper juste à temps. Mais son vin fut renversé et tâcha la robe de mademoiselle Colbert. La compagne de monsieur Kerr se retourna vers l’homme l’ayant poussé aussi par accident et lui donna une violente claque.

Harley - Tu ne peux pas regarder où tu vas espèce de croulant ! Décérébrés mental ! Abruti !

Je fus au combien choquer par un tel comportement. Bien que leur caractère si peu conformisme soit ce qui m'a attirée chez eux, la voir injurier ce pauvre homme fut odieux. On aurait dit une gamine mal élevée. De quoi faire un peu tâche dans cet endroit. Mais il y avait quelque chose de théâtrale dans tout cela. Sa façon de chuter, et son rapide changement d’humeur. Ce n’était pas crédible, quelque chose n’allait pas. Quoi donc ? Je ne savais pas trop. Mademoiselle Quinnzel s’approcha de Mademoiselle Colbert et examina la robe tachée. Sa voix changea, pour devenir plus mielleuse. Cela sonnait faux. Mais je devais me tromper, car j’étais traumatisé depuis des siècles, alors je devais voir le mal partout.

Harley -Très chère, je suis réellement confuse, votre si belle robe tâchée par cet INCAPABLE ! ce *BEEP*. Si nous laissons ces tâches comme ça, elle vont s'incruster dans le tissu. Venez avec moi, il faut immédiatement qu'on aille nettoyer tout ça.

Nous regardions les deux femmes s’éloigner en direction des toilettes. Mademoiselle Quinnzel guida Adaline. Pour enlever cette tache, cela risquait de prendre du temps, le vin pouvait être bon, mais il était coriace à nettoyer sur des vêtements. Je devais faire taire cette petite voix dans ma tête qui me disait de rester sur mes gardes, elle allait me rendre paranoïaque. Dans ce monde, il n’existait plus aucun monstre ou dieu fou. J’étais plus en sécurité ici que chez moi où je fus morte un nombre incalculable de fois. Et puis, la sécurité était au rendez-vous, alors restons calme. Ce n’était pas comme si quelqu’un prévoyait une attaque de grande envergure avec ses complices ou qu’un voleur soit venu ici pour voler les inviter et qu’une horrible méchante reine se trouvait parmi nous. Non ! Nous étions bien loin de tout cela. Je me retournais vers monsieur Kerr pour poursuivre notre conversation et calmer mes esprits, agitaient à cause de l’ennui de la fête.

Médusa - Monsieur Kerr, pouvez-vous me parler de votre parc je vous pris. Est-ce un parc de genre "fête forraine", ou à thème ?

J’écoutais sa réponse tout en me demandant où en était le seigneur Hadès avec sa fille et leurs deux « amis ». Ils n’ont sans doute pas remarqué mon départ et doivent se débarrasser des corps dans les jardins. Que je pouvais être macabre. Finissant d’écouter Jan Kerr, je voulais lui demander des renseignements sur sa compagne. Elle était vraiment étrange. Un comportement de folle, et son altercation avec l’homme me firent me poser des questions. Et quand nous nous sommes rencontrés, elle manifestait de la jalousie.

Médusa – Et concernant mademoiselle Quinnzel, comment vous êtes-vous rencontrer ? Vous formez un si beau couple

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Blanche-Neige le Lun 9 Jan - 20:10

-Je vais aller retrouver le pauvre homme pour m'excuser. En plus je crois qu'il a oublié son porte-feuille dans sa veste. Si vous voulez bien vous occuper de ma cavalière pendant ce temps je vous en serai infiniment reconnaissant monsieur Kerr.

Il avait donc bien compris le message. Cela lui faisait mal de le laisser partir et s’exposer au danger seul, elle n’avait pas encore comprit que le véritable danger ne venait pas du serveur…
Arsène l’embrassa sur le front, sourire aux lèvres et elle le regarda partir avec un air attendri. Il fallait être aveugle pour ne pas voir quel tenait à lui. Mais la jalousie n’avait pas d’yeux.

-Plus de peur que de mal. Nous sommes rassurés que vous alliez bien dame Colbert. Alors ? Quelle activité faite vous dans la vie ?

Si Blanche s’étonna du « nous », elle n’en laissa rien paraitre et supposa que Megara Ionnis devait être proche des deux autres. Ca ne lui plaisait pas beaucoup d’être obligé de parler d’elle et donc de mentir à son propos mais elle sentait que Megara était bienveillante à son égard. En revanche, le regard de la compagne de Jan Kerr lui faisait froid dans le dos. Il se dégageait quelque chose de mauvais d’elle, elle le sentit tout de suite.


« Je ne vais pas manger ton fiancé alors ne me regarde pas comme ça, bon dieu ! », songea-t-elle.


La reine choisie cet instant pour pénétrer dans la salle. Blanche tenta de l’apercevoir, par curiosité, après tout ce n’était pas tous les jours que l’on rencontrait des rois et des reines. Cette dernière adressa un message de remerciement à son public et s’installa sur son trône, la musique reprit alors et avec, les conversations des gens.

- J'essayerais de la voir si possible, quand la foule se sera un peu calmée.

Pas elle, elle avait d’autres chats à fouetter. Arsène avait-il retrouvé ce serveur ? Est-ce que ça se passait bien de son côté ? Elle mourrait d’envie de le rejoindre. Peut-être pouvait-elle trouver un prétexte, allait chercher un  verre par exemple. Ce ne serait pas vraiment un prétexte d’ailleurs, elle avait vraiment soif. Mais les évènements devaient se passer autrement. Comme si le ciel s’acharnait sur elle, Frances Quinnzel renversa son verre de champagne et tacha sa robe. Elle se mit alors à insulter copieusement l’homme qui l’avait bousculée avant de se tourner vers elle et de se confondre en excuse. Blanche-Neige la sentit un peu trop mielleuse tout à coup et elle eut envie de reculer pour mettre de la distance entre cette inconnue et elle. Elle la mettait mal à l’aise.

