Survie dans les couloirs [Libre]

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Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Kate Wase le Ven 20 Jan - 13:52

[HRP : J’ouvre ce post pour que tous ceux qui sont dans les couloirs et qui ont envie de se regrouper le puissent !]
 
 
Kate avait trouvé un prétexte idéal pour s’éloigner d'Hadès et de sa fille Macaria. Mais si elle avait  cru que le plus dur était passé, elle s’était méchamment mit le doigt dans l’œil. A peine avaient-ils changé de pièce, se dirigeant vers la salle du trône où avait lieu la réception que les hauts parleurs disposés de ci et là dans les différentes pièces du château cessèrent de jouer leur musique pour relayer un message pour le moins étonnant :

"-Salut la compagnie, j'espère que ces messieurs dames profitent de la soirée comme il se doit. Je suis... Harley, l'image s'il te plait ! 
-A tes ordres poussin !
-Salut la compagnie, je suis le Joker et voici ma très chère Harley Quinn. Nous sommes ici pour souhaiter de tous nos coeurs, à supposer que nous en avons effectivement un, un joyeux mauvais anniversaire à la Reine ! Qu'il est triste de voir qu'aucun de vous n'est capable de s'amuser à une soirée aussi importante, la rançon de la richesse sans doute.
-Vous êtes tellement nuls. Mais nous allons arranger ça mes agneaux !
-Harley voyons, on ne divulgue pas le plan avant la fin de la vidéo j'ai dit ! Car oui, tout cela fait partie du plan. Voyez-vous, je m'ennuie ferme et, vu d'ici, ça à l'air d'être votre cas aussi.
-On compte bien animer cette soirée comme il se doit !
-Vous êtes tous ici à chercher à grappiller tout ce qui peut avoir de la valeur. Pourtant tout ça c'est une blague ! Tout ce que tout le monde croit "de valeur", tout ce à quoi les gens tiennent ! C'est un monstrueux et dément gag ! Alors pourquoi est-ce que vous ne pouvez pas voir le côté drôle. … Pourquoi est-ce que vous ne riez pas ! … La vie est tellement plus amusante lorsqu'on rit, je vais vous faire essayer. Joyeux mauvais anniversaire ma reine !
-Bye bye !"

Kate s’était figée et avait écouté le message non sans une certaine incrédulité. Son expression passa peu à peu de l’étonnement à la peur lorsqu’elle réalisa ce qu’impliquait le contenu du message. Ce n’était pas vraiment compréhensible en l’état et la journaliste songea qu’il y avait de grandes chances que les hauts parleurs ne fassent que relayer en temps réel les paroles de l’homme et de la femme. Puis, ce fut un silence lourd et angoissant qui s’installa avant qu’une musique ne se lance :

La musique qui en sort:
https://www.youtube.com/watch?v=HjXxvooa-0g
.

Le cerveau de Kate travailla à toute allure. Le message était adressé à la reine, il était donc fort possible que l’action se déroule là-bas. Oh bon sang, ses parents se trouvaient dans la salle du trône en ce moment même ! Etais-ce l’œuvre d’un groupe terroriste ? La brune observa autour d’elle et ne remarqua rien dans un premier temps. Le bon sens aurait voulu qu’ils courent jusqu’à la sortie la plus proche pour fuir cette horreur mais tout son être lui disait de se jeter dans l’action. Jamais elle n’aurait pu partir d’ici en abandonnant ses parents… ou bien était-ce juste un prétexte pour rester ? Fouillant dans son sac, elle attrapa son téléphone et appela la police. Elle s’identifia rapidement et voulu expliquer ce qui venait de se passer… C’est alors qu’il y eut un premier coup de feu, assez proche pour couvrir le volume beaucoup trop élevé de la musique. Par réflexe, Kate lâcha son téléphone qui s’écrasa par terre et attrapa Jace et pour le plaquer contre le mur le plus proche avant de chercher un abri ou se dissimuler. Fichu talons hauts qui l’handicapaient ! Il y avait des cris, des personnes qui courraient, parfois en tenue d’employés parfois des invités, certains armés, d’autres non. Kate cherche un refuge près d’une colonne en pierres pour se dissimuler aux yeux des arrivants qui sortaient des pièces d’où venait l’agitation. Elle entreprit de retirer ses chaussures tout en s’adressant à Jace.

-Tu sais où est la sortie, court et sauve ta vie. Moi je ne vais nulle part sans mes parents !

Ah, c’était nettement mieux. Si elle devait se battre elle préférait le faire sans talons hauts. A défaut d’armes, elle pourrait toujours utiliser la pointe de ses talons pour cogner, c’était ridicule contre une arme à feu mais c’était toujours mieux que rien. Du regard, la belle évalua ses chances de récupérer son téléphone sans risquer de se prendre une balle perdue. Intérieurement, la belle priait pour que les terroristes n’aient pas posés une bombe à l’intérieur du château.
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Jace Beleren le Mer 25 Jan - 18:46

L'intrusion dans leur conversation d'un homme armé d'une espèce de cours bâton métallique surmonté d'une boule noire, qu'il brandissait comme un sceptre, et demandant audience à Klymenos, sembla finir de briser la tension dans le groupe. Kate profita habilement de cette diversion pour prendre la tangente congé avec Jace et planter là les deux énergumènes.

Jace était sur ses talons lorsqu'elle s'arrêta soudainement au son d'une voix qui sembla venir de partout à la fois, et il lui rentra dedans. Il s'excusa mais elle semblait ne plus faire attention à lui, écoutant ce que disait la -- les ! -- voix. Ce monde avait beau être dépourvu de toute forme de magie, le mage se surprit à constater que leur technologie avancée remplissait à peu près les mêmes offices et qu'à ces yeux, c'était cette technologie la véritablement magie, alors que les sorts et enchantements n'avaient rien pour lui que d'ordinaire. Comme une sorte de symétrie en négatif.

Cette réflexion incongrue s'estompa rapidement lorsqu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Ce que disait la voix semblait de mauvais augure et Kate en était troublée. Voire même... effrayée ? Elle attrapa cet appareil dans sa poche qui lui servait à communiquer, le téléphone. Elle avait commencé à expliquer la situation à la personne à l'autre bout, lorsqu'un grand bruit, une sorte de détonation, retentit dans le couloir, sur quoi elle poussa brusquement Jace contre un mur, s'y plaquant elle-même, et les dissimula dans un recoin. Elle lui intima de se sauver et de la laisser là.

Quelque chose n'allait vraiment pas du tout. Il semblerait que quelqu'un venait de perturber la fête, provoquant la panique dans le palais. Après sa rencontre avec les "Dieux", Jace était encore sous tension et il regarda autour de lui. Le conseil de Kate avait du sens et il envisagea de le suivre. Sans ses pouvoirs, il n'était pas très utile et Kate connaissait bien ce monde, il risquait de la gêner plus qu'autre chose. Comme par exemple sa réaction à l'instant au bruit de détonation.

En réfléchissant un peu, à voir la réaction de la journaliste, ce bruit impliquait quelque chose de dangereux. Peut-être une sorte d'arme. Et Jace n'aurait pas eu le réflexe de se cacher en entendant cela, il serait simplement resté là à regarder autour de lui pour essayer de comprendre ce qui se passait. Oui, il ferait peut-être mieux de partir.

Seulement... il ne le pouvait pas.

- Et moi je n'irais nulle part sans toi, répondit-il à Kate après un instant de réflexion.

Cela n'avait rien d'un élan d’héroïsme, c'était le simple constat d'une triste réalité. Jace était perdu dans un monde incroyablement complexe dont il ne savait rien. Sans Kate, il ne saurait plus où aller, il serait probablement contraint de dormir dehors sous un arbre, de trouver la nourriture dans les bois, de parcourir à pied des dizaines de kilomètres de trajet nécessaires à tout déplacement et de se débrouiller seul pour apprendre ce qu'il avait besoin de savoir sans avoir conscience de ce besoin. Et surtout, sans Kate, il serait totalement incapable de retrouver le lieu où elle avait failli le renverser avec sa voiture, et donc incapable de retrouver le portail pour rentrer chez lui.

Il ne pouvait vraiment aller nulle part sans elle, il était obligé de la suivre. Et puis il n'était pas totalement inapte non plus. Quelques humains dépourvus de magie, même armés, n'étaient pas aussi effrayants qu'une horde d’engeances Eldrazi, et ce qui restait de son pouvoir de télépathie pouvait s'avérer utile. Surtout à présent qu'il avait pu en évaluer précisément les limites.

- Alors que faisons-nous ?

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Kate Wase le Jeu 2 Fév - 12:58

- Et moi je n'irais nulle part sans toi.

Kate lui lança un regard entendu. Elle comprenait ce qui le motivait à rester. S’ils se perdaient de vue,  Jace devait craindre de ne jamais la retrouver et dans la mesure où elle incarnait l’une des seules chances pour lui de retrouver le portail qui pouvait le conduire à son monde… Mais elle ne pouvait nier que c’était courageux de sa part. En réalité, s’il ne connaissait rien à la technologie ni au terrorisme moderne, il n’avait peut-être pas conscience du genre de danger auquel il était exposé.

-Ok, répondit-elle.

- Alors que faisons-nous ?

Il semblait que les coups de feu venaient d’un peu plus loin. Prudemment, Kate sortie un bout de tête pour examiner la situation depuis sa cachette. Des gens courraient dans tous les sens, c’était la panique, et cette affreuse musique tournaient en boucle, encore et encore. Penchée en avant pour limiter la surface à cibler en cas de tir, Kate récupéra son téléphone avant de regagner sa cachette. Il avait échappé au piétinement mais la communication avec la police avait été coupé. Il lui semblait inutile de les rappeler pour les entendre lui conseiller de sortir du château ou de se cacher en attendant que les choses se calment. En revanche, sa conscience professionnelle lui donnait envie de filmer les évènements. Une telle vidéo vaudrait de l’or après coup. Elle jeta un bref coup d’œil à Jace avant de brancher sa caméra et de reporter son attention sur le reste de la pièce.

-Il va falloir s’approcher de la salle du trône et aller voir ce qu’il se passe de plus près.

Autrement dit, entrer dans la zone de tirs. Quoi que, cela faisait bien trente secondes qu’elle n’avait plus entendu de coup de feu. C’était peut-être terminé.
Après avoir capté quelques images de fuyards avec la caméra de son téléphone, parmi lesquels certains membres du personnels du château étonnamment armés et très agressifs envers ceux qui leur barraient la route, Kate se dégagea de sa cachette et se dirigea prudemment vers le lieu où se déroulait l’essentiel de l’action.

***

Blanche-Neige était parvenue à fuir la folle furieuse qui l’avait agressée. Une main sur le cou pour tenter d’évaluer la gravité de la blessure que Francès Quinzel lui avait infligée avec son tesson de verre, elle courut vers la salle du trône et se heurta à des portes closes et à une masse grouillante de personnes qui tentaient de forcer les portes pour certain ou qui cherchaient à fuir pour d’autres. Elle ne comprenait rien à ce qu’il se passait et pourquoi cela arrivait mais elle était probablement l’une des seules à connaitre le nom des coupables. La raison lui disait de fuir comme les autres et de quitter le château, Arsène finirait par la rejoindre à l’hôtel comme ils l’avaient convenu en cas de séparation forcée. Mais d’un autre côté, il devait désespérément la chercher. Sous réserve qu’il ne soit pas enfermé lui-même à l’intérieur de ce chaos.
Sa main quitta sa gorge et elle nota que la blessure saignait toujours. Ce n’était certainement rien de grave mais ça la brulait. Essuyant l’hémoglobine sur sa robe, la belle pris un peu de recul et tenta de reconnaitre un visage parmi tous ces inconnus. Arsène et elle avaient décidé de ne pas emporter leur téléphone portable par sécurité, pour éviter qu’il ne tombe entre de mauvaises mains s’ils se faisaient capturer. Quelle bêtise !
Il devait penser qu’elle se trouvait toujours à l’intérieur de la salle barricadée, autrement dit elle aurait plus de chance de tomber sur lui en contournant la dite pièce et en le cherchant près de toutes les issues possibles. Il y avait de nombreux couloirs… lequel prendre ?

« Où es-tu, Arsène ? » Se demanda-t-elle avec une panique grandissante.

Alors qu’elle s’apprêtait à s’engager dans une autre pièce, complètement au hasard, elle aperçut tout à coup une silhouette qu’elle connaissait bien et qui arrivait par un autre chemin.

-…EUSTACHE !!! Hurla-t-elle pour tenter de couvrir le bruit entêtant de la musique et les voix des autres.

Elle se précipita alors vers lui, se glissant entre les gens, et se jeta dans ses bras.

-Dieu merci tu vas bien ! Je sais qui a fait ça et ils sont capables de tout ! Il faut partir d’ici !!


Ce n’est qu’alors qu’elle remarqua le serveur qui accompagnait son amant. Celui-là même qu’Arsène était parti chercher un peu plus tôt. Elle jeta alors un regard intrigué à son ami tout en vérifiant que le « serveur » ne menaçait pas Arsène avec une arme quelconque.
 
