Fiche de Blanche-Neige

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Fiche de Blanche-Neige

Message par Blanche-Neige le Sam 8 Aoû - 17:16



Votre Personnage


Fiche d'identité


Nom/Prénom:  Blanche Neige de Lystera


Age: 21 ans

Sexe: Féminin

Groupe : Légende

Nationalité/Conte d'origine: Conte de Blanche-Neige, royaume de Lystera

Profession : A Sempiternel : princesse en cavale, ennemie du royaume de Lystera et l'une des chefs de la résistance. Sur Terre : étudiante en L3 sciences politiques (université de droit) en galère, cumule les petits boulots pour s'en sortir.

Pays/Ville de résidence : Actuellement elle vit à Montpellier, en France (Terre).

Objectif de votre personnage:
 

Avec la malédiction : Réussir à payer ses factures et à terminer ses études.

Sans la malédiction : Ramener la paix dans son royaume natal.

Signe distinctif : Ses cheveux d'ébènes, son teint pâle et ses joues roses

Pouvoir/talent particulier : Pas de pouvoir magique. Elle se débrouille bien à l'arc et sait se servir d'une épée.


Description




Description mentale :


Autrefois, Blanche-Neige était une jeune fille douce et naïve. Malheureusement, la vie l’a fortement éprouvée et elle a beaucoup changé au cours des dernières années. Elle a été obligée de s’endurcir pour survivre dans un royaume où elle était devenue l’ennemi public numéro un, traquée sans relâche par l’armée. C’est donc le portrait mental de la femme qu’elle est devenue et non celui de celle qu’elle était que je vais dresser maintenant.

Blanche-Neige est une femme profondément généreuse et bienfaisante. Plutôt que fuir dans un autre royaume, elle a décidé de rester et de se battre contre le régime tyrannique de sa belle-mère Catherine, une puissante sorcière qui opprime son peuple et règne par la terreur.
Franche, courageuse et obstinée, Blanche semble avoir hérité du talent oratoire de son père et elle arrive facilement à faire adhérer les gens à sa cause. Il semblerait qu’elle inspire facilement la confiance. Elle n’en reste pas moins méfiante, bien consciente que trop de gens seraient prêt à la dénoncer pour toucher la prime qui pèse sur sa tête. Blanche est têtue, peut-être un peu trop. Quand elle a une idée en tête, il est difficile de l’en détourner, et si elle est convaincu que c’est la meilleure décision elle n’hésitera pas à la prendre, même si ça met sa vie en jeu. Au point où elle en est…


Sur Terre, à cause de la malédiction, la jeune fille a perdu de son assurance. Elle est en galère perpétuelle pour survivre, partagée entre ses cours et le travail, toujours fatiguée… c’est un autre combat qu’elle mène à sa manière.



Description physique :


Blanche-Neige est magnifique. Techniquement, le miroir magique la décrit comme étant la plus belle femme de royaume monde et à raison. Tout est gracieux chez elle, que ce soit ses longues jambes et sa silhouette, ou bien son visage si parfait et ses grands yeux bleus. Son teint est très clair, ses joues roses et ses cheveux noirs comme l’ébène… Bref, 1m72 de pure splendeur et un corps musclé et sculpté par l’entrainement physique qu’elle a reçue plus ou moins malgré elle en essayant de survivre dans la forêt.

Sur Sempiternelle, elle a troqué ses robes de princesse  contre des vêtements masculins, plus pratiques pour se déplacer en forêt, et une cape à capuche pour dissimuler son visage. Elle sort rarement sans sa dague et son arc qui lui assurent un semblant de protection.

Sur Terre, Blanche a adopté un style plus moderne. Elle a peu d’argent mais elle s’habille toujours avec un certain gout. Il lui arrive parfois de changer la couleur de ses cheveux comme le font souvent les jeunes de la Terre.



Histoire :



Vous pensiez connaître l’histoire de Blanche-Neige ? Alors oubliez tout, car ceci ne ressemble en rien à ce que vous avez déjà pu lire dans les livres… non, cette version est plus réaliste, plus sombre, plus longue aussi. Et si nous commencions par le commencement ? Comment les contes de fées débutent-ils tous déjà ? Ah oui… « Il était une fois… ».