-Il faut immédiatement qu'on aille nettoyer tout ça.

-Ce n’est pas grave… commença Blanche, qui était plus préoccupée à l’idée de retrouver son compagnon que de nettoyer sa robe. Il n'y a pas mort d'homme.


Mais Francès ne l’entendait pas ainsi et la força à avancer. Blanche-Neige finit par se résoudre à s’exécuter : plus vite elle ferait plaisir à cette hystérique et plus vite elle pourrait retourner dans la salle de bal.
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Mer 11 Jan - 13:45

Joker

Avec beaucoup d'amusement le Joker observa sa compagne -sa complice- s'éloigner en amenant avec elle la pauvre jeune femme que leur avait laissé le gentilhomme. Intérieurement, il se demanda dans quel état ce pauvre hère allait retrouver sa petite amie. Pourquoi il laissait Harley agir ainsi ? Tout simplement parce que cela l'amusait et aussi parce que cela ne perturbait pas le plan. D'ici peu, la soirée prendrait une autre tournure et si Harley ne voulait pas être au première loge et préférait s'amuser dans son coin qui pouvait la retenir ? De plus il était dangereux de contrarier les femmes comme elle. Elles ont tendance à être des animaux particulièrement territoriaux. Inutile de réfléchir très loin pour comprendre ce qui la poussait à agir ainsi.

Une fois qu'Harley eut disparu de son champ de vision, le Joker prit une coupe de champagne et la fit rouler entre ses doigts. Qu'il était étrange de voir un plan se dérouler à la perfection... D'habitude ses plans étaient très rapidement combattus avec force et vigueur... Qui sait peut-être y aurait-il un événement intéressant. Quelque chose la ramena pourtant à l'instant présent, cet instant ennuyeux, cet instant où il était impatient d'observer de l'intérieur la finalité. C'était la voix de Megara qui continuait à lui faire la conversation :

-Monsieur Kerr, pouvez-vous me parler de votre parc je vous pris. Est-ce un parc de genre "fête forraine", ou à thème ?


Ainsi voulait-elle en savoir plus sur son parc ? Ou bien voulait-elle simplement faire la conversation. Très bien au moins cela passerait le temps. Le Joker amena la coupe à sa bouche et en avala le contenu cul sec. Décidément, il préférait les cocktails de son parc...

-Je dirais qu'Amusement Mile est en quelques sortes l'incarnation de l'imagination. Est-ce une fête foraine ? Oui on peut dire ça, l'un des ses thèmes s'en inspire. Est-ce un parc à thème ? Aussi j'imagine vu le nombre de zones qui le compose et la diversité de celle-ci. Imaginez Amusement Mile comme un monde sur lequel se raccroche un nombre incroyable de mondes sans aucun rapport les uns avec les autres. En fait je fais clairement ce que j'ai envie et j'ai aucune idée de la finalité de mon parc en tête. C'est la preuve que le chaos est une chose magnifique et particulièrement attirante.


Megara sembla écouter avec une attention distraite la réponse que lui donnait le Joker. Elle avait à peine la décence de le cacher. Le Joker ne s'en offusqua pas et reprit deux coupes de champagne à un serveur passant à proximité. Peut-être penserait-elle que c'était pour elle ? Que nenni ! 

–Et concernant mademoiselle Quinnzel, comment vous êtes-vous rencontrer ? Vous formez un si beau couple.



-Oh Francy... Il avala la première coupe d'une traite comme auparavant, souriant et souriant, je l'ai rencontré dans un hôpital psychiatrique. La réponse avait était franche, directe, souriante, naturelle, bref tout ce qu'il y avait pour larguer une bombe avec toute la classe possible. Il laissa le temps à son interlocutrice de respirer avant d'éclater de rire. Non bien sur que non ! Frances est folle mais pas au point d'y mettre les pieds ! En réalité j'ai rencontré Frances à un moment de ma vie où personne ne comprenait où j'allais. C'est la seule à m'avoir compris. Il avala le deuxième verre sans broncher. Ca remonte à si longtemps... Que de si bons souvenirs ! Son sourire ne le quittait pas. Et qu'en est-il de vous Miss Ioannis ? Je dois avouer ne pas vous connaître, je dois bien avouer ne connaître personne à cette soirée. Remedons à cela, parlez moi de vous un peu.
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Ven 13 Jan - 10:16

La description de son parc me laissa quelque peu perplexe. J’avais du mal à bien comprendre ce qu’il voulait dire, ces paroles furent chaotiques, un peu comme quelqu’un qui inventerait une histoire à l’instant même, balançant tous ceux qui lui venaient à la tête. Pourtant, ces vagues explications me donnèrent une curieuse impression de déjà vue. Son parc me rappela fortement les portails reliant divers mondes entre eux, dont ma parler Hadès. Un bien curieux rapprochement, mais sans doute, une coïncidence. Rien de plus. Quelles étaient les chances que monsieur Kerr soit en lien ou connaissent ces portails ? Sans doute nul. Mais ce qui me frappa fut surtout son histoire avec madame Harley.

Joker - Oh Francy... je l'ai rencontré dans un hôpital psychiatrique.

Je fus sous le choc, le fixant comme si j’étais devant une toile abstraite et dérangeante.

