Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Lun 19 Déc - 16:53

Rome, 1886


La nuit était déjà bien avancée et les rues étaient relativement silencieuses. Acélia savourait cette tranquillité qui n’existait pas en journée. Rome était une ville bruyante et animée. C’était en partie la raison pour laquelle elle avait choisi de s’établir ici : qui disait foule disait facilité pour se fondre dans la masse sans se faire remarquer. L’intégration dans un nouveau monde était toujours un problème épineux à résoudre, il fallait s’adapter à la culture et justifier sa présence auprès des populations sans les alerter. La deuxième raison qui l’avait poussée à choisir cette ville était la proximité avec le Vatican. Lorsqu’une menace planait sur vous, mieux valait l’avoir à l’œil plutôt que de la laisser vous planter un couteau dans le dos. Acélia connaissait bien les chrétiens, elle les avait cotoyé à plusieurs époques et dans plusieurs mondes différents. Parfois pacifistes, ils étaient cependant réputés pour haïr la sorcellerie et tenter de l’éradiquer à tout prix. Acélia n’était pas une sorcière mais ses pouvoirs et ses connaissances des mondes et des sciences pouvaient la faire passer pour ce qu’elle n’était pas aux yeux des plus étroits d’esprit. C’était d’autant plus vrai dans un monde comme celui-ci où les créatures malfaisantes pullulaient et où l’Eglise avait créé un ordre secret pour éradiquer la menace.
Acélia avait longuement hésité à frapper directement aux portes du Vatican pour établir un contact. Après tout, les chevaliers de l'ordre saint étaient plutôt bien implantés dans les affaires ésotériques de cette planète, elle aurait peut-être pu gagner du temps en collaborant avec eux. Elle maitrisait assez bien la religion chrétienne pour se faire passer pour une croyante et elle aurait facilement pu mettre en scène une arrivée « divine » sur Terre avec ses pouvoirs, voire carrément se faire passer pour un ange avec les ailes et tout le tralala. Cependant il convenait de rester prudent dans un univers où les dieux existaient car il était difficile de prévoir leur réaction. En soi, elle ne craignait qu’à moitié le dieu chrétien qui était réputé pour intervenir très peu et de très loin dans les affaires humaines mais prudence était mère de sureté. L’anonymat lui offrait une liberté de mouvement appréciable. Il serait toujours temps de changer de stratégie plus tard, si elle n’obtenait aucun résultat. Pour le moment elle était satisfaite de sa solitude.
Les bas-fonds n’étaient guère bien fréquentés de jour mais c’était bien pire la nuit. Le silence relatif qui régnait était trompeur, le quartier grouillait de vie. Plus loin, elle distingua un bordel et un client ivrogne qui en sortait en titubant. Il fit une vingtaine de mètres avant de disparaitre dans une ruelle adjacente sans réaliser que deux hommes lui avaient emboité le pas. Acélia ne donna pas cher de sa peau, mais après tout ce n’était pas son problème. Se désintéressant de son cas, elle ouvrit une porte et se faufila dans le hall d’un bâtiment dont elle gravit rapidement les marches pour se retrouver sur le toit. Sa capuche n’avait pas bougé de sa tête et elle resserra sa cape autour d’elle. Il faisait frais ce soir. Elle ne cherchait pas particulièrement à camoufler son visage. L’avantage de pouvoir changer d’apparence c’est que l’on pouvait se permettre de rester visible, cela dit une capuche facilitait le changement de visage dans une rue. Elle s’était armée, préférant éviter d’user de sa magie pour se défendre d’une possible agression. Jusqu’à présent, elle n’avait pas eu besoin d’utiliser ses couteaux et elle songea que c’était une bonne journée.


Une bonne journée pour commettre un meurtre…

Acélia aurait préféré ne pas en arriver là, mais elle ne lui avait pas laissé le choix. Ces dernières semaines, elle avait débusqué une sorcière et s’était liée à elle, songeant qu’elle pourrait peut-être tirer parti de cette nouvelle « amitié » et ça avait été le cas dans un premier temps. Mais les choses avaient dérapé. Amanda avait commencé à s’intéresser de trop près à des magies dangereuses qui requerraient des ingrédients que le bon sens rejetait d’employer. Elle s’était d’abord fournis à la morgue sur des cadavres frais, puis avait voulu pousser plus loin ses recherches, commettant un premier meurtre, puis un second. Si Acélia se fichait éperdument des vies qu’Amanda prenait, elle s’inquiétait un peu plus du manque de discrétion de la sorcière. Le Vatican allait finir par venir mettre son nez dans leurs affaires occultes et cette idée lui déplaisait très fortement. Hélas, Amanda semblait incapable d’être raisonnée. Acélia avait donc finit par prendre une décision extrême : il était temps de mettre un terme à la stupidité de la sorcière. En soi, elle se fichait que la fille soit capturée ou tuée par le Vatican, le problème c’est qu’elle pouvait leur lâcher des informations susceptibles de la compromettre elle, et ça elle ne pouvait le laisser faire.

Perchée sur son toit, Acélia parcourut les rues du regard et s’arrêta sur une maison en particulier. Elle savait où frapper, une fuite de gaz était si vite arrivée… La distance et la précision de la frappe rendait l’acte un poil plus délicat mais rien d’impossible. Elle avait pris le temps de repérer l’emplacement des choses la dernière fois qu’elle avait rendu visite à Amanda, elle visualisait parfaitement l’intérieur de la bâtisse, la magie ferait le reste. Quelques instants plus tard, une formidable explosion retentit. Acélia observa le spectacle quelques instants, satisfaite. Il n’y avait eu qu’une victime, elle y avait veillé. Une sorcière de moins dans ce monde... Dommage, elle aurait pu être une alliée  intéressante. Il fallait croire que ce monde avait tendance à corrompre les créatures magiques autochtones.  Au moins, toute trace écrite compromettante avait été balayé par le feu.

N’ayant plus de raison de s’attarder, elle redescendit les marches d’escalier pour retourner dans la rue. Le bruit avait attiré de nombreuses personnes et quelques curieux courraient pour aller voir ce qui avait causé ce grabuge. Elle prit le chemin inverse et tenta de s’éloigner de l’incendie. Elle n’avait plus rien à faire ici.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Lun 19 Déc - 23:51

Jack savait que quelque chose clochait depuis quelques temps, il pouvait le ressentir jusqu'au plus profond de ses entrailles. Plus encore qu'une gêne, il remarquait à quel point cela pouvait lui nuire et nuire à son enquête. Il avait suivi les renseignements que lui avait laissé Blanche à propos de Lestat. Il avait effectivement retrouvé un appartement à l'adresse indiqué où se trouvait les personnes qu'il recherchait. Néanmoins le côté peu pratique de la chose fut que l'appartement était désespérément vide et nettoyé de fond en comble. Ici s'arrêtait pour l'instant sa traque du tueur de policier venu d'un autre monde. Devant ce nouvel échec, la chose qui clochait en Jack s'éveilla une fois de plus.

Garcin tenta de le retenir en France afin que Jack puisse s'y calmer et laisser faire la police, lui précisant qu'il en avait assez fait. C'était très mal le connaître que croire qu'il ne bougerait pas le petit doigt. Une rage intérieur le brûlait et il en connaissait la cause. Il avait mit longtemps avant de mettre le doigt sur son désagrément mais lorsqu'il en comprit la source, ses tourments n'en furent que démultipliés. 

Jack errait dans la rue, réfléchissant à ce qu'il convenait de faire à l'heure qu'il était. Il avait bien évidemment dit à Kate ce qu'il avait trouvé ou plutôt ce qu'il n'avait pas trouvé dans cet appartement et maintenant qu'il était au point mort dans son enquête, il décida qu'il était temps d'agir pour lui. Il prit la direction de l'aéroport le plus proche et s'embarqua dans le premier avion en partance jusqu'en Roumanie.

Jack savait la raison de son mal mais n'avait aucune envie de se replonger dans son passé. S'il l'avait fuit c'était pour une bonne raison, après tout il était exactement comme les monstres qu'il pourchassait. Après plusieurs heures de vol durant lesquels Jack eut tout le loisir de réfléchir à la situation et à peser le pour et le contre, le détective était certain de son choix : Il allait retourner les voir.

Il loua une voiture et retourna là où il avait fait ses débuts. Il pénétra à l'intérieur d'un château en ruine près d'une petite bourgade. Le moins que l'on pouvait dire c'était que les habitants n'avaient rien de chaleureux. Dans un pays aussi froid, rien de bien surprenant... 
Il s'enfonça dans les donjons à demi écroulé, il savait parfaitement où il devait aller. Au bout d'un couloir, il poussa une porte qui s'écroula sous sa poussé, révélant une salle obscure. Armé d'une lampe torche, Jack avança dans l'obscurité, sa main contre la paroi. Il tourna à plusieurs reprises avant de finalement voir ce qu'il était venu chercher.

Devant lui se dressait le portail qu'il avait emprunté voilà de ça près de 20 ans. Vingt années qu'il arpentait une Terre qui n'était pas la sienne. Autant dire que franchir pour la première fois ce portail avait été une expérience assez troublante. Sous ses yeux le château du Docteur Frankenstein s'était métamorphosé, devenant une ruine glaciale tenant à peine. Le reste du monde n'avait pas démérité, rien ne ressemblait à ce qu'il connaissait. L'adaptation avait été longue et douloureuse mais tout était mieux que son propre monde, monde qu'il s'apprêtait à rejoindre.

Jack s'avança d'un pas décidé vers son portail et le franchit. En une fraction de seconde, il retourna dans le château désert de ce bon vieux docteur. Il voyait encore les stigmates des combats qui avaient eut lieu dans cet endroit mais au moins tenait-il toujours en place. Il quitta prestement le donjon où se trouvait le portail, ne voulant rester d'avantage dans ce lieu plein de souvenirs...

Transylvanie - 1908

Il quitta le château et partit en direction du village. Il remarqua que celui-ci n'avait pas énormément changé si on oubliait la végétation sur certaines maisons et la présence de beaucoup moins de lumière qu'auparavant. Il semblait y avoir encore moins de personnes dans ce village. Jack s'avança en direction de l'un des villageois isolé, un vieil homme à la barbe grisâtre qui le dévisagea longuement. Jack, sans même prendre le temps de saluer l'homme lui demanda :

-Dis moi vieil homme, où sont passés tous les villageois ?

L'homme continua de dévisager longuement Jack avant d'écarquiller soudain les yeux. L'homme lâcha ce qu'il avait dans les mains et s'éloigna sans demander son reste en criant :

-L'étranger est revenu ! Les monstres vont revenir eux-aussi !


Jack comprit qu'il devait quitter le village avant d'être à nouveau la cible de menace. S'il avait oublié la raison pour laquelle il avait quitté ce monde, ceci lui aurait sans doute rafraîchit la mémoire. Il était étrange de voir comment un homme pouvait être traité lorsqu'il combat le mal. Sans attendre, il s'éloigna et prit une calèche de chevaux transylvanien.  La calèche le conduisit jusqu'à la mer où il embarqua sur un bateau en direction de Rome, dernier étape de son long voyage de retour. Il profita alors du chemin pour s'endormir, après tout il méritait un peu de repos avant la plus dure épreuve.

Enfin, il découvrit, ou plutôt redécouvrit, la belle Rome. Il connaissait bien cette ville pour y avoir séjourné longtemps, principalement vers le Vatican. Il se fit tout petit jusqu'à l'église. Personne ne sembla noter sa présence, il ne faisait pas de vagues, regardant bien droit devant lui durant tout son trajet. Son accoutrement était assez bizarre pour qu'il n'évite de s'attarder pour que les gens s'intéresse à lui. Après tout au dernière nouvelle il était recherché dans plusieurs pays pour ses "crimes".

Il poussa la porte de l'église et s'avança en direction du confessionnal. Depuis combien de temps n'avait-il pas fait cela ? Depuis sa mort, à elle, sans doute. Il avait fuit peu de temps après, laissant le soin à Carl de rapporter la mort de la créature, de la dernière descendante des Valerious ainsi que du comte Vladislas Dracula. Pour ce qui été de lui... Qui savait ce que Carl avait pu inventer. Comme si chaque mots pesaient lourd, un poids sur la poitrine le comprimant, Jack expira et se lança :

-Pardonnez moi mon père car j'ai péché. 

Une vieille voix frêle se fit entendre dans l'autre compartiment du confessionnal, réservé à l'homme qui été censé vous pardonner à la place du très-haut. 

-Je vous écoute mon fils.


-J'ai fui la réalité de mes actes plutôt que de revenir comme j'aurais du le faire il y a si longtemps.


-Dieu sait se montrer miséricordieux mon fils...


-Ce n'est pas qu'à Dieu que je demande pardon mais à l'Ordre.


La fenêtre se trouvant à l'intérieur du petit habitacle s'ouvrit alors soudainement, dévoilant la face encore plus défraîchit de l'homme à qui Jack devait rendre des comptes par le passé. L'homme dévisagea Jack, pendant quelques secondes sans trop y croire avant de dire :

-Van Helsing, vous êtes revenu ? Nous vous avons cru mort...


-Croyez moi que ce n'est pas l'envie qui m'a manqué mais je n'ai pas encore le droit au repos. J'ai besoin de voir Carl immédiatement.


Le vieil homme appuya sur un bouton et une des faces de l'habitacle s'ouvrit, laissant la place à une galerie menant à une sorte de laboratoire d'expérimentation. Van Helsing n'était pas des plus heureux de revenir ici, surtout au vu des efforts qu'il avait fait pour fuir cet endroit. Le vieil homme vint rapidement à sa rencontre et l'observa encore longuement, lui tâtant le visage sans trop y croire. 

-Je n'arrive pas à croire que vous soyez vivant, Carl avait pourtant dit que Dracula...

-Il n'a pas eu cette chance. J'ai fais ma part du travail et je suis parti souffler avant que vous ne m'envoyez à la mort une fois de plus. répondit Gabriel Van Helsing sèchement, taire la vérité plus longtemps ne servait à rien ici. Maintenant pourrais-je voir Carl ? J'aimerais m'expliquer avec lui sur ma prétendue mort.


Le vieil homme ne répliqua pas, visiblement le ton péremptoire du chasseur avait eu raison de la volonté de l'homme à faire expliquer à Van Helsing d'où il venait. Il n'avait ni le temps ni la patience de se lancer dans un nouvelle chasse aux monstres. L'homme le conduisit alors jusqu'à un frère dont les cheveux commençait sérieusement à tomber. Le frère, de dos, ne remarqua pas l'arrivée preste de Gabriel. Le vieil homme laissa alors le soin à Van Helsing de saluer son vieil ami qui s'esquintait les doigts sur une nouvelle invention tout en éclair.

-Carl ? C'est bien toi ?

Le frère se tourna immédiatement en entendant la voix, la reconnaissait visiblement malgré le temps qui s'était écoulé. Ses yeux se posèrent alors sur le frère qui n'avait pas beaucoup changé si on excepté les rides qui le marquait et ses cheveux beaucoup plus clairsemé. Carl sourit en reconnaissant son vieil ami et vint serrer Gabriel.

-Van Helsing, vous êtes en vie ! Ca fait combien de temps dîtes-moi ?

-Pas assez longtemps pour que je te laisse être aussi familier Carl. Dit le chasseur tout en le repoussant. Alors comme ça il paraîtrait que je suis mort au combat. J'espère avoir eu un bel enterrement. 


-Vous pouvez rire mais vous ne savez pas ce que j'ai vécu en annonçant la mort de notre chasseur de monstres alors que monsieur Van Helsing prenait la fuite.


-Tu t'en remettra. Carl, j'ai besoin de toi.


-J'ai la douloureuse impression que la dernière fois que vous m'avez dit ça, vous êtes mort et moi j'ai failli y passer aussi. De diable, que se passe t'il cette fois Van Helsing ?

-Le remède de Dracula n'est pas efficace.


A ces mots, Carl blêmi soudain et agrippa Van Helsing pour l'attirer dans un coin de la pièce, le plus loin possible des regards et des oreilles indiscrètes. Certes cela ne devait pas être des plus discret mais au moins on ne surprendrait pas la conversation qui pouvait être dangereuse dans cet endroit rempli d'argent.

-Qu'est-ce que vous voulez dire par : Le remède de Dracula n'est pas efficace ? 

-Ca ne va pas te plaire Carl.

-Donc c'est pire que ce que je pensais. Laissez moi réfléchir.


-Je n'ai pas le temps Carl, trouve moi une solution.


-Je n'ai pas de remède miracle Van Helsing ! C'est une malédiction, et comme vous le savez il est difficile de lever une malédiction. L'antidote de Dracula aurait du fonctionner normalement. Peut-être vous l'a t'elle injecté trop tard ?


-Assez tôt pour que je puisse en partie le contrôler mais pas assez pour que je puisse le faire éternellement. Il existe un moyen de l'arrêter ?

-Je ne sais pas. C'était dangereux de revenir ici pour vous. Pourquoi vous êtes venu ? Peut-être que vous auriez pu tenter de dénicher une sorcière pour vous aider.


-Les sorcières ont disparus Carl, trouve moi autre chose ! s'emporta Gabriel sans réellement le vouloir, attrapant Carl au collet sous les yeux ébahis des autres.

-Je ne sais rien de plus Van Helsing je suis désolé. Je ne peux rien faire pour vous. Je vous avait prévenu de la nécessité de vous injecter le remède à temps. Implora Carl.

Voyant que les regards commençaient à se tourner vers eux, Gabriel lâcha Carl qui reprit difficilement sa respiration. Il observa les voyeurs qui les regardait puis prit la direction de la sortie sans demander son reste. Sur le chemin, il vit que son arbalète était posée sur un table. Il l'attrapa au passage et s'en alla, la colère le gagnant. Il repassa par la porte du confessionnal rapidement et commença à s'éloigner de l'église quand la voix de Carl l'interpella. Il fit volte-face et vit le frère avec les bras chargé d'un manteau, un bandana et d'un chapeau ainsi qu'un gourde d'eau bénite. 

-Vous devriez commencer vos recherches dans les bas-fonds de Rome. On dit qu'une sorcière a logé là-bas. C'est pas grand chose mais ça pourrait déjà vous aider.


-Merci Carl. Et désolé pour tout à l'heure, je ne voulais pas te blesser. Tu n'y es pour rien, ce qui m'arrive c'est de ma faute. C'est à moi de réparer mes erreurs.


Sur ces mots, Van Helsing saisit son chapeau et l'enfonça sur sa tête. Il fit ensuite glisser la veste longue sur ses épaules et glissa l'eau bénite dans une longue poche où il sentit deux armes à feu ainsi que ses scies. Il mit la sangle de son arbalète sur son épaule afin de pouvoir l'utiliser en cas de problème, comme au bon vieux temps. Enfin bon...

-Rappelez-vous, les sorcières sont des créatures démoniaques. Normalement l'eau bénite devrait fonctionner à merveille sur elle. Mais si vous voulez en croiser une, il vous faudra surtout de la chance...


Carl fit un au revoir à son ami puis regagna l'intérieur de l'église qu'il venait de quitter. Le frère avait sans doute raison, Gabriel avait besoin de chance s'il voulait regagner son humanité à temps plein. Il se remémora alors sa discussion avec Kate et le bijou qu'elle lui avait offert. C'était un pendentif gravé de runes sans aucun sens pour lui censé porter chance à son porteur... Après tout, il ne perdrait rien à mettre la chance de son côté. Il mit alors à son cou l'amulette qu'elle lui avait confié puis passa son bandana pour passer inaperçu. Van Helsing reprenait la chasse.

Il ne tarda pas à trouver la maison dont parlait le frère. Elle était reconnaissable au fait que 22 ans auparavant, un incendie s'y était déclaré. On avait conclus à une fuite de gaz ayant tué la propriétaire des lieux et anéanti tout ce qui se trouvait à l'intérieur. Cela était bien entendu la version officiel du rapport. Les chevaliers de l'Ordre Saint avait des vus sur cette sorcière et voulait en informer le chasseur qui se trouvait, à ce moment, sur les traces d'un Chupacabra. Autant dire qu'à l'époque, Van Helsing n'avait pas eu besoin de s'en mêler pour que le monstre disparaisse. 

Personne depuis n'avait habité ce lieu réputé hanté ou, en tout cas, insalubre. On supposait qu'à cause du brasier, le logement menacé de s'effondrer sur lui-même. Sans perdre de temps, Gabriel poussa la porte, ou plutôt ce qu'il en restait, et découvrit le désastre de l'intérieur. Par précaution, il s'arma de son arbalète et avança pas à pas, veillant à ne pas poser les pieds sur les endroits les plus fragiles (Autant dire qu'il ne devait pas beaucoup poser le pied à terre ou faire très doucement). Il explora rapidement mais prudemment la demeure mais ne trouva aucune trace qui pouvait lui être utile. De cette maison, il ne restait véritablement rien.

Gabriel s'apprêtait à faire demi-tour et quitter cette demeure quand quelque chose l'interpella du coin de l'oeil. A un endroit de la pièce, le planché semblait différent. Il semblait tout aussi calciné que le reste mais différemment, comme si le bois qui avait été employé avait une nature différente. Gabriel s'approcha et posa un genou à terre pour observer l'endroit. A peine eut-il posé une main à terre pour vérifier son hypothèse qu'il entendit un gros craquement. Il voulut se lever main trop tard, le sol se dérobait déjà sous ses pieds et l'entraînait trois mètres plus bas.