Par une froide journée d’hiver,  une reine, assise à la fenêtre, brodait un ouvrage sur un cadre d’ébène. L’aiguille lui piqua le doigt et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige accumulée sur le rebord de la fenêtre. Le sang paraissait si beau sur la neige blanche qu’elle s’exclama : « j’aimerai tant avoir une fille au teint blanc comme la neige, aux joues rouges comme le sang et à la chevelure noire comme l’ébène ! ». Peu de temps après la reine donna naissance à une fille répondant à ces caractéristiques. Elle eut le temps le temps de l’appeler Blanche-Neige et mourut avec un doux sourire aux lèvres.

Blanche-Neige eut une enfance heureuse, choyée par son père et aimée de son peuple. Elle accueillit la nouvelle épouse de son père avec bonheur, espérant trouver auprès d’elle l’amour d’une mère qu’elle n’avait jamais connue et ce fut le cas. Mais un jour, son père mourut brusquement et Blanche-Neige se retrouva orpheline à treize ans. Dès lors le comportement de sa marâtre changea du tout au tout. Cette dernière repoussa l’enfant et devient chaque jour un peu plus désagréable et froide. L’ambiance se dégrada dans le royaume ; on déplorait la perte du roi et l’arrivée de cette reine tyrannique au pouvoir.

Blanche-Neige passa les quatre années suivantes dans la solitude la plus totale, n’ayant plus guère le droit de franchir les portes du château pour aller se promener en ville. La reine cachait jalousement la princesse, terrifiée à l’idée qu’un prince puisse s’intéresser à elle et qu’ensemble ils nourrissent l’espoir de la renverser pour prendre sa place sur le trône. Cela n’entacha cependant pas la bonté et le cœur pur de la princesse qui grandit et devient une magnifique jeune femme… pour son plus grand malheur.
Elle venait de fêter son dix-septième anniversaire lorsque la reine interrogea un jour son miroir magique :

-Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle d’entre toutes les femmes.

La réponse ne fut pas celle qu’elle attendait.

« Tu es très belle en vérité, mais Blanche-Neige l’est encore plus ! »

A ces mots le visage de la reine se déforma de jalousie et de rage. Comment Blanche-Neige avait-elle osé ?! C’était elle la plus belle femme du monde ; elle et personne d’autre ! Dans l’heure qui suivit, elle mandata un chasseur que la réputation précédait et lui ordonna de conduire Blanche-Neige dans la forêt et de la tuer. Si la princesse se réjouit dans un premier temps de cette promenade inattendue, elle finit par réaliser que quelque chose clochait.

- Ne devrions-nous pas rentrer avant la tombée de la nuit ?  Demanda-t-elle innocemment.
- Non princesse, vous ne rentrerez pas ce soir, ni jamais… répondit le chasseur. La reine m’a demandé de vous tuer et de lui ramener votre cœur.

A cette explication le visage de la belle se figea d’horreur.

- Mais que lui ai-je fait ?!
-Vous êtes plus belle qu’elle, voilà votre erreur…  rétorqua l’homme en se rapprochant d’elle, un couteau à la main. Tellement plus belle… ce serait un crime de ne pas en faire profiter un homme avant votre mort…

Lorsqu’elle réalisa ce qu’il s’apprêtait à lui faire, Blanche-Neige tenta de s’enfuir. Seulement voilà, essayez de courir avec une robe dans la forêt, vous verrez vite que ce n’est pas très pratique. La jeune fille se prit les pieds dans une racine et trébucha de tout son long. En quelques instants le chasseur était sur elle et essayait de lui arracher ses vêtements. La brune se débattit et hurla, mais rien n’y fit, elle était désespérément impuissante. Son destin était tout tracé, elle allait se faire violer et mourir ici, loin de tous ceux qu’elle aimait. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu. Soudain une flèche vient se planter dans le dos du chasseur qui s‘effondra sur elle, tué sur le coup. Des bras repoussèrent l’agresseur et d’autre soulevèrent Blanche-Neige qui recommença à se débattre en paniquant.

-Du calme jeune fille, on ne va pas te faire de mal d’accord ? Par contre on va s’éloigner d’ici… à moins que tu ne veuilles discuter à côté d’un cadavre.