***

C'était un véritable chaos. Sur le chemin, Kate nota la présence d'un corps ensanglanté par terre et des personnes de la sécurité (?) qui semblaient s'affairer à ses côtés. La fameuse fusillade avait fait une victime, restait à savoir qui étaient les gentils ou les méchants. Habituée à ce genre de dissimulation, Kate glissa discrètement son téléphone sur le côté pour filmer sans s'arrêter de marcher à un rythme soutenu vers son objectif. Elle aurait tout interêt à cacher la dite vidéo à la police le temps de la sauvegarder sinon elle allait se faire confisquer d'office le téléphone et il n'en était pas question !
Ils parvinrent finalement à se glisser près des fameuses portes fermées malgré les tentatives de la sécurité pour contrôler les passages. Ils étaient beaucoup trop débordés pour être efficaces.


-Dieu merci tu vas bien ! Je sais qui a fait ça et ils sont capables de tout ! Il faut partir d’ici !!

Kate jeta un coup d'oeil intrigué vers la voix. Elle avait capté une phrase par hasard en passant près d'un petit groupe d'invités et son attention se porta naturellement sur la femme qui venait de parler. Elle tendit alors l'oreille pour écouter le reste de la conversation dans l'espoir d'en savoir plus.
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Arsène Lupin le Lun 6 Fév - 0:14

Robin et Arsène était dans une lutte psychologique perpétuelle pour savoir ce que l'autre valait, et cela se ressentait dans leur attitude l'un vis à vis de l'autre. Arsène avait par exemple put surprendre le regard appuyé de l'homme, comme s'il cherchait à le sonder en profondeur. Voulait-il percer le mystère de Eustache d'Aramitz, faire éclater sa véritable identité au grand jour ? Qu'il essaye seulement.
De même, le gentleman était convaincu que Robin n'était pas dupe vis à vis de lui. Il savait qu'Arsène faisait de même avec lui, cherchant machinalement à deviner s'il avait en face de lui un ennemi ou un ami. En tout cas, même s'il n'avait pas la réponse à cette question, il avait face à lui un homme armé, raison pour laquelle il voulait faire attention et ne surtout pas le lâcher des yeux.

Ils arrivèrent devant la porte qu'il avait passé précédemment, Robin ouvrant la marche avec son arme, et l'homme poussa la porte. Celle-ci n'était pas verrouillée malgré le passage du tireur, montrant par là que l'homme cherchait probablement à fuir au plus vite. Dans le couloir, on pouvait entendre du mouvement, des cris, des coups de feux et une certaine agitation. Robin se décida à passer la tête par la porte. Arsène quant à lui se pencha vers l'extérieur, veillant à ne pas entraver son "équipier" et écouta à son tour.

Finalement, Robin replongea sa tête à l'intérieur pour débriefer avec Arsène de ce qu'il venait d'apercevoir ou d'entendre. Arsène ne bougeait pas, face à lui, et l'écouta d'une mine sérieuse :

–Des gens pas loin, en approche, restez sur vos gardes.


Robin se mit à toucher ses carreaux d'arbalète d'une manière étrange, comme s'il les caressait. Cette attitude déplaisait à Arsène, qui n'appréciait pas forcément le meurtre.

-Débrouillez-vous simplement pour me couvrir au cas ou les choses tourneraient mal. Il lui donna une tape sur l'épaule, j'ai aucun mal à croire que vous saurez faire ça.


Sans laisser un temps pour répondre, Arsène se glissa dans le couloir, complètement à découvert, et se mit à marcher en direction de l'origine du bruit. Ses poings étaient serrés, prêt à agir en fonction de ce qui se présenterai à lui. Certaines personnes couraient dans les couloirs, cherchant visiblement à fuir quelque chose. Il se colla contre le mur, tentant de se faire discret et attendant ce qui allait suivre. Mais rien ne vint, les gens continuèrent à courir dans la direction opposé.

Arsène se concentra alors sur les portes qui se trouvaient à proximité de lui. Il se demanda si elles pouvaient le conduire de manière plus sûre jusqu'à la salle du trône. La musique passant en arrière plan n'aidait pas vraiment à se concentrer, et s'inquiéter pour Blanche encore moins. Il tenta de clancher l'une des portes lorsqu'un éclat de voix tenta de percer le vacarme reprenant encore un "joyeux anniversaire !"

-…EUSTACHE !!!


Il se demanda soudain si c'était son esprit qui lui jouait des tours. Il avait cru entendre la voix de Blanche à travers les mailles de la musique. Y croyant à peine, il se retourna juste à temps pour réceptionner sa dulcinée qui venait de se jeter dans ses bras. Il en croyait à peine ses yeux. Il l'étreignit avec force, comme si le simple fait de déserrer cette étreinte allait la faire disparaître à nouveau. Il avait eu si peur de la perdre.

-Dieu merci tu vas bien ! Je sais qui a fait ça et ils sont capables de tout ! Il faut partir d’ici !!


Se faisant violence, il relâcha la pression et ses mains glissèrent de son dos à ses épaules pour la regarder. C'est alors qu'il remarqua le liquide poisseux et rouge qui coulait de son cou sur sa robe. Un liquide rouge. Leur étreinte en avait d'ailleurs laissé sur sa veste et sa chemise.

-Tu es blessée ? Qu'est-ce qui s'est passé ?! 

Arsène s'approcha rapidement afin de constater de la blessure de ses propres yeux. La coupure était vraiment nette, probablement faite avec un objet particulièrement tranchant. Il passa doucement son doigt avec douceur pour retirer la fine pellicule de sang en espérant entrevoir plus encore. Il jugea rapidement de la profondeur et estima qu'il y avait plus de peur que de mal, il douta même de l'utilité des points de sutures, même s'ils pouvaient aider à la guérison.

En s'éloignant, il se rendit compte du malaise. Il avait plus ou moins oublié la présence de l'homme censé le couvrir. Arsène le regarda du coin de l'oeil puis reporta son attention sur Blanche. Il se lança dans les présentations :

-Cet homme veux qu'on l'appelle Robin "Longhram". Méfie toi de lui autant qu'il se méfie de moi et ne fait pas attention à l'arbalète. Il va nous aider à nous enfuir, alors qu'attendons-nous ?


Par ces quelques mots, Arsène venait de résumer la situation avec Robin. Premièrement son identité n'était sans doute pas la bonne et le gentleman ne la connaissait pas. Deuxièmement ce n'était pas à proprement parlé un allié fiable. Troisièmement que Robin avait des doutes à son sujet. Cinquièmement qu'il était armé. Et enfin sixièmement qu'il allait les aider, en tout cas c'était ce qui était prévu.

***Jack Nacht***

Jack avait fait totalement chou blanc en suivant les informations de Blanche. Non qu'elles ne fussent pas bonnes, ce fut simplement que le temps qu'il arrive l'appartement avait été nettoyé de fond en comble et les deux personnes censé l'habiter était totalement introuvable. Il avait ensuite subit la colère du commissaire Garcin, ce qui n'avait pas manqué de faire bouillir de rage Jack qui avait du s'expliquer sur ses actions passés alors que le temps commençait à manquer.

Finalement, il ne put quitter la France que très tardivement. Il roula sans s'arrêter jusqu'à la gare puis prit le tunnel sous la Manche afin d'arriver en Angleterre tard dans la soirée. Il savait que le bal avait lieu ce soir et qu'il ne pouvait pas y aller mais il pouvait au moins tenter de tâter la température dans les coins environnant. C'est donc tout naturellement qu'il s'était rendu dans un de ces pubs Londonien proche du palais. Il attendait des nouvelles de Kate mais ne tenait pas vraiment à l'appeler lui-même. Après tout il n'avait rien de nouveau à lui apprendre qui pouvait l'aider et son appelle allait peut-être la gêner durant les festivité.

Il préféra s'asseoir au comptoir et commander une bonne pinte de bière. Il se mit à la boire tranquillement, cherchant à faire le point sur ses idées, ce qu'il savait et ce qu'il restait à éclaircir. Beaucoup de mystères demeuraient sans réponse et demandaient justification : L'une d'entre elle était la mort du frère de Kate. Machinalement, Jack se saisit du téléphone que Kate lui avait confié et se mit à passer en revu tout ce qu'il pouvait trouver à l'intérieur. Il se doutait que Kate l'avait fait avant lui et qu'il ne trouverait rien qu'elle ne savait déjà mais il était toujours bon de chercher. Il y passa quelques minutes, peut-être une dizaine, s'arrêtant par moment afin de boire quelques gorgées. Cette bière n'était pas bonne.

C'est alors qu'il les entendit, les sirènes de police. S'il n'y en avait eu qu'une seule, il ne s'y serait pas attardé mais plusieurs suivirent, allant toutes dans la même direction. Il tourna sa tête en direction du bruit et vit les gyrophares passer devant les vitres du pubs. Il arrêta de les compter au bout de la cinquième voiture. Il avait un mauvais pressentiment. Il fonça en direction de la porte, laissant sur le bar une pinte bue au trois quart et surtout impayée. Il couru dans les rues, ne pensant pas à son larcin récent, et se mit machinalement à suivre le bruit des gyrophares et les voitures qui passaient. Au bout de quelques minutes à courir, il aperçut enfin le palais et surtout toutes les voitures de police qui se trouvaient devant, ainsi que la presse TV. Il écouta alors les journalistes venus exprès pour l'occasion. Il crut comprendre qu'une attaque terroriste était en cours à l'intérieur même du palais, dans la salle du trône, et que des individus armés avaient été aperçus dans les couloirs.

Il s'arma alors de son téléphone, observant la débâcle qui se jouait devant le palais, et composa le numéro de Kate. La tonalité se fit entendre et Jack se mit à parler tout seul, comme si cela pouvait la faire décrocher plus vite :

-Allez décroche, Kate, DECROCHE !

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Blanche-Neige le Mer 8 Fév - 13:09

-Blanche-Neige-


Leur étreinte, bien que courte, eut le mérite de la rasséréner. Maintenant qu’elle l’avait trouvé ils allaient pouvoir sortir du château et quitter cet enfer. En espérant que la police les laisserait partir sans problèmes…
Arsène la relâcha et prit le recul nécessaire pour voir sa blessure. Elle aurait préféré la lui cacher pour éviter de longues explications qui pouvaient attendre mais elle n’en avait pas les moyens. Naturellement, son compagnon voulut savoir ce qui était arrivé.

-Je te raconterai tout ça une fois sorti, d’accord ? Dit-elle en se laissant examiner.

Après quelques instants, Arsène parut se rappeler qu’il était accompagné.

-Cet homme veut qu'on l'appelle Robin "Longhram". Méfie-toi de lui autant qu'il se méfie de moi et ne fait pas attention à l'arbalète. Il va nous aider à nous enfuir, alors qu'attendons-nous ?

Blanche-Neige s’interrogea sur l’identité réelle de ce Robin et sur ce qui poussait son amant à rester avec lui alors qu’il ne lui faisait manifestement pas confiance. Cela dit, Arsène avait du flair et s’il jugeait que c’était la bonne chose à faire alors Blanche n’allait pas le contredire, surtout dans ce chaos. Elle était prête à fuir.


***

-Kate Wase-

Avec cette habitude qui lui était propre, Kate avait toujours des oreilles trainantes et se montrait particulièrement observatrice. Le chaos environnant ne changeait rien à cela, en revanche, la musique était beaucoup trop forte pour lui permettre d’entendre correctement les paroles échangées de ci et là. Or, elle avait désespérément besoin de cela pour identifier les « gentils » et les « méchants ». Les quelques mots qu’elle capta de la jeune femme blonde fut un véritable coup de chance. Elle n’hésita guère longtemps avant de se décider à aller franchement interroger le groupe : si elle se fiait à ce qui se disait, ils ne faisaient pas partie du groupe terroriste mais la fille détenait des informations. Il lui fallut quelques instants pour réaliser que la caméra de son téléphone s’était coupée et que l’appareil s’était mis à vibrer. Elle décrocha juste avant que le répondeur ne s’enclenche.

-Jack ? C'est pas trop le moment-là ! S’écria-t-elle pour tenter de se faire entendre malgré les hauts parleurs qui crachaient leur musique à fond. Du coin de l’œil, elle continua à observer le groupe de la fille pour s’assurer qu’ils ne s’enfuyaient pas. ………………………………….. Je sais pas exactement ce qu'il se passe. Des mecs habillés comme des membres du personnel déboulent dans le château avec des armes à feu. Les portes de la salle du trône ont été bouclées par les terroristes je crois. Ca hurle à l'intérieur. J’essaie d'en savoir plus. ………………………………………..Désolé Jack, Je suis pratiquement sûre que mes parents sont coincés à l'intérieur. J'espère que tu comprends... écoute, il faut que je raccroche. Ne te mets pas en danger, laisse faire la police anglaise ! ………………………………… Comme tu veux !

Elle raccrocha.
Il ne manquait plus que ça, Jack avait l’intention de forcer le barrage de la police pour entrer dans le château. Bah, en fait ça lui ressemblait assez bien de faire ça. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il ne se ferait pas tirer dessus.
Sans attendre plus longtemps, Kate se rapprocha des trois personnes d’un pas rapide. Elle portait ses chaussures à talons d’une main et son téléphone de l’autre.