Joker - Non bien sûr que non ! Frances est folle mais pas au point d'y mettre les pieds ! En réalité j'ai rencontré Frances à un moment de ma vie où personne ne comprenait où j'allais. C'est la seule à m'avoir compris. Ça remonte à si longtemps... Que de si bons souvenirs !

Commençant à mieux connaître le personnage, je me serais douté que monsieur Kerr aurait inventé, ou juste exagérer les faits pour se faire remarquer. Il était un homme de spectacle, donc la mise en scène comme les paroles étaient de son travail. Mais son histoire me rappela un vieux souvenir. Il y a un an à peu près, quand je fus sur le tournage d’un film, un groupe de l’équipe profitaient des moments de poses pour parler à tout le monde de vieux super héros qui combattaient des criminels mutant. Il me semblait qu’ils aimaient parler surtout d’un homme, une sorte de gangster qui aimait la destruction, complétement fou et qui séjournerait dans un asile où il tombe sur une femme qui deviendra sa partenaire de crime. Je ne me rappelais pas des noms, car ce genre d’univers ne m’intéressait nullement. Mais à force d’en entendre parler, on finit par retenir certains détails.

Joker - Et qu'en est-il de vous Miss Ioannis ? Je dois avouer ne pas vous connaître, je dois bien avouer ne connaître personne à cette soirée. Remedons à cela, parlez-moi de vous un peu.

Je fus surprise de sa question. Contrairement à beaucoup d’autres acteurs et actrices, je n’aimais pas trop parler de moi. Je me contentais de dire juste les grandes lignes de ma vie dans ce monde. Mais bon, j’avais demandé en première à monsieur Kerr, il était naturel qu’il en fasse autant. Ce serait mal poli de ma part de ne lui répondre à mon tour. Là aussi, je n’aurais juste qu’à lui dire les grandes lignes, sans parler de malédiction et de statues.

Médusa – Je doute que ma vie soit aussi amusante que la vôtre monsieur Kerr. Je ne suis qu’une actrice. J’ai joué dans quelques films et série. Mais sinon, je milite pour la cause des femmes dans le monde. Mais je dois avouer, vous concernant que votre vie semble aussi curieuse que votre parc.

Je regardais un moment la foule, qui était toujours aussi ennuyeuse. D’ailleurs, mademoiselle Francess et Colbert ne sont pas encore revenu. Une tâche de vin est difficile à retirer. Elles ne devraient plus trop tarder je pense. Revenant vers monsieur Kerr, je poursuivais.

Médusa – Vous semblez concevoir votre parc comme bon vous semble. Mais ce chaos que vous trouvez amusant, n’est-il pas perturbant à la longue ? Même pour vos clients ? Et je dois avouer, je suis curieuse de savoir quels thèmes se mélangent là-bas. Faites donc moi la publicité, je serais tenté qui sait de vous rendre une petite visite.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Lun 16 Jan - 11:45

Miss Ioannis à son tour décida de se prêter au jeu des questions réponses. Pas sûr que cela intéressa réellement le psychopathe criminel mais au moins cela eut le loisir de le faire patienter... Rectification : Le Joker bouillait intérieurement d'impatience, comme un enfant avant la distribution des cadeaux de noël mais n'en montrait rien extérieurement. Au lieu de cela, il semblait écouter attentivement la réponse que lui donna Megara avec un beau sourire :

–Je doute que ma vie soit aussi amusante que la vôtre monsieur Kerr. Je ne suis qu’une actrice. J’ai joué dans quelques films et série. Mais sinon, je milite pour la cause des femmes dans le monde. Mais je dois avouer, vous concernant que votre vie semble aussi curieuse que votre parc. 


La cause des femmes ? Si elle avait su ce qu'il avait l'habitude de faire endurer à Harley Quinn rien que pour le plaisir... Et le défoulement... Le compliment ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd non plus : Une vie aussi curieuse que son parc ? C'était totalement faux, le Joker avait une vie beaucoup plus curieuse.


–Vous semblez concevoir votre parc comme bon vous semble. Mais ce chaos que vous trouvez amusant, n’est-il pas perturbant à la longue ? Même pour vos clients ? Et je dois avouer, je suis curieuse de savoir quels thèmes se mélangent là-bas. Faites donc moi la publicité, je serais tenté qui sait de vous rendre une petite visite.


-Perturbant vous dîtes ? Je le pense plutôt exaltant. Il n'est pas rare que je décide, sur un coup de tête, de démonter une attraction ou un décor, pour le plaisir. Si mon parc avait une finalité, lorsque je l'atteindrais que me restera t'il comme objectif ? Je préfère me dire qu'il est en perpétuel transformation, dans un état de chaos qui lui est propre. En ce qui concerne les thèmes, ils sont particulièrement variés et...


Alors que le Joker était lancé dans une énumération des différentes zones de son parc, ce qui aurait été fastidieux et inutile, les lumières de la salle s'éteignirent alors. Dans l'ordre de la soirée, il était évident que cela avait à voir avec l'apparition d'un gâteau en l'honneur de la reine. Pourtant, dans cette obscurité, le Joker avait ce sourire représentatif de l'accomplissement d'un plan bien huilé. 

Au bout de quelques secondes, une voix se fit entendre à l'autre bout de la salle. Il connaissait bien entendu cette voix.

-Salut la compagnie, j'espère que ces messieurs dames profitent de la soirée comme il se doit. Je suis... Harley, l'image s'il te plait ! 


-A tes ordres poussin !

La voix était jovial, joueuse. Au moment où l'ordre fut donné, une lumière se fit dans la salle. C'était un écran de télévision qui venait de s'allumer. On pouvait y voir Harley Quinn s'éloigner de la caméra et venir se poster sur les genoux de son cher et tendre. Ils avaient l'apparence qu'ils ont dans les dessins animés de 1980. Les deux avaient de larges sourires sur leur visage.