Ladite jeune fille finit par se calmer et accepta de suivre à contrecœur les deux hommes nains (des nains dans cette région ?!) qui la conduire à leur chaumière. Elle songea plusieurs fois à s’enfuir, mais où aurait-elle pu aller ? Et puis ces inconnus la rattraperaient sans aucuns problèmes, ils avaient l’air de connaître la forêt comme leur poche. Sa peur s’accentua lorsqu’elle découvrit cinq autres nains dans la maison. Elle songea qu’il aurait peut-être mieux valut que le chasseur réussisse son coup finalement, au moins elle aurait moins souffert. Mais elle avait tort ; malgré leur apparence peu recommandable, ces étrangers semblaient avoir un minimum de principes. Ils l’accueillirent avec curiosité et lui demandèrent de leur raconter son histoire, ce qu’elle fit. Un énorme brouhaha s’éleva à la fin de son récit… de toute évidence ces inconnus n’avaient pas l’air d’être d’accord les uns avec les autres sur ce qu’il convenait de faire vis-à-vis d’elle mais tous s’accordaient à dire que l’attitude du chasseur était injustifiable.

-On pourrait toucher une récompense si on la ramenait à la reine !
-Autant me tuer tout de suite alors. C’est ce qui m’arrivera si je retourne là-bas, répondit Blanche-Neige.
-Non, personne ne te fera le moindre mal. Tu vas rester ici avec nous.
-Quoi ?!

Un nouveau concerto de protestations s’éleva dans la salle. Les uns étaient pour, les autres contre. Ils finirent par s’éclipser dans une autre pièce pour parler tranquillement et revinrent de longues minutes plus tard. Le chef prit alors la parole :

-Très bien, tu peux rester. Mais à la condition que tu t’occupes de la maison pendant notre absence.

Blanche-Neige n’hésita pas longtemps avant d’accepter, consciente qu’elle n’avait nul-part où aller (elle n'avait plus confiance en personne après cette tentative de coup d'état. Elle qui était l'héritière légitime du trône était bien seule à présent...) et qu’elle mourrait de faim ou dévorée par une bête sauvage si elle restait seule dans la forêt. Certes ce n’était pas rassurant de rester en compagnie d’inconnus, mais au moins aucun d’entre eux ne tenterait de lui faire du mal contre sa volonté, c’était toujours ça. Après une longue discussion, la brune apprit qu’elle avait affaire aux « sept nains », une bande de brigands réputés pour s’attaquer régulièrement aux voyageurs et plus particulièrement aux convois de la reine. Bien sûr elle avait déjà entendu parler d’eux et elle n’appréciait pas leurs méthodes... toujours est-ils qu’ils lui offraient un refuge et qu’elle ne pouvait se permettre de le refuser. Après quelques jours, notre petite troupe dû bien vite se rendre à l’évidence que Blanche-Neige n’était clairement pas douée pour tenir une maison. Mais pouvait-on s’en plaindre ? Après tout il s’agissait d’une princesse et elle n’avait jamais, au grand jamais, fait le ménage dans son château. L’idée était bien trop absurde ! Ceci étant, nos petits nains s’étaient très vite attachés à la belle et aucun d’entre eux ne lui demanda de partir, bien au contraire. La jeune femme avait le pouvoir d’apaiser les cœurs et sa simple présence pouvait redonner le sourire à la plus triste des personnes. Ne supportant pas d’être inactive, Blanche-Neige décida très vite de prendre sur elle et demanda à ses nouveaux amis de lui enseigner comment survivre en forêt. Les nains ne se firent pas prier, trop heureux de pouvoir passer du temps avec elle. Elle reçut donc des cours de tir à l’arc, d’épée, mais aussi de botanique et d’herboristerie et tout un tas d’autres choses utiles. Bref, au bout de quelques mois elle commençait à se débrouiller plutôt bien pour se déplacer furtivement dans la forêt et chasser.  Pendant ce laps de temps, la reine Catherine avait déclaré Blanche-Neige coupable de trahison envers le royaume et mis sa tête à prix. Les soldats ratissaient villages et forêts à sa recherche sans jamais la trouver, ce qui rendait la marâtre folle de rage… malgré tous ses pouvoirs, elle-même ne pouvait pas la localiser et bien sûr cette colère se répercutait sur l’ensemble du royaume. Les taxes étaient toujours plus importantes, le traitement réservé à ceux qui ne payaient pas toujours plus dur… la reine était tyrannique.
Un an s’était écoulé depuis l’incident du chasseur et Blanche-Neige s’était habituée à la vie en forêt. Sa liberté de mouvement était limitée, vu la prime qui pesait sur sa tête, mais au moins elle était vivante. Voyant dans quelle misère vivait son peuple, la belle décida de rétablir un semblant de justice. Elle s’adonna au brigandage avec ses compagnons, volant les plus riches pour donner aux pauvres et se fit ainsi de nombreux amis... et ennemis. Ce petit mouvement de résistance commença à prendre des proportions plus importantes au fil des mois. Si les populations ne se laissaient plus faire, la répression n’en était que plus sévère. La guerre civile était proche…