-Hé ! Vous savez ce qu’il se passe ?

Bon sang qu’il était pénible de discuter avec cette musique entêtante !
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Maitre du jeu le Mer 8 Fév - 19:22

~Victoria II d’Angleterre~



Victoria II d’Angleterre balaya la salle du regard. Les convives discutaient, certains dansaient – pas assez à son gout. Peut-être que cela motiverait ses invités si elle-même choisissait un cavalier pour ouvrir réellement le bal. Elle reconnaissait quelques personnes mais beaucoup de visages lui étaient inconnu et elle regretta de ne pas avoir une meilleure mémoire. Ce n’était pas faute de faire des efforts mais elle avait ses limites, comme tout le monde. La reine appréciait les mondanités, c’était pour elle l’occasion de se rapprocher des personnes influentes de ce pays et de l’étranger. Bien qu’elle détienne le pouvoir absolu en Angleterre, elle n’était pas assez stupide pour ignorer qu’elle avait besoin du soutien de certains pour réformer le pays sans crainte de rencontrer un solide mouvement de résistance. De la même manière, tous se pressaient auprès d’elle pour gagner ses faveurs.

Hélas, la soirée devait rapidement s’écourter.

L’obscurité se fit et Victoria songea qu’il était encore un peu tôt pour apporter le gâteau. Mais elle comprit rapidement que quelque clochait. Comme les autres, elle observa et écouta le message, son expression passant de l’étonnement à la méfiance. Victoria se leva très vite de son trône et ses gardes du corps l’encadrèrent aussitôt pour faire rempart de leur corps au cas où quelqu’un aurait l’idée stupide de sortir une arme à feu. Mais rien ne vint. Avant même que la vidéo ne se termine, la reine et son escorte tentait de d’évacuer la salle, mais circuler au milieu d’une foule paniquée se révélait hautement difficile.

-Bye bye.

Des nuages de gaz sortirent alors des ventilations et ce fut la panique générale. Dans ces circonstances, le rang ne signifiait pas grand-chose et chacun se bousculait pour tenter de sauver sa vie. Par réflexe, Victoria veilla à se courber et ordonna à ses hommes d’en faire de même. Bien peu l’écoutèrent, non pas par manque de respect mais tout simplement car ils ne l’entendaient pas. Très vite, des gens commencèrent à se rouler par terre et à rire. De son côté, la reine avait plaqué sa manche contre son nez et essayait de limiter sa respiration en attendant que ses hommes parviennent à défoncer la porte. Ils auraient dû opter pour les fenêtres, elles auraient cédé plus facilement. Mais comment auraient-ils pu savoir que les terroristes avaient solidement verrouillé et barricadés les portes ? Victoria fulmina intérieurement : si elle survivait à cela il allait falloir faire du tri dans sa sécurité ! Comment une telle chose avait-elle pu se produire avec la technologie de surveillance et de protection dont ils disposaient aujourd’hui ?! Très vite, la reine se sentit légère, elle eut envie de sourire. Elle comprit alors que les effets du gaz hilarant commençaient à avoir une emprise sur elle. Si elle ne sortait pas très vite elle serait bientôt dans le même état que tous ces pauvres gens qui se tordaient de rire, quelle horreur !
Soudain, un individu armé se fraya un passage jusqu’à son groupe. Victoria ressentit un frisson glacé la parcourir mais l’homme ne lui accorda pas un regard.

- Ecartez-vous !

Il utilisa alors son arme pour… défoncer la porte.

- Par ici, votre Majesté ! Cria-t-il en lui tendant la main. Vite !

Naturellement, elle n’hésita pas longtemps et empoigna la main de cet inconnu pour faciliter sa progression vers la porte, main quelle lâcha une fois sortie. Beaucoup de questions flottaient dans sa tête mais il serait toujours temps d’y réfléchir une fois hors d’atteinte de ce terrible gaz qui lui irritait la gorge et la faisait tousser. Elle se prit alors à espérer que les couloirs n’étaient pas touchés. Ce n’était visiblement pas le cas. Une fois sortie et après avoir pris un peu de recul, Victoria regarda le chaos environnant d’un air horrifié. La moitié de sa garde rapprochée était restée piégée à l’intérieur, quant au reste, plusieurs individus montraient des symptômes liés à l’inhalation du gaz.

-Bon sang…

Le regard de la femme se fit dur, elle était en colère. Très vite, les membres du personnel présents et non compromis se rassemblèrent autour d’elle.

-Organisez l’évacuation du château ! Défoncez toutes les fenêtres de la salle du trône depuis les jardins s’il le faut mais faites sortir les gens !

Très vite, le personnel s’activa et s’éparpilla pour répondre aux ordres de leur souveraine. Victoria se retourna alors vers Alexandrov.


-Qui êtes-vous et comment avez-vous pénétré ici avec une telle arme ?

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Robin de Locksley le Mer 8 Fév - 22:04

Arsène -Cet homme veut qu'on l'appelle Robin "Longhram". Méfie-toi de lui autant qu'il se méfie de moi et ne fait pas attention à l'arbalète. Il va nous aider à nous enfuir, alors qu'attendons-nous ?

Puis, il passa devant moi. Il était à découvert, devenant une cible facile. Il devait vraiment s’attendre à ce que je joue les gardes du corps. Il me tapait de plus en plus sur le système, comme dirait liz. Mais bon, je me mis à le suivre, gardant bien mon arme en main. Les personnes que nous croisions courraient affoler à contre-sens. Nous devions être sur la bonne route pour rejoindre la salle du trône et arrêter ceux qui s’amusaient à commettre tout ce chaos. J’étais curieux de connaitre l’identité de l’instigateur de tout ce cirque. Cette musique, à croire qu’elle tournait en boucle, cela devenait lassant à la longue. Alors que nous nous arrêtions à une porte, une voix féminine nous interpella.

Blanche -…EUSTACHE !!!

En nous retournant, une belle damoiselle blonde se jeta dans ses bras, et les deux amoureux se donnèrent à une étreinte qui inspirerait nombres de poètes et troubadours. C’était beau à voir. Et cela montrait que nous avions réussi à retrouver sans trop de mal sa belle. Ils restèrent coller l’un à l’autre pendant un moment, avant de se relâcher avec douceur.

Blanche -Dieu merci tu vas bien ! Je sais qui a fait ça et ils sont capables de tout ! Il faut partir d’ici !!
Robin – J’imagine qu’on a retrouvé la jouvencelle en détresse.

Monsieur Eustache examina sa belle et nota qu’elle était blessée au coup. Du sang avait d’ailleurs tacher son propre costume. Il se montra frustrer, pas pour sa belle tenue, mais pour l’état de sa douce, dévoilant ainsi son intérêt réel pour elle. Un vrai chevalier, qui mentait sur son identité pour incruster une cour. Un peu comme moi d’ailleurs, il était bon de se rappeler.

Blanche - Je te raconterai tout ça une fois sorti, d’accord ?

Les deux amoureux commencèrent à s’éloigner, lorsque l’homme revint de suite sur ses pas, en venant vers moi. Il tenait à me présenter à sa belle, se rappelant des bonnes manières. Mais pour cela, je ne lui en voulais pas, pas du tout. Si on était sorti directement du Palais, cela m’aurait suffi, bien que je désirasse aider encore tous ces gens.

Arsène -Cet homme veux qu'on l'appelle Robin "Longhram". Méfie toi de lui autant qu'il se méfie de moi et ne fait pas attention à l'arbalète. Il va nous aider à nous enfuir, alors qu'attendons-nous ?

Je regardais d’un mauvais œil l’insinuation de monsieur « Eustache ». Il ne se gênait pas de souligner le fait que je ne m’appelais pas ainsi, comme s’il s’en amusait, voulant se faire passer pour blanc comme neige. Et d’une façon de personne se croyant supérieur comme un noble vantard. Mais je n’allais pas crier de son affront et exiger un duel. Je désirais me montrais bien plus noble. Faisant une légère révérence devant sa compagne, je lui attrapai la main délicatement pour lui faire le baise main et ma propre présentation.

Robin – C’est exact, Robin Longhram, à votre service mademoiselle. Et a qui ais-je la chance d’être présenté belle dame ?

Alors que je faisais mes salutations à cette ravissante créature, une nouvelle voix féminine m’interrompis dans mes bonnes manières.

Kate -Hé ! Vous savez ce qu’il se passe ?

Par réflexe, je sortis ma mini-arbalète pour tenir en joue la nouvelle arrivante. D’un mouvement rapide, mon carreau menaça la femme, pointer vers sa poitrine. Elle m’avait surprise et par sécurité, je gardais mon arme vers elle, car elle pouvait bien être de mèche avec ces gens qui attaquaient le palais. J’avais vu dans ce monde qu’une femme pouvait être aussi dangereuse qu’un homme. Je voulais qu’elle garde les mains en l’air pour montrer qu’elle n’était pas une menace.

Robin – Qui êtes-vous ?

Laissant le temps de s’expliquer, je compris bien vite qu’elle n’était pas un réel danger et donc, j’abaissais mon arme. Je n’aurais jamais tiré sur elle, encore moins la tuer car cela n’était pas dans mon code moral. Mais j’aimais que les autres croient le contraire, car par peur l’adversaire pouvait se montrer bien plus coopérative.

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Message par Jace Beleren le Dim 12 Fév - 17:05

Jace avait pris le partit d'aider Kate, car c'était le seul choix possible pour lui, et il allait donc devoir faire tout son possible pour la garder en vie dans tout  ce tumulte, tout en étant conscient qu'elle connaissait bien mieux que lui ce monde et les menaces susceptibles de leur tomber dessus. Une situation bien précaire pour le mage.

Elle suggérait de se diriger vers la salle du trône, où elle espérait trouver ses parents, qui était probablement le cœur du palais, à l'opposé des sorties. Elle ne tarda pas à joindre les actes à la parole, quittant le renfoncement de mur dans lequel ils s'étaient réfugiés pour avancer avec prudence, ne cessant de jeter de rapides coups d’œil tout autour d'elle et pointant devant elle son téléphone, pour une raison que le Planeswalker ignorait.

Au bout d'un moment, l'appareil émit une sonnerie, audible malgré l'horrible chanson tournant en boucle qui parlait de bougies soufflées, d'années passées et d'anniversaire. Très désagréable, au demeurant. Ce ton excessivement jovial jurait avec la panique ambiante et ne faisait qu'en rajouter au chaos. Kate porta l'appareil à son oreille, et Jace put entendre qu'elle avait une conversation avec Jack. Elle lui expliqua brièvement la situation avant de raccrocher (pourquoi ces gens utilisaient-il ce mot pour parler de couper la communication alors qu'il ne s'agissait que d'appuyer sur un bouton, cela lui échappait) et repris son chemin, il la suivit donc de prêt.

Mais au lieu de reprendre le chemin directement vers la salle du trône, elle s'approcha d'un petit groupe de personnes, deux hommes et une femme, pour leur demander s'ils savaient quelque chose. L'un d'eux, celui qui était le moins élégamment habillé, réagit immédiatement et de façon surprenante en pointant une sorte d'arbalète de petite taille sur Kate. Le mage réagit à la vitesse de la pensée et étendit son esprit pour lire celui de l'individu dangereux, tout en faisant un pas en avant pour se porter au côté de Kate et placer son bras gauche en barrage devant elle. Celui-ci était un humain ordinaire et Jace pouvait le "lire" sans anicroche et sans se faire repérer, ainsi il avait une chance pouvoir anticiper ses mouvement en écoutant son raisonnement intérieur.

Jace avait en horreur ces brutes dont la violence était toujours le premier réflexe. Une seconde de tension s'installa entre eux, mais le mage put lire que l'individu n'avait pas réellement l'intention de tirer, et que son geste n'était qu'une manœuvre d'intimidation. Cependant, cela n'adoucit pas vraiment son humeur. Il avait déjà eu l'occasion de voir ce genre d'armes en action, bien que pas aussi petites, et il savait qu'elles avaient le déclencheur extrêmement sensible. Même si l'énergumène n'avait aucune intention de tirer, ce carreau pouvait partir accidentellement à tout moment.

- Baissez cette chose ! Intima Jace par-dessus le vacarme de la musique.

Il avait peur, bien sûr. Quel homme doué de bon sens n'aurait pas peur en ayant une arme aussi instable braquée sur lui ? Pourtant, il n'en montra rien du tout. Il avait connu bien des situations autrement plus périlleuses et si l'absence de ses pouvoir rendait ce jouet dangereux pour lui, cette peur qu'il lui inspirait n'était rien en comparaison d'un titan capable d'avaler un monde tout entier, d'un vampire télépathe capable de vous boire l'esprit jusqu'à la dernière petite pensée ou d'un Planeswalker bestial corrompu par le miasme ténébreux d'un artefact maléfique. Un jouet qui pouvait tuer, mais un jouet tout de même. Se dressant stoïquement de toute sa hauteur (il n'était pas aussi grand ni aussi costaud que Gidéon, mais il n'était pas un gringalet), il toisa l’individu menant du regard assuré de celui qui a la parfaite maîtrise de la situation et qui ne craint personne.