Il s'écrasa lourdement au sol, savourant la douleur du retour de son métier. C'était une autre raison à son départ, être chasseur avait ses inconvénients. Il laissa tomber sa tête au sol et observa la nouvelle pièce obscur qui s'ouvrait à lui. Elle était tout aussi brûlée que les précédentes mais néanmoins paraissait beaucoup plus lugubres et sombre. Lorsque ses yeux s'acclimatèrent à l'obscurité, il découvrit qu'il s'agissait vraisemblablement d'une pièce dérobé servant d'atelier. Si à l'époque il ne s'était pas intéressé à l'histoire, la sorcière étant déjà morte, celle-ci prenait d'avantage d'intérêt soudainement. Il s'avança prudemment, récupérant l'arbalète qu'il avait fait tomber dans sa chute et écouta le moindre son de la pièce tout en avançant. Un Craquement sinistre se fit entendre sous ses pieds. Il baissa son arbalète et découvrit un squelette sur le sol dont il venait d'écraser la tête. Il se dit alors qu'il venait de retrouver la sorcière en question. Il fit un rapide signe de croix tout en disant un notre père rapide. Puis la colère le prit et il hurla en envoyant un coup de pied dans le crâne qui se détacha du corps et s'expulsa sur une étagère. 

Il vit alors très clairement tomber une sorte de petite pierre brillante au sol. C'était une des seules choses qui avait réussi à survivre à l'incendie. Il s'approcha, chercha à tâton dans la cendre, sentit la pierre dure, souffla puis la nettoya sur sa veste. Il découvrit alors une pierre de couleur rouge gravée dans une langue inconnue. Gabriel, qui observait toujours la pierre, sentit alors que quelque chose clochait, l'air semblait vibrer autour de lui, comme si un éclair allait frapper. Il vit alors la pierre dans sa main rougir encore et encore, jusqu'à devenir une véritable source de lumière. Sous lui, un sceau s'était formé, des lignes bleues se dessinant plus encore à chaque seconde. C'était un piège et il venait de tomber tout droit dedans. Il tenta de s'esquiver mais le sceau brilla d'une lumière intense et il se sentit parcouru de décharge électrique. Sa tête se vit soudain frappée d'une intense douleur, comme si on lui brouillait la cervelle. Il hurla de douleur.

Rome - 1886


Qui sait combien de temps dura le supplice ? Des secondes ? Des minutes ? En tout cas, Gabriel avait fermé les yeux et se tenait la tête. C'est alors que tout cessa soudainement mais tout fut remplacé immédiatement par une violente chaleur. Il ouvrit les yeux et c'était pour mieux s'apercevoir que le l'atelier cachait était en flamme. Le feu ne faisait pas que commencer, il faisait déjà rage, emportant tout ce qui se trouvait dans la maison et la fumée se cherchait d'intoxiquer les survivants. Gabriel réajusta son bandana devant son nez pour combattre celle-ci et se mit en route pour fuir cet enfer. Il remarqua qu'il avait gardé dans sa main l'artefact qu'il glissa sans y penser dans sa poche. Il s'avança dans l'atelier mais c'est alors qu'un corps en flamme émergea soudain dans la pièce et fondit sur lui. La chair était déjà calcinée ou boursouflé et on distinguait à peine le sexe de cette personne. Une chose était sûre, à la manière dont elle fondait sur lui, cette chose ne lui voulait pas du bien. 

Par réflexe, Gabriel arma son arbalète et tira une flèche pile dans la tête de l'enflammée qui s'écroula au sol, à peu près à l'endroit où il avait trouvé le cadavre. Ses yeux tournèrent à la recherche du trou qu'il avait fait dans la pièce mais il avait disparu. D'ailleurs il remarqua l'étrangeté de la pièce qui semblait plus... Récente... Il fit un notre père rapide, un signe de croix et lutta pour sa survie.

Combattant les flammes, Gabriel chercha un moyen de remonter jusqu'au rez-de-chaussé. Le temps pressait et il le savait. Finalement, il découvrit par delà un mur de flamme un escalier en ruine. Si il y avait escalier, il devait y avoir trappe. N'ayant pas le temps de réfléchir beaucoup plus, il sauta au travers des flammes, ses pouvoirs lycanthropique aidant à sauter relativement loin et vite puis il sauta en haut du petit escalier menant au niveau supérieur. La trappe ne lui résista pas et s'ouvrit sous le choc en grand. Elle claqua fortement au sol avant de se refermer, claquant d'autant plus fortement.

N'ayant plus du tout de temps, Gabriel couru vers la sortie et repoussa la porte qui s'ouvrit à la volée. Une fois à l'extérieur, Gabriel écarta son bandana et prit une grande bouffée d'air frais. Il avait presque oubliait ce qu'on ressentait à mettre autant sa vie en danger... Il observa le ciel et découvrit que le jour avait laissé place à la nuit. Il ne lui semblait pas être entré si tard dans la maison. Autre chose l'intrigua, une forme furtive sur un toit, disparaissant soudainement, une forme féminine. Gabriel tourna la tête pour observer un instant la maison, véritable brasier, mais c'est alors qu'une nouvelle chose le chagrina : Elle semblait moins décrépite qu'auparavant. Des sifflets alertèrent Gabriel, des policiers et des badauds n'allaient pas tarder à venir pour assister au spectacle et il n'avait aucune envie qu'on le prenne à nouveau pour un meurtrier. 

Gabriel se retourna pour partir et avait une petite idée de l'endroit où il désirait aller. Il voulait savoir si cette ombre sur le toit savait quelque chose. Après tout, il nageait en plein mystère alors même si cette ombre ne savait rien pour l'incendie, elle pourrait peut-être l'éclairer sur le reste. 

Gabriel longea littéralement les murs, restant dans l'ombre pour ne pas être repéré par les romains en approche. Certes il était dans les bas-quartier mais ce genre d'événement attirait inévitablement la foule. Il allait dans les rues de la ville, son bandana de nouveau sur son nez pour cacher son identité. Plusieurs personnes le dépassèrent, ne faisant pas ou très peu attention à lui, courant pour savoir s'ils pouvaient être utile à quoi que ce soit. Lui remonta la rue, cherchant à retrouver la forme qui se trouvait sur le toit.

Après avoir bien remonté la rue, il vit enfin, de dos, la forme féminine qu'il pensait avoir vu sur le toit près du lieu de l'incendie. Il pressa le pas, cherchant à la rattraper et, lorsqu'il fut assez proche l'empoigna par le dos, la retourna et la repoussa contre un mur dans une ruelle adjacente. 

Il faisait désormais face à une jeune femme plutôt belle mais peut-être aussi dangereuse. Après l'avoir observé, il s'écarta d'un pas et la mit en joue avec son arbalète.Il baissa alors le bandana, lui révélant son visage et son cou, tout en lui disant :

-J'aimerais bien savoir ce que vous faisiez sur le toit d'une maison à l'instant même où un incendie éclatait ? Certains pourraient penser que vous êtes du mauvais côté. Qui êtes-vous ?!
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Mar 20 Déc - 2:59

Comme elle s’en doutait, l’explosion avait attiré une foule de curieux, rien d’étonnant vu les circonstances. Elle hâtait le pas pour s’éloigner au plus vite des lieux lorsque quelque chose la saisit dans le dos, la poussa contre un mur dans une ruelle et la retourna sans ménagement. Sa capuche glissa alors et dévoila son visage. Acélia ne peut s’empêcher d’avoir un hoquet de surprise et porta instinctivement une main à sa hanche où se trouvait l’un de ses couteaux tout en regardant l’intrus avec des yeux ronds.


-Qu’est-ce que… ?

Elle interrompit aussitôt son geste en apercevant l’arbalète que portait l’homme qui la tenait maintenant en joue – elle ne risquait pas de se sortir de ce mauvais pas avec un simple poignard. Un peu plus loin, un corbeau observait la scène depuis un arbre et braquait ses yeux sur sa maitresse. Une question muette retentit dans l’esprit de la voyageuse : devait-il intervenir ?

« Pas maintenant, pensa Acélia à l’attention de l’oiseau, je peux gérer cette situation. »

L’animal ne dit rien mais continua à darder son regard sur la ruelle, prêt à intervenir au premier appel.
Cet homme était beaucoup trop lourdement équipé pour être un simple voyou des bas-fonds. Un frisson lui parcourut l’échine et elle commença à sérieusement s’interroger. Etait-il envoyé par le Vatican ? Merde ! Elle qui avait cru être discrète ! Elle n’eut pas besoin de forcer son air effrayé, elle l’était vraiment. Sa magie ne pourrait pas arrêter un carreau d’arbalète à une si courte distance, l’objet allait trop vite. Si l’homme tirait elle était morte. Bien sûr elle pouvait neutraliser le chasseur autrement mais elle n’avait pas encore décidé si elle devait dévoiler ses pouvoirs ou non. Si elle le faisait, il lui faudrait éliminer cet intrus sans faute ; elle ne pouvait laisser de témoin vivant et surtout pas un qui avait potentiellement pu être envoyé par l’Ordre.

Il retira alors  son bandana et dévoila son visage. Acélia jura intérieurement, elle reconnaissait ce faciès. Le héros de cet univers, rien que ça ! Si elle tuait Van Helsing elle détruisait l’histoire de ce monde. Sérieux, les chevaliers de l’ordre n’auraient pas pu lui coller un autre chasseur aux basques, genre un mec lambda et sans importance ?!

-J'aimerais bien savoir ce que vous faisiez sur le toit d'une maison à l'instant même où un incendie éclatait ? Certains pourraient penser que vous êtes du mauvais côté. Qui êtes-vous ?!

Génial, il l’avait vu jouer au chat perché. Bon… ben il allait falloir jouer les idiotes et prier pour que ça marche. Heureusement, elle avait quelques siècles d’expériences de comédie derrière elle, la manipulation elle connaissait bien. Il fallait bien ça pour se fondre dans les cultures des univers qu’elle visitait.

-Mais… mais enfin… comment aurais-je pu déclencher un incendie à une telle distance ?

Son regard oscillait entre lui et l’arbalète.

 « Ne tire pas, ne tire pas, bordel ne tire pas! »

-J’aime prendre de la hauteur pour observer la ville la nuit, cela ne fait pas de moi une pyromane ! J’ai eu la peur de ma vie quand j’ai entendu l’explosion et j’ai voulu fui…

Elle s’interrompit en apercevant quelque chose qui n’aurait pas dû se trouver autour du cou du héros de cet univers. Son expression passa de la peur provoquée par l’arme à l’incrédulité. Cet objet ne pouvait tout simplement pas se trouver là, c’était juste impossible. Elle avait mis un moment à remarquer le collier à cause de l’obscurité et du bandana qui le cachait partiellement mais elle avait pu apercevoir distinctement un symbole de pouvoir… une rune qui provenait de son propre univers. La situation lui échappait totalement mais elle savait maintenant qu’elle ne pouvait plus se contenter de baratiner son agresseur. D’une manière ou d’une autre, Van Helsing avait eu un contact avec quelqu’un de son univers et elle devait savoir qui et comment. Tant pis pour la discrétion.

Son expression changea alors du tout au tout et toute crainte déserta son visage. Aussitôt la magie afflua et s’attaqua aux muscles de Van Helsing qui se retrouva littéralement tétanisé. Ne connaissant pas le degré de résistance à la magie de l’incarnation humaine de l’ange Gabriel, Acélia ne perdit guère de temps en réflexion. Elle plongea sur le côté pour sortir de la trajectoire des carreaux et donna un grand coup dans l’arbalète pour obliger Van Helsing à lâcher prise. Une fois l’arme à terre, elle donna un de pied dedans pour l’envoyer promener quelques mètres plus loin et  se tourna vers son agresseur qu’elle attrapa au col pour le plaquer contre un mur. Il la dépassait facilement de deux têtes et elle se sentait un peu petite face à ce grand bonhomme. Heureusement que la magie jouait en sa faveur. Pour l’instant.

-Bien. Je ne vous veux pas de mal mais sachez que je n’hésiterai pas à vous tuer si vous me menacez à nouveau de quelque manière que ce soit, j’en ai largement le pouvoir. Souvenez-vous que c’est vous qui avez attaqué le premier…  maintenant répondez. Le collier que vous portez, qui vous l’a donné ?

Tandis qu’elle tenait toujours l’homme au col, son autre main vint écarter le bandana pour laisser apparaitre plus en détail le pendentif. Elle avisa rapidement les symboles inscrits sur le surface de devant et se rassura en constatant qu’il s’agissait d’un sort de protection basique. Rien qui ne risque d’entraver sa magie… restait à voir le verso. Etrange, cet objet lui était très familier… la forme du pendentif, le sens des gravures et la manière dont elles s’agençaient les unes par rapport aux autres… une pierre bleu enchassée dans des filaments d'argent...
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Mer 21 Déc - 13:09

Van Helsng était convaincu de son emprise sur la jeune femme. Tout d'abord il y avait eu l'effet de surprise de son intervention, dévoilant à son attention le faciès de la jeune femme jusqu'à lors dissimulé sous une capuche. Son visage était totalement inconnu à Gabriel, raison de plus pour ne pas baisser sa garde face à elle. Il ne savait pas ce dont-elle était capable.
Par la suite, en la mettant en joue avec son arbalète, il s'assurait qu'elle ne puisse, en cas de juste, pas éviter le carreau qui viendrait se loger en elle. Bien entendu, Gabriel n'avait pour l'instant aucune raison de la tuer : Raison pour laquelle la jeune femme était toujours en vie.
Enfin, Van Helsing nota la lueur qui était passé dans les yeux de la jeune femme en découvrant son visage. Il comprit, ou plutôt supposa t'il, qu'elle le connaissait au moins de réputation et savait qu'il n'était pas du genre à faire de cadeau à ses proies. Son regard continuait de fixer la jeune femme, guettant le moindre de ses mouvements comme un chasseur le ferait face à sa proie. Ses muscles étaient en alerte, son doigts crispé sur la détente de son arbalète.

La jeune femme tenta alors une explication à sa présence sur le lieu de l'explosion, prétextant bien évidemment n'être pour rien dans l'incendie de la maison qui avait failli lui coûter la vie. Le moins que pu se dire Gabriel, c'était que cette femme, si elle mentait, jouait plutôt bien la comédie. Le problème était qu'à trop d'occasion il avait fait face à de fieffé menteur et que cette ruse ne marchait plus sur lui.  

-Mais… mais enfin… comment aurais-je pu déclencher un incendie à une telle distance ? J’aime prendre de la hauteur pour observer la ville la nuit, cela ne fait pas de moi une pyromane ! J’ai eu la peur de ma vie quand j’ai entendu l’explosion et j’ai voulu fui…


Si son baratin tenait la route jusqu'à présent, son interruption soudaine en dévisageant Gabriel lui donna beaucoup moins de crédit. Son expression changea soudainement du tout au tout, montrant bien qu'elle ne craignait plus de se retrouver face au chasseur. Gabriel voulu réagir mais il sentit ses réflexes ne pas suivre ce que voulait son cerveau. Il tenta de suivre de son arbalète le déplacement de sa cible mais son geste semblait considérablement ralenti, comme si ses muscles ne répondait pas correctement. Certes il n'avait pas chassé depuis longtemps et était peut-être un peu rouillé mais cette explication ne lui convint pas.

Avant qu'il ne puisse réagir, un coup de pied éjectait son arme au sol, un autre l'écartait au loin pendant qu'il luttait contre son propre corps et enfin la jeune femme l'attrapa au col et le repoussa violemment contre le mur. Il heurta sans ménagement la pierre qui se trouvait derrière lui. Le tout s'était déroulé en quelques secondes à peine. Ce n'était pas du hasard ni de la faiblesse de sa part, il penchait plutôt pour avoir été sous l'emprise de magie. La jeune qui lui faisait face n'était visiblement pas à prendre à la légère. Il lui semblait désormais tout à fait clair qu'elle était assez puissante pour lui causer de gros problème, peut-être même le tuer.

-Bien. Je ne vous veux pas de mal mais sachez que je n’hésiterai pas à vous tuer si vous me menacez à nouveau de quelque manière que ce soit, j’en ai largement le pouvoir. Souvenez-vous que c’est vous qui avez attaqué le premier…  maintenant répondez. Le collier que vous portez, qui vous l’a donné ?



Le tenant toujours par le col, l'étranglant en partie, la jeune femme lui repoussa son bandana pour faire apparaître à ses yeux le pendentif que lui avait confié Kate. Son attention se focalisa visiblement sur le porte-bonheur, comme si elle semblait le reconnaître. S'il ne lui avait pas spécialement porté chance jusqu'à présent, celui-ci lui laissait désormais une petite fenêtre d'action pour agir. Son corps continuait à être comme tétanisé, compliquant le moindre de ses mouvements, mais il tenta le tout pour le tout. 

-Sorcière, n'est-ce pas ? Vous ne devriez pas faire de menace que vous ne pourriez pas tenir. Ce porte-bonheur m'a été donné par une femme de ma connaissance, je n'ai pas pour habitude de trahir mes sources. Si vous voulez bien m'excuser. Je n'ai pas l'intention de vous tuer mademoiselle, loin de là, mais je n'apprécie pas qu'on me menace.

Tout en accaparant l'attention de la "sorcière" qui lui faisait face, Gabriel mit une main discrète dans sa poche et se mit à dévisser doucement le bouchon de son récipient. Il ne fallait pas se précipiter pour ne pas éveiller les soupçons. Chaque mouvement lui semblait lourd. Il aurait pu sortir ses scies mais il aurait subit un trop lourd malus en rapidité en les utilisant. Il préféra se concentrer sur sa tâche et tenter ce que Carl lui avait dit. Dès qu'il eut terminé sa phrase, il rassembla ses forces pour lutter et renverser sa gourde en direction du visage de la jeune femme, laissant en sortir l'eau bénite qui aspergea le visage de la jeune femme.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Mer 21 Déc - 15:52

-Sorcière, n'est-ce pas ? Vous ne devriez pas faire de menace que vous ne pourriez pas tenir.

Acélia écouta d’une oreille distraite ce que lui racontait l’ange tout en examinant le collier. Comment cet objet pouvait à ce point ressembler à son propre pendentif ? Il était tout simplement identique à l’avant et à l’arrière, semblable en tout point et notamment au niveau de la magie qu’il dégageait.


-Ce porte-bonheur m'a été donné par une femme de ma connaissance, je n'ai pas pour habitude de trahir mes sources.

Il allait pourtant bien falloir car elle n’allait pas le lâcher tant qu’il n’aurait pas craché le nom et la localisation de cette « femme ». Il parlait de porte-bohneur… cela signifiait-il qu’il n’avait aucune idée de la valeur de l’objet qu’il portait ? Si c’était le cas et que cette femme lui avait offert l’objet sans contre-partie, cela supposait que cette dernière lui voulait le plus grand bien et cherchait à le protéger sans qu’il en ait conscience. Après tout elle voyait mal Van Helsing se décorer de magie alors qu’il la chassait avec tant de ferveur.

-Si vous voulez bien m'excuser. Je n'ai pas l'intention de vous tuer mademoiselle, loin de là, mais je n'apprécie pas qu'on me menace.

Alors que son esprit tournait à toute vitesse, Acélia sursauta et hoqueta de surprise en sentant un liquide froid sur son visage. Fichu Van Helsing ! Non seulement il était résistant à sa magie qui aurait dû le paralyser totalement mais en plus il tentait, malgré ses dernières paroles, de lui nuire. Elle fit quelques pas en arrière en grimaçant – non pas de douleur mais plutôt parce qu’elle était trempée et que la sensation du liquide gelé et dégoulinant sur son visage, ses cheveux et le col de sa robe était très désagréable. Elle s’inquiéta un instant de savoir ce qu’il lui avait jeté au visage puis elle se rassura en constatant que cela ne la brulait pas. La belle s’essuya les yeux et porta la main à son nez pour tenter d’identifier le produit. Transparent et pas d’odeur particulière…

-De l’eau ? Bénite j’imagine… et maintenant vous allez me lancer du sel et de la limaille de fer au visage ? Je vais vous faire gagner du temps et du matériel, Van Helsing, rien de tout cela ne fonctionnera sur moi. Je ne suis pas l’une de ces créatures de l’enfer que vous avez l’habitude de traquer. En revanche je note que je ne peux accorder de crédit à votre parole.

« C’est le comble pour un ange », songea-t-elle.

Mais à ce stade-là de son histoire il ignorait encore ce qu’il était. Elle pouvait peut-être jouer avec cela… lui vendre des informations sur son passé en échange du nom de celle qu’il protégeait.

- Cela ne devrait pas m’étonner de la part d’un chasseur du Vatican, vous avez la manie de tuer tout ce qui est différent de vous et d’engager la conversation après, lança-elle avec un certain agacement.

Elle recula de quelques pas, de sorte à l’avoir entièrement dans son champ de vision, et entreprit d’égoutter ses quelques mèches de cheveux dégoulinantes qui avaient été touché par l’eau bénite.

-Ce collier que vous possédez a le pouvoir d’augmenter la discrétion de son porteur et sa résistance aux maladies. Le fait est, monsieur Van Helsing, qu’il est normalement impossible que vous l’ayiez car il ne m’a jamais quitté depuis que je l’ai fabriqué et ensorcelé. Je sais reconnaitre un objet de ma main lorsque j’en vois un.

Pour prouver ses dires, elle glissa une main à son cou et en tira une très longue chaine qui finit par laisser apparaitre un pendentif identique à celui que portait son agresseur.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Ven 23 Déc - 11:38

L'action de Van Helsing sembla marcher admirablement bien. La jeune femme qui le tenait jusqu'à lors le lâcha de surprise, sursautant lorsque le liquide que contenait sa gourde vint s'écraser contre son beau visage, trempant ses cheveux et la partie haute de sa robe. Le plus significatif était qu'elle venait de lâcher le chasseur qui pouvait à nouveau respirer convenablement, ce qui n'était pas peu de choses.