Blanche-Neige venait de fêter ses vingt-et-une bougies. La situation s’était largement empirée à Lystera. Les rebelles se faisaient massacrer, leurs chefs, lorsqu’ils se faisaient prendre, étaient torturés et exécutés en public pour l’exemple…  Le problème c’est que cette situation n’était pas un cas isolé. Partout dans Sempiternel des guerres éclataient, des tyrans tuaient les dirigeants légitimes et prenaient leur place, détruisant l’espoir de nouer une alliance avec un autre Etat pour renverser Catherine. Où étaient donc passées les fins heureuses auxquelles ils étaient habitués ? Si la vie n’était pas facile à Sempiternel, ils arrivaient généralement à s’en sortir. Mais pas cette fois. Blanche-Neige songea alors aux légendes que lui racontaient son père sur l'autre monde. Depuis des siècles, sa famille était chargée de protéger en secret un portail magique conduisant à une autre dimension qui, paraissait-il, était peuplée de dieux capables de fabriquer des mondes comme le leur. Jamais elle n'avait traversé ce portail, c'était formellement interdit, mais à présent elle se demandait si elle ne pourrait pas aller là-bas pour demander de l'aide aux dieux. Le portail en question était gardé par les soldats, impossible de le franchir... mais elle savait qu'il en existait d'autres, secrets. Si seulement elle pouvait mettre la main sur une autre passerelle !
Accusée d’être complètement folle, elle mit donc toute son énergie à convaincre la résistance du bienfondé de son idée et de l’importance de chercher un passage… et elle finit par obtenir gain de cause. Mais ce n’est que six mois plus tard que la chance sourit et que l’information remonta jusqu’à elle : un défenseur de la cause avait localisé une anomalie dans l’espace, probablement un portail. Il fallait maintenant monter une expédition et aller vérifier la chose de plus près. La faille dans l’espace se trouvait dans une petite ville au sud de la capitale du royaume. Un problème se présenta rapidement : le passage se trouvait dans les airs et le seul moyen d’y accéder était de descendre en rappel du haut des remparts, ou bien de sauter, au risque de se tuer. Blanche-Neige se rendit là-bas avec deux amis sans savoir qu’ils avaient été trahis et tombèrent dans un piège dressé par la reine en personne. Acculée en haut des remparts, la princesse n’eut d’autres choix que de sauter dans le vide dans l’espoir de traverser le portail avant de se faire abattre par les hommes de la reine, comme ses deux compagnons. Si elle parvient à s’échapper, sa belle-mère eut le temps de la maudire.

Blanche-Neige avait réussi à aller sur Terre, mais à quel prix ?
 
Quelques mois plus tard…
La malédiction de Catherine avait soufflé les souvenirs de la belle pour en implanter de nouveaux. Adieu la princesse, place à l’étudiante en galère. L’existence de Blanche-Neige de Lystera avait été balayée, remplacée par une nouvelle identité : Blanche Doll. La Sempiternelle avait tout oublié de son ancienne existence et de l’autre monde et se croyait à présent terrienne de pure souche.
Retraçons rapidement la nouvelle vie de Blanche-Neige : sa mère était morte en couche, son père s’était remarié à une femme qui avait élevée Blanche comme si elle était sa propre fille, puis il était mort quelques années plus tard. Le comportement de sa belle-mère avait alors complètement changé – jusque-là rien de nouveau me direz-vous. Un jour, la marâtre tenta d’étrangler Blanche et cette dernière ne dû la vie sauve qu’à l’intervention de son voisin, alerté par le bruit. La belle-mère, avait été placé en hôpital psychiatrique et Blanche dans un foyer (baptisé « les Sept Nains ») où elle était restée jusqu’à sa majorité légale. Puis elle avait intégré une licence de sciences politiques à l’université de droit et s’était trouvé un emploi à mi-temps pour financer son appartement et ses études. Depuis trois ans, elle trimait comme une folle pour survivre et elle était traitée comme une esclave par son employeur : le patron d’un bar/restaurant dans le sud de la France, à Montpellier.
La magie de Sempiternel et de la malédiction avait opéré, permettant cette cruelle mise en scène. Blanche avait une identité légale comme si elle avait grandi en France depuis toujours, un téléphone portable avec le contact de plusieurs personnes dont la mémoire avait également été affectée pour leur faire croire qu’elle connaissait la jeune femme depuis des mois voire des années, bref, tout était fait pour que la princesse ne se rende compte de rien. Excepté un point : le foyer des Sept Nains n’existait pas.