Jace n'avait jamais eu besoin d'arme pour intimider ses semblables.

Il attendit que l'individu obtempère avant de faire lui-même le moindre geste, physiquement ou mentalement, continuant à lire son esprit pour s'assurer qu'il ne songeait pas à un coup fourré.


Dernière édition par Jace Beleren le Dim 12 Fév - 17:44, édité 2 fois

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Message par Alexandrov Kalistarine le Dim 12 Fév - 17:36

A la surprise d'Alex, la Reine d'Angleterre, souveraine de la plus puissante nation d'Europe et de l'une des plus grandes nations du monde, prit sa main pour se laisser guider quelques instants hors de cette salle au travers du tumulte de la foule en paniques et de gardes trop mou qui gênaient plus qu'ils n'aidaient. Elle s'en dégagea après quelques mètres parcourus dans le couloir, mais c'était déjà un exploit dont bien peu de personnes de son rang social, président d'une petite entreprise high-tech, pouvaient de vanter. Bien au-delà du privilège de toucher une personnes royale, sensément l'une des mieux protégées, et donc isolées, du monde, la symbolique de ce geste était bien plus importante. C'était une marque de confiance envers lui. Une confiance temporaire et précaire, méfiante, mais une confiance tout-de-même.

Aussitôt dans le couloir, très loin de céder à la panique, la Reine distribua des ordres à son service de sécurité pour évacuer les invités. Cela plaisait à l'homme de terrain qu'était Alex. Tout comme lui, ses compétences ne semblaient pas se limiter à gérer un gros organisme mais elle pouvait aussi prendre des décisions sensées dans une situation improbable et garder son calme pour réfléchir correctement. Une souveraine compétente, pour sûr.

Peut-être même un peu trop, se dit-il lorsqu'elle lui demanda impérieusement qui il était et comment il avait fait entrer son arme dans le palais.

Se méfier de ses ennemis, et se méfier davantage de ses amis.

- Alexandrov Kalistarine, répondit-il sommairement en se retournant vers elle.

Il fallait espérer que sa manœuvre lui rapporte effectivement quelques avantages pour les risques encours, car le coût potentiel venait soudainement de grimper en flèche. Il avait déjà une histoire toute prête pour expliquer la nature et l'origine de cette arme étrange, mais il ne pouvait absolument pas révéler de quelle manière il lui avait fait passer les portiques de sécurité, il n'avait trouvé aucun mensonge pour donner le change. Aucun qui soit convaincant du moins.

Pendant la 0.64 seconde qu'il passa à réfléchir pour trouver un moyen d'éluder la question, il vit par-dessus l'épaule de la Reine un individu vêtu en serveur qui sortait de la salle de bal par la porte défoncée, se mêlant à la foule paniquée. Si cet individu attira son attention parmi tous les autres, c'est qu'il venait juste d'enlever une sorte de dispositif discret qu'il avait sur le nez, qu'il regardait droit vers eux et infléchissait sa course en jouant des coudes dans le flot humain qui se déversait dans le couloir. Il voulu mettre en garde les agents de sécurités qui entouraient la Reine, faisant dévier la foule autour d'eux comme un roc dans le lit d'une rivière, mais il n'en n'eut pas le temps.

Alex se faufila entre les deux gardes qui le séparaient de la Reine, ralentis par le gaz, et agrippa cette dernière par une épaule pour la plaquer contre le mur tout en avançant d'un pas pour se placer entre elle et un garde qui s'effondrait, assommé par le taser à contact dans la main de l'assaillant. D'un geste rapide, Alex attrapa le bras de l'individu qui fonçait vers son propre abdomen et, avec une pression de son autre main à la jointure du cou et de l'épaule, assisté d'un coup de pied à l'arrière du genoux, il le força à se retourner et le mis à terre en moins d'une seconde.

Malgré son entrée dans le monde des affaires, Alex était un homme de terrain depuis ses jeunes années dans l'armée russe, et il avait continué, toutes ces années, à pratiquer le Combat Sambo, version militaire de l'art martial russe inventé dans les années 1930.

Les autres gardes réagirent avec un temps de retard, alors que tout était déjà terminé. D'une frappe nette à la tempe, il assomma l'individu qui s'effondra au sol puis se retourna vers la Reine. Ils voudraient probablement l'interroger, mais il n'y en avait pas le temps maintenant, et il ne voulait pas perdre de précieuses secondes à les voir discutailler sur la marche à suivre. L'évacuation de la Reine était prioritaire.

- Plus tard les questions, nous ne sommes pas encore sortis d'affaire.

Sur ces mots, il ressortit du cercle de garde, encore réduit d'un individu, et longea le couloir en direction de la sortie. Quelques pas plus loin, il fit signe à la troupe de s'arrêter tandis qu'il se collait contre le mur pour scruter au-delà de l'angle qu'il formait avait un autre couloir. La voie semblait dégagée, hormis un petit groupe de personnes vêtues comme des invités qui avaient échappé à la panique. Alex fit signe à la Reine de le suivre et s'engagea dans ce couloir, prenant quelque mètres d'avance sur elle.

Il avançait tout en ne quittant pas des yeux les cinq personnes, et s'arrêta soudainement, lorsque l'un d'eux sortit une arme qu'il pointa sur l'une des jeunes femmes de leur groupe. Ils ne semblaient pas avoir remarqué sa présence. Sa main droite elle, avait déjà plongé sous sa veste vers son sac-sans-fond et s'apprêtait à en extirper l'une des armes qu'il contenait.

L'un des hommes qui se trouvaient là s'interposa entre l'arme -- une petite arbalète, d'où sortait ce truc ? -- et la jeune femme, et intima son vis-à-vis de la baisser. Il semblait parfaitement maître de la situation et avoir une arme braquée sur lui ne semblait pas l'émouvoir. Il n'était pas n'importe qui non plus. Pas un de ces aristo à la manque qui se pissaient dessus au moindre danger. Cela dit, les autres membres de cette étrange troupe ne semblaient pas en reste non plus. Qui étaient donc ces personnes ?

Lorsque l'arme se baissa enfin, juste au moment où les gardes et leur Reine tournaient à l'angle du mur, Alex se détendit très légèrement, mais restait prêt à bondir au moindre signe de danger, et sa main droite resta proche de son sac-sans-fond caché sous sa veste.
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Message par Arsène Lupin le Lun 13 Fév - 13:00

******Arsène Lupin*****


Les heureuses retrouvaille du gentleman et de sa protégée furent de très courte durée. Il présenta son nouvel "allié" et celui-ci baisa la main de Blanche. Certes cet homme avait de belles manière mais tenait toujours à la main son arbalète. Des chuchotements devant un engin de mort perdaient tout leur charme.

-C’est exact, Robin Longhram, à votre service mademoiselle. Et a qui ais-je la chance d’être présenté belle dame ?


Cet homme était peut-être habile mais il n'était pas très futé au vue de sa question. Plusieurs choses pouvaient mettre la puce à l'oreille de Robin. La première : Peut-être que le fait qu'elle crie son nom et qu'Arsène lui réponde par le sien aurait pu l'aider. La seconde ? Peut-être que leur étreinte aurait pu rappeler à Robin le fait qu'Eustache cherchait sa compagne. Avant qu'Arsène ne put donc répondre à cette question, ils furent interrompus par une jeune femme arrivant dans leur direction, talon à la main. 

Robin réagit au quart de tour, faisant ce qu'il ne fallait absolument pas faire pour éviter d'attirer l'attention et la mit immédiatement en joue avec son arbalète, un carreau prêt à se planter dans cette femme. La nouvelle venue était suivie d'un homme qui se mit sur la trajectoire du tir, la protégeant alors. Instinctivement, Arsène se positionna entre Blanche et Robin, comme s'il voulait l'écarter du danger.

- Baissez cette chose !


Arsène se demanda s'il fallait qu'il désarme lui-même Robin, il se tenait très proche. Cependant ce genre de manoeuvre pouvait faire partir accidentellement le carreau et donc blesser quelqu'un, voir pire. Il préféra donc prendre la parole à son tour :

-Robin, je vous ai dit que je pourrez vous faire sortir mais n'agitez pas votre arme partout ! Vous ne faîtes que vous montrer dangereux. Les gardes doivent avoir pénétré dans le palais, que croyez vous qu'il se passera s'ils découvrent un homme armé ?

Arsène savait qu'il marchait sur des oeufs. Après tout, Robin était arrivé avec lui comme deux alliés et si quelque chose venait à arriver, il pourrait se retrouver impliquer. Il se demanda s'il ne valait pas mieux abandonner son allié ici même... Non il n'abandonnait personne.

C'est alors qu'il remarqua l'homme qui les observait depuis l'angle du couloir. Il reconnut l'homme pour l'avoir croisé plus tôt dans la soirée : Monsieur Kalistarine. Encore un témoin de la scène, s'ils n'étaient pas assez nombreux. Lorsque Robin baissa son arme, les gardes de la Reine et celle-ci arrivèrent, manquant de peu le spectacle de Robin menaçant les invités.

*******Jack Nacht******


Dès qu'il eut raccroché son appel à Kate, Jack s'avança vers le barrage de police. Il avait dit à Kate qu'il irait la sortir de là, il le ferait. Des cordons de sécurité avaient été installé à l'entrée du palais sur lesquels on pouvait lire "Do not cross". Bien entendu, comme tous les ordres que l'on donnait à Jack, celui-ci ne l'écouta pas, passa en dessous et s'approcha de l'entrée. Il fut stoppé presque instantanément par un homme armé pour l'intervention et équipé d'un gilet pare-balle. L'homme hurla dans sa direction pour se rapprocha vivement. Cet homme faisait dans les deux mètres de haut et sa carrure n'avait rien à envier à sa taille.

-Vous ! Vous n'avez rien à faire ici, les civils n'ont pas le droit de franchir le cordon de sécurité. Dégagez immédiatement, nous avons les choses en main.


Le ton de l'homme était péremptoire, il n'y avait visiblement aucune chance pour qu'il laissa Jack s'introduire à son tour dans le palais. Pourtant Jack voulait tenter tout de même de le convaincre.

-Ecoutez, j'ai une amie qui est dans ce palais et elle est peut-être en danger. Je peux l'aider et la faire sortir indemne.

-Je vous répète qu'on a les choses en main. Il est hors de question que je vous ajoute au nombre des blessés. Maintenant dégagez, j'ai du travail.

-Et si je décide de passer en force, que me ferez-vous ? tenta Jack d'un air supérieur.

-La force vous répondra et je vous ferez coffrer. Réfléchissez bien à ça.


Pestant de rage, Jack lui tourna le dos et s'en alla vers la rue. Il était inutile de tenter quoi que ce soit par ici, jamais il ne passerait la police à l'entrée sans se faire arrêter. Voulant néanmoins aider son amie, il se mit à longer les griller du palais pour tenter de trouver une issue, qu'importe laquelle. Bien entendu, très vite le moindre de ses espoirs s'évapora. Il se tourna vers le palais, l'observant à travers les grilles et une rage folle le prit. Le palais était là, à quelques poignées de mètres et il ne pouvait pas y accéder. Son poing s'écrasa alors contre la grille alors qu'il hurla. S'il s'écorcha la main sous le choc, il remarqua surtout qu'il venait de plier la tige de métal qu'il venait de frapper. Lorsqu'il retira sa main, il remarqua sa légère transformation : Ses ongles avaient grandis légèrement et quelques poils noirs avaient poussés sur le dessus. Il sut immédiatement ce dont-il s'agissait. Il savait que son passé courait pour le rattraper. 

Mus par une sorte d'intuition, comme lorsqu'il s'était retrouvé face au château de Dracula, il plia les jambes et tenta de sauter. Il ne fit même pas attention s'il risquait d'être surpris, c'était trop tard de toute façon. Son bond fut impressionnant, largement assez pour passer au dessus de la grille et atterrir sur les pelouses assez lourdement. 
Jack sentait son coeur pomper un sang vicié, un sang corrompus de la malédiction des loup-garou. Il tenta de retrouver son calme malgré la douleur dans son torse, se remit sur pied et se mit à s'approcher du palais tout en s'apprêtant, en cas de danger, à sortir son arme et se défendre. Son instinct de chasseur reprenait le pas sur Jack Nacht, Van Helsing revenait en force ce soir.

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Kate Wase le Lun 20 Fév - 13:19

~ Blanche-Neige ~
 

Alors que Robin ne semblait pas apprécier la présentation peu sympathique qu’avait fait Arsène de lui, Blanche-Neige, elle, considérait d’un mauvais œil le fait que cet homme soit armé et pas eux. Il l’étonna beaucoup en lui baisant la main. De ce qu’elle avait pu voir dans les classes moyennes-pauvres françaises et anglaises qu’elle avait pu cotoyer, ce genre  de politesse n’était pas utilisé.

-C’est exact, Robin Longhram, à votre service mademoiselle. Et a qui ais-je la chance d’être présenté belle dame ?