Pourtant, à la grande surprise de Van Helsing, la jeune femme sembla plutôt surprise et énervée plutôt que véritablement dérangée, voire repoussée par le liquide. A la vérité, et après vérification, il semblait même qu'il n'avait pas de réel effet sur elle et que ce n'était que l'effet de surprise qui l'avait fait le lâcher. Plusieurs possibilités s'offrait désormais à lui : Petit un l'eau bénite n'avait pas été correctement bénite, ce qu'il douté vu le nombre de fervent chrétien dans l'Ordre Saint. Petit deux l'eau bénite n'avait pas d'effet sur les sorcières, ce dont il doutait pour en avoir déjà chassé par le passé. L'eau bénite était une sorte de répulsif, ça ne tuait pas mais ça repoussait bien. Enfin, et c'était vers cela qu'allait son esprit : La jeune femme qu'il avait devant les yeux n'était pas vraiment une sorcière mais possédait des pouvoirs occultes. Son degré de méfiance envers elle augmenta encore en pensant à cela.

-De l’eau ? Bénite j’imagine… et maintenant vous allez me lancer du sel et de la limaille de fer au visage ? Je vais vous faire gagner du temps et du matériel, Van Helsing, rien de tout cela ne fonctionnera sur moi. Je ne suis pas l’une de ces créatures de l’enfer que vous avez l’habitude de traquer. En revanche je note que je ne peux accorder de crédit à votre parole.



Du sel et de la limaille de fer ? De toute façon ses poches étaient bien remplie d'accessoire mais il fallait bien avouer qu'il ne possédait pas ceux-ci.

-Cela ne devrait pas m’étonner de la part d’un chasseur du Vatican, vous avez la manie de tuer tout ce qui est différent de vous et d’engager la conversation après,



-Si vous aviez été un vampire, l'eau bénite vous aurez défiguré. Contre les sorcières en revanche, c'est simplement un bon répulsif. Si j'avais voulu vous amocher, ce n'est pas de l'eau que j'aurais tiré de ma poche. Si vous me connaissez tant que ça, vous devriez savoir que j'en suis capable. Je chasse le mal et jusqu'à preuve du contraire vous n'avez pas tenté de me tuer pour l'instant, vous avez simplement tué une sorcière.


Gabriel ne la quittait pas des yeux. Pendant qu'il lui parlait, celle-ci s'était éloignée et avait entreprit de s'égoutter les cheveux. Il nota cependant qu'elle continuait à l'observer, le gardant précautionneusement dans son champ de vision. Il était clair qu'elle s'attendait à une nouvelle attaque de la part du chasseur. Devaient-ils vraiment se livrer à un combat à mort dans cette ruelle ? 
Et surtout, quelle était le souci avec l'amulette que lui avait confié Kate ? Cette femme avait semblait véritablement distraite en l'observant, comme si elle la reconnaissait. Comme si elle écoutait ses propres pensées, la jeune femme se mit à lui parler de son collier.

-Ce collier que vous possédez a le pouvoir d’augmenter la discrétion de son porteur et sa résistance aux maladies. Le fait est, monsieur Van Helsing, qu’il est normalement impossible que vous l’ayez car il ne m’a jamais quitté depuis que je l’ai fabriqué et ensorcelé. Je sais reconnaître un objet de ma main lorsque j’en vois un.


Comme pour prouver ses dires, la jeune femme extirpa de sa robe un collier véritablement semblable au sien, du moins c'était l'impression qu'il avait à plusieurs pas de distances. Il n'avait certainement pas l'intention de s'approcher et risquer une nouvelle attaque de sa part. D'ailleurs il nota qu'elle n'approchait pas non plus. Elle l'avait menacé, prétendant pouvoir le tuer comme elle le voulait mais continuait tout de même à se méfier.

-En quoi est-ce étrange ? Qu'est-ce qui empêcherait quelqu'un de façonner une amulette ressemblant trait pour trait au votre ? Non le plus étrange est que cette amulette ne viens pas d'ici, j'aimerais donc savoir qui vous êtes. En parlant d'amulette revint à l'esprit l'étrange artefact qui l'avait... piégé... Dans la maison de la sorcière. Puisque vous semblez vous connaître à propos d'amulette, peut-être pourriez vous me dire ce que vous pensez de celui-ci ?


Joignant ses actes à ses dires, il leva tout d'abord les mains pour prouver qu'il ne portait rien qui pouvait lui nuire puis, doucement, glissa sa main dans sa poche où se trouvait l'artefact. Son autre main resta levée en l'air. Sa main toucha le métal des scies. Il aurait été si aisé de les saisir et d'engager le combat mais quelque chose dans son esprit lui hurlait de ne pas le faire. Il avait comme l'impression étrange que cette jeune femme n'était pas si maléfique que cela. Il tâta du bout des doigts et tomba sur la petite pierre rouge qui avait pris une couleur terne depuis le piège, perdant ce qui avait attiré l'oeil de Gabriel. Avec la même prudence et délicatesse, il retira sa main de sa poche et découvrit alors la couleur de la pierre qui ne manqua pas de le surprendre. Peut-être était elle redevenue une simple pierre, sans sortilège. Finalement, il décida de montrer la pierre à la jeune femme mais, ne laissant pas la prudence de côté, privilégia de lui lancer en cloche.

-J'ai trouvé ceci dans la maison de la sorcière. Dès que je l'ai pris en main j'ai senti une force me tétaniser. Après quoi un glyphe s'est illuminé sous mes pieds et j'ai ressenti une vive douleur. Quand j'ai repris toutes mes forces, la maison était en flamme et il faisait nuit.


Finalement, Gabriel baissa les bras tout en racontant tout cela. Après tout, ce n'était pas ce qui allait empêcher cette femme de croire qu'il était un ennemi et l'attaquer si elle le souhaitait. Certes il ne lui voulait pas de mal mais il devait pouvoir agir en cas de problème. Son arbalète se trouvait toujours relativement loin de lui mais il avait toujours, à sa ceinture, les deux armes à feu que lui avait confié Carl. Il se refusa cependant de les utiliser tant que son interlocutrice ne faisait pas preuve de plus d'hostilité envers lui.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Ven 23 Déc - 15:04

Van Helsing tenta une argumentation  pour justifier sa dernière action. C’était facile de chercher des excuses en voyant que son attaque n’avait pas fonctionné… Elle prit note qu’il était convaincu qu’elle était responsable de la mort d’Amanda. En soi, rien ne prouvait cela, mais il avait raison de le penser.

-En quoi est-ce étrange ? Qu'est-ce qui empêcherait quelqu'un de façonner une amulette ressemblant trait pour trait à la vôtre ?

Copier trait pour trait son collier au point de l’envouter avec les mêmes sorts ? Pourquoi faire ?


-Non le plus étrange est que cette amulette ne vient pas d'ici, j'aimerais donc savoir qui vous êtes.

Tiens donc… jusqu’à quel point connaissait-il l’origine de la magie qui habitait cet objet ? Il pouvait tout aussi bien jouer la carte de la prudence et éviter de parler des autres mondes en croyant qu’elle n’était pas initiée, ce qui aurait été une preuve d’intelligence de sa part. Si c’était le cas ils risquaient de perdre du temps à tourner autour du pot avant de se dire la vérité. Mais rien n’indiquait qu’il savait, excepté ce fin sous-entendu à propos du fait que le bijou ne venait pas d’ici. Le problème c’est qu’il pouvait tout aussi bien parler d’une ville ou d’un pays étranger.
Acélia se contenta de regarda l’homme pendant qu’il parlait, une expression neutre sur le visage. S’il voulait une identité elle pouvait lui en inventer un bon millier, ce n’était pas ce qui manquait.

-Puisque vous semblez vous connaître à propos d'amulette, peut-être pourriez-vous me dire ce que vous pensez de celui-ci ?

Acélia étudia sa gestuelle, notant le fait qu’il levait précautionneusement les mains pour lui faire probablement savoir qu’il n’avait pas l’intention de sortir une arme. Alors que l’une de ses mains restait en l’air, l’autre se glissa dans sa poche. Si la belle demeurait méfiante, elle appréciait néanmoins la délicatesse dont il faisait preuve. Il finit par sortir une pierre avec prudence et le lui lança. Comme porté par une force invisible, l’objet s’arrêta à mi-chemin de sa course et tourna lentement sur lui-même. Constatant qu’il ne s’agissait pas d’une arme, Acélia tendis la main et le caillou vient s’y poser délicatement. Elle l’observa quelques instants d’un air impassible puis reporta son regard sur Van Helsing. Si elle avait identifié ou reconnu la pierre, elle n’en avait rien laissé paraitre.

-J'ai trouvé ceci dans la maison de la sorcière. Dès que je l'ai pris en main j'ai senti une force me tétaniser. Après quoi un glyphe s'est illuminé sous mes pieds et j'ai ressenti une vive douleur. Quand j'ai repris toutes mes forces, la maison était en flamme et il faisait nuit.

Ainsi Amanda était parvenue à achever ses travaux. A l’évidence elle avait arrêté la sorcière juste à temps pour lui éviter d’utiliser l’artefact. Du moins elle le supposait. Restait à vérifier que l’homme qui lui faisait face venait bien d’une autre époque, auquel cas elle avait un problème épineux à résoudre.

 -Dites-moi, monsieur Van Helsing, dit-elle posément comme si c’était la question la plus naturelle au monde, En quel mois et année pensez-vous être ?

-En temps normal, je vous aurai dit janvier 1908 mais étant donné ce que j'ai vu et votre question, je ne suis plus sûr de rien.

Acélia considéra Van Helsing avec un tout nouveau regard.

-Nous sommes le 2 mai 1886. A l’évidence vous avez fait un bond de vingt-deux ans dans le passé… si vous voulez quérir mon aide je ne saurai que trop vous conseiller de me raconter votre histoire.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Mar 27 Déc - 0:29

Il connaissait les sorcières pour en avoir connu et combattu un certain nombre par le passé mais il fallait bien dire que cette jeune femme ne ressemblait pas à l'une d'entre elle par ses pouvoirs. Lorsqu'il lança la pierre dans sa direction pour ne pas avoir à s'en approcher, il vit alors la pierre s'arrêter à mi-chemin, comme maintenu dans les airs par une force plus puissante que la gravité. S'il ne laissa rien paraître, Gabriel n'en était pas moins impressionné et subjugué par ce qu'il voyait. Il était effectivement clair que la jeune femme avait de grands pouvoirs à première vue et que le combat, s'il venait un jour et ce n'était pas son intention, serait rude.

De loin, l'étrangère observait l'artefact, probablement pour s'assurer qu'il n'y avait pas de piège caché derrière cela. Après tout, rien ne garantissait à l'interlocutrice que Van Helsing, le chasseur, n'avait pas usé d'un habile stratagème afin de lui lancer une bombe. Après qu'elle eut visiblement écarté tout soupçon, elle approcha la pierre de sa main et se mit à l'observer pendant que Gabriel lui racontait les circonstances de son acquisition, omettant volontairement de préciser l'étrange impression qu'il avait depuis qu'elle s'était allumée. Il avait remarqué le changement léger dans les lieux qu'il avait parcouru, surtout dans l'état où était les choses.

L'étrangère ne laissa rien paraître de ses pensées en observant l'artefact. Elle le fit tourner dans ses mains pour le regarder sous toutes les coutures avant de finalement lui poser une question tout à fait naturellement.

 -Dites-moi, monsieur Van Helsing. En quel mois et année pensez-vous être ?


La question était posée si calmement, si posément, qu'elle lui fit un drôle d'effet. Gabriel n'était pas dupe ni stupide, il avait bien vu que quelque chose clochait. Soudain, Jack Nacht refit surface dans son esprit. L'homme friand de pop culture se souvint de ce qu'il avait pu voir et lire. Gabriel eut soudain un petit sourire et répondit avec un grand calme mais surtout une grande ironie :

-En temps normal, je vous aurai dit janvier 1908 mais étant donné ce que j'ai vu et votre question, je ne suis plus sûr de rien.


-Nous sommes le 2 mai 1886. A l’évidence vous avez fait un bond de vingt-deux ans dans le passé… si vous voulez quérir mon aide je ne saurai que trop vous conseiller de me raconter votre histoire.


L'étrangère devenait soudain un phare dans un océan d'incompréhension. Gabriel se sentait prêt à affronter ce qui pouvait lui arriver, quelque soit sa forme mais un voyage dans le temps... Il fallait avouer que c'était une chose relativement nouveau pour lui. Néanmoins il ne fallait pas oublier qu'il avait devant lui une personne qu'il accusait d'avoir brûlé la maison de la sorcière et donc l'avoir conduit à la mort, cette femme pouvait se révéler dangereuse autant que bénéfique. Il ne savait rien d'elle après tout.

-Ne vous offensez pas mais je ne sais rien de vous mademoiselle, pas même votre nom.


Un nom ce n'était pas grand chose après tout et pourtant, par cette demande naturelle, Van Helsing tentait de rassembler le plus d'information possible sur son interlocutrice. Ayant longtemps combattu le mal, certains noms ne lui étaient pas inconnus. De plus, son séjour hors de son monde avait forgé sa mémoire d'autres noms venant d'autres univers. Il ne pouvait rien laisser au hasard quand sa vie était en jeu.

-Vous pouvez m'appeler Amelia.


La jeune femme avait peut-être senti le piège, ou bien était-elle extrêmement prudente vis à vis de son identité. Toujours était-il que la formulation de sa phrase ne donnait pas libre cours à beaucoup d'interprétation : C'était sans doute un prénom qu'elle se donnait pour l'occasion. Finement joué.

-Très bien Amelia... Enchanté. Je ne me présente pas, ma réputation m'a précédé visiblement. J'espère ne pas vous avoir menacé par le passé sans m'en souvenir, j'imagine que non puisque nous sommes tous deux encore en vie à cette heure.


C'était un trait d'humour qui n'était pas si éloigné que cela de la réalité. En règle général, les créatures que chassaient Van Helsing finissaient par périr, ou bien les ramenaient-ils jusqu'à l'Ordre Saint mais ceci était extrêmement rare. La dernière en date d'ailleurs était repartie vivante, naviguant sur un radeau de fortune pendant que brûlait son corps à elle. Il ne voulait pas y penser, il se sentait encore responsable de la mort d'Anna même si celle-ci n'avait jamais craint de mourir, voyant plutôt la mort comme des retrouvailles avec son frère et ses ancêtres. Il chassa de son esprit l'image de la Valerious.

-Je n'ai pas grand chose à raconter sur mon histoire. Je viens de revenir d'un long voyage durant lequel j'ai remarqué que j'étais encore sous le coup d'une malédiction que je combat. J'ai décidé de m'en débarrasser et pour cela je devais trouver de l'aide auprès d'une sorcière. C'est là que le bat blesse, les sorcières ont disparus de la circulation dans mon... Espace/Temps... Je suis pourtant parti en quête seul pour trouver des indices sur celle que l'Ordre soupçonnait ici, à Rome. Je suis entré dans une maison en ruine qui avait pris feu, j'ai trouvé une sorte d'atelier, j'ai touché la pierre et j'ai débarqué ici en 1886...


En évoquant la date, Gabriel comprit que ce qu'il pensait précédemment était faux : Anna et son frère était toujours en vie, il combattait sans doute le comte Dracula en Transylvanie. D'ici une année, l'Ordre ferait appel à lui pour aller les aider, provoquant ainsi la mort de la dernière de la lignée des Valerious. Il eut soudain une pulsion dans sa poitrine. Il fallait qu'il agisse. Il s'avança soudain vers son arbalète, oubliant presque son interlocutrice. La chance était trop belle, la tentation trop forte. 

Il fit quelques pas, résolu à changer le destin quand l'arme vola quelques mètres plus loin. Il l'observait, voyait les griffures et les rayures sur le métal, preuve des combats de rage où elle avait servit. S'il agissait maintenant, il n'aurait pas la force de combattre le comte car rien ne pouvait le tuer hormis un loup-garou. Il ne ferait qu'attiser la colère de son adversaire et précipiter la mort d'Anna. De plus Anna percevait la mort comme une délivrance, il n'avait pas le droit de lui retirer cela.

-Mauvaise idée, monsieur Van Helsing. Dit calmement l'étrangère quelques mètres plus loin.

Comme si elle lisait dans ses pensées, Amelia arrivait à la même conclusion que lui. Un signe du divin ? Sans doute et c'est ce que cru Gabriel. Certes elle le mettait en garde contre son impulsion vers son arme, lui donnant soudain un air menaçant mais il remarquait à quel point cela collait à ses pensées. Il lui répondit alors sans la regarder à nouveau, d'une voix calme mais mélancolique.

-Vous n'avez pas idée de combien vous avez raison miss Amelia. On ne joue pas impunément avec la volonté du seigneur, fut elle difficile à encaisser. 


Gabriel lâcha finalement des yeux son arbalète pour reposer son regard sur la jeune femme qui pouvait l'aider à retourner dans son temps. S'il allait voir l'Ordre Saint, ils l'enverraient combattre Monsieur Hyde en Angleterre, ce qui perturberait probablement sa continuité. Cette femme était donc son seule soutien en ce moment.

-Vous venez d'enflammer une maison et je suis recherché pour meurtres. L'endroit n'est pas idéal pour la discussion vous ne croyez pas ? Allons nous en avant d'attirer l'attention sur nous.


Une chose encore plus importante obnubilait Van Helsing : En théorie celui-ci faisait route jusqu'au Vatican après sa chasse. C'est là où on lui confierait la chasse de Hyde alors il préférait qu'on ne prétende pas l'avoir vu avant la date dîtes dans les rues de Rome. Amelia lui proposa alors un bar un peu plus loin dans la ville dont les patrons gardaient le silence quant à ses clients. Van Helsing n'y vit pas d'inconvénient. Il s'apprêta à s'avancer vers son arbalète, posa un pied en avant pour marcher puis revint sur place et demanda, toujours aussi ironique :

-Et pour l'arbalète ? Je peux la récupérer ou bien vous préférez me l'éjecter encore et encore jusqu'au bar ? 


Il arracha alors un sourire du visage de la belle jeune femme. L'ambiance se détendait presque entre eux. Après tout, il y avait un accord tacite sur le fait de ne pas tuer l'autre tout de suite. 

-Retirez les carreaux et prenez les à la main je vous prie.

Gabriel sourit lui aussi tout en s'exécutant lentement. Il déchargea son arbalète devant les yeux de la jeune femme et remit l'arbalète en bandoulière sur son épaule. Après quoi, il suivit la jeune femme à travers les rues jusqu'au bar.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Mar 27 Déc - 16:28

Van Helsing était perturbé par la révélation qu’elle venait de lui faire, elle en était convaincu, pourtant la réflexion qu’il lui fit juste après n’avait rien à voir avec le sujet. Elle admira l’aplomb dont il faisait preuve ; ce gars-là avait un solide vécut et les épaules larges, ce qu’elle appréciait. Peut-être qu’au fond de lui il se doutait déjà qu’il n’était plus chez lui…
Naturellement, il voulait en savoir plus sur elle. Elle lui avait volontairement fait comprendre qu’elle en savait beaucoup sur lui alors qu’il ne savait rien d’elle, pour lui montrer qu’elle dominait la situation. Il était plus qu’évident qu’elle n’allait pas lui donner son vrai nom et encore moins l’identité qu’elle utilisait ici, dans ce monde. Pas question de prendre le risque de briser sa couverture et de voir le Vatican frapper à sa porte !

-Vous pouvez m'appeler Amelia.

La formulation était volontairement choisie pour qu’il comprenne qu’il ne s’agissait pas de sa réelle identité. En soi, il pouvait bien l’appeler comme il voulait cela n’avait pas beaucoup d’importance. Elle était pourtant intriguée par le lien qui les unissait tous deux. Maintenant qu’elle avait la certitude qu’il venait du futur, la question du collier trouvait un sens. Le bijou n’était pas une copie mais bel et bien le même… elle avait bien plusieurs hypothèses pour expliquer la manière dont il était arrivé entre les mains de son voisin. Maintenant qu’il avait compris qu’il avait besoin d’elle, il allait peut-être se montrer plus coopératif pour lui révéler les informations sur la mystérieuse femme dont il refusait de parler.

-Très bien Amelia... Enchanté. Je ne me présente pas, ma réputation m'a précédé visiblement. J'espère ne pas vous avoir menacé par le passé sans m'en souvenir, j'imagine que non puisque nous sommes tous deux encore en vie à cette heure.

Elle acquiesça.

-C’est notre première rencontre.

Sa réputation… ah, s’il savait qu’elle savait tout de lui grâce au film qui lui avait donné vie ! Bien sûr, elle avait aussi entendu parler de lui dans cet univers, après tout Van Helsing était tristement célèbre. Mais elle aurait eu du mal à le reconnaitre avec une simple affiche de portrait-robot. Quoi que, sa tenue était assez caractéristique…

-Je n'ai pas grand-chose à raconter sur mon histoire. Je viens de revenir d'un long voyage durant lequel j'ai remarqué que j'étais encore sous le coup d'une malédiction que je combats.

Acélia le regardait avec curiosité, l’écoutant sans l’interrompre. Ce n’était pas tous les jours qu’elle avait l’occasion de rencontrer un être légendaire qui avait vécu le point final de son histoire depuis bien longtemps et ce, une vingtaine d’années plus tôt que prévu. La dite malédiction était-elle en rapport avec le virus lycan dont il avait été censé avoir été guérit ? S’agissait-il d’une chose qu’il avait contracté après la fin de son histoire ?

-J'ai décidé de m'en débarrasser et pour cela je devais trouver de l'aide auprès d'une sorcière. C'est là que le bât blesse, les sorcières ont disparus de la circulation dans mon... Espace/Temps... Je suis pourtant parti en quête seul pour trouver des indices sur celle que l'Ordre soupçonnait ici, à Rome. Je suis entré dans une maison en ruine qui avait pris feu, j'ai trouvé une sorte d'atelier, j'ai touché la pierre et j'ai débarqué ici en 1886...