Test RP :





Blanche-Neige resserra les pans de sa cape contre elle, la température avait nettement baissé en quelques dizaine de minutes. L’automne commençait à marquer le paysage et les journées devenaient de plus en plus fraiches. Mais il n’était pas question d’allumer un feu aussi près des habitations, prudence était mère de sureté. Le plan se résumait à attendre la tombée de la nuit en se terrant dans un coin de la ville et rejoindre le portail qui se trouvait au sommet des remparts sans se faire massacrer par les quelques gardes qui faisaient des rondes.
Une vraie partie de plaisir ! Joyeux avait fait du repérage la veille et avait confirmé l’existence du passage, son emplacement justifiant le fait qu’il n’ait jamais été découvert jusque-là.


-Il ne pouvait pas se trouver par terre, non, il fallait qu’il soit dans les airs à quinze mètres du sol, grommela Grincheux. Et rien ne nous dit qu’il ne donne pas sur un cul de sac sur Terre en plus !

- Nous nous en tenons au plan, répondit Blanche-Neige. Nous montons en haut du rempart et nous tentons de rejoindre le passage en rappel. Il n’est pas question d’y aller sans corde, cela va de soi. Si le passage donne sur un endroit dangereux de la Terre nous revenons sur nos pas et nous quittons la ville sans tarder.

Les deux compagnons hochèrent la tête, ils avaient l’habitude de suivre la jeune femme dans ses plans farfelus. Si tous se passait bien ils seraient sur Terre dans moins d’une heure.  

-On est sur le point d'empiéter sur le territoire des dieux, reprit Grincheux.

Blanche-Neige soupira. Ils avaient déjà eu cette conversation des dizaines de fois ces derniers mois.


-Si c’est la seule solution pour ramener la paix et de sauver des milliers de vie je suis prête à me parjurer auprès de divinités inconnues, répondit-elle. Tu n’es pas obligé de me suivre de l’autre côté du portail.

-C’est elle la chef, lança Joyeux en souriant, conciliant, comme toujours.

La princesse se releva et se mit à marcher droit vers les remparts, la discussion était close. Elle savait bien que son entreprise était folle. Ce qu’elle s’apprêtait à faire était grave et terriblement dangereux - ils ne savaient pas du tout à quoi s'attendre de l'autre côté-, elle en avait conscience, mais elle n’en était pas moins déterminée. Ils parvinrent à grimper en haut des remparts sans problèmes, ce qui lui parut beaucoup trop simple et éveilla sa méfiance. Ils auraient dû rencontrer plusieurs gardes sur la route, pourquoi n’étaient-ils pas au rendez-vous ? Elle jeta un regard inquiet à ses amis qui lui firent signe de presser le pas, eux aussi ressentant un malaise. Ils avaient fait exprès de se déplacer en effectif réduits pour ne pas éveiller la méfiance, se pouvaient ils qu’ils aient été repérés ? Elle eut la confirmation lorsqu’une flèche vient se planter dans le corps de Joyeux qui s’effondra sous la surprise. Ils n’étaient plus qu’à quelques mètres du portail, bien que son emplacement exact fût difficile à déterminer avec l’obscurité et le fait qu’il soit totalement invisible. Des soldats sortirent de nulle part, comme par magie. Comment avaient-ils pu ne pas flairer le piège ?


-Une embuscade ! S’écria Grincheux en tirant son épée. Blanche en fit de même, mais la vérité s’annonçait dure et douloureuse : ils étaient cernés et en sous-effectif.

-Joyeux ? Lança Blanche sans quitter les soldats du regard. 

Pas de réponses. Elle se maudit d’avoir été l’instigatrice de cette folie. De toute évidence quelqu’un les avaient dénoncés. Par sa faute, l’un de ses compagnons étaient probablement mort et ce n’était qu’une question de minute avant que le second le rejoigne. Quant à elle… elle préférait se jeter du haut des remparts plutôt que de se laisser capturer et torturer par Catherine. Un peu plus loin, Grincheux était arrivé à la même conclusion qu’elle.


-On saute des remparts, avec un peu de chance on traverse le portail, sinon on s’écrase en bas.

S’il ressentait du chagrin pour Joyeux, il n’en laissait rien paraitre. Blanche-Neige, elle, était dévastée. Ce n’était pas le premier compagnon qu’elle perdait au combat, mais la douleur était toujours aussi insupportable. Ajoutée à cela la terreur de sa propre mort imminente…
La princesse se hissa sur le muret sans attendre, les soldats étaient tout proche, dans un instant ils seraient sur eux. Une flèche siffla près d’elle et Grincheux s’effondra à son tour avec un cri de douleur.


-Ne tuez pas Blanche-Neige, je la veux vivante, lança une voix qu’elle connaissait bien.

Un visage d’ange, dissimulant une personnalité démoniaque. Catherine.


La princesse écarquilla les yeux en apercevant sa belle-mère un peu plus loin. Si elle se trouvait là ça signifiait qu’elle avait été prévenue longtemps à l’avance, suffisamment pour avoir le temps de faire le voyage jusqu’ici… De toute évidence, Blanche avait fait une sérieuse erreur de calcul. Si elle avait d’abord pensé qu’ils avaient été reconnu et dénoncé par un chasseur de prime de la ville, la présence de sa marâtre laissait entendre qu’ils avaient été trahit par l’un de leurs amis proches qui étaient au courant de leur plan. Des sentiments très contradictoires s’emparèrent de la belle. D’un côté, l’amour qu’elle portait à cette femme qu’elle avait longtemps considéré comme sa mère et qu'elle revoyait pour la première fois depuis bien longtemps, de l’autre la colère qu’elle ressentait contre elle depuis que cette dernière lui avait montré son vrai visage.

-Dites-leur de reculer ou je saute ! Intima Blanche-Neige, désireuse de gagner quelques précieuses secondes.

Elle n’était pas vraiment pressée de faire le grand plongeon. Sa menace sembla marcher et les soldats se figèrent.

-Qu’espérez-vous gagner en fuyant sur Terre ? Les fins heureuses n’existent pas là-bas, vous n’y trouverez que le malheur et la désillusion.

-Vous semblait bien connaitre votre sujet, lança Blanche. Vous êtes déjà allée là-bas n'est-ce pas ?

Silence.

Elle le savait ! Il fallait qu’elle aille sur Terre pour comprendre ce qu’il se passait, elle ne pouvait juste pas mourir maintenant ! La jeune femme jeta un coup d’œil vers le vide, tentant de deviner où se cachait le portail.


-Je ne vous laisserai pas détruire ce que j’ai mis tant de temps à construire ! S’écria Catherine qui devinait les intentions de sa belle-fille.

-On parie ?

-Laissez-moi lire votre avenir ma chère… vous vous rendez maintenant et vous aurez la vie sauve,  vous sautez et vous vous tuez, ou bien vous avez un peu plus de chance et vous arrivez à franchir le portail. Là encore, rien ne vous dit que vous survivrez à la traversée puisque nous ne savons pas sur quoi débouche ce passage. Admettons que vous surviviez, combien de temps pensez-vous réussir à vous cacher avant que je ne vous retrouve ?

« Le plus longtemps possible », espéra la princesse.

-Vous comprenez bien que je ne peux prendre le risque que vous contrariez mes plans, et puisque je ne peux vous empêcher de sauter…

Blanche-Neige sentit une vive brulure sur son poignet droit et poussa un cri de douleur. Un dessin était en train de se former sur la peau.

-Que m’avez-vous fait ?! S’exclama la brune.

-Nous ne sommes jamais trop prudent n’est-ce pas ? Une petite malédiction dans le cas où vous survivriez… (Elle fit signe aux archers) Maintenant abattez la !

La flèche siffla non loin d’elle avec une seconde de retard : la princesse avait sauté.


*****************************************************************************



Vous


Pseudo/nom: Corah

Age: 23

Avez vous lu le règlement ? : Non ! *Sort*

Comment avez vous connu le forum ? : Il est venu me rencontrer dans mon imaginaire... quelque part à mi chemin entre Sempiternel et la Terre.

Que pensez vous de celui ci ? Un gros travail qui prend forme, j'en suis fière.

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Blanche-Neige
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Re: Fiche de Blanche-Neige

Message par Blanche-Neige le Mer 31 Aoû - 18:21

Fiche mise à jour.
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