"-Salut la compagnie, je suis le Joker et voici ma très chère Harley Quinn. Nous sommes ici pour souhaiter de tout nos coeurs, à supposer que nous en avons effectivement un, un joyeux mauvais anniversaire à la Reine ! Qu'il est triste de voir qu'aucun de vous n'est capable de s'amuser à une soirée aussi importante, la rançon de la richesse sans doute.

-Vous êtes tellement nuls... Ajouta Harley en tirant la langue dans une grimace de dégout, pouce vers le bas. Mais nous allons arranger ça mes agneaux !


-Harley voyons, on ne divulgue pas le plan avant la fin de la vidéo j'ai dit ! Il la repoussa sur le sol violemment. Car oui, tout cela fait parti du plan. Voyez-vous, je m'ennuie ferme et, vu d'ici, ça à l'air d'être votre cas aussi. Dit-il tout en observant la caméra comme s'il regardait les invités.


-On compte bien animer cette soirée comme il se doit !"


Pendant tout ce temps, les hommes de mains du Joker se mirent en place. Diverses personnes du service technique de la fête : Garde, serveur, cuisinier, etc... Certains quittèrent leur poste le plus naturellement du monde pour venir en direction des portes de la grande salle et de les refermer à clefs. Ils ajoutèrent même de grosses des chaînes afin d'en renforcer la fermeture. Peu à peu, la salle fut complètement bloquée et les invités parqués comme du bétail. 
Certains gardes tentèrent d'éteindre la télévision qui transmettait le message du Joker mais le message continuait encore et toujours, tout d'abord par audio avant d'être à nouveau transmis par une autre télévision. Rien ne semblait pouvoir arrêter "le plan".

"-Vous êtes tous ici à chercher à grappiller tout ce qui peut avoir de la valeur. Pourtant tout ça c'est une blague ! Tout ce que tout le monde croit "de valeur", tout ce à quoi les gens tiennent ! C'est un monstrueux et dément gag ! Alors pourquoi est-ce que vous ne pouvez pas voir le côté drôle !"


A ce moment précis, un homme poussa un chariot sur lequel se trouvait un grand gâteau rempli de bougie ou de cierge magique à travers la foule des invités. Bien entendu on l'arrêta très vite.

"-Pourquoi est-ce que vous ne riez pas !"


Le haut du gâteau sembla exploser soudainement, révélant un drapeau sur lequel était écrit : Rire à mourir ! Il s'en échappait aussi une musique: 
La musique qui en sort:
https://www.youtube.com/watch?v=HjXxvooa-0g
. Le tout donnait un aspect particulièrement glauque à la scène.

"-La vie est tellement plus amusante lorsqu'on rit, je vais vous faire essayer. Joyeux mauvais anniversaire ma reine !


-Bye bye, dit Harley tout en s'esclaffant avec le Joker qui sortait un pistolet de sa veste avant de tirer sur la caméra, coupant l'image."

A ce moment, les ventilations de la salle se mirent en route et s'échappa des bouches une sorte de fumée de couleur verdâtre que les invités pouvait facilement attribuer à quelque chose de très mauvais. Le venin Joker était en train de se répandre dans la salle, menaçant toutes les personnes qui s'y trouvaient enfermés. Ils ne pouvaient pas savoir que le Joker n'avait pas vraiment pour envie de tuer les personnes présentes. Il avait opté pour la version non létale de sa toxine.
Celle-ci ne causerait que quelques effets mineurs : Grosse crise de fou rire rendant la respiration difficile, des hallucinations, des difficultés à percevoir son environnement, en bref il était en train de droguer les personnes présentes. Le seul souci à prévoir était qu'une exposition prolongée au Smilex avait tendance à causer des dégâts irréversibles au cerveau de la victime...

Le Joker était heureux de voir son oeuvre en place. Il n'avait plus maintenant qu'à observer le spectacle. Intérieurement, il espérait qu'une chauve-souris sorte du lot...
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Dim 22 Jan - 15:27

Joker - Perturbant vous dîtes ? Je le pense plutôt exaltant. Il n'est pas rare que je décide, sur un coup de tête, de démonter une attraction ou un décor, pour le plaisir. Si mon parc avait une finalité, lorsque je l'atteindrais que me restera t'il comme objectif ? Je préfère me dire qu'il est en perpétuel transformation, dans un état de chaos qui lui est propre. En ce qui concerne les thèmes, ils sont particulièrement variés et...

Monsieur Kerr aurait pu continuer ainsi, si d’étranges événements ne s’étaient manifester. La pièce s’assombrit comme dans une salle de cinéma. Je pouvais d’ailleurs entendre certains invités s’esclaffer en poussant des « Haaaa ! » Comme si le spectacle allait enfin commencer. J’étais curieuse de savoir qu’elle genre de surprise nous attendait. Je ne pensais pas à quelque chose d’effroyable, qui l’aurait imaginé d’ailleurs.

Des voix résonnèrent dans la salle du trône. Elles m’étaient familière, mais je n’arrivais pas à donner un nom pour l’heure dessus.

Joker - Salut la compagnie, j'espère que ces messieurs dames profitent de la soirée comme il se doit. Je suis... Harley, l'image s'il te plait !
Harley - A tes ordres poussin !