Cela concordait… ainsi donc elle avait pris le parti de ne jamais retourner dans la maison d’Amanda et ne s’était pas assuré que tous ses artefacts avaient été détruits. A dire vrai, elle pensait que ça avait été le cas et elle ne s’étonnait pas de ce choix futur. Il aurait été trop dangereux de retourner là-bas après avoir attiré l’attention de la police et de l’ordre. Si elle avait su qu’Amanda avait réussi à finaliser son sortilège elle aurait joué différemment pour empêcher la pierre de tomber entre de mauvaises mains, évidemment. Au final c’était une chance que celui qui était tombé dessus soit un homme de principes. En revanche, il risquait de vouloir en profiter pour changer le cour de sa propre histoire. Devait-elle l’en empêcher ? Elle n’avait pas encore d’avis tranché là-dessus. Mieux valait attendre d’en savoir plus sur le futur pour agir en conséquence. Tout à coup, le regard de Van Helsing changea et il se dirigea droit vers son arbalète. Ne sachant guère ce qu’il avait en tête, Acélia fit glisser l’arme quelques mètres plus loin avec ses pouvoirs.

-Mauvaise idée, monsieur Van Helsing, dit-elle calmement, sans s’énerver.

Il ne semblait plus avoir d’intention meurtrière à son égard vu son comportement ces dernières minutes mais elle n’était pas encore prête à lui faire confiance au point de lui laisser récupérer son arme.

-Vous n'avez pas idée de combien vous avez raison miss Amelia. On ne joue pas impunément avec la volonté du seigneur, fut elle difficile à encaisser.

Acélia le regarda à nouveau avec curiosité, percevant la tristesse dans sa voix. Elle aurait donné cher pour savoir ce qui était en train de se passer dans sa tête, même si elle en avait une petite idée. Revenir dans le temps, avoir la possibilité de réparer le drame de sa vie et de sauver une femme qu’il avait aimé… Elle ne pouvait en être totalement sûre, mais il était tout à fait probable qu’il soit en train de songer à Anna. Il lâcha finalement l’arbalète des yeux et leur regard se croisèrent.

-Vous venez d'enflammer une maison et je suis recherché pour meurtres. L'endroit n'est pas idéal pour la discussion vous ne croyez pas ? Allons-nous en avant d'attirer l'attention sur nous.

Là, elle ne pouvait être que d’accord avec lui. Pas question de le ramener chez elle, cela dit. Elle passa en revue les différents endroits qu’elle connaissait et qui ne risquaient pas de la compromettre.

-Il y a un bar, c’est crasseux et mal fréquenté mais les gens là-bas savent faire preuve de discrétion.

L’idée parut faire son chemin et Van Helsing acquiesça, puis fit un pas vers son arme avant de se figer et de revenir à sa place. Acélia regarda son manège, amusée.

-Et pour l'arbalète ? Je peux la récupérer ou bien vous préférez me l'éjecter encore et encore jusqu'au bar ?

La belle sourit franchement en s’imaginant la scène. C’était assez tentant, mais pas vraiment discret. Décidément, la personnalité de cet homme lui plaisait bien. Pas couard pour un sous, il ne semblait pas impressionné par elle et était capable d’humour dans des situations bien périlleuses. Acélia appréciait les personnes courageuse, pourvu que le courage ne se transforme pas en stupidité.

-Retirez les carreaux et prenez les à la main je vous prie.

Gabriel sourit lui aussi tout en s'exécutant lentement. Il déchargea son arbalète devant ses yeux et la remit en bandoulière sur son épaule. Il lui sembla alors qu’un accord tacite était passé entre eux. Qui sait, peut-être que la sympathie qu’elle éprouvait était partagée. Elle avait probablement réussi à lui faire comprendre qu’elle n’était pas maléfique et qu’elle ne méritait pas de mourir dans la minute – de toute façon il ne la tuerait pas tant qu’il aurait besoin d’elle. Elle savait, pour avoir vu le film, que Van Helsing n’était pas un homme cruel. Il tuait pour protéger les populations, pas pour son plaisir. Après tout il avait bien laissé la créature de Frankenstein partir…

Ils prirent donc la route, se faufilant dans les rues malfamées, et arrivèrent une dizaine de minutes plus tard à destination. Les lieux étaient mal éclairés, bruyants, et une forte odeur de d’alcool imprégnait l’air. Les hommes qui buvaient n’avaient pas l’air très recommandable et certains étaient accompagnés de femmes peu vêtues. A l’évidence, le bar faisait également maison de passe. Sans se préoccuper de ces détails, Acélia se faufila  jusqu’au bar et échangea quelques mots à voix basse avec le patron avant de lui glisser discrètement un billet. L’homme lui fit un signe de tête en lui indiquant une porte dérobée et la belle lui répondit par un clin d’œil avant de se diriger vers l’arrière salle. L’échange avait duré moins de dix secondes. Elle attendit que Van Helsing entre et ferma la porte derrière eux.
L’arrière salle était tout aussi sombre que le reste des lieux. Un canapé portant quelques tâches suspectes composait l’essentiel du mobilier. Il y a avait également deux ou trois tonneaux entreposés contre le mur, une petite table et quelques chaises. Si la pièce servait à entreposer quelques objets, il n’était pas bien difficile de deviner son autre fonction.

-C’est assez tranquille pour vous ? Lança-t-elle, quelque peu amusée d’amener un homme de foi dans un tel endroit. Heureusement, Van Helsing n’était pas un saint malgré ses origines angéliques.

S’asseoir sur le canapé ? Nop. Acélia avisa un tonneau et s’y installa pour prendre un peu de hauteur tout en étant confortablement assise. Van Helsing trichait, il était beaucoup trop grand !

-Alors… par quoi commencer ? Ceci j’imagine… dit-elle en lui montrant la pierre ensorcelée qu’elle n’avait pas rendue à Van Helsing. La sorcière sur laquelle vous enquêtiez tentait de mettre au point un enchantement pour remonter dans le temps.

Et dire qu’elle ne l’en avait pas pensé capable… elle avait véritablement sous-estimé les pouvoirs d’Amanda.

-A l’évidence je l’ai arrêté avant qu’elle n’ait eu le temps de l’utiliser. Tant mieux… Je croyais avoir détruit tous ses artefacts avec l’explosion mais j’ai fais erreur puisque vous voilà.

Certes, elle lui avouait enfin qu’elle était bien la responsable de l’explosion. De toute façon il en était déjà convaincu donc ce n’était pas bien grave.

-Amanda s’intéressait à des magies beaucoup trop dangereuses et était en train de virer du côté obscur de la force, continua t-elle en faisant une référence à Star Wars que Van Helsing ne pouvait bien entendu pas comprendre. Pas s’il n’avait jamais été sur Terre du moins… elle serait vite fixée en fonction de sa réaction. J’ai préféré mettre en terme à sa folie avant qu’elle ne provoque une catastrophe. L’Ordre en aurait fait de même tôt ou tard. Il semble que la pierre se soit désactivée mais je sens toujours sa magie vibrer. Reste à comprendre comment le sort fonctionne…

Elle glissa une main dans ses cheveux, pensive, jouant avec ses mèches mouillées.

-Il faudrait que je reprenne les recherches d’Amanda. Ce que j’ai carbonisé, en somme.

En réalité, tout n’était pas perdu. Elle avait suivi une partie du travail d’Amanda avant de juger que son comportement était trop dangereux, elle ne partirait pas de rien. Ce qui la préoccupait d’avantage c’est qu’Amanda avait expérimenté sur des sujets vivants… hors, elle doutait que Van Helsing soit prêt à tuer des innocents pour rentrer chez lui.

-Maintenant je comprends comment mon pendentif peut se trouver en deux endroits à la fois. Je ne vois pas trente-six explications pour justifier qu’il soit arrivé entre vos mains. J’ai certes pu en être dépossédée pour une raison quelconque… et cela signifierait qu’il me soit arrivé quelque chose de grave au cours des vingt-deux prochaines années. Ou bien nous nous serions rencontré dans mon futur – votre passé en l’occurrence, sans que vous le sachiez. Allez-vous enfin me parler de la femme qui vous a donné ce bijou ? Et vous m’avez également parlé d’une malédiction ?
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Jeu 29 Déc - 22:15

Gabriel ne se fit pas prier pour suivre l'étrangère sans broncher. Elle connaissait visiblement un endroit où ils pourraient être plus tranquille pour discuter, surtout si la conversation devenait un peu trop privée. En effet, il n'avait pas vraiment envie d'évoquer le voyage dans le temps à tort et à travers, c'était un concept relativement novateur à l'époque.

Ils traversèrent de nombreuses rues et ruelles en silence. Il était étrange de voir comment la relation entre les deux individus avait subitement changé depuis quelques minutes. Sans être devenue extrêmement amicale, celle-ci commençait à réduire le fossé qui les séparait. Au moins pourrait-il souffler un peu. 

Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent devant un endroit pour le moins... Sordide. C'était le mot qui lui venait à l'esprit en observant ce lieu. Même l'odeur laissait très clairement à désirer, mélange poisseux d'effluves d'alcool et de sueur. Ils passèrent la porte et l'aspect des lieux s'empira encore, si c'était possible. La salle était mal éclairée, donnant un aspect lugubre à la salle et à ses occupants. On aurait pu croire que la vue de tout cela rebutait Gabriel et pourtant ce n'était pas le cas, à supposer qu ce fut le cas un jour. Des endroits peu fréquentable, il en avait vu énormément sur Terre que ce soit dans ce monde ou non. En quelque sorte, c'était le genre d'endroit où Jack avait à l'époque l'habitude de se rendre, c'est d'ailleurs dans l'un d'entre eux qu'il avait pris naissance. L'ironie du sort fit sourire Van Helsing : Un homme de lumière divine allant dans un Enfer pour y donner naissance à un homme à l'âme noire. 

En observant la salle et ses occupants, Gabriel discerna plusieurs personnes peu recommandable à première vue. Certains avaient la chance de compter sur la présence de femme pour occuper leur soirée. C'était des femmes qui avaient l'habitude de leur métier d'après ses observations, laissant les hommes saliver mais attendant le bon moment pour les plumer en retour. De vraies vampires en quelque sorte. Plusieurs regards curieux étaient tournés vers l'étranger qui était entré dans ce bar vêtu d'un chapeau couvrant son visage et une longue veste. En retour à ceci, il enfonça plus encore son chapeau et se détourna juste à temps pour apercevoir Amelia glisser un billet au barman avant de repartir. La petite savait ce qu'elle faisait, cela ne faisait aucun doute possible.

Il continua de suivre la jeune femme jusqu'à une porte menant à l'arrière-salle. Celle-ci l'ouvrit et attendit que Gabriel entra pour la refermer derrière lui. Il semblait clair qu'ici, on ne viendrait pas les déranger. On pouvait voir dans cette salle un canapé que Gabriel jugea rapidement. Au vue des traces, sans doute choisirait-il l'option de rester debout, c'était préférable. Il observa le reste de la salle et découvrit les barils dans un coin de la pièce et se demanda s'il s'agissait de contrebande avant de chasser cette question de sa tête : Il n'était plus flic désormais. Du reste, il n'y avait qu'une table et des chaises. Il eut tout juste le temps de finir son tour d'horizon qu'Amelia prit la parole, visiblement amusée :

-C’est assez tranquille pour vous ?


-Charmant endroit, je viendrai presque à me demander ce que vous comptez me faire. Répondit Gabriel calmement en souriant.

La jeune femme regarda le canapé à son tour et préféra opter pour les tonneaux. Choix judicieux. Elle s'approcha de l'un d'entre eux et en profita pour monter dessus et s'asseoir. Elle prenait ainsi de la hauteur par rapport à Gabriel. Le chasseur décida alors de tirer une chaise à lui et de s'y poser. Il déposa l'arbalète et les carreaux sur la table. 

-Alors… par quoi commencer ? Ceci j’imagine… La sorcière sur laquelle vous enquêtiez tentait de mettre au point un enchantement pour remonter dans le temps. A l’évidence je l’ai arrêté avant qu’elle n’ait eu le temps de l’utiliser. Tant mieux… Je croyais avoir détruit tous ses artefacts avec l’explosion mais j’ai fais erreur puisque vous voilà. Amanda s’intéressait à des magies beaucoup trop dangereuses et était en train de virer du côté obscur de la force.


Jack tiqua sur la dernière phrase d'Amelia intérieurement. Il ne pensait pas qu'il était anodin que quelqu'un emploi les mots que toutes personnes du monde réel connaissent avec un peu de culture. Il avait face à lui quelqu'un qui venait probablement d'un autre monde... Ou bien analysait-il la situation comme il le souhaitait, comme si Amelia pouvait être une sorte de guide jusqu'à cet autre monde, alors qu'en réalité elle avait dis cela au hasard...


 J’ai préféré mettre en terme à sa folie avant qu’elle ne provoque une catastrophe. L’Ordre en aurait fait de même tôt ou tard. Il semble que la pierre se soit désactivée mais je sens toujours sa magie vibrer. Reste à comprendre comment le sort fonctionne…


Amelia eut soudain un air pensif sur le visage et, l'espace d'un instant, elle ne paraissait plus aussi dangereuse qu'elle pouvait probablement l'être. Elle semblait au contraire tout ce qu'il y avait de plus normale. Sans s'en apercevoir, sa garde se baissait réellement. 

-Il faudrait que je reprenne les recherches d’Amanda. Ce que j’ai carbonisé, en somme.


Au moins, dans tout ce qu'avait pu dire Amelia Van Helsing nota un élément significatif : Si jusqu'à présent elle s'était évertuée à mentir au sujet de l'incendie ou à feindre l'ignorance, elle avouait désormais avoir mis le feu à l'atelier et donc à la sorcière. Il restait à savoir ce qui avait réellement conduit cette femme à agir de cette façon.


-Maintenant je comprends comment mon pendentif peut se trouver en deux endroits à la fois. Je ne vois pas trente-six explications pour justifier qu’il soit arrivé entre vos mains. J’ai certes pu en être dépossédée pour une raison quelconque… et cela signifierait qu’il me soit arrivé quelque chose de grave au cours des vingt-deux prochaines années. Ou bien nous nous serions rencontré dans mon futur – votre passé en l’occurrence, sans que vous le sachiez. Allez-vous enfin me parler de la femme qui vous a donné ce bijou ? Et vous m’avez également parlé d’une malédiction ?


Puisqu'elle voulait une explication, Gabriel décida de jouer cartes sur table. Dans le pire des cas, elle le prenait pour un fou, dans le meilleur elle venait d'un autre monde et serait peut-être plus enclin à mettre leur différents de côté afin de penser à une entraide commune.

-Vous voulez m'aider alors j'imagine que nous devons tout nous dire n'est-ce pas Amelia ? Gabriel sourit malicieusement. Le pendentif que je porte autour du cou m'a été confié par une femme qui me veux visiblement beaucoup de bien. Je l'ai aidé à résoudre une affaire sérieuse par le passé - le futur plutôt - et nous sommes resté en contact. Il y a quelques temps, elle m'a appelé parce qu'elle prétendait que son frère avait été assassiné. Je n'ai pas encore eu le temps de résoudre cette affaire comme il se doit, on a eu un contre-temps lorsqu'elle a décidé d'aider un voyageur particulièrement étrange. Un certain Jace Beleren.


Il avait bien joué la comédie à cette époque, cachant sa véritable nature aux yeux de tous. L'espace d'un instant, il se demanda comment Kate allait réagir pour cela.

-Maintenant jouons carte sur table. Votre pendentif ne m'a pas été confié à Rome ni dans aucun autre pays de cette Terre. Vous avez mentionné la Guerre des Etoiles et ce collier ne vient pas de ce monde. J'ai comme l'impression que je m'adresse à quelqu'un qui n'a pas sa place ici, je me trompe ? Gabriel laissa un temps afin de desceller sur le visage de Amelia un changement. J'aimerai savoir comment le collier que je porte, donc celui que vous avez autour du cou d'après vos dires, à pu se retrouver entre les mains de Kate Wase, journaliste dans le monde réel.


Il jouait le tout pour le tout, crevant un abcès qui aurait été vraiment lourd à porter. Si Amelia voulait absolument le faire parler, c'était désormais à elle de se confronter à ce petit jeu. Gabriel souriait, amusé d'avoir un semblant de pouvoir sur la conversation puisque c'était lui qui amenait le sujet :

-Allez-y Amelia, racontez moi un peu d'où vous venez. J'aime beaucoup entendre les Légendes que je croise.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Sam 31 Déc - 0:25

-Charmant endroit, je viendrai presque à me demander ce que vous comptez me faire.

La belle lui lança un regard amusé et le détailla de la tête aux pieds d’un air intéressé avant de reprendre son sérieux et d’enchainer.

-Vous voulez m'aider alors j'imagine que nous devons tous nous dire n'est-ce pas Amelia ?

Acélia rit intérieurement. Ah que c’était beau de rêver !

-Le pendentif que je porte autour du cou m'a été confié par une femme qui me veut visiblement beaucoup de bien.

Ca elle s’en doutait un peu…

-Je l'ai aidé à résoudre une affaire sérieuse par le passé - le futur plutôt - et nous sommes resté en contact. Il y a quelques temps, elle m'a appelé parce qu'elle prétendait que son frère avait été assassiné. Je n'ai pas encore eu le temps de résoudre cette affaire comme il se doit, on a eu un contre-temps lorsqu'elle a décidé d'aider un voyageur particulièrement étrange. Un certain Jace Beleren.

Ce nom lui était familier… elle ne se souvenait pas l’avoir rencontré en tout cas. Le terme « voyageur » éveilla en elle de l’intérêt. Ce mot ne revêtait peut-être pas le même sens pour Gabriel que pour elle… mais cela restait à voir. Il ne lui avait pas semblé percevoir de réaction sur le visage de Van Helsing lorsqu’elle avait fait une référence à Star Wars mais cela ne signifiait rien, l’homme pouvait être un bon comédien… ou avoir voyagé vers d’autres univers sans jamais passer par la Terre.

-Maintenant jouons carte sur table. Votre pendentif ne m'a pas été confié à Rome ni dans aucun autre pays de cette Terre. Vous avez mentionné la Guerre des Etoiles et ce collier ne vient pas de ce monde. J'ai comme l'impression que je m'adresse à quelqu'un qui n'a pas sa place ici, je me trompe ?

Le regard d’Acélia se fit soudain plus intéressé tandis qu’un léger sourire naissait sur ses lèvres. Comme toujours, son instinct ne l’avait pas trompé. Elle nota donc dans sa tête que l’homme qui lui faisait face savait masquer ses émotions. Il fallait toujours se méfier de ce genre d’individu. En tout cas, les évènements prenaient une tournure qui lui plaisait beaucoup. Qui aurait pu croire qu’elle ferait une telle rencontre cette nuit-là ?

-Peut-être bien, souffla-t-elle.

-J'aimerai savoir comment le collier que je porte, donc celui que vous avez autour du cou d'après vos dires, a pu se retrouver entre les mains de Kate Wase, journaliste dans le monde réel.

Van Helsing sur Terre… Acélia tenta d’imaginer la chose. L’image qui s’imposa à elle était un peu saugrenue. Bien entendu, il ne devait pas se promener avec son manteau, son gros chapeau et son arbalète dans les rues de la « première Terre ». Elle comprenait maintenant ce changement de look : son menton mal rasé, ses cheveux plus courts…

-Allez-y Amelia, racontez-moi un peu d'où vous venez. J'aime beaucoup entendre les Légendes que je croise.

La belle lui lança un regard quelque peu moqueur, trouvant sa réflexion présomptueuse. S’il pensait qu’elle allait se livrer à lui sur simple demande… en tout cas il n’avait visiblement pas compris. Elle lui avait pourtant soufflé la réponse un tout petit peu plus tôt…

-Vous n’avez donc pas fait le lien ? Lança-t-elle en éludant totalement la question qu’il lui avait posé. Supposons que je ne me sois jamais débarrassée de ce collier auquel je tiens beaucoup au cours des vingt-deux prochaines années… Sachant que je voyage très fréquemment d’un univers à l’autre et que, par soucis de discrétion, il m’arrive d’altérer mes traits. Vous commencez à voir où je veux en venir ? Votre journaliste n’est peut-être pas celle que vous croyez. Et le plus amusant dans cette histoire c’est que, si ma théorie est la bonne, je vais certainement vous rencontrer sous peu dans ma temporalité et vous mener en bateau des années durant jusqu’à arriver au moment fatidique où je vous confierais mon collier pour m’assurer que vous disposiez d’une aide en arrivant ici. Ainsi la boucle serait bouclée et je n’aurai pas altéré mon propre passé.

Le nom « Kate Wase » lui était totalement inconnu. Cela dit, elle avait tendance à changer de nom comme de chaussettes alors il n’était pas impossible qu’il s’agisse d’un pseudonyme futur. Elle aurait pu croire qu’il lui était arrivé un accident dans le futur si Van Helsing avait mis la main sur le bijou dans ce monde mais ce n’était pas le cas. Ce serait vraiment trop gros qu’elle soit dépossédée du pendentif, puis que ce dernier tombe entre les mains d’une terrienne et ensuite de Van Helsing. Il n’y avait pas de hasard dans la vie, seulement des probabilités.

-Voyons les choses du bon côté, si j’ai raison, je suis convaincue que vous finirez par rentrer dans votre temporalité tôt ou tard. Si je n’étais pas capable de vous renvoyer chez vous, Kate ne se serait pas contenté de me faire parvenir le collier. Cela ne me ressemblerait pas de faire les choses à moitié…

Elle l‘observa avec ce petit air espiègle et curieux qui la caractérisait.

-Quel genre de relation avez-vous avec Kate ? Uniquement professionnelle ? Vous semblez l’apprécier.