Elle eut un petit instant d’hésitation, perturbée par le langage et le comportement de cet homme qui était en apparence très chevaleresque. Il portait une arbalète en prime ? Qui pouvait-il bien être ? Un être humain fan de l’époque courtoise ? Ou bien tout autre chose… elle était bien placée pour savoir que les gens étaient rarement ce qu’ils semblaient être au premier abord.
C’est alors qu’une femme surgit tout à coup dans leur champ de vision et les interpella. Avec ses chaussures dans la main et son téléphone dans l’autre, elle n’avait pas le profil de la terroriste mais plutôt celui de la victime. La princesse se rappela alors l’état de sa propre gorge. Des deux, c’était probablement elle qui avait l’air le plus pitoyable. L’inconnu les interrogea pour leur demander s’ils avaient des informations sur la situation, rien d’étonnant en soi, surtout si elle avait entendu ce qu’elle avait dit à Arsène. Il suffisait d’arranger une réponse un peu vague pour la pousser à croire qu’ils ne savaient rien et elle s’en irait surement. Mais la réaction de Robin la laissa sans voix. Kate aussi d’ailleurs.
 
***

~ Kate Wase ~

Lorsque l’homme pointa une petite arbalète sur elle, elle recula d’un pas et leva les mains pour signifier qu’elle n’était pas armée.

-Wow !

Dans l’intervalle, Jace avec réagit et s’était placé entre eux. C’était un geste courageux, elle devait l’admettre.

- Baissez cette chose !

Elle avait d’abord prit le groupe pour des invités mais elle commençait à revoir ses hypothèses. Avait-elle interpellé des complices de cet attentat sans le vouloir ?

-Qui êtes-vous ?

-Je vous retourne la question, répondit Kate avec dignité. Elle en aurait fait de même si Jace ne s’était pas interposé. Fichu caractère qu’elle avait… elle n’aimait pas être la cible d’un danger mortel naturellement, mais pas question de montrer qu’elle avait la trouille !

Ce mec détonnait dans le décor avec son arme digne d’un autre âge. Pourquoi un terroriste ce serait encombré de ça alors qu’il aurait pu sortir directement une arme à feu ? Et puis quel intérêt de l’interroger sur son identité, pourquoi faire ? Non, il y avait anguille sous roche. Le simple fait qu’il possède une arme le rendait louche mais son instinct lui soufflait qu’il y avait quelque chose qu’elle ne savait pas. Or, elle n’aimait pas ne pas savoir. C’est alors qu’intervient l’un des individus du groupe.

-Robin, je vous ai dit que je pourrez vous faire sortir mais n'agitez pas votre arme partout ! Vous ne faîtes que vous montrer dangereux. Les gardes doivent avoir pénétré dans le palais, que croyez vous qu'il se passera s'ils découvrent un homme armé ?

-Exactement Robin ! S’empressa d’enchainer Kate. Si un garde du palais vous voit agiter une arme il n’hésitera pas à faire feu alors vous devriez vraiment baisser ça ! En plus, sérieusement, regardez-moi, j’ai l’air dangereuse ?

« Espèce de gros taré ! », songea-t-elle alors même qu’elle tentait d’arranger les choses tout en louant
intérieurement l’intervention de cet inconnu qui allait dans son sens.


Blanche-Neige regarda Robin, puis lança un regard lourd de sous-entendus à Arsène. Il voulait vraiment se laisser escorter par un type au sang chaud comme lui ? Il n’avait pas l’air de connaitre le mot discrétion et ça ne lui plaisait pas beaucoup.

-Je m’appelle Kate, Kate Wase. Et vous c’est Robin comment ? Au fait, jolie joujou, vous l’avez fait rentrer comment ?

De son côté, Blanche-Neige tiqua sur le nom de la femme et lui lança un regard stupéfait avant de regarder Arsène. Avait-il fait la parallèle lui aussi ? Etait-ce une coïncidence ? Elle parcourut alors les lieux du regard, s’attendant presque à voir surgir le détective. Bien sûr, il n’était pas là. Kate Wase était le nom de la journaliste avec laquelle il voulait les mettre en relation. Il y avait surement des homonymes mais tout de même… après tout, il n’y avait rien de surprenant à voir une journaliste à l’anniversaire de la reine. Ça pouvait être elle. Bon, pas d’inquiétude, de toute façon ils étaient tous les deux déguisés, impossible de les reconnaitre. La princesse se rapprocha encore plus d’Arsène pour tenter de parler moins fort et d’être entendu par lui.

-Il faut vraiment qu’on y aille.
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Maitre du jeu le Lun 20 Fév - 13:29

~ Victoria II d’Angleterre ~


- Alexandrov Kalistarine.

Un nom qui n’évoqua strictement rien à la reine. Elle n’en apprit guère plus car l’attention de l’homme parut se focaliser sur autre chose. Quelques instants plus tard, il se jetait sur elle et la plaquait contre un mur. L’espace d’un instant, elle crut que l’individu allait s’en prendre à elle, ce qui aurait pu justifier l’aide inattendu qu’il lui avait porté dans la salle du trône et l’arme qu’il portait sur lui. Elle réalisa qu’elle faisait fausse route lorsqu’Alexandrov se désintéressa d’elle pour neutraliser un homme tandis que l’un de ses gardes s’effondrait avec un cri de douleur. Victoria en eut le souffle coupé, elle n’avait rien vu venir. Si elle nourrit l’espoir d’être en sécurité une fois sortie de la salle gazée elle s’était largement mis le doigt dans l’œil. La souveraine balaya le couloir du regard, y cherchant la trace d’une autre forme de menace mais elle ne vit rien. Elle finit par reporter son regard sur ses hommes et sur ce mystérieux inconnu qui venait de la sauver à deux reprises. Sa capacité de réaction était stupéfiante, même ses propres hommes n’avaient pas eu le temps de réagir et ils avaient pourtant tous été exposé au poison. Peut-être pas à la même quantité, mais tout de même. Elle avait clairement affaire à un homme entrainé, un militaire peut-être ou un espion. En tout cas il semblait être de son côté pour l’instant et elle comptait bien en profiter. Restait à savoir qui l’avait envoyé et à découvrir ses intentions.


- Plus tard les questions, nous ne sommes pas encore sortis d'affaire, dit-il, comme s’il avait lu dans ses pensées.
-Ça c’est à moi d’en juger, rétorqua-t-elle.

Elle tourna alors la tête vers l’un de ses hommes qui examinait celui à terre.

-Alors ?
-Il est vivant, madame, mais inconscient.

Victoria pesta intérieurement. Un homme de moins. S’ils le laissaient ici, il allait se faire piétiner par la foule qui sortait de la salle du trône par la porte défoncée, elle donna donc l’ordre de le trainer en vitesse contre un mur un peu plus loin, là où ses chances de survie seraient plus élevées. C’est tout ce qu’elle pouvait faire pour lui, hélas. Son escorte était trop réduite pour qu’elle prenne le risque de le faire porter jusqu’à la sortie. Le soldat inconscient fut dépouillé de son arme à feu par les autres gardes qui ne pouvaient prendre le risque de laisser une telle arme à porter de main de n’importe qui. Entourée par ses troits derniers gardes, elle rejoint donc Alexandrov au bout du couloir non sans s’être auparavant emparé du taser du terroriste. S’il fallait luter pour sa propre vie elle ne serait pas totalement désarmée au moins. Ce n’était pas aussi efficace que les trois armes à feu que ses hommes portaient à la main mais au moins elle saurait s’en servir. Si elle voulait à tout prix éviter le bain de sang en tirant dans la foule, elle ne doutait pas que la simple vue des armes pouvait avoir un effet dissuasif.

-Pourquoi vous arrêtez vous ? Demanda soudain Victoria à Alexandrov. Vous avez repéré un danger ?

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Robin de Locksley le Mar 21 Fév - 15:49

Une fois les présentations faites, nous pouvions passer à la suite. Dans ce monde, je m’attendais voir tout devenir un danger mortel. Avec leur technologie et leur mentalité bien particulière… N’importe quoi pouvait vous causer le moindre tort. Et puis, je voulais bien accorder une confiance minime à Eustache, mais les autres, je ne les connaissais pas, déjà que je n’étais pas censé être ici, je m’attendais à voir n’importe laquelle de ses personnes désirait m’arrêtait. Enfin bref. Pour le moment, le véritable danger venait de la salle du trône où nous entendions ces cris qui ne semblaient prendre fin.

Kate - Je m’appelle Kate, Kate Wase. Et vous c’est Robin comment ? Au fait, jolie joujou, vous l’avez fait rentrer comment ?

Les dames, quel que soit leur époque ou origines, restèrent des dames, curieuses et s’intéressant à des choses qui ne les regardaient pas. Je me souvenais justement d’une espionne, engagé par le chérif pour me faire du charme et me soutirait des informations. Elle lui ressemblait un peu. Mais je me doutais qu’elle n’avait rien d’une espionne. Quoi que… Ne la connaissant pas vraiment, tout restait possible. Allons bon aussi vite nous aurons quitté ce Palais, aussi vite je me sentirais mieux.

Robin - Loughran. Et ce "joujou" est un un cadeau qui peut nous aider à quitter cet endroit en vie et à nous défendre contre d'eventuel assaillant, madame.

Autant être honnête, un réel malaise régnait ici. Personne ne faisait vraiment confiance à l’autre, sauf à son partenaire. Madame Kate avec l’homme l’ayant défendu, Eustache avec sa bien aimé. J’étais seul, mais cela me convenait.

Robin - Personne ici ne sait ce qu'il se passe dans ce château ?

Eustache et moi-même, revenions des vestiaires, et madame Wase et son ami nous ont fait comprendre ne pas savoir ce qu’il se passait ici. S’étaient-ils isolés ailleurs aussi pour ignorer le malheur frappant le Palais de Londres ? Mon esprit me criait de me dépêcher. S’il fallait faire quoi que ce soit, c’était maintenant ou jamais. Je me verrais bien aller aider tous ces gens, mais la sécurité extérieure ne tarderait pas à intervenir, et s’ils étaient comme la garde chez moi, ils risquaient de ne pas faire trop de distinction. À moins de porter un beau costume, on ne risquait pas de me prendre pour une pauvre victime aux poches bien remplis. À un moment, je me sentais un peu pris entre deux feux, celui de m’enfuir pour sauver ma peau comme voulait mon nouvel « ami » après avoir sauvé sa compagne, mais ce serait laissé en dangers les autres, ou bien leur venir en aide, me mettant moi en danger. Je doutais, car je voulais, depuis mon arrivé ici, briser ce « destin » qui m’avait condamné à une même vie en boucle, me privant de ma liberté. Mais ça… Ce n’était pas facile à faire.

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Message par Jace Beleren le Ven 24 Fév - 16:34

Dès que le dénommé Robin baissa son arme, Jace reprit sa place au côté de Kate (et non plus devant elle) et cessa de lire l'esprit de l'individu. Cependant, il ne relâcha pas son pouvoir et lut tour à tour celui des deux autres, pas plus d'une seconde chacun, avant de revenir à Robin, puis de recommencer.

En lisant ainsi plusieurs esprits très brièvement à tour de rôle, il n'obtenait que des informations très fragmentaires, presque inexploitables, mais suffisantes pour détecter une intention menaçante.

Il ne fut pas surpris de voir Kate faire face à l'arbalète avec un sang-froid presque dédaigneux. Malgré son geste pour la protéger, lui-même n'en avait pas mené bien large, bien qu'il ait pris grand soin de n'en rien montrer.

Suivant à moitié la discussion, son attention fut toutefois attirée par une pensée dans l'esprit de la jeune femme en face d'eux, et il s'y attarda pour comprendre de quoi il s'agissait.

Cette femme connaissait Jack ! Et avait déjà entendu parler de Kate. Jace hésita un instant quant-à la conduire à tenir à ce sujet. Devait-il garder cette révélation par-devers lui jusqu'à ce qu'ils soient revenus au calme ? Seulement cela pouvait être une piste importante pour l'affaire de Kate et elle risquait de ne plus pouvoir retrouver ces gens une fois qu'ils seraient repartis chacun de leur côté. Et impossible de lui en toucher un mot discrètement avec cette exécrable musique qui les forçaient à élever la voix pour communiquer. Mais tant pis.

- Kate, cette femme, elle...

- Le palais royal n'est plus sûr! Vous devriez rejoindre la sortie au plus vite, les forces de l'ordre à l'extérieur assurerons votre sécurité.


Dernière édition par Jace Beleren le Ven 24 Fév - 17:02, édité 2 fois

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Message par Alexandrov Kalistarine le Ven 24 Fév - 16:50

Ce couloir transversal était à l'écart des axes principaux du palais, ce qui en faisait un itinéraire propice pour une fuite discrète car peu de monde y circulait. Mais ce petit groupe à quelques pas devant Alexandrov était enveloppé un instant plus tôt d'une tension palpable. Et Une arme archaïque pointée sur deux d'entre eux ne devait pas être étrangère à cela. Très étrange, tout ceci.

A cause de cette insupportable musique, il n'entendait rien de la conversation tendue se déroulant devant lui. Il constata seulement que la tension dans le groupe baissa d'un cran lorsque l'arme fut abaissée.

Non, pas un groupe, ces gens ne se faisaient pas confiance. Probablement au moins deux groupes s'étant rencontrés par hasard au détour d'un couloir. La reine arriva alors derrière le jeune homme accompagnée de son escorte, l'interrogeant sur la raison de son arrêt.

- Peut-être, répondit-il distraitement.

Il fit signe aux gardes de faire passer la Reine proche du mur opposé pour contourner le "deux-groupes" tandis que lui-même s'avançait d'un pas vers eux.

- Le palais royal n'est plus sûr, leur dit-il d'une voix forte et assurée comme s'il était naturel pour lui de se trouver ici en cet instant. Vous devriez rejoindre la sortie au plus vite, les forces de l'ordre à l'extérieur assurerons votre sécurité.

Ce disant, il ne quittait pas des yeux l'individu qui avait pointé une arme sur les autres, et se déplaçait de sorte toujours rester entre lui et la Reine. Bien que ce fût peu utile dans la mesure où ses garde s’acquittaient de cette tâche, et mieux que lui de par leur carrure plus imposante.

Il se dit qu'il devrait trouver un moyen de se renseigner sur cette individu à l'arbalète. Depuis qu'il avait pris connaissance des portails et des mondes infini cachés derrière, il accordait une attention toute particulière à ce genre d'anachronismes. D'ailleurs, il se dit que chaque personne de ce groupe méritait une enquête, car c'est à peine s'il avaient tiqué en voyant l'arme, là où des civils ordinaires auraient probablement paniqués, se seraient enfuis, mis à crier ou figés de peur. Aucun de ceux-là n'était ordinaire, il l'aurait parié.

Mais il ne pouvait pas simplement s'approcher d'eux et leur demander leurs noms, ce serait vraiment trop étrange, autant à leurs yeux qu'à ceux de la Reine. Encore que, s'il récoltait des informations suffisamment précieuses, le prix en valait peut-être le coup.

Mais non, il préférait parier sur l'option la plus probablement bénéficiaire dans cette situation, la Reine restait sa priorité. Attendant donc qu'elle agisse, il se contenta de graver tous ces visages dans sa mémoire.

Avec un peu de chance, peut-être que l'un d'eux apparaissait sur la liste officielle des invités.
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Message par Jace Beleren le Ven 24 Fév - 17:01

Aussitôt qu'il entendit la voix retentir derrière lui, Jace se retourna et dirigea son esprit vers celui du nouveau venu. Il était vraiment tendu à ce moment, et lire les esprits, dans la mesure de ses maigres capacités actuelles, était un réflexe défensif, comme un individu normal fermerait automatiquement les yeux en voyant quelque chose lui foncer dessus.

A ce qu'il comprit, cet individu s'était donné pour objectif de protéger la Reine. La Reine !

Il était suivit par une muraille d'hommes costauds en costume noir. Et derrière eux, se devinant à peine, une jeune femme. Ce devait être elle, la Reine.

Mais il y avait autre chose.

Cet homme venait vraiment de penser aux portails ? Les mêmes portails que celui qui l'avait amené ici ? N'était-ce pas supposé être le secret le mieux gardé de ce monde pour croiser quelqu'un ici qui en connaissait l’existence ? Ce devait être une autre sorte de portail, tout-à-fait ordinaire. Pourtant, des portails avec des mondes cachés derrière, cela ne pouvait signifier qu'une chose.

Dans quoi était-il tombé ?

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Message par Arsène Lupin le Ven 24 Fév - 23:15

*********Arsène Lupin**********

La tension se baissa d'un cran lorsque Robin daigna enfin baisser son arbalète plutôt que de viser à tout va les personnes se présentant à eux. Arsène remercia même le ciel que l'homme ne se mette pas à viser le nouveau venu, Alexandrov. Celui-ci les observait de loin pendant que les autres faisaient les présentations.

-Je m’appelle Kate, Kate Wase. Et vous c’est Robin comment ? Au fait, jolie joujou, vous l’avez fait rentrer comment ?

Le nom semblait étrangement familier à Arsène, il savait qu'il l'avait entendu précédemment mais l'urgence de la situation faisait que le moment était sans doute mal choisi pour se remémorer de toutes les personnes dont il avait entendu parler. Après tout, lui et Blanche n'avait plus rien à faire ici et chaque secondes voyait s'approcher plus d'ennemis que précédemment. Comme pour le tirer de sa tension, Blanche s'approcha un peu de lui pour lui murmurer quelque chose malgré la musique assourdissante et entêtante.

-Il faut vraiment qu’on y aille.


Il était absolument d'accord avec elle mais tiqua sur l'accentuation du mot vraiment, cachant une raison sous-jacente de partir dans la seconde. Il tourna son visage vers elle, tentant vainement d'y lire pourquoi cet empressement soudain. Il n'entendait plus ce qui se jouait dans la conversation entre Robin et son interlocutrice, du moins jusqu'à ce qu'enfin l'homme qui semblait la défendre reprenne la parole :

- Kate, cette femme, elle...


Kate, définitivement il avait déjà entendu ce nom et c'est alors qu'il se rappela où. Malheureusement, les souvenirs que cela ramena ne furent pas les plus heureux. Comment avait-il pu oublier le fait que Jack ait voulu les conduire auprès de cette Kate après la balle qu'il avait reçu. Une douleur fantôme percuta son épaule pourtant presque remis de la blessure. 

- Le palais royal n'est plus sûr! Vous devriez rejoindre la sortie au plus vite, les forces de l'ordre à l'extérieur assurerons votre sécurité


La voix d'Alexandrov surpris Arsène dans sa nouvelle découverte, bien qu'il ai pu constater sa présence avant cela. Il posa un main sur l'épaule de Blanche et lui sourit, tentant de la rassurer. 

-Nous nous rendions justement vers la sortie la plus proche en tentant de rassembler les survivants. Il se tourna pour observer Alexandrov, voyant qu'il avait sauvé des personnes autrement plus importantes au vue des gardes. Allons-y vite avant que d'autres ennuis ne nous tombent dessus.


Sur ces mots, il prit délicatement la main de Blanche et l'entraîna à sa suite dans les couloirs. Il passait en éclaireur pour limiter les risques que pouvait prendre Blanche tout en prêtant attention au détail afin d'envisager les attaques futurs. Il avait pris une balle, il ne souhaitait pas renouveler l'expérience de si tôt. Toutefois il gardait les yeux derrière lui. S'il craignait un carreau d'arbalète dans le dos autant qu'une balle, il ne donnait pas plus de confiance à une amie d'un détective fou furieux.

******** Le Joker********

A son grand désespoir, le Joker remarqua que miss Ioannis n'avait pas daigné le suivre au delà des portes de la grande salle. Il aurait été tellement drôle de la faire sourire... Éternellement. Mais il se contentait du chaos ambiant qu'il avait créé et dont il était le témoin. C'était tellement amusant d'entendre ces cris, ces coups de feux et cette musique si entêtante. Il se surprit au bout d'un moment à le fredonner dans le couloir. Si quelqu'un l'avait observé plus avant, il aurait vu qu'il était totalement dans son élément. Il ne craignait pas les individus déambulant dans les couloirs, non qu'il était loin des dangers bien au contraire d'ailleurs. En réalité, les individus qu'il avait embauché connaissaient son visage dans son monde, le visage du vrai Joker mais le masque qu'il portait dans son monde leur était totalement inconnu. Ian Kerr pouvait très bien finir par être une des victimes de la soirée. C'était tellement... Excitant....

Des personnes foncèrent dans sa direction, devant lui, pourtant il ne s'arrêta pas, comme s'il remontait le fil d'un courant. Soudain une épaule le percuta, ralentissant sa marche et augmentant son sourire carnassier. La personne ne se retourna même pas pour s'excuser, fonçant à travers le couloir. Avide de vengeance, il commença par donner une balayette dans les pieds de la personne passant à ce moment à son côté. Il frappa avec beaucoup de force et la personne, un homme en costume de soirée relativement vieux, s'écrasa face contre terre tête la première. Le Joker, ne se satisfaisant pas de cette victime innocente, malgré le rire à gorge déployé, prit dans sa main l'un des vases traînant contre les murs, se prépara et le lança le plus fort possible en direction de la personne qui l'avait poussé. Le vase fonça dans les airs et s'écrasa, se brisant sous l'impact, juste au niveau de la nuque de la personne qui avait osé le bousculer. L'homme s'effondra au sol et, contrairement à l'autre qui avait fuit instantanément, il ne se releva pas, incapable de bouger.

Le Joker réprima alors un petit juron. Ce n'était pas amusant lorsqu'il mourrait aussi vite. Il revint alors sur ses pas pour s'approcher de l'homme à terre, les mains dans les poches et continuant de chanter. 

-Nous vous souhaitons un joyeux anniversaire !.. Il arriva à hauteur de l'homme au sol. Roh Allez tu vas te lever espèce de flemard !


Il ponctua son ordre par un coup de pied dans le corps qui demeura inerte. 

-Mince alors... Ils ne sont vraiment pas très résistant dans ce monde...


A cette pensée, un large sourire fendit son visage, un sourire malsain. C'est alors qu'il les entendit, ces pas s'approchant dans sa direction. Il se tourna au moment où un homme s'approchait, une arme automatique dans les mains. Il observait la scène avec des yeux ronds. Qu'avait-il surpris au juste ? Au moins maintenant le Joker savait ce que les personnes fuyaient.

-Vous... Vous êtes un véritable taré... Dit l'homme tout en levant son arme.

-Et encore tu n'as rien vu. Tu devrais me tuer, ça rendrait service à l'humanité qu'en penses-tu ?! Répondit le Joker sans perdre son sourire. Il remarqua que l'homme hésitait, visiblement perturbé par l'attitude de Ian. Mais allez, tu n'as qu'une gâchette à presser et me voilà réduit en purée et tu deviens un héros ! L'homme ne tirait toujours pas, appréhendant comme s'il avait peur. MAIS TIRE ! TIRE ! TIRE ! TIRE! TIRE ! faisait le Joker tout en faisant des geste comme s'il pouvait attirer la balle à lui. AAAAAHHHHHHH


Dans son dernier hurlement essayant de motiver l'homme à tirer, il y eut un événement inattendu. Une silhouette se glissa derrière l'homme avec assurance. En un éclair, derrière l'homme armé, elle frappa l'arrière du genou, le faisant chuter sur ses genoux. Toujours avec un grande rapidité, elle se saisit de la main tenant l'arme, lui fit décrire une torsion affreuse, provoquant un horrible craquement. L'homme hurla moins d'une seconde avant de se retrouver avec le canon de sa propre arme dans sa bouche. Un coup de feu et le sang éclaboussait le sol, les murs et surtout l'agresseur. Le Joker reçu lui aussi des bouts de boites crânienne sur sa veste.

-Harley ! Pourquoi tu ne peux pas faire les choses proprement pour une fois... Regarde ma veste.


Bien entendu cette remarque était pleine de dérision. Quand le Joker se retrouvait avec une très légère trace de sang, Harley quant à elle en était pas mal couverte. Pourtant elle souriait amoureusement d'avoir pu retrouver son monsieur J à travers ces couloirs. Elle se rapprocha de lui, tenant toujours l'arme dans les mains, en sautillant comme une petite fille. Elle tenta de l'enlacer mais celui-ci la repoussa d'un geste de la main.

-Pas maintenant ma belle ! tu es couverte d'un cerveau de plus et pourtant tu ne sais toujours pas te tenir dans une soirée comme celle-ci ! Partons d'ici les meilleurs blagues ont une fin. Ils commencèrent à marcher dans le couloir, souhaitant rejoindre la sortie quand il s'arrêta et lui dit : Et lâche ton trophée, je t'en offrirai d'autres quand on sera rentré, c'est promis.


Sur ces mots elle s'exécuta et lâcha l'arme qu'elle tenait en main et ils continuèrent à avancer. Le Joker s'arrêta pourtant à nouveau et revint sur ses pas. Il se mit à fouiller l'homme qui l'avait menacé ainsi que l'autre, toujours inconscient et peut-être même mort. Enfin il trouva ce qu'il cherchait. Il sortit un briquet avec une joie infinie. Il le lança à Harley et lui dit :

-Vas-y Harley, met nous le feu je sais que tu en meurs d'envie !


Bien entendu on ne contredit pas les ordres de monsieur J. Elle s'avança vers une des tapisseries et fit claquer le briquet trois fois avant d'en faire jaillir une flamme. Ils n'avaient pas d'essence mais ils espéraient que cela puisse suffire. Quitte à donner une bonne soirée aux personnes présentes, autant finir en feu d'artifice en réchauffant l'atmosphère.

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Kate Wase le Lun 27 Fév - 18:38

- Kate, cette femme, elle...

- Le palais royal n'est plus sûr! Vous devriez rejoindre la sortie au plus vite, les forces de l'ordre à l'extérieur assurerons votre sécurité.

Kate accorda un bref regard à l’homme qui venait de les interpeller. Un agent de la sécurité certainement, bien que ses vêtements le désignait plutôt comme un invité, son discours laissait entendre qu’il s’inquiétait de leur sécurité. Qui, sinon un agent agirait de la sorte ? Ses yeux glissèrent sur les trois hommes qui encerclaient de très près une quatrième personne. Tiens tiens. Elle reporta finalement l’essentiel de son attention sur Jace tout en laissant ses yeux trainer de ci et de là.

-Elle quoi ?

Pendant ce temps, l’un des membres du groupe, le compagnon de la belle jeune femme semblait-il, avait répondu à l’agent de sécurité et avait pris l’initiative de se diriger vers la sortie. Et zut, que devait-elle faire ? Suivre la fille qui avait prétendu savoir qui était à l’origine de l’attentat ou bien se diriger vers la salle du trône pour tenter de retrouver ses parents tout en sachant que ces derniers étaient peut-être déjà partis ? S’ils suivaient les agents de sécurité, ils pourraient au moins bénéficier d’un soutien musclé en cas de problème. L’alarme à incendie qui se déclencha alors acheva de la convaincre. Elle était aventureuse mais pas suicidaire, il était temps de partir.

***

Lorsque l’alarme à incendie s’activa, Victoria leva les yeux au plafond par réflexe. Si elle sentit d’abord une bouffée de peur à l’idée de bruler vive, la colère vint rapidement se mêler à la valse des sentiments qu’elle éprouvait. Est-ce qu’une bombe avait explosé quelque part dans le château ? Non, il aurait forcément entendu quelque chose. Quelqu’un avait-il mit délibérément le feu ? Elle pinça les lèvres de frustration. Son château, ils étaient en train de détruire son château ! Si elle mettait la main sur ceux qui étaient responsables de ce carnage ! Oh elle ne doutait pas que ça arriverait. Tôt ou tard les terroristes seraient appréhendés. D’ici là, il allait falloir qu’elle sorte d’ici vivante pour avoir le plaisir de voir la justice frapper. Alors que son garde du corps improvisé s’arrêtait pour interpeller un groupe de personnes, la reine poursuivit sa route en veillant à contourner les individus. Ils n’avaient pas franchement l’air de criminels et elle ne comprenait pas ce qui avait poussé Kalistarine à se méfier mais elle ne comptait pas attendre pour le savoir.

***

Quelque part dans le château, le détecteur de fumée activa le système d’anti-incendie et il se mit à pleuvoir dans la zone tout autour de l’endroit où Jan Kerr avait tenté d’allumer un feu.
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Robin de Locksley le Mar 28 Fév - 15:04

Personne ne semblait avoir la moindre information utile à cette attaque.

Alexandrov - Le palais royal n'est plus sûr, Vous devriez rejoindre la sortie au plus vite, les forces de l'ordre à l'extérieur assurerons votre sécurité.

Un groupe d’hommes arriva devant nous. Un bien habillé comme les invités, dont j’ai une impression de déjà vue, accompagné d’homme bien solide et d’une femme… Élégante, jeune et magnifique. Je reconnus sans mal la reine et je manquais de m’agenouillais devant elle. Je m’assurais par contre que mon arme resta bien cacher sous ma veste en cuir dans mon dos. Contrairement à Kate, je n’avais aucune raison de douter de l’identité des nouveaux arrivant.

Eustache attrapa sa compagne par l’épaule et prétexta être un « héros », cherchant à rassembler des survivants pour les aider à fuir. Il était doué dans la parlotte. Et il s’éclipsa avec sa douce dans les couloirs. La reine sembla convaincue et ne chercha à en savoir plus. Il y avait plus urgent à s’occuper. Elle nous passa donc devant avec son escorte pour se diriger vers une des sorties de secours. Quant à moi, j’avais deux choix possibles. Suivre Arsène ou partir de mon côté. Dans tous les cas, il fallait fuir.

Je fus surpris par un étrange bruit désagréable qui tournait en boucle. Ce son résonnait dans tout le château. Je n’étais pas encore très familier avec les technologies modernes, mais je devinais qu’il s’agissait d’une alarme. Mais pourquoi ? L’attaque avait commencé bien avant. A moins qu’un autre danger rodait dans les couloirs. Il fallait partir dans ce cas. Je voulais suivre Eustache, mais ce lieu était comme un dédale. Je parvenais à le retrouver un moment, mais il avait déjà pris de l’avance sur moi et disparue à un tournant. Finalement, l’imposteur ne me sera pas d’un grand secours.

Alors que je remontais un couloir, je me mis à sentir une odeur de fumée pas loin. Le feu ? Ce serait cela la nouvelle catastrophe ? Il ne manquerait plus que ça. Je continuais à suivre mon chemin à travers les invités qui courraient dans tous les sens, lorsque je tombais sur une petite pièce. Rien d’exceptionnel, hormis les personnes se trouvant à l’intérieur. Il y avait un homme, armé qui était au sol, ne bougeant plus. Et à côté de lui, une très belle femme, assise, complétement perdu. Elle devait être sous le choc ou quelque chose comme ça. Je m’approchais d’elle pour voir ce que je pouvais faire et la faire évacuer.

Robin – Madame ! Il faut partir ! J’ai l’impression que tout va flamber !

Elle tourna légèrement la tête vers moi, le regard qui me passait au travers comme si je n’étais qu’une ombre.

Robin – Que s’est-il passé ici madame ?
Madame – Cet homme… Il a… Il voulait…

Je ne pouvais voir que des possibilités horribles. Je me mis à l’attraper par les épaules pour l’aider à se relever et à l’emmener en lieu sûr. Elle se laissa faire. C’était comme si son esprit était partagé entre notre monde et un autre. Elle semblait peu remarque ceux qu’il se passait autour d’elle. J’essayais de l’aider à passer dans les couloirs, ne la quittant un instant. Cette journée restera traumatisante pour pas mal de gens. Tout en l’escortant jusqu’à un endroit plus sûr, une sortie se serait bien, j’essayais de lui parler pour la réconforter. Je me disais aussi que si on me voyait aidé une invitée, on ne m’associerait pas avec ces bandits et je pourrais vite disparaitre avant qu’on ne découvre que j’étais un intrus à cette fête.

Robin – On va s’en sortir, faite moi confiance. Je m’appelle Robin et vous ?
Madame – Megara…

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Jace Beleren le Lun 6 Mar - 19:26

Interrompu par l'arrivée, et les pensées, de l'homme en costume blanc cassé, Jace était resté déstabilisé un instant. Le temps de se remettre de sa surprise concernant les pensées de cet homme, la jeune femme et l'homme que Kate avait interpellés pour leur demander ce qu'il se passait partaient à présent le long du couloir, probablement en direction d'une sortie, laissant là leur compagnon à l’arbalète. Ce dernier ne tarda pas non plus à décamper.

Puis un bruit strident se fit entendre autour d'eux par-dessus la musique horripilante, une sorte de hurlement modulé en une alternance de deux notes continuellement répétées. Une alerte, à n'en pas douter.

Devait-il parler maintenant à Kate de ce qu'il venait de capter dans les pensées de ses gens, alors qu'elle était désireuse de retrouver ses parents dans la salle du trône ? Pendant une seconde, il se dit que peut-être valait-il mieux temporiser ces révélations pour ne pas la mettre devant un choix impossible. Seulement des choix impossibles, il en avait fait plus d'un, et aussi durs qu'ils aient pu être, il aurait détesté que quelqu'un d'autre les fasse à sa place lorsque cela concernait sa propre vie.

Alors que la jeune femme semblait prendre une décision et se mettre en marche, dans une direction ou une autre, Jace la stoppa d'une main sur l'épaule avant que le couple ne soit trop loin pour pouvoir les suivre et lui parla à l'oreille, ce qui était nécessaire pour se faire entendre sans hurler à pleins poumons au milieu de ce vacarme.

- Kate, cette femme connait Jack ! Et elle connait ton nom également.

La fait que cet autre homme en costume blanc connaisse l'existence des portails ne représentait pas une priorité pour le moment, et cela n'avait peut-être -- probablement ? -- même aucun rapport avec eux et l'affaire de Kate.

C'était son affaire, à elle de faire ce choix.

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Blanche-Neige le Jeu 9 Mar - 13:24

Arsène et Blanche marchèrent à un rythme soutenu vers l’une des sorties, courant parfois lorsque le passage n’était pas trop encombré. Ils croisèrent des gens blessés, parfois l’air mort. Ils rencontrèrent également militaires armés, des policiers qui commençaient à infiltrer les lieux. Ces derniers ne firent pas attention à eux et les seules paroles qui leur accordèrent furent pour leur crier de se dépêcher de sortir. Blanche-Neige se félicita de ne pas avoir la tête d’une terroriste et de ne pas avoir ramassé d’arme sur le chemin. Peut-être que sa blessure à la gorge plaidait en sa faveur et la confortait dans son rôle de victime. La plaie n’était pas assez grave pour suciter l’intérêt des soldats, il y avait d’autres cas prioritaires à prendre en compte. Tant mieux, elle n’avait pas envie de se laisser trainer jusqu’à une ambulance, témoigner, toutes ces petites choses qui risquaient de griller sa couverture pour de bon. Ils parvinrent finalement à sortir. Dehors, c’était une foutue pagaille. Une véritable foule : des hommes armés, des pompiers, des journalistes au loin et des victimes qui ne cessaient d’affluer et étaient prises en charge tant bien que mal… Ce ne fut pas chose aisée de réussir à se faufiler hors de ce chaos mais ils y parvinrent finalement. Blanche-Neige connaissait maintenant le nom de sa belle-mère et elle avait obtenu un renseignement supplémentaire, une information qu’elle était probablement l’une des seules à posséder : l’identité de ceux qui avaient commandité cet attentat.


[A moins que quelqu’un ne souhaite poursuivre l’aventure, Arsène et Blanche-Neige sortent du rp. Il y a éventuellement possibilité d’enchainer sur un sujet dans la ville…]
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Kate Wase le Jeu 9 Mar - 14:04

Mitigée, Kate se laissa finalement convaincre par l’alarme à incendie. Elle avait déjà trop joué la carte de la chance en s’exposant au danger sans savoir à quoi elle s’exposait. Une bombe pouvait parfaitement exploser à tout instant et ce n’était pas simplement sa vie qu’elle risquait mais aussi celle de Jace. Inutile de s’attarder, si la reine avait pu quitter la salle du trône c’est que la pièce avait été évacué et ses parents étaient peut-être partis depuis longtemps. Il était temps de sortir. Faute de mieux, il n’était pas trop tard pour rattraper la femme qui avait prétendu connaitre l’identité des terroristes. C’était peut-être du bluff mais c’est tout ce qu’elle avait et elle ne pouvait pas laisser partir une source d’information potentielle sans l’avoir un tant soit peu interrogée. Avec un peu de chance elle arriverait aussi à obtenir des renseignements sur ce type bizarre qui l’avait menacé avec une arme d’un autre temps.

- Kate, cette femme connait Jack ! Et elle connait ton nom également.

Kate se figea et lança un regard surpris à Jace. S’il n’avait pas été télépathe elle lui aurait surement dit qu’il devait faire erreur mais le fait est qu’elle avait toute confiance en les capacités de cet homme. Il ne lui semblait pas avoir jamais rencontré cette femme pourtant. Quant au fait de les associer Jack et elle… leur dernière collaboration officielle remontait à des années en arrière, en France, lorsque Jack faisait partie de la police. Soit cette fille était liée à l’enquête en question, soit il y avait autre chose… voilà qui jetait un nouveau voile de mystère sur la donzelle et une raison supplémentaire de la rattraper. Son compagnon et elle s’était déjà bien avancé et elle risquait de les perdre si elle ne se dépêchait pas, elle entreprit donc de leur courir après.
Oui mais c’était sans compter sur les bousculades, les gens qui courraient dans un sens et dans l’autre, la pollution sonore qui faisait un perdre un temps fou dès que l’on essayait de communiquer verbalement avec quelqu’un… et une rencontre inattendue au détour d’un couloir.


-Jack ?! S’exclama Kate, les yeux arrondis par la surprise. Mais qu’est-ce que tu fous là ?

Un coup d’œil dans le  couloir lui appris qu’elle avait perdu de vu le couple qu’elle poursuivait. Oh joie.
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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Jack Nacht le Mar 14 Mar - 11:16

La traversée des jardins jusqu'au château s'était fait sans encombre. Les hurlements furent la seule chose que Jack remarqua, pas une âme qui vive ne se trouvait à cet endroit, dans un sens c'était compréhensible car il arrivait après la "guerre". Il se rapprocha vivement du château, n'hésitant pas une seconde à récupérer l'arme qu'il avait à sa ceinture pour la prendre en main. On est jamais trop prudent.

Arrivé à proximité du château, il put remarquer à loisir que certaines vitres avaient été fracturée et que les morceaux de verre inondaient la pelouse. Sans doute avait-on tenté d'évacuer pas cet endroit. Remettant son arme à sa ceinture, Jack sauta et attrapa le rebord. A la force de ses bras, il se hissa, passa la tête pour constater qu'il n'y avait personne d'autres que des convives au sol, riant aux éclats, dans la salle puis bascula son corps entier à l'intérieur. Une douleur déchirante se fit alors sentir dans sa main droite : Il venait de s'entailler méchamment la paume et les doigts et certains morceaux se trouvaient encore, mêlé à sa propre chair. Rapidement, il se mit à couvert et entreprit d'enlever le plus gros avant de se saisir d'une serviette et d'en recouvrir la plaie. Ca n'empêcherait pas le saignement mais ça pourrait au moins l’atténuer. 

Une fois fait, il continua à observer les alentours de la grande salle qui avait du être la salle de bal. Il n'y avait plus que quelques personnes éparses, véritablement en plein délire, riant à gorge déployée. Prudemment, il s'avança vers l'un d'entre eux, une jeune femme à genou, riant tellement qu'elle commençait à avoir du mal à respirer. Son visage était tourné vers le sol. Jack tenta de l'interpeller de loin mais elle ne bougea pas, continuant à trembler en riant. Il s'approcha encore, posa une main sur son épaule et la retourna tout en continuant à lui parler. 

Il eut un sursaut en voyant que les yeux de la jeune femme étaient révulsés alors même qu'un grand sourire était dessiné sur sa face, sourire d'où s'échappaient les sursauts de rire. Sur le coin des lèvres de la victime pouvait se voir de la bave coulant le long de ses joues. Dans un geste vif, elle lui attrapa le bras et serra fortement, enfonçant ses ongles à travers les habits de Jack et faisant perler des traces de sang. Une seconde, deux puis trois et soudain la prise lâcha, la femme laissa retomber sa main et son rire s'arrêta. Elle était inerte dans les bras de Jack. Il consulta la carotide et remarqua l'absence total de pouls.

Avec une infini précaution, Jack la reposa au sol, se sentant impuissant face à ce qui venait de se produire. Il se releva au dessus du corps inerte et déclama, comme il avait put le faire bien des années auparavant pour bien d'autres monstres qu'il chassait :

"-In Nomine Patris, et filis, et Spiritus Sanctis. Amen."


Sur ces mots, il s'éloigna du corps dont il ferma les yeux puis rejoignit le couloir. Il passa la tête par la porte et fut accueillit par des hurlements encore plus fort et des coups de feux éloignés. Jugeant la voie "aussi libre qu'elle pouvait l'être", il s'élança dans le couloir. Il avait pour idée de traverser les couloirs en direction de l'entrée afin de retrouver Kate en chemin.

Il avançait avec une infinie précaution, cherchant autour de lui les signes d'une attaque future mais rien ne venait. Il parcourait les couloirs, croisant parfois des invités qui fuyaient. Il avait tenté les premières fois de les arrêter pour leur demander s'ils avaient vu une jeune femme répondant à la description de Kate mais on ne l'écoutait pas. Il continua donc d'avancer. Il fut bientôt accueillit par le bruit d'une alarme incendie assourdissante. Il continua malgré tout.

C'est alors qu'il aperçut un couple, ce qui ressemblait à un couple en tout cas, dos à lui et qui faisaient face à un homme armé d'une arme automatique. Prenant à peine le temps de viser, Jack fit feu à plusieurs reprises, mettant hors d'état le preneur d'otage sans que son coup de feu ne puisse être beaucoup entendu grâce à l'alarme qui leur vrillait les tympans -mais avait au moins le mérite de couvrir l'horrible musique qui passait à l'arrière-. Il s'approcha du couple et leur ordonna, à voix soutenue pour parler par dessus l'alarme :

-Dégagez d'ici au plus vite, vous n'êtes pas en sécurité dans les couloirs ! Regagnez la sortie et vite !


Puis il les quitta, remarquant à peine le sang qui maculait la jeune femme à la robe rouge et noir. Il ne pouvait pas savoir qu'il venait sans doute de sauver la vie aux deux organisateurs de cette sombre soirée. Sans prendre la peine d'un regard en arrière, il traça sa route à travers maints couloirs, parfois vide et parfois refuge pour invités fuyant. Il passa même devant une belle blonde et son petit ami qui semblait vouloir passer en tête pour la protéger. Ca s'était un gentleman... Il ne reconnut pas Blanche et Arsène qui passaient dans son dos, Arsène écarquillant les yeux une demi-seconde en apercevant le détective. Il traversa une foule à contre-courant et soudain...

C'est alors qu'il tomba enfin sur celle qu'il cherchait depuis qu'il avait pénétré dans le palais. Un petit sourire apparut sur le visage de Jack, au moins il avait réussit ce qu'il voulait. Il voulut ouvrir la bouche mais Kate le devança, incrédule :

-Jack ?! Mais qu’est-ce que tu fous là ?


Il fallait avouer qu'il s'attendait à une tout autre réaction qu'à celle-ci. Sans se départir de son sourire, il leva un sourcil tout en la toisant depuis sa haute taille :

-Toujours aussi sympathique à ce que je vois ! J'avais peur que tu t'ennuis sans moi alors je suis venu faire un tour à cette petite sauterie. Superbe soirée d'ailleurs.


Il tourna alors la tête en direction de la personne qui avait accompagné Kate à la soirée et le salua d'un hochement de tête. 

-Bonsoir Jace, bon boulot ! Je vois que tu as fait ce que je t'avais demandé, Kate à l'air en un seul morceau malgré sa facheuse tendance à attirer les problèmes, ironisa t'il. Son visage se tourna ensuite vers Kate et il continua : Faudra vraiment m'expliquer comment tu fais pour attirer autant les ennuis à toi, à croire que je ne peux pas te laisser quelques jours sans que tu mette ta vie en danger ou que tu te retrouve mêlée à un complot. Plus sérieusement, je vais vous faire sortir d'ici vivant, tu as ma parole. D'ailleurs j'espère que tes parents ont évacués la grande salle à temps car c'est vraiment pas joli à voir désormais. 
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Message par Jace Beleren le Ven 17 Mar - 21:13

Après le passage des hommes en costume uniforme précédés par l'homme au chapeau, le petit groupe disparate était déjà dispersé aux quatre vents, la jeune femme et son cavalier partis de leur côté, et l'homme à l'arbalète détalant de l'autre, ne laissant sur place que Kate et Jace.

Et alors qu'ils parcouraient le couloir, ils tombèrent nez-à-nez avec celui-là même que le mage avait eu la surprise d'entendre mentionné dans les pensées d'une inconnue : Jack !

Que diable était-il venu faire ici, au milieu de toute cette cohue ? A n'en pas douter, cela n'allait faire que compliquer les choses, connaissant le gus. Comme d'habitude, les paroles du détective, du moins qu'il parvenait à entendre à travers le boucan, inspirèrent à Jace une pointe d'antipathie. Sa façon de sortir des plaisanteries nonchalantes au milieu de la tourmente rappelait un peu Gidéon, mais la comparaison s'arrêtait là. Alors que le soldat trouvait toujours les mots justes pour détendre l'atmosphère, motiver les troupes ou remonter le moral en des situations désespérées (et sans télépathie !), ceux de Jack semblaient au contraire calibrés pour produire de l'agacement.

De surcroit, Jace trouvait plus qu'horripilante, et même insultante, cette façon qu'avait ce gaillard de le croire à sa botte et de penser que le monde tournait autour de sa personne. Non, Jace n'avait pas obtempéré aux injonction du détective, il avait simplement protégé Kate parce que c'était la chose à faire. Et c'était ironiquement inutile car c'était elle qu'il l'avait protégé lui plutôt que l'inverse depuis qu'il était arrivé dans ce monde.

Seulement ce n'était pas le moment d'allumer une querelle, et quand bien même il en aurait eu le loisir, ce n'était pas le genre du mage. Jace se contenta donc d'adresser au nouveau venu un hochement de tête diplomatique, pouvant être interprété de la façon qui lui conviendrait, et son froncement de sourcils pouvait parfaitement être imputé à la gravité de la situation présente ou la surprise de voir le détective les rejoindre.

Sans dire un mot, il suivit le mouvement des deux autres vers la sortie. Non sans sonder l'esprit du détective. Le bonhomme était imprévisible et Jace n'aimait pas ça du tout, il préférait prendre toute mesure susceptible de l'aider à parer tout éclat impromptu.

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Re: Survie dans les couloirs [Libre]

Message par Robin de Locksley le Sam 18 Mar - 22:24

Finalement, les choses commencèrent à devenir plus simples. Bien que ce début de mission fût du genre facile, la suite fut compliquée par un fou prenant tout le monde en otage. On pourrait croire que la fin serait tout autant difficile, mais grâce à ma nouvelle amie, Megara, sortir de ce Palais cauchemardesque fut un jeu d’enfant. J’aurais bien voulu rester encore un peu pour venir en aide à tous ces gens, les sauver de ceux responsables de ce chaos. Mais il n’existait plus aucun signe des attaquants et je me doutais que les gardes de la ville ne tarderont pas à intervenir et qu’il ne vaudrait pas rester dans le coin quand ils débarqueront avec leurs armes modernes.

J’escortais donc l’invitée à travers le dédale de couloirs, au beau milieu d’une foule toujours en proie à la panique qui courrait dans tous les sens. Megara n’était du genre causant. Elle continuait à regarder dans le vide, avec un visage froid, comme perdu dans un autre univers, se laissant guider par ma personne. Je n’avais besoin que de la tirer un peu par le bras pour qu’elle me suive sans broncher. Elle devait bien être en état de choc, elle était tout aussi perdue que les victimes des brigands qui ont pris d’assaut le château. Je continuais néanmoins à tenter de la réconforter, en disant « On va y arriver, n’ayez pas peur… ». Mais sans recevoir de réelles réponses.

Nous remontions le long d’un couloir, lorsque tout à coup, une lumière vive nous éblouis. Je mis ma main devant le visage pour protégé mes yeux de l’éblouissement et j’entendis des pas lourds approchaient. Des silhouettes se dessinèrent dans la lumière et elles s’approchaient de nous rapidement. U bout de quelques secondes, j’entendis des voix :

Policier – Restez sur vos gardes les gars ! On doit sortir tout le monde de là.

Je parvins à distinguer un groupe d’hommes approchait, arme au poing se dirigeant vers nous. Je crus un moment qu’il s’agissait de sbires, mais je reconnus l’uniforme des gardes de Londres, ou des policiers comme on les appelait ici. Nous avons réussi à trouver une sortie, et des secours étaient présents. Mais je n’étais pas sorti d’affaire pour autant. J’étais toujours un intrus dans le Palais, et je devais jouer de manière fine pour éviter de me retrouver derrière les barreaux, enfermer dans un donjon. Je devais paraître comme une victime et Megara pouvait m’y aider. Levant un bras pour leur signaler ma position, je me mis à les appeler.

Robin – Venez par ici ! Cette pauvre femme a besoin d’aide de toute urgence !

Le groupe de policier s’approcha de nous. Fort heureusement, je portais encore sur moi les vêtements de serveur, ceux qui me permirent de continuer de passer inaperçu encore. On m’aida à porter la jeune femme à l’extérieur, tout en tirant par les bras, m’emmenant à l’air libre. Jamais de ma vie, je ne fus si heureux de retrouver le monde extérieur. La lumière aveuglante laissa place aux bâtiments de Londres, avec la végétation et la masse de monde réuni autour. Je vis Megara menait un peu plus loin par les policiers, sans doute escorter à un endroit pour être soigné. Quant à moi, je fus vite abandonnée. Les deux gardes qui m’avaient tiré jusqu’ici me laissèrent pour venir voir leur collègue. J’avais de la chance qu’ils ne m’ont pas fouillée de suite pour trouver mon arme. Ils m’ont de suite pris pour un pauvre serveur. Mais cela ne durera pas longtemps. Ils pouvaient s’intéresser à moi à tout moment et je devais fuir avant que cela n’arrive.

Tout autour de la sortie, des véhicules furent installer en barrage avec sans doute une centaine d’hommes armés qui sécurisaient les lieux. Les civiles s’étaient rassembler en masse pour voir ce qu’il se passait. Me retournant, je crus voir de la fumée. Pas beaucoup du moins. Le bruit extérieur fut horrible, un mélange de cri aigu qui se répétaient et qui se mélangeait au brouhaha de la population. S’en était trop, je devais fuir au plus vite. Je m’avançais vers une sorte d’issus, un passage à travers la sécurité. Je m’approchais d’un pas tranquille, jouant l’homme qui essayait de se remettre de ses émotions. Au fur et à mesure que je m’éloignais, je parvenais à trouver de quoi me dissimuler, comme des sortes de gros panneaux installé, des poteaux etc. Puis, à quelques pas de la limite séparant le lieu de l’incident et de la foule, j’accélérais le pas pour disparaitre dans la population, qui était plus intéresser par le Palais que par ma personne. Je m’engouffrais dans cette masse avant d’entrer dans un réseau de ruelle. J’allais même plus loin, grâce à mon agilité, je parvenais à grimper le long des gouttières et à arriver sur les toits et me faufiler sur les escaliers en fer. En quelque minutes, j’avais réussis à disparaitre pour de bon du château.

A présent, il ne me restait plus qu’une chose à faire, retourner au repère et apportait la clef USB à Marco et ce sera enfin fini. Je commis alors une erreur. Trop presser de clôturer la mission, je ne pris même pas la peine de vérifier si le bien était encore présent dans ma poche. Je partais donc convaincu à travers Londres que la clef était encore à ma possession. Je ne me rendis compte que trop tard.

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