Un écran s’alluma devant nous, éclairant l’ensemble de la salle. On croirait voir un dessin-animé, car les deux protagonistes étaient vêtus comme deux clowns effrayants, un homme en costume violet, peau blanche et cheveux vert, et une femme vêtu d’une tenue d’Arlequin. Voilà qui était bien étrange, inapproprié pour un tel événement. Déjà, quelque chose me disait que cela clochait, je sentais quelque chose de mauvais nous arriver et je n’étais pas loin de la vérité.

Joker - Salut la compagnie, je suis le Joker et voici ma très chère Harley Quinn. Nous sommes ici pour souhaiter de tout nos coeurs, à supposer que nous en avons effectivement un, un joyeux mauvais anniversaire à la Reine ! Qu'il est triste de voir qu'aucun de vous n'est capable de s'amuser à une soirée aussi importante, la rançon de la richesse sans doute.
Harley - Vous êtes tellement nuls... Ajouta Harley en tirant la langue dans une grimace de dégout, pouce vers le bas. Mais nous allons arranger ça mes agneaux !
Joker - Harley voyons, on ne divulgue pas le plan avant la fin de la vidéo j'ai dit ! Il la jeta au sol violemment, comme une chat qu'on chasserait de ses genoux. Cela m'horrifiais terriblmenet et fit crier la féministe qui était en moi.Car oui, tout cela fait parti du plan. Voyez-vous, je m'ennuie ferme et, vu d'ici, ça à l'air d'être votre cas aussi.
Harley - On compte bien animer cette soirée comme il se doit !"

Les souvenirs de la conversation entre les fans du plateau de tournage de comics me revinrent. Ils parlaient d’un psychopathe aux allures de clowns qui s’amusait à détruire sa ville. Mais comment s’appelait-elle déjà ? Je tournais la tête vers monsieur Kerr et son sourire vers l’écran me fit froid dans le dos. Des gardes voulurent éteindre l’écran, ce qui prouvait que tout cela ne faisait pas partit de la fête. Mais dès qu’ils parvenaient à le faire, un autre écran s’alluma, poursuivant le message effrayant de ce Joker.

Joker - Vous êtes tous ici à chercher à grappiller tout ce qui peut avoir de la valeur. Pourtant tout ça c'est une blague ! Tout ce que tout le monde croit "de valeur", tout ce à quoi les gens tiennent ! C'est un monstrueux et dément gag ! Alors pourquoi est-ce que vous ne pouvez pas voir le côté drôle !

Un homme emmena un chariot où fut placer un gâteau d’anniversaire avec des bougies magique, mais il fut arrêté de suite. Une horrible chanson française remplace l’orchestre habituelle avant que le Joker, ne mette lui-même fin au message en tirant dans l’écran. C’est alors qu’un étrange gaz s’échappa des murs et menaça de frapper tous les invités. Ces derniers, paniqués, se mirent à crier et à courir vers les sortis. Mais tous furent condamner. Nous étions retenus prisonnier dans cette salle, attendant une mort certaine. Je ne savais pas quoi faire. Fuir ? Mais comment ? Je ne voyais aucune issus, tout semblait boucler, même la reine ne pouvait être évacuer. Une idée me vint. Je fonçais à travers la salle et attrapa une chaise. Le plan était simple et traditionnel, je comptais utiliser ce meuble pour casser uend es fenêtre et laisser le gaz s'échapper à l'extérieur. Elles étaient grandes et longues, ce sera facile de les atteindre alors. Levant la chaise le plus haut possible, je commençais à frapper le verre avec, tentant de ne pas toucher un des vindités qui courrait dans tout les sens. Et cela fut durs par ces derniers qui ne se gênaient pas de vous bousculer pour sauver leur propre vie. Je frappais, refrappais plusiqueurs fois jusqu'à ce que le verre commençe à céder.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Mar 24 Jan - 11:04

Enfin l'heure était arrivée et devant lui se jouait la scène tant attendu. Avec des yeux brillants et pétillants, il écouta attentivement le message tout en commençant à juger de la foule. Il voyait les gens tout d'abord prendre une mine heureuse en s'attendant à voir le gateau, puis une mine absolument sérieuse lors du message, lorsque le gateau était entré en scène ce fut de l'angoisse puis enfin à la fin du message, lorsque le gaz commença à sortir des ventilations une panique totale. Il se félicita aussitôt de cet ascenseur émotionnel qu'il avait provoqué chez les invités.

Dès l'apparition du gaz, les invités se mirent à foncer en direction des issues et constatèrent avec effroi que celles-ci étaient totalement verrouillées. Néanmoins la foule se compressaient contre les issues pour tenter de sortir plus vite, écrasant littéralement ceux qui étaient contre les portes. Décidément la foule se comporte vraiment comme des moutons lorsque surgit le loup. 

Le Joker ne bougeait pas. Il se savait immunisé à sa propre toxine. Il ne paniquait pas avec les invités, au contraire il gardait un calme stoïque et observait les comportements. Déjà les gardes présent dans la salle se mirent soit à garder l'homme qui avait poussé le gâteau soit à entourer la Reine pour tenter de la faire fuir par une issue. 

Lorsque son regard revint vers Miss Ioannis, il ne la découvrit pas à ses côtés. Non pas qu'il se souciait réellement d'elle, bien au contraire mais puisqu'il était au beau milieu de l'action, autant jouer le jeu jusqu'au bout. Il s'approcha du buffet et se saisit de deux serviettes. Il mit la première devant sa bouche et se mit à chercher dans la foule sa précédente interlocutrice. Pourquoi ne cherchait-il pas Harley ? Parce que si une personne pouvait très bien se débrouiller c'était elle.