Jusqu’à quel point étaient-ils proches ? Était-ce seulement de l’amitié qui les liait tous les deux ? Quelque chose de moins fort ? Ou bien au contraire avaient ils développés une liaison ? Elle était en présence d’un homme qui connaissait le futur de la Terre et le sien -elle en était désormais convaincue- même si son "elle futur" s’était visiblement bien gardé de faire partager son secret à Gabriel. Les informations qu’il détenait étaient vraiment intéréssantes.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Mer 4 Jan - 12:03

Amelia sembla beaucoup s'intéresser à Van Helsing, surtout à partir du moment où il émit l'hypothèse, ou plutôt l'affirmation, selon laquelle elle ne venait pas de ce monde. Il vit alors un sourire d'autant plus grand se créer sur son visage. Il avait visiblement toucher juste et il s'en félicita. Restait à savoir qui était la belle jeune femme qu'il avait en face de lui. L'apparence ne lui disait rien, le nom était faux, il lui faudrait glaner des informations à travers les paroles qu'elle lui consacrerait.

Pourtant, la situation se renversa de nouveau lorsqu'il demanda à Amelia de parler un peu d'elle, de lui raconter d'où elle venait. Son sourire intéressé se fit moqueur. Gabriel avait sans doute était un peu optimiste en imaginant que son interlocutrice se livrerait à lui s'il découvrait leur point commun. 

-Vous n’avez donc pas fait le lien ? Supposons que je ne me sois jamais débarrassée de ce collier auquel je tiens beaucoup au cours des vingt-deux prochaines années… Sachant que je voyage très fréquemment d’un univers à l’autre et que, par soucis de discrétion, il m’arrive d’altérer mes traits. Vous commencez à voir où je veux en venir ? 


Gabriel comprit très exactement où elle voulait en venir oui. S'il avait cherché à masquer ses émotions, il n'aurait sans doute pas réussi en apprenant qu'une de ses plus anciennes amies lui avait menti durant tant de temps. Il tenta de se raisonner, trouver une explication plus probable à l'acquisition du collier par Kate et la passation de celui-ci au chasseur mais il n'en voyait aucune qui tenait la route. Ses yeux s'élargirent de n'avoir su découvrir la vérité avant.


-Votre journaliste n’est peut-être pas celle que vous croyez. Et le plus amusant dans cette histoire c’est que, si ma théorie est la bonne, je vais certainement vous rencontrer sous peu dans ma temporalité et vous mener en bateau des années durant jusqu’à arriver au moment fatidique où je vous confierais mon collier pour m’assurer que vous disposiez d’une aide en arrivant ici. Ainsi la boucle serait bouclée et je n’aurai pas altéré mon propre passé.


Il savait, en son fort intérieur, qu'Amelia avait raison. Il n'y avait aucune raison que Kate lui remette soudainement le collier, surtout sachant qu'il n'avait pas brillé auprès d'elle ces derniers temps. La seule explication était sa volonté de ne pas modifier sa temporalité. Elle s'était servi de lui. Gabriel ne souriait plus, son expression s'était faite plus dur, le sang de lycan tapant dans ses veines.

-Voyons les choses du bon côté, si j’ai raison, je suis convaincue que vous finirez par rentrer dans votre temporalité tôt ou tard. Si je n’étais pas capable de vous renvoyer chez vous, Kate ne se serait pas contenté de me faire parvenir le collier. Cela ne me ressemblerait pas de faire les choses à moitié…


Gabriel voyait bien que Kate s'amusait de la situation. Qu'elle s'amusait de lui. Il la regardait attentivement, cherchant à deviner parmi ses traits un retour de ceux de Kate. Il ne voyait rien. Il se trouvait face à une parfaite inconnue et il ne doutait pas que lorsqu'il reverrait Kate, il aurait l'impression de se retrouver en face d'une parfaite inconnue aussi. Après tout, ce qu'il savait d'elle était faux. Toutefois quelque chose sonnait faux dans le discours d'Amelia. Kate avait parut de bien des façons aux yeux du chasseur mais jamais elle ne lui avait semblait manipulatrice. Avait-elle réellement caché la vérité ou l'avait-elle omis involontairement. 

-Quel genre de relation avez-vous avec Kate ? Uniquement professionnelle ? Vous semblez l’apprécier.


Un sourire espiègle était sur le visage d'Amelia - De Kate -. Elle semblait réellement apprécier de le mener à ce point en bateau. Toutefois la question n'était pas dénuée de sens : Si Kate aimait à ce point ce collier, cela pouvait prouver l'attachement qu'elle avait envers lui. Du coup il était logique que cela attise la curiosité d'Amelia.
Le sourire espiègle d'Amelia fut communicatif, Gabriel eut un sursaut de rire qui s'accompagna d'un sourire puis décida d'entrer dans le jeu. Après tout, Amelia ignorait l'avenir, lui non. Il se leva de sa chaise, s'éloignant pour jouer un peu sur le suspens, réfléchissant à quoi dire. Il ne lui faisait plus du tout face lorsqu'il répondit :

-Si je vous disais que Kate est la femme qui partage mes jours et surtout mes nuits, que se passerait-il ici entre nous ?


Il se laissa un temps pour tenter de discerner ce qui se passait sur le visage de son interlocutrice. Il la regardait à présent, un sourire au lèvre :

-Après tout, comme vous l'avez fait remarquer, vous tenez beaucoup à ce collier. Il est clair que vous ne l'auriez pas confié à n'importe qui. Je pense même que vous ne l'auriez confié qu'à quelqu'un que vous estimez beaucoup, que vous auriez aimé peut-être.


C'était à lui de jouer désormais sur les choses qu'il savait et qu'elle ignorait.

-Je comprend que cela vous amuse tant de connaître des choses sur quelqu'un qui les ignore totalement. C'est grisant comme sensation. 


Il restait cependant une réflexion qu'avait eu Gabriel au sujet de Kate.

-J'ai réfléchis à ce que vous avez dit et il est clair maintenant que Kate n'a pas pu obtenir ce collier toute seule. Admettons que votre affirmation soit vraie et que vous soyez Kate. Il se pourrait que n'ayez pas cherché à cacher la vérité intentionnellement. Je sais de quoi je parle, je suis un chasseur et un détective, je connais Kate et elle ne m'a pas parut manipulatrice à ce point. J'ai moi-même perdu la mémoire durant un long moment de ma vie et encore aujourd'hui il reste des trous d'ombres. Vous subirez peut-être le même traitement à l'avenir.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Mer 4 Jan - 17:38

La vérité parut perturber Van Helsing. A en juger son expression incrédule, il n’avait pas du tout envisagé cette solution.  Son visage se transforma et se fit plus dur, probablement à cause de la colère. Et oui, peu de personnes appréciaient d’apprendre qu’elles avaient été roulées en bateau pendant tout ce temps. Pour une fois, elle n’y était pour rien. Si elle était bel et bien Kate Wase, ce dont elle ne doutait plus, elle aurait les poings et les pieds liés lorsqu’elle rencontrerait Van Helsing pour la seconde fois ; révéler la vérité bouleverserait le futur de Jack et son proptere passé. C’était la première fois qu’elle se retrouvait dans une telle situation et, si elle n’aimait pas beaucoup perdre la liberté qu’elle affectionnait tant, il fallait bien avouer que cette histoire l’excitait autant qu’elle la rendait curieuse. Acélia était un esprit curieux, du genre qui sillonnait les univers pour tenter d’apporter des réponses à tout ce qu’elle ne comprenait pas et elle était friante des nouvelles expériences.
Contre toute attente, un sourire éclipsa la froideur de Gabriel. Il fallait croire que la question qu’elle venait de lui poser l’amusait.


-Si je vous disais que Kate est la femme qui partage mes jours et surtout mes nuits, que se passerait-il ici entre nous ?

Acélia lui lança un long regard. Pas vraiment étonné, seulement curieux. Après tout il lui était déjà arrivé de partager sa couche avec des mortels, parfois même les avait-elle aimé. C’était toujours douloureux pour elle de voir ceux à qui elle tenait périr de maladie ou de vieillesse, mais c’était dans l’ordre des choses. Avait-elle pu trouver une compagnie appréciable dans les bras de cet ange incarné dans la peau d’un homme qui ne vieillissait pas, brisé sa solitude ? C’était tout à fait probable mais pas nécessairement vrai. Gabriel pouvait parfaitement la mener en bateau comme elle s’évertuait à le faire depuis leur rencontre. C’était la deuxième fois qu’il lui faisait un sous-entendu du genre, pour un peu elle pourrait presque croire qu’il la draguait.

-Après tout, comme vous l'avez fait remarquer, vous tenez beaucoup à ce collier. Il est clair que vous ne l'auriez pas confié à n'importe qui. Je pense même que vous ne l'auriez confié qu'à quelqu'un que vous estimez beaucoup, que vous auriez aimé peut-être.


Techniquement elle le lui aurait probablement confié dans tous les cas, pour boucler la boucle. Certes, elle n’aurait pas cherché à aider un ennemi, à moins qu’elle ne juge que sa présence dans le passé puisse mettre en péril sa propre existence et ce qu’elle avait construit au cours de sa vie. Le collier ne prouvait pas une liaison entre eux.

-Est-ce bien vrai ?

-Je comprends que cela vous amuse tant de connaître des choses sur quelqu'un qui les ignore totalement. C'est grisant comme sensation.

Touché ! Un point pour lui !

-Assez, je dois le reconnaitre, répondit-elle en bonne perdante.

-J'ai réfléchis à ce que vous avez dit et il est clair maintenant que Kate n'a pas pu obtenir ce collier toute seule. Admettons que votre affirmation soit vraie et que vous soyez Kate. Il se pourrait que vous n'ayez pas cherché à cacher la vérité intentionnellement. Je sais de quoi je parle, je suis un chasseur et un détective, je connais Kate et elle ne m'a pas paru manipulatrice à ce point.

Peut-être parce qu’elle était trop bonne comédienne pour lui ? Elle était tellement habituée à se fondre dans les différentes cultures qu’elle traversait que le mensonge et la manipulation était devenue une seconde nature pour elle.

-J'ai moi-même perdu la mémoire durant un long moment de ma vie et encore aujourd'hui il reste des trous d'ombres. Vous subirez peut-être le même traitement à l'avenir.

-…Merde ! S’exclama-t-elle.

La dernière phrase de Gabriel l’avait percuté de plein fouet. Une lueur d’angoisse traversa son regard l’espace d’une petite seconde avant de disparaitre, remplacé par une profonde réflexion. A l’évidence le détective avait fait mouche.

L’amnésie… il s’agissait là d’une idée qui lui avait traversé l’esprit récemment. Le problème quand on avait vécu aussi longtemps et autant d’expériences qu’elle, c’est qu’on se fichait pas mal de monde à dos. Parmi lesquels son propre peuple dont elle n’avait jamais partagé les valeurs ni respecté les lois fondamentales. Si un jour elle se retrouvait acculée, traquée jusque dans les mondes de l’imaginaire par des forces plus puissantes qu’elle, il lui faudrait recourir à des mesures extrêmes pour se cacher jusqu’à atteindre l’âge sacré et vénéré par ses pairs où ses pouvoirs monteraient d’un cran et où elle ne serait plus tenu de rendre de compte à son gouvernement vis-à-vis de certaines lois… La « première Terre » était le lieu idéal pour se cacher car elle diminuait considérablement la magie des Légendes, hélas cela ne suffisait pas car ceux de son peuple pouvaient reconnaitre un semblable, quel que soit son apparence. Si un jour elle devait se cacher de tous pour s’éviter la prison, il lui faudrait effacer tout ce qui faisait d’elle un être unique, jusqu’à ses pouvoirs et sa mémoire. Se rendre humaine pour être intraçable… Jusqu’en 2058, année fatidique où elle fêterait le fameux anniversaire. Engendrer un tel sort et le faire perdurer des années durant sur la « Première Terre » demandait un pouvoir considérable mais elle s’en savait capable, surtout avec l’assistance de certaines personnes. Il était bien plus simple de fabriquer un sortilège dans un univers de  l’imaginaire et de l’envoyer ensuite sur Terre que de tenter de faire de la magie sur la dite Terre. Le sort pourrait connaitre des perturbations, être altéré, mais il serait toujours bien plus puissant que s’il avait été engendré sur la Terre.

Les dates coïncidaient, hélas… Van Helsing venait de 1908, 2058 sur la « première Terre », donc. Il fallait néanmoins voir les choses du bon côté : elle allait certes se couper de tout pendant des années mais elle survivrait à cette épreuve avec succès.

-C’est un avenir bien sombre que vous me prédisez… souffla-t-elle, préoccupée. Mais votre théorie peut s’avérer juste. Peut-être que Kate Wase était inconsciente de tout jusqu’à il y a peu. En quelle année vous êtes-vous rencontrés pour la première fois ? Dans quel pays ?

Ce serait une sacré ironie du sort qu’elle ait rencontré Gabriel durant son amnésie et qu’elle se soit liée intimement liée à lui sans qu’ils sachent mutuellement qu’ils bénéficiaient d’une longévité exceptionnelle et de certains pouvoirs. Cela dit, la dite intimité restait à prouver et son petit doigt lui soufflait que ce cher Gabriel n’avait pas été tout à fait franc avec elle. Il faudrait le mettre à l’épreuve tôt ou tard s’il ne démentait pas. Acélia se laissa soudain glisser du tonneau et s’approcha de la table.

-Je vais me prendre un verre. Vous voulez quelque chose ?

Notant la réponse de son voisin, elle le regarda d’un air amusé.

-Alors comme ça les anges boivent de l’alcool ?

Et sans lui laisser le temps de réagir elle s’éclipsa de la pièce et parti passer commande. Il serait bien mal avisé de penser qu’Acélia ne songea pas à droguer le verre de Van Helsing. Y glisser de quoi délier sa langue pour le pousser à lui dire la vérité lui faciliterait amplement la tâche mais elle abandonna finalement l’idée. Elle avait été témoin de sa résistance à la magie et ne savait pas s’il était sensible aux herbes. Il serait bien ennuyeux qu’il se rende compte de quelque chose, au risque de briser leur nouvelle entente… mieux valait être raisonnable et rester sage. Elle revient donc quelques minutes plus tard avec deux verres, un d’absynthe et un autre de bière pour elle. Elle buvait rarement, jamais au point de s’enivrer. Non pas qu’elle dénigrait l’alcool, mais ce serait une catastrophe si elle perdait le contrôle de ses pouvoirs en étant ivre. Cette fois, elle ne pris pas place sur le tonneau mais sur la table, tout près de Gabriel.

-Où en étions nous ? Demanda-t-elle en lui tendant son verre.

Question rhétorique bien sûr. Elle était partie en lançant une pique pour provoquer Van Helsing et lui rappeler qu’elle en savait plus sur lui que lui sur elle et qu’elle avait vu le film qui lui avait donné vie. Comment pourrait-elle connaitre sa véritable identité autrement ?

-Ah oui tiens, quand avez-vous découvert l’existence des autres univers pour la première fois ?
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Lun 9 Jan - 0:03

L'hypothèse qu'avait émit Van Helsing au sujet de la possible amnésie de Kate sembla faire soudain sens dans l'esprit de son interlocutrice. L'espace d'une seconde, il vit dans son regard une chose qui avait changé, comme si elle avait soudain mit cette hypothèse avec quelque chose qui la concernait. Le juron qu'elle proféra intensifia encore plus ses convictions. Gabriel se félicita intérieurement pour la découverte qu'il venait de faire mais n'en montra rien. La victoire fut de plus de courte durée car l'instant d'après Amelia se plongea dans une réflexion intérieur. Visiblement, elle comptait bien garder ce qu'elle savait pour elle à nouveau. Elle avait cette manie depuis leur rencontre, montrant bien par là que le mensonge, elle connaissait. Malheureusement pour lui, si elle savait mentir par le passé, elle avait très bien put lui mentir et le manipuler par la suite. Cette perspective ne lui plaisait pas des masses.

-C’est un avenir bien sombre que vous me prédisez… Mais votre théorie peut s’avérer juste. 

Gabriel pouvait sentir que quelque chose la perturbait. Il était clair qu'on ne parlait plus d'un simple incident qui aurait pu conduire à une amnésie. On parlait de quelque chose qu'elle connaissait déjà à l'heure actuelle. Une sorte de chatiment divin comme ce fut le cas pour lui ? Il fut cependant surpris qu'Amelia en dise autant. Il l'écoutait de manière particulièrement attentive, il espérait connaître enfin cette jeune femme... Ses attentes ne furent en aucun cas comblée.

-Peut-être que Kate Wase était inconsciente de tout jusqu’à il y a peu. En quelle année vous êtes-vous rencontrés pour la première fois ? Dans quel pays ?


Comme à son habitude, Amelia détournait la conversation pour faire parler Gabriel. C'était presque une manie chez elle à ce stade. Il ne pouvait s'empêcher de penser que les informations devaient circuler dans les deux sens pour que l'entente entre eux soit complète. Seulement, il se trouvait que c'était Amelia qui avait les cartes en main.
Intérieurement, il entreprit donc de réfléchir à la question qui lui avait été posé. Pour le lieu, c'était simple. Ils s'étaient rencontré sur une affaire en France. Un trafic d'êtres humains bien sale. Sans doute une de ses meilleurs affaires, sans doute aussi la pire d'une certaine façon... Pour l'année, ce fut beaucoup plus dur. Autant rester évasif à ce sujet.


-Je pensais qu'on parlait de vous Amelia. Répondit-il, ironique, une lueur de jeu dans le regard.

C'est alors qu'Amelia se laissa glisser de son tonneau et s'approcha soudain de la table. Le mouvement était si vif, si soudain, que Gabriel se demanda si sa dernière réplqiue avait eu raison de sa patience à son égard et que les hostilités allaient reprendre. Il ne bougea pas d'un pouce mais il redoubla d'attention, son sourire de défi toujours sur les lèvres.

-Je vais me prendre un verre. Vous voulez quelque chose ?


-Une absynthe, ainsi nous pourrons trinquer à notre... collaboration, Dit-il tout en se détendant.

-Alors comme ça les anges boivent de l’alcool ? s'amusa t'elle tout en quittant la pièce.

Gabriel l'accompagna d'un léger rire tout en la regardant partir. Elle ne lui avait pas laissé le temps de répondre à cette pique et avait disparue immédiatement après. Dès que la porte fut close, Van Helsing continua à sourire tout en se disant à soi-même à voix haute : Tu n'as pas idée de combien ils le font.
Bien entendu, Gabriel avait noté le fait qu'elle l'ait appelé par sa véritable nature : Il était le bras droit de Dieu, un ange amnésique. Cela voulait dire qu'elle en savait beaucoup plus à son sujet que toutes les personnes de cette époque. Il y avait plusieurs possibilités à cela : Soit elle avait déjà voyagé à travers le temps, soit elle connaissait parfaitement son histoire pour avoir vu son film. Oui il était au courant du film dont il était tiré et l'avait vu. Plutôt bon à voir mais difficile de ressasser la mort d'Anna. 

Le chasseur avait visiblement un peu de temps à tuer. Il songea à utiliser ce temps pour charger à nouveau son arbalète, juste au cas où la situation lui échapperait. Après un soupire, il jugea son idée complètement mauvaise. Premièrement, il ne connaissait pas Amelia mais était certain qu'en entrant dans la pièce, elle verrait le changement. Deuxièmement, l'entente avec Amelia étant, pour l'instant, relativement sereine, il était inutile de l'offenser. Troisièmement, il ne savait pas à qui il avait à faire et tenait d'abord à cerner le personnage. Il se ravisa donc, retira son chapeau qu'il posa sur la table, de même pour son foulard et sa veste. Il était dans une impasse et n'avait pas grand chose comme monnaie d'échange pour Amelia. Il se demandait presque pourquoi elle l'aidait en ce moment. Il retira alors le collier de son cou et l'observa, le tenant entre ses doigts. 

Amelia avait tort, même si elle ne le renvoyait pas dans son présent, son futur à elle était assuré de ne pas être perturbé. Elle rencontrerait Jack Nacht bien plus tard, sur une enquête, se moquerait de lui pendant de nombreuses années, aiderait ce Jace Beleren, participerait au bal qui se terminerait de façon spectaculaire et donnerait son pendentif à Jack Nacht pour assurer son futur. Le Van Helsing perdu dans le temps n'avait aucune importance en théorie et elle pouvait tout aussi bien l'éliminer que l'aider.
Cette idée eut le don de lui vriller les nerfs. Assez en tout cas pour faire pomper dans son sang le venin de Lycan. L'espace d'une seconde, il sentit ses muscles se contracter, lui infligeant une violente douleur. Toutefois la plus grande douleur venait de la révélation de la véritable nature de Kate. Gabriel se sentait trahi. D'un geste rageur, il lança le collier qui tomba au sol près des tonneaux. 

Néanmoins, il se fit une réflexion soudaine : S'il n'avait pas eu ce pendentif, Amelia l'aurait sans doute déjà tué. Kate, bien que voulant pérenniser son passé, l'avait protégé en quelque sorte. Gabriel se releva malgré la douleur dans ses bras et ses mains, douleur qui commençait à se calmer, et parcourut la distance jusqu'au collier qu'il reprit dans ses mains en s'agenouillant face à lui. Il l'observa, le faisant tourner, tout en soupirant :

-Qu'est-ce que tu cherchais en me donnant ça ?


Question rhétorique, le collier n'allait évidemment pas lui donner la réponse à sa question. Après un soupire, il décida de le repasser à son cou. Il se releva et entreprit de retourner s'asseoir quand la porte s'ouvrit, découvrant Amelia avec une boisson verte, son absynthe, et une plutôt brune assez mousseuse, une bière sans aucun doute. Il l'accueillit avec le même sourire que lors de son départ. Elle vint alors lui donner son verre et s'assit sur la table, proche de l'endroit où il se trouvait. Au moins, il avait eu une bonne idée en ne rechargeant pas son arme. Par instinct, il observa la couleur de son verre, le fond, puis plongea son index à l'intérieur avant de le frotter entre ses doigts. A l'évidence, le verre n'était pas drogué.

-Où en étions nous ?


-Nous allions trinquer à notre collaboration. Santé ! Dit-il tout en levant son verre, sachant parfaitement que ce n'était pas là où elle voulait en venir. Je tiens d'ailleurs à vous remercier de ne pas avoir profité de l'instant pour droguer mon verre. 


-Ah oui tiens, quand avez-vous découvert l’existence des autres univers pour la première fois


De nouveau, c'était à Gabriel de parler et à elle de poser les questions. Depuis le début, il avait l'impression désagréable de subir un interrogatoire. Se faisant violence, il décida de répondre à cette question, la douleur lancinante continuant de contracter ses muscles et ses mains par a-coup.

-Je dirais à la fin de mon film, après avoir brûlé le corps d'Anna et laissé partir la créature de Frankenstein. Lança t'il, mettant au clair qu'il avait comprit qu'Amelia en savait beaucoup sur lui. Il prit une gorgée d'alcool puis continua. Je suis retourné au manoir de ce bon vieux docteur et je l'ai trouvé par hasard. Et vous Amelia, de quand date votre expédition chez nos créateurs ? Mon film est sorti dans les années 2010, j'en conclus que c'était après cette date. Ce défi toujours dans ses yeux, Gabriel regarda la jeune femme et lui dit : J'avoue que je suis presque déçu. Vous m'aviez parut être une femme forte et pourtant c'est avec une bière que vous revenez. J'aurais pensé que vous ne dégustiez que des alcools plus fort.


Oui l'idée était grotesque mais après tout, peut-être pourrait-il provoquer assez cette femme pour qu'elle décide de se montrer plus audacieuse, assez pour que l'alcool lui monte à la tête. Une fois fait elle serait moins dangereuse et sans doute beaucoup plus enclin à la discussion sur elle, pour changer. 

-Quand est-ce que vous comptez de me parler en détail de votre amnésie ? Je ne suis pas simplet, j'ai bien vu votre réaction. Si dans le futur vous risquiez un incident, ou autre chose qui tiendrait du hasard, et qui vous ferait perdre la mémoire, vous n'auriez pas eu la même réaction. Vous savez quelque chose, c'est évident. De plus il est clair que Kate avait retrouvé ses souvenirs avant de me confier ce collier sinon notre rencontre aurait tourné très vite court. Il éluda par son air de défi ironique l'issue de cette rencontre qui aurait pu s'avérer facheuse. Il laissait ainsi entendre qu'il avait assez confiance en ses capacités pour croire qu'il aurait été victorieux. Réfléchissez une minute, si j'étais une ennemi, est-ce que je serai en ce moment même dans un bar en train de siroter une absynthe en votre compagnie tout en vous racontant ma vie ? Il étudia la réaction de Amelia avant de poursuivre. Je sais que vous pouvez m'aider mais ceci marche dans les deux sens. Vous savez que je vous aiderais dans le futur alors pourquoi ne pas commencer tout de suite et jouer carte sur table ? En plus vous semblez me connaître, vous savez donc à quel point je peux me montrer un redoutable allié. 
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Lun 9 Jan - 19:46

Acélia s’installa sur la table, n’hésitant guère à pousser les affaires encombrantes qui s’y trouvaient pour se faire une place et posa son verre à côté de l’arbalète. Elle posa un œil rapide sur cette dernière. Quelle arme magnifique tout de même ! Une véritable relique de ce monde… Son attention se tourna à nouveau vers Van Helsing qui jaugeait le verre d’un air méfiant. Il ne lui faisait pas confiance et il avait totalement raison. Cela dit, tous les poisons n’avaient pas de gout ou d’odeur… sa vérification pouvait le rassurer mais elle n’assurait pas une sécurité totale. Enfin, l’essentiel c’est qu’il ne lui reproche pas de l’avoir drogué. Après tout elle s’était abstenue de le faire…

-Nous allions trinquer à notre collaboration. Santé ! Je tiens d'ailleurs à vous remercier de ne pas avoir profité de l'instant pour droguer mon verre.

Elle lui adressa un petit hochement de tête l’air entendu et tenta une nouvelle question. Combien de temps l’ange allait-il accepter de lui répondre à sens unique ? Jusqu’à présent elle s’était débrouillée pour éluder ses questions gênantes mais cela ne faisait qu’attiser la méfiance de son interlocuteur à son égard, elle en avait bien conscience.


-Je dirais à la fin de mon film, après avoir brûlé le corps d'Anna et laissé partir la créature de Frankenstein.

Il avala sa première gorgée d’alcool, signe que ses soupçons sur le contenu du verre étaient totalement retombés.

-Je suis retourné au manoir de ce bon vieux docteur et je l'ai trouvé par hasard.

Intéressant, Gabriel venait de lui révéler la position d’un portail. Ce n’était pas un détail anodin, certaines légendes étaient prêtes à tuer pour s’approprier un tel savoir. Il n’avait visiblement pas conscience de la valeur de cette information, à moins qu’il n’ait jugé que cela n’avait pas d’importance puisqu’elle-même avait déjà accès à ce monde.

-Et vous Amelia, de quand date votre expédition chez nos créateurs ? Mon film est sorti dans les années 2010, j'en conclus que c'était après cette date.

-Je ne suis pas native de cet univers et je suis plus vieille qu’il n’y parait. Il y a bien longtemps que j’arpente la « première Terre », répondit-elle, le laissant faire travailler son imagination.

C’est d’un regard chargé de défi qu’il poursuivit :

-J'avoue que je suis presque déçu. Vous m'aviez paru être une femme forte et pourtant c'est avec une bière que vous revenez. J'aurais pensé que vous ne dégustiez que des alcools plus fort.

-Pour le bien des habitants de cette ville vous ne voulez pas que je perde le contrôle.

Acélia avait répondu d’un air sérieux, sans aucun signe d’amusement. Elle n’avait pas encore touché à son verre et n’avait pas l’air pressée de le faire. A l’évidence, si elle appréciait le gout de l’alcool elle semblait déterminée à prendre le temps de siroter son verre. Gabriel devait être vraiment désespéré pour tenter la provocation dans l’espoir de la faire. Espérait-il la rendre plus loquace ? L’affaiblir ? La belle s’imagina utiliser ses pouvoirs, complètement ivre. Pas sûr que les romains apprécient… Elle reprit d’un air un peu plus détendu.

-Et puis que reprochez-vous à la bière ? C’est un alcool populaire dans beaucoup d’univers. Bon d’accord, celle-ci a probablement été coupé à l’eau vu la réputation de l’établissement… de toute façon rien ne vaut un pub irlandais !

Elle devenait tout de suite plus loquace quand on ne lui posait pas de question personnelle.

-Quand est-ce que vous comptez de me parler en détail de votre amnésie ? Je ne suis pas simplet, j'ai bien vu votre réaction. Si dans le futur vous risquiez un incident, ou autre chose qui tiendrait du hasard, et qui vous ferait perdre la mémoire, vous n'auriez pas eu la même réaction. Vous savez quelque chose, c'est évident. De plus il est clair que Kate avait retrouvé ses souvenirs avant de me confier ce collier sinon notre rencontre aurait tourné très vite court.

Acélia haussa les épaules, laissant la remarque glisser sur elle. Il voulait la provoquer pour la pousser à parler ou bien il la sous-estimait, dans les deux cas c’était bien mal la connaitre.

-Alors à quoi bon s’attarder dessus ? L’incident est réglé et ne vous concerne pas.

- Réfléchissez une minute, si j'étais un ennemi, est-ce que je serai en ce moment même dans un bar en train de siroter une absinthe en votre compagnie tout en vous racontant ma vie ?

La belle prit son verre et y trempa ses lèvres pour montrer à Van Helsing qu’il argumentait en vain. Elle retint une grimace en goutant sa bière. Comme elle s’y attendait, ce truc avait un gout de flotte aromatisée à l’alcool. Elle était déjà venue plusieurs fois mais elle n’avait pas encore eut l’occasion de tester la bière. C’était maintenant chose faite.

- Je sais que vous pouvez m'aider mais ceci marche dans les deux sens. Vous savez que je vous aiderais dans le futur alors pourquoi ne pas commencer tout de suite et jouer carte sur table ? En plus vous semblez me connaître, vous savez donc à quel point je peux me montrer un redoutable allié.

-Et comment m’aideriez-vous ? Rétorqua-t-elle, agacée. Vous allez retourner à votre époque, soit vingt-deux ans dans le futur quand tout sera terminé. De toute façon vous ne pourriez rien faire.

Elle reposa son verre et se pencha en avant pour planter ses yeux dans ceux de son voisin.

- Mon futur m’a vraisemblablement fait comprendre qu’il était de mon devoir de vous sortir de la galère dans laquelle vous vous êtes fourré mais je n’ai aucune obligation de vous parler de moi. Puisque vous êtes si proche de Kate il vous suffira de l’interroger à votre retour. Elle vous fait peut-être confiance, elle. Après tout il s’agit de la femme qui partage vos jours et vos nuits, non ? Ajouta-t-elle avec un sourire en coin qui lui montrait qu’elle n’était pas totalement dupe. Ou bien vous profitez de la situation pour m’abuser. Mon futur vous apprécie peut-être véritablement. Ou alors elle a simplement estimé que vous deviez être encadré pour éviter de semer le chaos dans le passé. Dans vingt-deux ans, je confierai à votre passé ce même collier pour boucler la boucle. Nous partageons un verre ici et maintenant parce que VOUS avez besoin de moi. Je m’en sortais très bien toute seule avant que vous ne pointiez une arbalète sur moi dans la rue.

Ce n’était pas le meilleur moyen de se foutre Van Helsing dans la poche, certes, mais il avait réclamé de la sincérité de sa part et il en avait enfin. Non, elle ne lui faisait pas confiance. Elle avait beau connaitre son histoire, rien ne lui permettait de savoir le genre d’homme qu’il était devenu vingt ans après la mort d’Anna. Cela ne signifiait pas qu’elle ne l’appréciait pas. Elle le trouvait charmant, elle aimait bien sa personnalité, mais ce n’était pas suffisant.

-Alors dites-moi, quelle malédiction a bien pu vous pousser à rechercher l’aide d’une sorcière ? Je peux peut-être faire quelque chose.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Jeu 12 Jan - 13:49

Gabriel tenta d'obtenir des réponses de la part d'Amelia, quelque chose qui aurait pu lui permettre d'en savoir un peu plus sur elle, voir de l'aider à propos de son amnésie. Rien de tout ce qu'il put dire n'eut un quelconque effet sur son interlocutrice, bien au contraire. A son ton, il était facilement devinable que la jeune femme commençait à s'irriter des questions de Gabriel. Sur un ton sans équivoque, elle lui fit bien comprendre qu'elle n'avait en aucun cas besoin de lui mais que l'inverse n'était pas vrai, LUI avait besoin d'elle. A la manière dont ses yeux se bloquèrent dans ceux de Van Helsing, le fait qu'elle ai posé son verre avant de lui parler, à ses paroles tranchantes et à ce ton, Gabriel sentait l'hostilité qui se dégageait de cet échange. 


Pourtant il soutint le regard que lui fixait Amelia sans départir. Si elle pensait l'impressionner comme cela, c'était raté. Gabriel était déjà à l'époque un dur à cuir mais après son passage sur Terre, sa nouvelle vie en temps que Jack Nacht, il s'était encore endurci. Ses yeux ne quittèrent pas ceux d'Amelia, jaugeant ses intentions belliqueuses ou non. A tout instant, il se sentait prêt à répondre par la force si la situation commençait à se dégrader.

Cependant, Amelia sembla se radoucir plutôt que l'attaquer. Une fois que son discours fut terminé, elle lui demanda :


-Alors dites-moi, quelle malédiction a bien pu vous pousser à rechercher l’aide d’une sorcière ? Je peux peut-être faire quelque chose.

De nouveau, Amelia recommençait avec ses questions. Gabriel n'en cru pas ses oreilles. D'abord elle lui faisait comprendre que c'était vraiment par nécessité de sauver son futur qu'elle l'aidait, ensuite elle lui reprochait de l'avoir menacé avec son arbalète, sachant que ce n'est pas comme s'il s'était trompé sur la dangerosité de l'individu, et maintenant elle reprenait le cours de son interrogatoire, continuant à chercher à glaner des informations sur lui. Il ria en se faisant cette réflexion. Il se leva et alla se caler dos au mur en face de la table et d'Amelia. Il souriait :

-Je dispose de choses que vous ne savez pas et je compte bien les garder Amelia. De plus à quoi bon vous raconter ma vie si d'ici quelques temps vous perdez la mémoire ? Il laissa un petit silence pesant afin d'appuyer ses propos, les laisser agir avant d'ajouter tout sourire. Votre compte est bon... 


Gabriel n'était pas du genre à se laisser faire et il continuerait sans doute d'importuner Amelia jusqu'à ce qu'il obtienne gain de cause et qu'il puisse, possiblement, avoir l'occasion de l'aider que ce soit dans le passé ou dans son présent. Il laissa pour l'heure de côté la question de l'oubli de Kate pour une question d'autant plus pertinente. Il déposa son verre sur les tonneaux, puis se mit en marche, comme si cela pouvait aider à sa réflexion :

-Dîtes-moi Amelia, avez-vous de la famille ou des gens sur qui compter ici ou dans un autre monde ? Et est-ce que vous tenez à eux ? Gabriel faisait bien évidemment allusion au "frère" mort de Kate mais c'était aussi une façon comme une autre de glaner des informations. Il espéra qu'Amelia daigne répondre à cette question. Bien entendu, il avait dit cela simplement et calmement, sans animosité pouvant faire croire qu'il voulait faire pression sur Amelia.

Sa marche de réflexion l'entraîna tout autour de la table. Il se tenait désormais à l'autre bout de celle-ci, proche de son arbalète déchargée. Avait-il l'intention de s'en servir ? Non bien évidemment. Il remarquait à peine l'endroit où il se trouvait tant il réfléchissait à ce qu'il savait ou qu'il ignorait.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Jeu 12 Jan - 22:30

L’ambiance était devenu tendu, peut-être bien à cause d’elle. Tantôt taquine et proche du flirt tantôt ombrageuse, il semblait que leur relation n’avait rien de banale. Etrangement, Van Helsing se mit à rire tout à coup et se leva pour aller s’adosser au mur, face à elle. Il ne semblait pas le moins du monde intimidé, pourtant il avait ressenti le besoin de s’éloigner.


-Je dispose de choses que vous ne savez pas et je compte bien les garder Amelia. De plus à quoi bon vous raconter ma vie si d'ici quelques temps vous perdez la mémoire ? Votre compte est bon... 

Acélia le regarda, interdite. Sa dernière question ne devait rien à la curiosité, elle la lui avait posé  pour lui, pour l’aider. Cet idiot lui ressortait les arguments qu’elle venait d’avancer sans comprendre que cela n’avait pas de sens. Lui ne pouvait rien faire pour elle : d’abord parce que l’amnésie était une supposition pure et que rien ne permettait d’être sure qu’elle allait perdre la mémoire et ensuite parce que, même si c’était le cas, ils ne savaient rien du moment où cela arriverait (des jours ? Des années ?). De toute façon, à quoi bon changer le futur alors qu’ils savaient qu’elle allait s’en sortir saine et sauve en 2058 ?

-Comme vous voudrez, lança-t-elle en haussant les épaules d’un air parfaitement indifférent. J’aurai pu examiner cette histoire de malédiction en même temps que la pierre temporelle.

Après tout elle en connaissait un rayon en bénédiction et malédiction, c’était son truc…  Tant pis pour lui. S’il ne voulait pas de son aide et bien elle n’avait pas l’intention d’insister.
« Votre compte est bon », sérieusement… c’était censé vouloir dire quoi ça ?

-Dîtes-moi Amelia, avez-vous de la famille ou des gens sur qui compter ici ou dans un autre monde ? Et est-ce que vous tenez à eux ?

Acélia le regarda faire sa petite marche à travers la pièce. Il se prenait pour un aigle à tourner ainsi autour de sa proie ou quoi ? Et puis cette question… s’il n’y avait pas eu ce ton doucereux elle aurait presque cru croire qu’il cherchait à la menacer. Elle pouvait au moins lui répondre en partie. Cela satisfaisait peut-être un peu sa curiosité.

-Ma mère m’a été enlevé quand j’étais enfant, je me rappelle à peine de son visage et je ne sais rien de mon père sinon son nom. J’ai une demi-sœur mais nous ne sommes pas dans les meilleurs termes… en bref, pour répondre à votre question, non je n’ai pas de famille.

« Et bim, ravale ton sourire p’tit con ! »

Il n’avait pas besoin de savoir qu’elle avait eu des enfants dans certains univers, que ces derniers avaient grandis et parfois engendré une descendance. Elle était plus ou moins proche de certains d’entre eux, autant que son mode de vie le lui permettait. Pas question que quelqu’un apprenne leur existence, elle ne les mettrait pas en danger pour satisfaire la curiosité d’un inconnu. Pour leur bien, personne ne devait savoir qu’ils existaient.

-J’ai des ennemis. En admettant que cette histoire d’amnésie soit vraie il se pourrait bien que j’ai cherché à feinter certaines personnes pendant un temps donné en disparaissant du décor, ce qui revient à bloquer ma mémoire ainsi que mes pouvoirs.

Elle le regarda en haussant un sourcil l’air de dire : « c’est bon t’es content ?», puis elle remarqua la proximité de l’ange avec l’arbalète et ses sourcils se froncèrent légèrement.

-Nous n’allons pas nous taper dessus si ? Lança-t-elle sur un ton léger et quelque peu amusé. Sinon prévenez moi, j’échauffe un peu mes articulations pour m’éviter une entorse lorsque je vous sauterai à la gorge.

Comme si elle avait le moindre chance dans un combat au corps à corps avec lui ! Enfin, au moins il saisirait facilement la plaisanterie...
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Ven 13 Jan - 11:12

Le tour de table de Gabriel le fit clairement réfléchir à ce qu'il savait de Kate, de son enquête et d'Amelia. La question qu'il lui avait posé avait pour but de répondre à une de ces informations. Lorsque la jeune femme daigna lui répondre, ce qu'elle lui apprit sur sa famille était particulièrement intéressant :

-Ma mère m’a été enlevé quand j’étais enfant, je me rappelle à peine de son visage et je ne sais rien de mon père sinon son nom. J’ai une demi-sœur mais nous ne sommes pas dans les meilleurs termes… en bref, pour répondre à votre question, non je n’ai pas de famille.


Il accueillit cette réponse avec un sourire, se massant sa barbe qu'il trouva immédiatement affreusement longue. Il était loin d'être dans un bon jour. Mais plus que cela, il souriait d'avoir apprit un peu plus de choses sur Amelia, choses qui d'ailleurs ne concordaient pas avec ce qu'il savait de Kate. Il se mit pourtant au clair avec lui-même, le terme de frère pouvait avoir bien des sens et être compris très différemment d'un individu à l'autre. Il tut cela pour l'instant.

Etrangement, Amelia poursuivit le dialogue. Il fut étonné qu'elle lui donne plus encore d'information la concernant, ce qui allait à l'encontre totale de ce qui s'était fait jusqu'à présent. Dans la minute qui venait de s'écouler, il en avait apprit plus sur Amelia que depuis leur rencontre. 

-J’ai des ennemis. En admettant que cette histoire d’amnésie soit vraie il se pourrait bien que j’ai cherché à feinter certaines personnes pendant un temps donné en disparaissant du décor, ce qui revient à bloquer ma mémoire ainsi que mes pouvoirs.


Donc la persuasion douce n'allait pas, il ne lui faisait pas peur non plus au point de lui faire parler mais cependant la stratégie de la provocation, quant à elle, semblait avoir porté ses fruits. Bien qu'il ne reconnut toujours pas la véritable identité de son interlocutrice, il fut satisfait qu'elle décide de lui donner un peu plus d'élément la concernant. Une chose pourtant était glaçante, Amelia disait par là que ses ennemis étaient sans doute assez redoutable pour qu'elle décide de s'effacer volontairement la mémoire pour disparaître à leurs yeux. Il savait, pour l'avoir vécu, qu'Amelia n'était pas à prendre à la légère, ses ennemis devaient donc être relativement puissant. Cette fois le sourire qui s'afficha sur le visage de Gabriel fut un visage reconnaissant, il lui fit un signe de tête pour la remercier de cela.

-Nous n’allons pas nous taper dessus si ?  Sinon prévenez moi, j’échauffe un peu mes articulations pour m’éviter une entorse lorsque je vous sauterai à la gorge.


C'est alors qu'il remarqua clairement sa position par rapport à son arbalète. Visiblement il n'était pas le seul à l'avoir remarqué mais son interlocutrice l'avait fait plus vite que lui. Amusé par les propos d'Amelia, il la défia du regard tout en lui répondant :

-Qui sait si le fait que vous me sautiez dessus ne me plairait pas... Mais je vous le déconseille, pas tant pour l'arbalète déchargée sur la table ou bien pour les scies circulaires dans ma poche. Pas plus pour mes armes à feu d'ailleurs. Une pause, voulant susciter la curiosité. Je pense plutôt que vous n'aimeriez pas vous retrouver en face d'un Lycan Amelia.


C'était un donné pour un rendu, Amelia lui avait livré plusieurs informations personnelles, Gabriel décidait d'en faire autant en gage de bonne foi. Il appréciait le petit jeu auquel il jouait avec elle, un jeu du chat et de la souris mais avec deux prédateurs voraces qui se jaugent. 

-En plus, je pourrais vous abattre... Mais si je fais ça je risque de bouleverser le cours du temps... Sans parler du fait que je resterai bloqué dans cette époque. Et vu les effets du vieillissement sur ma peau j'en aurais pour un certain temps.


Il continua de tourner autour de la table, s'écartant volontairement de son arbalète et se défit de son long manteau ainsi que de ses armes à feu qu'il posa sur la table. Il y avait maintenant un véritable arsenal au beau milieu de la pièce, sur la même table où reposait Amelia, et Gabriel, quant à lui, était sans défense. Il marcha jusqu'à se remettre face à son interlocutrice, assez proche d'ailleurs pour la regarder. Décidément il ne voyait rien de Kate en elle.