Les yeux du Joker se perdaient dans la foule, la traversait sans parvenir à discerner l'endroit où se trouvait miss Ioannis. Par endroit, il pouvait voir que certaines personnes étaient déjà sous l'emprise de son gaz ; En effet il pouvait les voir s'esclaffer, ne prenant plus en compte le côté atroce de la situation, et certains autres étaient visiblement en pleine hallucination. Certains même reprenaient le refrain de la chanson qui passait en boucle depuis l'explosion du gâteau. C'était tellement drôle à voir.

Finalement, un bruit attira l'attention du Joker, un gros bang sur les côté de la salle. Il s'étira le cou et vit une chaise danser au dessus de la foule puis frapper avec férocité la fenêtre. Ce n'est qu'en s'approchant qu'il fit l'auteur de ce geste : Miss Ioannis en personne. Il s'avança vers elle et, lorsqu'il fut assez près, il lui parla assez fort au-dessus du niveau sonore de la foule en délire :

-Vous devriez mettre ça devant votre bouche. Ce gaz se répand par les airs, cette serviette devrait pouvoir nous faire gagner du temps. D'autant que vos efforts vont accélérer la circulation de l'air dans votre corps et donc du gaz.


Les explications du Joker étaient exact, miss Ioannis n'allait pas tenir longtemps si elle s'acharnait à se montrer aussi féroce. Néanmoins il fallait reconnaître qu'elle avait eu du flaire en décidant de casser une vitre. D'ailleurs on pouvait voir que celle-ci était déjà assez craquelée et ne tarderait sans doute pas à se briser. 

Le Joker la regarda attentivement et s'efforça alors de l'imaginer dans son esprit avec un masque devant les yeux. Il prit pour cela quelques secondes puis déclara intérieurement : Non, elle ne ressemble pas à Batgirl. Dommage.


Il se tourna vers la foule qui continuait de s'agiter, comme des sardines au fond de cette boîte, et se mit à repérer du coin de l'oeil certaines personnes qui semblaient essayer de prendre les choses en main. Il pouvait voir plusieurs hommes mais aussi des femmes qui essayaient d'aider la foule comme il le pouvait. Certains d'ailleurs avaient eu le même réflexe que lui, peut-être en le regardant, de mettre une serviette devant leur bouche et d'en faire tourner d'autres. L'un d'entre eux avait même décidé de prendre les choses en main, s'était saisi d'une table avec un petit groupe, et tentait de s'en servir comme d'un bélier pour enfoncer les portes. A travers les hurlements et les rires, on pouvait entendre les ordres qui étaient donnés et les coup sourd contre les portes.

Instinctivement, le Joker regarda attentivement ces individus et décida de mettre devant sa main devant son visage. Ainsi il cachait à sa vue une partie du visage de ces personnes et tentait de savoir si elle pouvait remplacer Batou. Mais personne ne pouvait le remplacer même si les efforts étaient louable.

Car oui, la raison pour laquelle cette manifestation de sa part avait était orchestré, c'était déjà pour satisfaire sa soif de chaos. En effet construire un parc et le gérer était bien mais ennuyeux. Ici, il s'amusait déjà beaucoup plus. L'autre raison était qu'inconsciemment il aurait voulu que Batman apparaisse ou, tout du moins, que quelqu'un puisse lui faire penser au justicier. Sur ce point, il était véritablement déçu. 

Décidant que sa soirée était loin d'être terminée, le Joker se tourna vers miss Ioannis puis lui lança à voix haute :

-Il n'est pas question que je quitte les yeux sans avoir pu retrouver Frances. Avec un peu de chance elle n'était pas dans la salle mais tant que je n'en serai pas certain je reste ici. 


Et surtout il n'est pas question que je rate un seul instant de cette soirée riche en émotion ! finit-il dans son fort intérieur. La suite des événements promettait d'être véritable intéressant. Il savait que ses hommes de mains devaient se trouver dans le palais, tentant de s'enfuir par tous les moyens. Il ne connaissait pas son visage, ni celui d'Harley, ce qui faisait qu'ils étaient tout autant des cibles que n'importe lequel des invités. C'était tellement drôle de pouvoir jouer à la roulette russe !

Les portes n'allaient pas tarder à céder, le jeu allait pouvoir continuer !
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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Médusa le Ven 27 Jan - 14:45

Toute ma force passa dans les bras pour écraser la chaise contre la vitre. J’essayais d’aller aussi vite que possible avant que le gaz ne m’atteigne et ne contamine tout le monde. J’ai pu constater avec horreur les premiers effets de ce dernier. Ses victimes se mirent à rire comme des déments, à s’arracher la gorge et se tordre. J’imaginais alors le résultat final, mourir de rire, avoir une crise cardiaque ou étouffer par son rire. Quel mort abominable ! Ce Joker était un monstre, je ne voyais pas qu’elle était la raison d’un tel chaos ! Si ce n’était que par pur sadisme. La chaise se cognait et se rencognait sans fin contre le verre. Je fus soulagé de voir que le matériau transparent se fissurait et allait céder bientôt. Alors que j’allais donner un nouveau coup, monsieur Kerr me stoppa pour me passer quelque chose. Une serviette.

Joker - Vous devriez mettre ça devant votre bouche. Ce gaz se répand par les airs, cette serviette devrait pouvoir nous faire gagner du temps. D'autant que vos efforts vont accélérer la circulation de l'air dans votre corps et donc du gaz.
Médusa – Vous avez parfaitement raison. Merci monsieur Kerr.

J’attrapais ce mouchoir pour m’abriter la bouche et le nez. Mais je voyais ce nuage vert qui m’entourait peu à peu. Mon cœur s’emballa de peur de ne pas y arriver à temps. Je fus, par le passé, décapité et ensuite, mourir de rire. Ne pouvons-nous pas avoir pitié de nous ? Nous n’avions rien demandé et nous nous retrouvons à la merci du premier dingue venu. Si seulement Poséidon m’avait laissé vivre en paix comme je l’aurais souhaité, j’aurais vécu plus paisiblement dans une belle maison et avoir eu une vraie famille à moi. Mais cela était surtout à cause de ces mortels qui ont imaginé mon histoire ainsi ! Non, je ne devais pas succomber à la colère, je devais me repentir de cela.

Joker - Il n'est pas question que je quitte les yeux sans avoir pu retrouver Frances. Avec un peu de chance elle n'était pas dans la salle mais tant que je n'en serai pas certain je reste ici.

Crac ! La vitre se brisa en une centaine de petits morceaux de verre qui partirent se rependre à l’extérieur, hors de ma vue. Je fus soulagé de cela et encore plus en voyant une partie du gaz s’échappait, nous donnant un moment de répit. Mais plusieurs invités, affolés, se collèrent contre la fenêtre pour crier à l’aide et respirer. Je voulais intervenir pour les aider, mais ce fut impossible. Ils étaient collés les uns aux autres et me repoussèrent. Je râlais sur le moment, mais mon esprit me fit faire attention à ce que venait de dire le forain.

Mais oui, sa compagnonne des plus étrange. Elle était partie nettoyer la robe d’Adélaïde. Elles n’étaient toujours par revenu des toilettes. J’espérais que rien ne leur était arriver. Je gardais la serviette devant mon visage pour m’abriter du reste du gaz et me retourna vers monsieur Kerr. Il devait être des plus inquiet au sujet de madame Quinzel. Toutefois, je fus frappais par le calme olympien de monsieur Kerr. Contrairement aux autres invités, il ne manifesta aucun signe de crainte. Mais cela ne voulait rien dire, il devait être mort de peur intérieurement. Chaque personne manifestait ses émotions de différentes façons.

Médusa – Elle doit-être encore dans les toilettes. Elle est surement plus en sécurité que nous. Mais nous pouvons allez la chercher dans tout ce chaos.


C’était par bon cœur et envie de venir en aide aux autres que je proposais d’aller chercher sa compagne. J’ignorais totalement qu’en réalité, je me jetais dans la gueule du loup, essayant de ne pas céder à l’hystérie, mais me rendant naïve au sujet des autres. Mais dans une telle situation, il m’était encore difficile de deviner la véritable identité de monsieur Kerr. En réalité, comme pour la plupart des gens présents ici, personne ne se doutait de ce qui nous attendait encore.

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Re: Prêt ou pas j'arrive...

Message par Le Joker le Jeu 2 Fév - 22:33

Le Joker continuait son petit manège avec les différents invités qui tentaient de maîtriser la situation. Il mettait une main en couverture de ses yeux et observait les personnes. Sans vraiment le chercher, un petit sourire se dessina sur son visage calme et serein malgré ce qui se jouait. Il ne pensait pas, en imaginant son plan, que tant de personne se laisserait tenter par l’héroïsme plutôt que de paniquer. Les gardes de la Reine, quant à eux, étaient véritablement à la ramasse. A croire que tous les systèmes de sécurité laissaient à désirer...

C'est alors que la vitre se brisa sous les frappes de miss Ioannis qui ne semblait pas vouloir laisser tomber son idée. Dommage, il aurait aimé la voir se tordre de rire sur le sol. Néanmoins une foule d'invité se mit à se presser contre la fenêtre, la bousculant sans ménagement. Peut-être allait elle mourir piétiné finalement... Mais ce ne fut pas le cas. Au lieu de ça, elle parvint à se frayer un chemin et à retourner auprès du Joker pour lui parler au dessus de la foule.

– Elle doit-être encore dans les toilettes. Elle est surement plus en sécurité que nous. Mais nous pouvons allez la chercher dans tout ce chaos.


Au même instant, une autre fenêtre explosa dans la salle. Lorsque le Joker tourna ses yeux vers l'endroit d'où provenait le bruit, il découvrit un Alexander en train d'enlever les débris de verre pour faire sortir Catherine. Finement joué, il se mettait dans la poche un sérieux atout cependant comment justifierai t'il le port de cette arme ? L'homme continua sa course vers les gardes de la Reine et débloqua une seconde issue. Ce n'était visiblement pas une arme à feu qu'il possédait pourtant elle avait une sacrée puissance. Il finit le travail d'un coup de pied violent. Décidément, quel homme ! Il venait de sauver deux personnalités très importantes et, selon le Joker, ce n'était pas dénué d'intérêt personnel. Quel vilain coquin cet Alexander. 

-Je veux la même arme que lui ! Dit le Joker en battant des mains et souriant.

Est-ce que cela lui avait échappé, oui et non. En réalité, il se laissait entraîner par l'émotion de retrouver un peu un fête comme il les aimait. D'ailleurs il était drôle pour lui de savoir que ce "cher" justicier soit cet homme. Pour ce qui était de lui, il décida de ne pas le comparer à la chauve-souris. Il n'avait rien en commun avec elle. 
Les personnes encore présentes dans la salle commencèrent à se presser par les différentes ouvertures qui s'ouvraient à eux. Ils semblaient être un troupeau de mouton apeuré face au loup. S'ils savaient seulement que le véritable ennemi était dehors.

Le Joker ne se pressa pas, se contentant de marcher tranquillement derrière la foule qui évacuait. La majorité avaient opté pour les fenêtres conduisant immédiatement à l'extérieur mais les plus téméraires s'aventurèrent dans les couloirs. C'est là-bas que se rendait le Joker. Il sortirait par la grande porte une fois qu'Harley serait avec lui. Le hic, c'était qu'il n'allait pas forcément s'encombrer d'une gêneuse sur toute sa route. 

A son tour, il passa les portes de la salle, s'exposant à la panique des couloirs.
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Message par Médusa le Dim 5 Fév - 15:51

D’autres ont suivi la même idée en s’attaquant aux fenêtres. Une seconde venait d’être détruite, mais contrairement à la mienne, ce n’était pas pour faire évacuer le gaz, mais pour faire sortir la reine. Un homme venait d’utiliser une arme des plus étrange, comme si elle venait tout droit d’un monde futuriste. Je savais que niveau technologie, l’Angleterre avait fait un bond, mais cet objet était bien singulier. Monsieur Kerr semblait amusé à la vue de cet objet et exprima comme un enfant devant une vitrine, son désir d’en posséder le même. Mais comment faisait-il pour toujours tout trouver si amusant et garder son calme ?

Le forain se dirigea vers les couloirs. Sans doute désirait-il y retrouver sa compagne. Je tentais de le suivre, lui demandant de m’attendre. Mais Jan disparus dans la foule paniqué et je perdis sa trace. Je me sentais seule et désemparer. Je commençais surtout à ressentir les premiers effets du gaz. Mes muscles de mon visage commencèrent à s’étirer et très vite, je m’imaginais rire comme une démente. Comme les premières victimes riant à s’arracher la gorge, plier en deux. Il fallait les faire sortir d’ici au plus vite. Mais je n’y arriverais pas, si je finissais comme eux. Un premier rire s’échappa de ma bouche. C’était comme un signal d’alarme me faisant comprendre que je devais fuir.

L’accès aux fenêtres fut obstrué par des invités entassés en masse pour franchir une minuscule sortie. Je tentais alors ma chance vers les couloirs. Je serais le plus éloigné du gaz et de ses effets. Un second rire sorti, alors que je n’avais pas encore franchi une porte. Les traits de mon visage me firent de plus en plus mal, comme si on me tirait la peau et mes futurs rires devinrent de plus en plus difficiles à retenir. De mon côté, les gens s’écrasaient contre les portes, m’interdisant tout échappatoire par ici. J’ai dû les contourner, en lâchant deux rires bien plus longs cette fois-ci. Je croyais ne pas pouvoir m’en sortir, mais finalement, je trouvais une porte, un peu dissimuler derrière les tapis et rubans. Je forçais un peu la poignée pour arriver dans le couloir où d’autre gens courraient.

Ce fut un véritable cauchemar. À chaque fois que l’on pensait avoir une chance à s’en sortir, on retombait une fois de plus sur le danger. Ici, c’était plus petit, mais les gens affolés menaçaient de vous écraser et le gaz ne semblait être freiné. J’essayais encore d’avancer. J’allais là où il y avait moins de monde. Je ne pourrais vous dire ceux que je voyais exactement, car ces couloirs se ressemblaient tous, et je n’étais pas d’humeur à admirer la décoration. Mais ce qui était sûr, c’était ma rencontre avec cet homme. Un grand gars, tenu de serveur. Il prit peur en me voyant et me menaça avec… Une arme ?! Oui, il tenait une arme vers moi. Le regard trahissait sa propre peur et sa surprise de me voir à cet endroit.

Homme – Que… Stop ou je vais vous… !

Médusa – Non pitié je vous prie !

Hurlais-je de frayeur. Par réflexe, je voulais me protéger de lui avec mon bras. Mais cela ne me servit à rien. Bien que pour un humain lambda, il soit naturel de se protéger avec ses mains et bras face à tout type de danger, pour quelqu’un comme moi, c’était différent. Dans ce monde, la peur et la colère réveillaient en moi ma véritable nature, sans que j’y puisse faire quoi que ce soit. Alors que mon cœur allait me lâchait face à cet homme, mes cheveux se mirent à flottés dans les airs, s’agitant comme en plein vent, sifflant d’un air menaçant comme des serpents allant mordre. L’homme lâcha un cri de frayeur en voyant cela. Et, baissant le bras, bien en colère, mes yeux reptiliens devinrent brillants, foudroyant mon adversaire. Ce dernier ne fit plus le moindre geste, paralyser par ma malédiction, qui venait de me sauver.

Mes cheveux se taisent et retombèrent le long de mon dos, mes yeux retrouvèrent leur éclat bleu. Je restais également pétrifier devant ce que je venais de faire. Je savais que c’était cet individu qui m’avait attaqué le premier. Je n’avais fait que me défendre, mais… J’étais choqué tout de même. Après tant d’années d’effort, j’avais à nouveau usé de mon pouvoir. Je me sentais comme perdu, ayant échoué à quelque chose et ne savant plus quoi faire. Je me mis alors à crier aussi fort que tout le monde. Mes joues devinrent rouge sang et des larmes coulèrent en abondance de mes yeux. Je ne voulais plus rire, mais crier de rage présente. Et les paroles qui sortirent de ma bouche furent :

Méduse – Mais que ce passe t’il ici ?!


Et je continuais à sangloter. C’était comme si tout l’air dans mes poumons s’échappa rapidement, sans être renouveler, me faisant étouffer. Mais quelque chose d’autre se passait en moi. A chaque cri que je poussais, je sentais mon cœur s’endurcir. Le souvenir de ma vie de gorgone meurtrière me revenait petit à petit en mémoire. C’est alors qu’une évidence me vint, je ne pourrais sauver qui que ce soit où vaincre qui que ce soit en Mégara. Mais en tant que Médusa… Je pourrais faire la différence.

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