-Vous m'avez parlé de votre mère, de votre père et d'une demi-soeur avec qui vous n'êtes pas en bon terme. Une chose me taraude : Kate est à la recherche du meurtrier de son frère sur la véritable Terre. Je sais qu'on ne peux pas prendre le mot frère au premier sens du terme vu les circonstances mais elle semblait très proche de lui.


C'était la première chose à laquelle il avait pensé, la seconde n'était pas vraiment pour le réjouir.

-Et vous avez dit avoir des ennemis. J'ai pu éprouver un peu de votre magie et de vos techniques, vous n'êtes pas faible Amelia. J'imagine par là que si vous les avaient assez craint pour effacer toutes traces de vos souvenirs et de votre magie c'est qu'ils doivent être redoutable. Pourquoi ne pas avoir tenté de trouver refuge quelque part ? D'avoir demandé de l'aide à l'Ordre Saint par exemple au lieu d'essayer de les fuir ?


Aussi étrange que cela puisse paraître, il discerna quelque chose qui lui rappela Kate dans cette jeune femme : La persévérance. Les deux étaient véritablement des têtes de mules et il se douta que la réponse de la jeune femme le conforterait dans cette idée.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Ven 13 Jan - 16:17

-Qui sait si le fait que vous me sautiez dessus ne me plairait pas... Mais je vous le déconseille, pas tant pour l'arbalète déchargée sur la table ou bien pour les scies circulaires dans ma poche. Pas plus pour mes armes à feu d'ailleurs.

Acélia lui jeta un regard étonné. C’était la troisième fois qu’il lui adressait un sous-entendu mais ce n’était pas ce qui captait le plus son attention à ce moment-là. Si elle ne devait pas se méfier de ses armes, que cachait-il dans ses manches d’autrement plus redoutable ?

-Je pense plutôt que vous n'aimeriez pas vous retrouver en face d'un Lycan, Amelia.

Une lueur de compréhension apparue tout à coup dans les yeux de la belle. Alors c’était « ça » la fameuse malédiction… En fin de compte il ne la lui avait pas caché bien longtemps. Comment étais-ce possible ? Anna s’était pourtant sacrifiée à la fin du film pour l’empêcher de sombrer. Il y avait des explications possibles bien sûr. Par exemple, les fanfictions pouvaient avoir altéré la fin de son histoire en devenant plus populaires que le film. D’autant que ce dernier n’avait pas de suite et coupait court après les funérailles d’Anna, ce qui donnait libre court à l’imagination. 


-En plus, je pourrais vous abattre... Mais si je fais ça je risque de bouleverser le cours du temps... Sans parler du fait que je resterai bloqué dans cette époque. Et vu les effets du vieillissement sur ma peau j'en aurais pour un certain temps.

Acélia leva les yeux au ciel. Mais oui bien sûr, il pouvait facilement l’abattre. Ah, les hommes et leur égo !


-Vingt-deux ans à se cacher de votre vous passé et de vos connaissances, c’est long mais plutôt simple. Ce n’est pas comme si vous ne connaissiez pas vos habitudes.

S’en suivi une sorte de strip-tease où Van Helsing entreprit de retirer son manteau, puis l’intégralité de ses armes. Acélia le regarda faire avec des yeux ronds. C’était un véritable arsenal que ce type cachait sur lui. La table commençait à crouler sous le poids et la quantité de choses qui y était étalée et la demoiselle se dit qu’il serait difficile d’y caser une chose en plus.

-Vous m'avez parlé de votre mère, de votre père et d'une demi-soeur avec qui vous n'êtes pas en bon terme. Une chose me taraude : Kate est à la recherche du meurtrier de son frère sur la véritable Terre. Je sais qu'on ne peut pas prendre le mot frère au premier sens du terme vu les circonstances mais elle semblait très proche de lui.

Acélia haussa les épaules.

-Il m’est difficile de résoudre ce mystère avec vingt ans d’avance.
-Et vous avez dit avoir des ennemis. J'ai pu éprouver un peu de votre magie et de vos techniques, vous n'êtes pas faible Amelia.

Ah, au moins il le reconnaissait. Ca faisait toujours plaisir d’être estimée, surtout qu’elle ne lui avait pas montré le centième de ses capacités. Elle en avait bien envie, par fierté et par plaisir, mais le bon sens lui disait de rester sage et de ne pas faire de bêtises ici, dans ce monde où la magie n’avait rien de naturel.

-J'imagine par là que si vous les avaient assez craint pour effacer toutes traces de vos souvenirs et de votre magie c'est qu'ils doivent être redoutable. Pourquoi ne pas avoir tenté de trouver refuge quelque part ? D'avoir demandé de l'aide à l'Ordre Saint par exemple au lieu d'essayer de les fuir ?

S’il savait que c’était son propre gouvernement qu’elle tentait de feinter… qu’avec ses nombreuses explorations et ses déboires elle était devenue une criminelle aux yeux des siens et qu’elle serait condamnée à de la prison ferme s’ils apprenaient la vérité sur ses agissements...

-Un jour je les affronterai, mais pas maintenant. Il est trop tôt.

Lorsqu’elle aurait atteint l’âge requis en revanche… sa puissance monterait d’un cran et son propre peuple serait forcé de la considérer comme une ancienne, un être vénérable. Les choses seraient sensiblement différentes. Dans vingt-deux ans.

- Quant à l’Ordre, vous vous rappelez ce qu’ils ont fait le jour où vous avez quérit leur aide pour la Créature ? Très peu pour moi.

Elle lui retourna un grand sourire.

-Vous vous inquiétez pour moi ? Allons bon, ce n’est pas la peine ! Kate vous attends dans votre présent, n’est-ce pas là la preuve que j’ai survécut ? De toute façon, ma vie n’a jamais été un long fleuve tranquille et je n’en suis pas morte. Je suis increvable !

En même temps, sous couvert d’explorer les univers et d’en percer tous les secrets, elle passait sa vie à chercher les problèmes. Elle avait développé des nerfs solides et à toute épreuve ainsi qu’une solide capacité à s’en sortir. Acélia était une survivante. Peut-être un peu comme Gabriel… quoi que leurs morales étaient certainement très différentes. S’il savait ce qu’elle était parfois prête à faire pour aller au bout de ses expériences, il aurait peut-être coupé court à la discussion pour tenter de la neutraliser illico presto. Kate s’empara délicatement de l’une des armes à feu qu’il avait déposé et l’examina d’un œil appréciateur.


-Jolie pièce. De quoi faire rêver quelques collectionneurs sur la « Première Terre ». Vous cachez d’autres jouets de ce genre dans vos poches ? Vos sous-vêtements peut-être ?

Sous réserve qu’il en porte.
 Elle posa l’arme sur ses genoux comme s’il s’agissait d’un jouet et releva les yeux vers Van Helsing.

-La malédiction dont vous parliez, c’est votre lycanthropie ? Je croyais que vous aviez été vacciné ?
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Sam 14 Jan - 14:58

Toutes les questions qu'avait posé Van Helsing ne trouvèrent pas de réponses. Tout d'abord, son interrogation au sujet du "soi-disant" frère de Kate. Comme le signifia Amelia, il était difficile de résoudre ce genre de problème avec 20 ans d'avance, même avec la meilleure volonté du monde. Il se jura d'éclaircir ce mystère le plus tôt possible.

La seconde interrogation qu'il avait eu était sur les ennemis d'Amelia, des ennemis visiblement assez puissant pour qu'elle les craigne et décide, possiblement, d'effacer sa mémoire. La encore la réponse de la jeune femme à leur sujet fut très évasive, prétextant qu'elle allait les affronter un jour mais que ce n'était pas pour tout de suite. Gabriel ne put que songer à l'idée que, soit elle préparait un plan pour agir plus tard, soit elle voulait attendre que ses pouvoirs se développent encore. Cependant, si elle pouvait effacer sa mémoire, sa magie serait sans doute réduite donc celle-ci devait s'améliorer au fil du temps. Bien entendu tout cela restait de la supposition.

Enfin il avait évoqué l'idée de demander de l'aide ou une protection à l'Ordre Saint. Lui-même n'envisageait que très peu cette éventualité, il les savait capable du meilleur comme du pire comme ils l'avaient prouvé en voulant détruire la créature de Frankenstein.

- Quant à l’Ordre, vous vous rappelez ce qu’ils ont fait le jour où vous avez quérit leur aide pour la Créature ? Très peu pour moi.


Amelia avait le même raisonnement que lui, elle ne pouvait décemment demander de l'aide à l'Ordre Saint, de même que lui qui était maudit et perdu dans le temps. Sans doute essayeraient-ils d'en finir avec eux s'ils en avaient l'occasion. La jeune femme lui sourit alors :

-Vous vous inquiétez pour moi ? Allons bon, ce n’est pas la peine ! Kate vous attends dans votre présent, n’est-ce pas là la preuve que j’ai survécut ? De toute façon, ma vie n’a jamais été un long fleuve tranquille et je n’en suis pas morte. Je suis increvable !


Elle avait raison, sa logique était indéniable cependant quelque chose n'était pas juste. Entre temps, Amelia se saisit de l'une des armes à feu de Gabriel et l'inspecta entre ses doigts.

-Jolie pièce. De quoi faire rêver quelques collectionneurs sur la « Première Terre ». Vous cachez d’autres jouets de ce genre dans vos poches ? Vos sous-vêtements peut-être ?


La remarque le fit sourire et même rire. Etait-ce de la flatterie ou bien réellement une sorte d'invitation. Dans les deux cas, il décida d'y répondre :

-Vous voulez vérifier ? J'ai peut-être encore un ou deux atouts cachés...


Leur jeu du chat et de la souris continuait encore et encore, les menaces se changeant en invitation puis en menace et ainsi de suite. C'était particulièrement agréable, d'autant qu'Amelia n'était pas la plus désagréable des femmes à observer non plus. La jeune femme posa l'arme sur ses genoux, comme si de rien n'était, puis passa à autre chose :

-La malédiction dont vous parliez, c’est votre lycanthropie ? Je croyais que vous aviez été vacciné ?

Le terme vacciner le fit sourire, mélancoliquement certes mais sourire tout de même. 
 
-Vacciner ? Sans doute le côté canin qui vous fait dire ça... Je pensais avoir été sauvé, sans doute Anna dans son dernier soupire l'a cru aussi. Lorsque je suis parti et que j'ai trouvé le portail je ne me doutais de rien. Par moment je sentais une immense rage en moi mais je ne pouvais en comprendre le sens. Ce n'est que plusieurs années plus tard que j'ai compris que j'étais encore sous le coup de la malédiction et qu'elle me rongeait de l'intérieur. Je peux la combattre Amelia mais plus le temps passe et plus je la sentais gagner du terrain. Je ne peux m'expliquer la raison de la non-efficacité du vaccin, peut-être qu'il était déjà trop tard, peut-être n'était-il pas efficace, tout ce que je sais c'est qu'Anna est morte pour rien et que je l'ai tué, rien de plus.


Gabriel retourna prendre son verre d'absynthe déjà entamé et décida de le vider pour évacuer tout mauvais souvenir. A nouveau il songeait qu'il était capable de la sauver mais il ne pouvait pas s'y résoudre. S'il agissait, le comte allait survivre et les Valerious ne reposeraient pas en paix. Une fois le contenu avalé, Gabriel reposa son verre, c'était sans doute une des pires absynthe qu'il n'eut jamais bu. Il retourna face à Amelia, réfléchissant à ce qui l'avait chagriné. Pour elle, elle ne pouvait que survivre mais c'était faux.

-Personne n'est "increvable" Amelia. Oui j'ai connu Kate vingt ans après cette époque donc vous vous en êtes tiré mais rien ne dit que vous avez réussi à le faire toute seule. Peut-être que c'est justement mon aide qui fera pencher la balance le moment venu. Et pour répondre à votre question oui, je m'inquiète pour vous. Premièrement parce que vous êtes Kate et deuxièmement parce que vous êtes la seule personne qui peut me renvoyer chez moi. Alors croyez moi que je veux vous garder en vie Amelia.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Lun 16 Jan - 1:15

-… Je ne peux m'expliquer la raison de la non-efficacité du vaccin, peut-être qu'il était déjà trop tard, peut-être n'était-il pas efficace, tout ce que je sais c'est qu'Anna est morte pour rien et que je l'ai tué, rien de plus.

Cela ne devait pas être simple pour lui d’évoquer ce souvenir. Sans doute le percevait-il comme un échec dans sa vie passée. Il avait connu brièvement Anna mais elle était morte pour le sauver et ça ce n’était pas quelque chose de facile à encaisser, surtout si le virus agissait toujours. Car s’en était un, Acélia en était convaincu. Le virus qui se transmettait par les morsures et qui transformait ceux qui était atteint en lycans incontrôlables, une sorte de « rage » comme les humains de la « Première Terre » le connaissait, mais qui aurait largement muté. Restait à savoir comment Dracula faisait pour se faire obéir d’eux.
La joie de la science, percez en les mystères et vous détiendrez le contrôle de toute chose. Quoi que cette fois, c’était peut-être de magie dont il s’agissait. Dracula était puissant et dangereux et le film ne mettait pas suffisamment en avant ses talents pour pouvoir se faire une idée suffisante de l’étendue de ses capacités. Elle lui connaissait un intérêt manifeste pour la science. Sans ça, il ne se serait pas rapproché de Victor Frankenstein et n’aurait pas pu créer l’antidote à la lycanthropie ni développé le virus d’ailleurs, car Dracula ne possédait pas le pouvoir de transformer les gens en autre chose que des vampyrs. En théorie du moins. C’était un peu le concept de ce film d’ailleurs, un univers steampunk à mi-chemin entre la sorcellerie et la science expérimentale.

-Pas pour rien puisque vous avez conservé votre forme humaine et votre capacité de raisonnement. Mais vous avez raison, il me sera difficile de vous aider à combattre cette « malédiction » dans l’immédiat. Je pense que la solution se trouve dans votre sang et ce n’est probablement pas dans ce monde que vous aurez les outils pour trouver un remède au mal qui vous ronge. Je vous conseille de vous tourner vers des scientifiques d’un monde plus moderne.

Sans l’antidote de Dracula il faudrait recommencer les recherches en partant de zéro, ça pourrait prendre des années avant d’obtenir un résultat. Elle pouvait toujours utiliser la magie mais elle devait d’abord comprendre la nature du mal qui le rongeait. Acélia avala une autre gorgée de bière et se rappela aussitôt pourquoi elle avait posé son verre un peu plus tôt.

-Personne n'est "increvable" Amelia. Oui j'ai connu Kate vingt ans après cette époque donc vous vous en êtes tiré mais rien ne dit que vous avez réussi à le faire toute seule. Peut-être que c'est justement mon aide qui fera pencher la balance le moment venu. Et pour répondre à votre question oui, je m'inquiète pour vous. Premièrement parce que vous êtes Kate et deuxièmement parce que vous êtes la seule personne qui peut me renvoyer chez moi. Alors croyez-moi que je veux vous garder en vie Amelia.

Acélia pencha légèrement la tête sur le côté et observa celui qui bouleversait sa vie par sa simple existence.

-Vous tenez vraiment à elle hein…

Elle n’aurait su dire s’il en était amoureux ou s’il s’agissait d’une amitié mais il avait l’air vraiment soucieux de la protéger.

-Allez-vous demeurer à mes côtés les vingt-deux prochaines années pour me protéger d’une menace qui ne viendra peut-être jamais ? Plaisanta-t-elle.

Elle lui attrapa doucement la main, observa curieusement la paume puis posa deux doigts sur son poignet comme pour prendre son pouls. Il lui semblait que c’était la première fois que leurs peaux se touchaient depuis leur rencontre, ce qui, en soi, ne signifiait pas grand-chose. Mais elle avait une idée en tête. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne le lâche. Elle avait visiblement obtenu les informations qu’elle voulait.

-Vous devriez songer à arrêter de boire, vous contrôlerez mieux le loup si vous n’êtes pas sous l’emprise d’une drogue. Je vous donnerai une liste de plantes que vous pourrez facilement vous procurer sur la « première Terre » avec leur dosage, elles vous apaiseront et vous aideront à contrôler vos nerfs si vous les prenez régulièrement en infusion. C’est tout ce que je peux faire en l’état, Kate aura certainement plus de ressources sur la « Première Terre ».

Le laissant digérer un instant, elle enchaina :

-Le jour va se lever et je réfléchis mieux quand je suis reposée. J’imagine que vous n’avez nulle part où aller alors vous pouvez venir à la maison. A une condition, vous me promettez que vous ne révélerez ma position, mon identité et mes capacités à personne et surtout pas au Vatican.

Elle lui planta son index dans l’estomac.

-Je suis très sérieuse. Si vous me trahissez, votre peau deviendra toute rouge et votre jolie visage se couvrira de boutons, c’est clair ?

Acélia avait rendu sa malédiction volontairement « mignonne  et enfantine », elle aurait pu faire nettement pire, mais le but n’était pas de le menacer réellement, juste de faire planer le doute sur ce qu’il adviendrait de lui en cas de trahison. A vrai dire elle ne savait même pas si Gabriel pouvait être maudit, c’était dire. Vu sa résistance à la magie, elle risquait d’avoir d’autres mauvaises surprises avec lui, mais ça il n’était pas question qu’il le sache.

-Allez dépêchez-vous de ranger votre arsenal, je préfèrerai rentrer avant qu’il ne fasse jour. Si mes voisins vous voient ils vont s’imaginer que j’héberge un terroriste.

La belle s’empara à nouveau de l’arme posée sur ses genoux et la posa sur la table avant de se laisser glisser par terre. Elle s’étira avec une  grâce presque féline puis glissa une main dans la poche intérieure de sa cape pour en sortir la fameuse pierre qui avait amené Van Helsing à cette époque, l’étudiant pendant qu’il rangeait ses affaires. L’artefact vibrait doucement dans sa main. Combien de temps allait-il lui falloir pour la faire fonctionner à nouveau ? Elle avait bien quelques pistes pour commencer ses recherches mais elle ne ferait rien avant une bonne nuit de sommeil, elle était claquée et ce genre de magie était trop dangereuse pour être manipulée sans être pleinement en possession de ses moyens. Elle remit le caillou à sa place et bailla.


Il leur fallut plus d’une demi-heure de marche rapide pour arriver à destination. Le ciel était encore sombre mais commençait à s’éclairer tout doucement et les rues étaient parfaitement calmes. C’était un quartier modeste mais tranquille, constitué de quelques immeubles et maisons mitoyennes. Acélia inséra une clé dans une grande porte de bois massif et se glissa dans la maison. Elle referma la porte à clé derrière Gabriel. L’entrée donnait sur petit hall suivi d’un grand salon. La maison semblait spacieuse vu la taille des pièces, le salon était aménagé selon les modes de l’époque et plusieurs portes démontraient qu’il existait d’autres pièces. Il y avait également un escalier qui conduisait vraisemblablement à un étage supérieur. Un feu de cheminée brulait dans l’âtre et rependait sa chaleur dans le salon, ce qui était un vrai bonheur après la fraicheur de l’extérieur. Acélia posa la pierre du temps sur la cheminée et envoya valser sa cape sur un fauteuil avant de se tourner vers Gabriel et de lui indiquer tour à tour les portes et la fonction des pièces : « ici la cuisine, ici la salle de bains, la salle à manger… ». Elle lui fit monter les escaliers et lui montra une porte.

-Ma chambre. Ici il y a un bureau et là une chambre d’ami qui est surement bien poussiéreuse et glaciale. Installez-vous ou vous voulez ça m’est égal, je n’ai qu’une consigne à vous soumettre, dit-elle en lui montrant d’autres escaliers qui montaient vers un nouvel étage, n’allez pas là-haut sans moi, ok ? Vous risqueriez de le payer très cher. Je vous laisse prendre vos repères, je reviens.

Sur ce, elle s’éclipsa dans sa chambre et retrouva Gabriel quelques minutes plus tard dans une tenue décontracte qui n’avait plus rien à voir avec l’époque. La belle avait vraisemblablement enfilé un pantalon de pyjama noir et un long sweat gris, ses cheveux étaient détachés et cascadaient librement sur ses épaules. Entre temps elle avait fait un saut dans la cuisine et avait préparé deux tasses de tisane. Elle en tandis une à Gabriel.

-Vous avez besoin de quelque chose ?
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Jeu 19 Jan - 15:28

-Vous tenez vraiment à elle hein…


Ce n'était pas une nouvelle question d'Amelia sur la vie de ce cher Van Helsing. Sa tête s'était inclinée et elle avait dit cela comme une sorte d'affirmation. Elle n'avait pas tort, Jack appréciait beaucoup Kate mais il ne comprenait pas, lui-même, pourquoi il réagissait comme cela. Il fallait avouer qu'il se sentait trahi d'avoir été ainsi dupé si longtemps pourtant une force le poussait à protéger Kate, et Amelia par la même occasion. Il ne cilla pas de ce que venait de dire Amelia, la laissant songer ce qu'elle souhaitait.

-Allez-vous demeurer à mes côtés les vingt-deux prochaines années pour me protéger d’une menace qui ne viendra peut-être jamais ?


On pouvait sentir la plaisanterie dans sa voix. Gabriel lui rendit alors la pareil sur le même ton :

-On ne pouvait rêver meilleur compagnie.


Etant assez proche d'Amelia, celle-ci lui prit doucement le poignet, suscitant immédiatement la curiosité de Van Helsing. C'était le premier contact qu'il avait... Amicalement parlant en ton cas. Il put alors remarquer la douceur de sa peau sur la sienne et l'extrême précaution avec laquelle elle manipulait la main. Gabriel se demanda un instant si elle allait lui lire les lignes de la main mais au lieu de ça, elle posa des doigts sur son poignet comme pour prendre son rythme cardiaque.

-Vous devriez songer à arrêter de boire, vous contrôlerez mieux le loup si vous n’êtes pas sous l’emprise d’une drogue. Je vous donnerai une liste de plantes que vous pourrez facilement vous procurer sur la « première Terre » avec leur dosage, elles vous apaiseront et vous aideront à contrôler vos nerfs si vous les prenez régulièrement en infusion. C’est tout ce que je peux faire en l’état, Kate aura certainement plus de ressources sur la « Première Terre ».


En un instant, Amelia avait su sonder son passé et plus précisément la mauvaise habitude qu'il avait pris depuis son arrivée sur la Terre, il fallait dire que la mort d'Anna avait été un choc pour lui qui l'avait tué. Il buta cependant sur la deuxième partie de son discours : Se faire des infusions pour combattre le loup ? Il ne voulait pas remettre les connaissances d'Amelia en doute mais...

-Je dois me faire des tisanes pour combattre la lycanthropie ? Dit-il, riant d'incrédulité.

-Le jour va se lever et je réfléchis mieux quand je suis reposée. J’imagine que vous n’avez nulle part où aller alors vous pouvez venir à la maison. A une condition, vous me promettez que vous ne révélerez ma position, mon identité et mes capacités à personne et surtout pas au Vatican.


Après la douceur de sa caresse sur son poignet, Amelia jugea bon de ponctuer sa menace en plantant son index dans le ventre de Van Helsing. Il put alors remarquer encore plus la taille des ongles de celle-ci cependant, la façon de le menacer avait quelque chose de drôle.

-Je suis très sérieuse. Si vous me trahissez, votre peau deviendra toute rouge et votre jolie visage se couvrira de boutons, c’est clair ?


-A qui voulez-vous que j'en parle ? Je suis perdu dans le temps, pour ce qui est de votre identité je n'ai qu'un faux nom j'imagine, et pour les pouvoirs je suis certain que vous avez plus d'un atout dans votre manche. La rassura t'il, non sans beaucoup d'ironie. 

-Allez dépêchez-vous de ranger votre arsenal, je préfèrerai rentrer avant qu’il ne fasse jour. Si mes voisins vous voient ils vont s’imaginer que j’héberge un terroriste.



Si elle savait à quoi ressemblaient les actes de terrorisme sur la vraie Terre, elle serai sans nul doute surpris. Il songeait bien évidemment à ce qui s'était produit à Buckingham Palace. Il s'exécuta commençant à remettre ses différentes armes dans ses poches ou dans leurs étuis. S'en était presque drôle à quel point il pouvait avoir d'armes sur lui. Enfin en dernier lieu, il se saisit de son arbalète et y replaça à l'intérieur les carreaux avant de la reposer sur son épaule. Il était prêt à quitter les lieux et Amelia l'attendait déjà. Ils purent alors se mettre en route.

Une demi-heure de marche dans la nuit commençant à se dissiper permirent de regagner la maison d'Amelia. De l'extérieur, celle-ci ressemblait aux autres maisons de ce quartier modeste. Amelia en déverrouilla l'accès grâce à sa clé et ils pénétrèrent dans les lieux. Il s'en dégageait une odeur bien agréable grâce à une cheminée allumée. Gabriel observa les lieux avec attention. Le hall était spacieux et plutôt joli. Amelia ferma la porte à clef derrière lui. L'empêchait-elle de partir ? Non il ne pensait pas.

Après avoir posé sa cape sur un canapé, elle se mit à lui montrer les différentes pièces ainsi que leur nom. En bas se trouvait les pièces usuelles comme la salle de bain et la salle à manger. Amelia l'entraîna ensuite en haut pour lui énumérer le reste des pièces :

-Ma chambre. Ici il y a un bureau et là une chambre d’ami qui est surement bien poussiéreuse et glaciale. Installez-vous ou vous voulez ça m’est égal, je n’ai qu’une consigne à vous soumettre, n’allez pas là-haut sans moi, ok ? Vous risqueriez de le payer très cher. Je vous laisse prendre vos repères, je reviens.


-Je crois que je vais m'installer dans votre chambre puisque l'autre est "glaciale et poussiéreuse", lui dit-il alors qu'elle lui tournait déjà le dos.

Finalement, il opta pour la chambre d'ami. Il en ouvrit la porte et déboucha sur une pièce assez sobre. La description qu'en avait fait Amelia était bien sûr très exagérée. Certes il y avait un peu de poussière et la chaleur n'était pas aussi intense que dans le reste de la maison mais elle demeurait assez sympathique pour un étranger comme lui. Il laissa glisser l'arbalète le long de son bras et la déposa contre un mur. Il se défit ensuite de son long manteau, de son chapeau et de son foulard, ne gardant plus que sa chemise blanche dont il retroussa les manches et un pantalon noir. Il se sépara aussi de toutes les armes qu'il avait en sa possession. Ayant laissé la porte ouverte, il entendit Amelia sortir de sa chambre et descendre les escaliers. Lorsqu'elle remonta et vint à sa rencontre, elle tenait dans la main une tisane qu'elle lui tendit. La prenant dans la main, Gabriel vit pour la première fois le grand changement de son accoutrement : Elle portait un sweat, un bas de pyjama et ses cheveux étaient lâchés. Autant dire qu'elle déteignait totalement avec les habits de l'époque. S'en était presque risible.

-Vous avez besoin de quelque chose ?



-Vous m'avez offert un toit, de l'aide, une absynthe, une tisane, un lit... Qu'est-ce que je pourrais demander d'autre ? Je vais commencer à croire vous qui tenez beaucoup à moi. Plaisanta t'il avant de reprendre son sérieux. Blague à part, je vous remercie de ce que vous faîtes pour moi malgré notre rencontre...mouvementée. 


Ce qu'il disait était sincère, il était reconnaissant à Amelia de ce qu'elle faisait pour lui, qu'elle qu'en soit les raisons. Il trinqua sa tasse contre celle d'Amelia et en porta le liquide à sa bouche avant de se reprendre, observer l'eau infuser et déclarer en levant un sourcil :

-C'est une tisane anti-Loup-Garou c'est ça ?


Il rit puis se mit à boire le breuvage, sans même faire attention si celui-ci était drogué ou non, cette idée ne lui traversa même pas l'esprit une seule seconde. Toute façon qu'est-ce qu'elle pourrait bien lui faire si elle décidait de droguer son verre ?

-Alors dîtes-moi, comment une voyageuse des mondes peut-elle se payer une maison comme celle-ci ? Vous n'avez pas l'air de trop manquer de moyen. J'aurais peut-être dit que vous maîtrisiez l'alchimie mais j'ai un sacrée doute à ce sujet. Que cachez-vous en haut ? La pierre philosophale qui peut tout transformer en or ? 
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Jeu 26 Jan - 14:37

-Je dois me faire des tisanes pour combattre la lycanthropie ?

Acélia leva les yeux au ciel. Le scepticisme de Gabriel était digne d’une société occidentale telle que la « première Terre » où l’on ne jurait que par les médicaments industriels dont l’efficacité laissait parfois à désirer tant les effets secondaires étaient dévastateurs. Elle était allée dans des mondes futuristes, elle avait vu des médecines plus évoluées, d’autres plus alternatives, n’en avait rejeté aucune sans s’y être intéressée auparavant. La médecine en elle-même n’était pas le sujet qui la passionnait le plus mais elle était trop curieuse pour ne pas s’y pencher dessus un tant soit peu. C’était en perçant le secret de la matière qu’elle finirait tôt ou tard par atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée, elle en était convaincue. Toujours est-il que les plantes étaient un domaine qu’elle maitrisait particulièrement bien et elle savait s’en servir pour soigner autant que pour empoisonner.


-Je pourrai vous droguer ou vous empoisonner juste avec des plantes, sans passer par des composés chimiques industriels. Il ne s’agit par de tuer le virus qui vous transforme, juste de limiter les effets secondaires liés à sa présence.

Sur ce, elle était fatiguée et elle lui proposa donc de migrer chez elle. Une demi-heure plus tôt elle n’aurait jamais envisagé une telle possibilité mais les choses changeaient. Elle pensait avoir plus à gagner à garder cet homme près d’elle et à lui parler qu’à le laisser à la rue. Acélia pesait toujours le pour et le contre avant d’agir, c’était son mode de fonctionnement. Ils se rendirent donc chez elle et elle le prévint de ne pas se rendre au dernier étage de la maisonnée, le grenier pour ainsi dire… Il ne parut pas réagir, peut-être qu’il s’attendait à faire face à ce genre de bizarrerie en sa présence. Il l’avait bien prise pour une sorcière un peu plus tôt…
Elle lui tournait déjà le dos lorsqu’il lança d’un air presque innocent :


-Je crois que je vais m'installer dans votre chambre puisque l'autre est "glaciale et poussiéreuse".

Acélia leva les yeux au ciel mais ne put s’empêcher de sourire. S’il avait pu avoir peur d’elle au moment de leur rencontre il semblait qu’il n’en était plus rien. Ou bien cachait-il son appréhension sous une touche d’humour et de sarcasme. La belle se dit qu’ils ressemblaient un peu sur ce point-là. Ce genre de personne était plus difficile à cerner, à manipuler également.
Lorsqu’elle revient un moment plus tard avec ses deux tisanes, elle trouva Gabriel dans la chambre d’amis. Il y avait déposé son impressionnant arsenal ainsi que son manteau et tous les vêtements qui dissimulaient son corps et son visage. La barbe de quelques jours, les cheveux plus courts… elle ignorait si elle l’aurait reconnu sans son habituel accoutrement. Il avait l’air d’un homme qui avait passé quelques mauvais jours. Sans compter sa peau légèrement noircie par le fameux incendie. Au moins elle en avait une preuve qu’il avait bien dit la vérité sr cette partie-là de l’histoire.
Par politesse, Acélia lui demanda s’il avait besoin de quelque chose. Des couvertures peut-être, ou bien de la nourriture… elle était fatiguée et aspirait à dormir mais elle n’allait pas planter son invité ici. Elle l’avait fait venir, il fallait assumer maintenant.

-Vous m'avez offert un toit, de l'aide, une absynthe, une tisane, un lit... Qu'est-ce que je pourrais demander d'autre ? Je vais commencer à croire vous qui tenez beaucoup à moi. Blague à part, je vous remercie de ce que vous faîtes pour moi malgré notre rencontre...mouvementée.

Acélia hocha la tête d’un air approbateur, sensible à ses remerciements. Il est vrai que leur rencontre n’avait pas été des plus cordiales, sur le moment elle avait vraiment cru qu’elle allait finir avec un carreau d’arbalète dans le corps. Mourir ainsi à neuf-cent soixante-dix-huit ans alors qu’elle commençait à toucher du doigt son objectif, voilà qui aurait été sacrément ironique.

-C'est une tisane anti-Loup-Garou c'est ça ?

Sans attendre de réponse, il but le breuvage. Acélia le regarda faire d’un air intéressé. Voilà qui répondait partiellement à sa question de toute à l’heure… à l’évidence il commençait à lui faire confiance. Si elle était un peu vexée qu’il baisse aussi vite ses défenses devant elle et qu’il ne la craigne pas d’avantage, elle songea que la langue d’un homme en confiance se déliait plus facilement.

-Juste des pétales de coquelicot pour aider à se détendre et à trouver le sommeil et du thym pour calmer les irritations de la gorge. Je suis étonnée que vous ne toussiez pas d’avantage vu la fumée que vous avez du absorber pendant l’incendie.

S’il avait toussé d’avantage elle aurait tenté de lui préparer des inhalations. Cela dit, elle n’était pas particulièrement bien équipée pour faire face à ce genre de problèmes ici.

-Alors dîtes-moi, comment une voyageuse des mondes peut-elle se payer une maison comme celle-ci ? Vous n'avez pas l'air de trop manquer de moyens. J'aurais peut-être dit que vous maîtrisiez l'alchimie mais j'ai un sacrée doute à ce sujet. Que cachez-vous en haut ? La pierre philosophale qui peut tout transformer en or ?

Ahaha, qu’il était mignon. L’argent était facile à acquérir lorsque l’on avait des pouvoirs comme les siens et aussi peu de scrupules mais elle se doutait qu’il s’agissait d’une manière habilement détournée d’amener la dernière question, celle qui l’intéressait vraiment : que cachait-elle dans le grenier ?

-Je loue cette maison pour une bouchée de pain. Depuis qu’une famille y est morte dans des conditions sinistres l’endroit est réputé hanté. Le propriétaire était trop heureux de trouver enfin une personne acceptant d’y vivre.

Et cette fois elle n’y était pour rien ! Acélia but une gorgée de tisane avant de poser sa tasse sur un meuble et de se rapprocher de Van Helsing. Son pouce effleura sa joue. Ce type, malgré l’état dans lequel il était, dégageait quelque chose de viril et d’intriguant. Peut-être que l’idée de le posséder avant son elle futur l’amusait et participait à l’intérêt qu’elle lui portait.

-Vous avez de la suie sur le visage, dit-elle en souriant.


Elle n’avait pas pris la chose au sérieux jusqu’à présent et elle n’avait initialement pas prévu de finir dans ses bras cette nuit comme l’attestait sa tenue décontracté qui n’avait rien de sexy. Cela dit, Acélia était une personnalité changeante et l’idée de passer un bon moment avant de dormir était finalement tentante. Il lui avait lancé des sous-entendus toute la soirée, elle doutait qu’il la repousse maintenant. C’était une attirance physique, un bon divertissement, rien de plus. Sa main glissa le long de la chemise de Gabriel et vint se poser sur sa taille. Rien à dire, cet homme était un vrai géant par rapport à elle et elle se sentait toute petite face à lui.

-Souhaitez-vous que je vous laisse dormir ? Demanda-t-elle d’un air chargé de sous-entendu.

Clairement, s’il l’éconduisait elle irait se coucher sans insister. Ce n’était pas son genre de forcer une personne. Ce n’était pas comme si elle avait besoin de ça pour finir dans les bras d’un homme.
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Jack Nacht le Lun 6 Fév - 12:24

Bien entendu, la question innocente que venait de poser Gabriel émettait une autre interrogation beaucoup plus importante : Que cachait Amelia dans le grenier. Pourtant, il se doutait bien qu'elle ne lâcherait pas le morceau aussi facilement. Si elle ne lui avait pas dit dès le départ ce qui s'y trouvait, pourquoi le ferait-elle maintenant ? Habilement, la jeune femme éluda la question en répondant à son autre question : Comment elle pouvait se payer cette maison. Elle lui répondit visiblement le plus sincèrement du monde :

-Je loue cette maison pour une bouchée de pain. Depuis qu’une famille y est morte dans des conditions sinistres l’endroit est réputé hanté. Le propriétaire était trop heureux de trouver enfin une personne acceptant d’y vivre.


Des conditions sinistres ? Gabriel ne put que s'interroger à ce sujet. Il avait vu un aperçut des pouvoirs de la jeune femme et imaginait aisément que ce n'était qu'une infime partie de ce qu'elle pouvait faire. Il se demanda alors si c'était elle qui avait tué cette famille afin d'être tranquille. Il était cependant étonné que l'on envoie pas le célèbre Van Helsing enquêter sur une maison réputée hantée. Ses réflexions ne l'amenant sans nul doute nul part, il les laissa dans un coin de sa tête et continua à boire sa tasse tout en l'écoutant.

Elle avait cependant attisé sa curiosité en lui indiquant ce qui se trouvait dans sa tasse. Elle avait raison sur un point : La logique aurait voulu qu'il souffre des effets de la fumée dans ses voies respiratoire. Il était étrange qu'il n'eut à subir aucune gêne depuis l'incendie, ou bien de minuscule raclement. Peut-être sa réflexion concernant Jace était la bonne : Dans le monde réel, quelqu'un comme lui perdait la majorité de ses pouvoirs, mais une fois revenu dans son monde il récupérait ses facultés. Ainsi sa plus grande résistance avait du revenir en force, le protégeant plus que la normal même contre la fumée. Sans doute était-ce cela mais il ne replongerait pas dans un feu pour le savoir.

En face de lui, Amelia l'observait intensément. Elle fut alors prise d'un mouvement et s'approcha pour passer son doigt vers le visage de Gabriel. Celui-ci eut un petit mouvement de recul, ne sachant comment il devait prendre cela. Il ne croyait pas à une attaque pourtant instinctivement, son corps avait réagit. Amelia le calma pourtant d'une parole :

-Vous avez de la suie sur le visage


Elle souriait, détendant la situation. Gabriel lui sourit en retour. De plus, l'effleurement de son pouce sur le visage de Gabriel était tendre. Il parvenait difficilement à discerner ce que cherchait cette femme si changeante. Elle avait parue être une ennemi, puis une possible alliée et désormais...
La main d'Amelia glissa le long de la chemise de Gabriel et vint se poser sur sa taille. Ils étaient plus proche l'un de l'autre qu'ils ne l'avaient été depuis leur rencontre. La situation, le mouvement, le rapprochement soudain, ne laissait plus de doute sur ce qui se passait entre eux. De l'amour ? Non, un attirance physique sans aucun doute. Cependant cette femme continuait de l'impressionner.

-Souhaitez-vous que je vous laisse dormir ?


Le ton était chargé de sous-entendu, sonnant comme une sorte d'invitation. Fallait-il y répondre ? Ses mains se déplacèrent alors, glissèrent des hanches d'Amelia, puis de sa taille et enfin dans son dos, remontant dans une caresse. Tout en le faisant, il lui répondit en s'approchant de son oreille pour y murmurer :

-Sans doute devrions-nous d'abord réchauffer cette chambre, vous ne pensez-pas ?


Ses mains se serrèrent alors dans son dos, l'amenant contre lui. Il s'apprêtait à l'embrasser quand il la fit basculer contre un mur, la plaquant et ses mains trouvèrent celle d'Amelia, la retenant "captive". Il souriait, fier, et lui dit tout en levant un sourcil :

-C'est sans doute l'une des premières fois où j'ai le dessus sur vous, et ce n'est pas désagréable comme sensation.

Il fit ensuite glisser à nouveau ses mains le long des bras d'Amelia, jusqu'à arriver sur son corps et entreprit de lui retirer son sweet et le jeta dans un coin de la pièce. Elle n'en aurait de toute façon plus l'utilité. Ses caresses se firent tendre le long de son corps puis, au bout d'un moment, il la fit basculer sur le lit, jetant à bas toutes les affaires qui s'y trouvaient. Il retira alors sa chemise et revint se coller à Amelia, comme attiré par sa peau. Il se trouvait toujours au dessus d'elle, comme dans une nouvelle lutte entre eux, notons qu'il appréciait d'avantage ce genre de combat avec elle.
avatar
Jack Nacht

Messages : 81
Date d'inscription : 03/03/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Kate Wase le Dim 12 Fév - 16:17

[ / !\ - 18 : ce rp risque de mettre en scène des passages érotiques plus ou moins explicites]
 

Répondant favorablement à son invitation, Gabriel fit courir ses mains le long de ses hanches vers sa taille, puis dans son dos… Acélia sut alors qu’elle ne passerait pas le reste de la nuit seule. Elle frissonna lorsqu’il se rapprocha pour lui murmurer quelques mots à l’oreille, son corps répondant aux stimuli du contact et du souffle sur sa peau. Ils se trouvaient très près l’un de l’autre et elle se mit sur la pointe des pieds pour accueillir bien volontiers un baiser qui ne vint pas. Profitant de l’effet de surprise, Gabriel la plaqua contre le mur derrière elle et emprisonna ses mains dans les siennes. La belle lui lança un regard à la fois surpris et appréciateur.

-C'est sans doute l'une des premières fois où j'ai le dessus sur vous, et ce n'est pas désagréable comme sensation.

-Ne t’y habitue pas trop, lança-t-elle avec un sourire en coin tout en songeant qu’il n’était pas non plus désagréable d’alterner la place de dominant-dominé dans ce genre de situation.

Au diable le vouvoiement, ils étaient devenus assez intime pour oublier les conventions sociales.
Il fit ensuite glisser à nouveau ses mains le long des bras d'Acelia, jusqu'à arriver sur son corps et entreprit de lui retirer son pull avant de le jeter dans un coin. La belle ne sembla aucunement perturbée à l’idée de se retrouver torse nue, bien au contraire. Elle profita que ses mains soient à nouveau libres de leur mouvement pour les glisser derrière la nuque de son compagnon et le tirer vers elle pour l’embrasser. L’air de rien, l’une de ses mains glissa sur ses fesses tandis que l’autre tentait de commençait à défaire les boutons de sa chemise. Après tout il n’y avait pas de raison pour qu’elle soit la seule à se déshabiller ! Ils jouèrent ainsi, l’un avec l’autre, jusqu’à ce que Jack prenne l’initiative de la pousser sur le lit, envoyant valser à droite et à gauche les différentes affaires qui s’y trouvaient. Elle s’installa confortablement sur le matelas, poussant les objets qui la gênait et profita du spectacle en matant ouvertement son amant lorsque ce dernier ôta sa chemise. Du temps s’était peut-être écoulé pour lui depuis la fin du film mais il avait gardé la forme. Il n’était pas mal fichu du tout ! Très vite, la chemise vint rejoindre le reste des affaires éparpillées au sol et l’ange incarné revint se blottir contre Acélia. Le peau à peau, quelle délicieuse et excitante sensation ! Appréciant fortement le contact, la belle fit courir ses lèvres sur son cou et mordilla son oreille tout en remontant doucement son genou entre ses jambes en une séduisante provocation. Il était peut-être au-dessus mais elle savait quels endroits titiller pour obtenir une réaction intéressante... abandonnant finalement son oreille et sa joue, la belle l’embrassa et le poussa brusquement pour rouler sur le côté et inverser la tendance. Quelques instants plus tard elle se trouvait à califourchon sur lui et le regardait avec un petit sourire amusé.


-Egalité ?
avatar
Kate Wase
Enchanteresse

Messages : 130
Date d'inscription : 15/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le futur passé - Monde de Van Helsing (film) [Jack Nacht]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum