Un nouveau départ (Libre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Sam 5 Sep - 1:17

Un monde identique à la Terre en 1905

Ce n'était pas de chance pour Arsène. Non seulement il avait du repartir de son dernier vol par les égouts, salissant ainsi un costume chic relativement cher, mais en plus Lady Hortense avait totalement disparu de la circulation. Visiblement, elle avait du repartir vers un autre pays à la demande de son père. C'était un voisin qui avait renseigné Arsène à ce sujet mais comment ce voisin avait-il pu être au courant, là était le véritable mystère. Le gentleman en était presque tout attristé, il n'avait même pas eu le temps encore de séduire la belle femme, peut-être la reverrait-il un jour prochain.

Toujours était-il que les mauvaises nouvelles n'avaient pas fini avec le départ de Miss Hortense, ça aurait été trop beau, car dans les jours qui suivirent l'homme se sentit pour le moins épié lorsqu'il se promenait dans la rue. Un jour, alors qu'il venait à nouveau de changer d'apparence, il remarqua qu'un homme le suivait, se masquant derrière une vieille édition d'un journal local. Il semblait parler tout seul mais Arsène n'était pas dupe, la police était sur ses traces. Il souriait à cette éventualité, visiblement la police commençait à s'alimenter de véritables enquêteurs et plus seulement de fonctionnaires qui ne voient rien. 

Arsène était même content de voir qu'on commençait à réellement le rechercher comme il le fallait. Il voulut d'ailleurs faire un cadeau à ceux qui trouverait sa planque. Il rentra chez lui, entreprit de faire ses baguages avec le peu de vêtements dont il disposait, et posa la pierre volée sur une table. C'était la récompense pour l'avoir retrouvé si vite. En seulement un an, il fallait le fêter pour une fois. Il en profita même pour décoller un bout de la tapisserie du salon, écrivit à la peinture rouge et en de grosses lettres : Rendez vous à la cité des anges !

Il avait ensuite pris de nouveau la fuite, privilégiant de passer par l'issue de secours, puis le toit pour passer sur le toit voisin avant de se changer dans ses habits de gentleman. Bizarrement, la police avait beaucoup de mal à arrêter un homme fortuné pourtant il n'y a que peu de gens plus riche qu'un voleur...

C'est ainsi qu'Arsène Lupin avait entamé son voyage en bateau jusqu'à Los Angeles où il comptait bien reprendre un nouveau départ sur de bonnes bases. Une bonne base ne tarda d'ailleurs pas à se faire voir : Une affiche sur laquelle le regard du voleur se perdit : Un musée allait accueillir certains bijoux de la couronne d'Angleterre pour une exposition éphémère. 
Éphémère ça oui elle allait le devenir car Arsène avait bien envie de se mesurer à la police du Nouveau Monde...

Il ne fallut à Arsène que quelques jours afin de trouver l'homme qui était chargé de superviser le déroulement de cette exposition, un certain Hammond. Il le suivit alors jusqu'à son domicile et commença à s'imprégner des habitudes de vie de l'homme. Hammond était un vieil homme relativement maigre, au faciès strict et autoritaire que l'on retrouve souvent chez les personnes chargés d'une galerie d'art. Il était courtois avec les inconnus mais, avec son personnel, il était de la pire des espèces. Autant dire qu'après ce vole son personnel allait relativement souffrir. Arsène commença presque à se demander si ça en valait la peine... Puis il repensait aux bijoux et continuait à poursuivre cet homme.

Il restait toujours en retrais, veillant à ne laisser aucun souvenir dans la tête de Hammond. Souvent il sortait déguisé afin de ne pas éveiller les soupçons. La date de l'exposition approchant, Arsène décida de passer à l'attaque. Il avait pu remarquer qu'une des habitudes de Hammond était d'entrer dans un petit bar chaque matin afin d'y prendre une tasse de café. Il sortait ensuite, traversait un parc et enfin se dirigeait vers la route où il empruntait un taxi direction le musée. 

Ce matin là, Arsène entra juste après Hammond et alla s'accouder au bar. Il ne portait pas de vêtement particulier, simplement un costume noir. Sa cible se trouvait à une table quelques mètres plus loin. L'homme semblait totalement plongé dans son monde, un journal à la main. Arsène commanda au barman un verre de scotch et attendit. Lorsque le serveur sortit de derrière le bar pour apporter son café à Hammond, le voleur sut que c'était sa chance. Il s'avança vers la table de sa cible toujours plongée dans son journal, s'arrêta, sortit un cigare et le salua alors :

-Excusez moi Mister, auriez vous du feu s'il vous plaît ? Je crois bien avoir grillé ma dernière allumette...
-Bien entendu, tenez Monsieur ! dit l'homme tout en cherchant dans sa veste.

Arsène s'approcha alors afin que l'homme puisse lui allumer son cigare. Il en prit quelques bouffées, remercia l'homme bien bas puis lui laissa en cadeau un autre cigare. Il prit alors le chemin de la sortie, oubliant au passage de régler sa note. Personne pourtant ne sembla le remarquer.  Il entendit ensuite dehors, à l'ombre d'un arbre, que sa cible sorte. Quelques minutes suffirent pour qu'elle surgisse par la porte, légèrement haletante. Il se posa alors sur un banc du parc, reprenant sa respiration.

Un homme vint alors se placer à côté de Hammond, une sorte de sans-abri qui semblait vouloir se reposer. Au départ il ne dit rien à cet homme visiblement souffrant puis se tourna vers lui et commença à manifester de l'attention. Il lui dit alors :

-Z'avez pas l'heure m'sieur ? d'une voix que l'alcool avait due abîmer.Tandis que Hammond allait observer sa montre, le clochard continua, Z'avez un' jolie montre là m'sieur, Fort belle, J'peux la voir d'plus près ?


Plus en état d'opposer la moindre résistance, Hammond approcha son poignet. Vif comme l'éclair, le clochard se saisit du poignet, approchant sa cible, et posa son autre main sur le visage de l'homme. Il parut se débattre une seconde puis plus rien. Le clochard posa alors la tête de Hammond sur son épaule, lui souhaitant bonne nuit tout en commençant à chercher dans sa poche intérieur. Il prit alors tout ce qui pouvait servir : Portefeuille avec carte d'identité mais surtout les clés du musée. Il y glissa alors un billet de 10 dollars, pour le café et le dérangement ainsi qu'une carte : Je volerais vos bijoux demain, bonne journée. Arsène Lupin.


Le clochard laissa alors glisser lentement le corps de Hammond jusqu'en position couchée sur ce banc, et vola enfin le chapeau de celui-ci. Il quitta alors le banc, laissant derrière lui l'homme endormi. Quelques mètres à peine plus loin, il enleva sa veste, la retourna pour faire apparaître de nouveau le costume noir, et l'enfila de nouveau. Il enleva la crasse présente sur son visage, être gentleman c'est être présentable en toute circonstance, et enfin releva le chapeau récemment volé sur sa tête.


En réalité, en se penchant pour allumer son cigare dans le bar, Arsène avait glissé quelques gouttes de drogue dans le café de Hammond. Cette drogue étant connue pour agir relativement vite et pour causer des palpitations selon l'expérience du voleur, il lui avait fallut quitter l'endroit rapidement. Il avait ensuite entamé son processus de déguisement, retournant une veste pouvant s'enfiler des deux côtés et révélant ainsi un côté usé et rapiécé. Il s'était ensuite barbouillé avec de la terre et avait bu une lotion durcissant la voix. Enfin lorsqu'il était sur le banc, il avait sorti de sa manche un mouchoir imbibé de formol et ainsi endormi sa cible. Celui-ci garderait donc en tête le visage d'un sans-abri comme agresseur et comme identité de Lupin.


Il restait à Lupin encore quelques heures avant le moment où il irait voler les bijoux, il s'en alla donc jusqu'au musée où il pourrait effectuer une reconnaissances. Il scruta alors chaque coin et recoin des salles, toutes les vitrines à ce moment vide, mais qui contiendrait bientôt le butin tant estimé. Son regard se perdait sur le vide de la vitrine tendit qu'il réfléchissait à un plan d'action... Un complice aussi peut-être...


Dernière édition par Arsène Lupin le Sam 5 Sep - 2:03, édité 2 fois (Raison : ans)

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Mar 8 Sep - 2:55

Moriarty était dépité, partout où il passait il ne voyait que stupidité et ignorance. Ses dernières vacances en Russie n'avaient pas servi à grand chose, oh bien sur dans 20 ou 30 ans ses actions porteront leurs fruits et cette révolution matée constituera les bases d'une des plus grandes dictatures que le monde ait connu jusqu'ici, mais cela n'était que d'aucune importance aux yeux de Moriarty. Il ne s'était pas montré, malgré tout ces meurtres irrésolus , toute cette agitation, il n'était pas venu, ces affaires n'avaient pas été résolues, la révolution avait commencé et avait échouée, comme le voulait James, il n'était pas intervenu. Moriarty soupira bruyamment, peut être était il mort finalement, Sherlock Holmes n'était peut être plus. Où alors l'affaire n'était pas assez intéressante pour lui, ce cher Holmes avait des goûts bien à lui en matière d'affaire, et au pire, James s'amuserait un peu en mettant tout ça en place.

-Sebastian, quelles nouvelles avez vous de Miss Adler ? -demanda James à son second, le colonel Sebastian Moran

Irène Adler se considérait comme la meilleure voleuse du monde, seule femme à avoir jamais réussi à flouer Holmes elle avait aussi réussi à lui ravir son cœur. Malheureusement il semblerait que l'inverse fût également vrai, la demoiselle était introuvable depuis les événements survenus au Reichenbach.

-Toujours aucune nouvelle Professeur. -comme le confirma Moran

-Seulement il semblerait que les bijoux de la Couronne effectue un voyage de l'autre coté de l'Atlantique. Ce genre de babioles à toujours eu le don d'attirer l' attention de Miss Adler. -enchaîna-t-il  

-Effectivement et peut être que le vol de ses bijoux pousserait le roi Edouard d'appeler Holmes à la rescousse et je ferais d'une pierre, deux coups . Hmmm , oui ça me plait, très bonne idée Sebastian, il semblerait que ces années passées auprès de moi ont eu une merveilleuse influence sur tes capacités de réflexion. -remarqua Moriarty

-Merci monsieur, on ne peut vivre dans l'ombre d'un génie sans apprendre. -répondit Moran

-Je vais préparer mon voyage, toi, occupe toi de mes intérêts sur Terre, préviens cette femme que si le fille qu'elle recherche est au Royaume-Uni on la trouvera. -ordonna James

Nul besoin de préciser qui était "cette femme", le colonel le savait très bien, James et elle avaient passés beaucoup de temps ensemble dernièrement.

-Ce sera fait.

Ainsi commença le voyage de Moriarty aux Etats-Unis. Il connaissait déjà bien ce pays, quatre ans plus tôt, ses agents avaient programmés la mort du président McKinley lequel n'avait pas respecté ses engagements vis à vis de James concernant la revendication par les américains du canal de Panama. De plus, la prohibition, instaurée dans certains états contribue grandement à la fortune de Moriarty. Oui ce pays lui convenait, ici un homme intelligent pouvait faire fortune rapidement, Moriarty était un génie, il était en pays conquis même si ce dernier n'en avait pas conscience.

A son arrivée à Los Angeles , James était éreinté, le voyage avait été affreusement long, heureusement le canal de Panama serai bientôt fini et le trajet diminué de moitié. Après une nuit de repos, il pris contact avec l'un de ses agents dans cette ville, un simple billet signé "M." laissé au guichet de la gare demandant la liste des amis invités à manger. Un message anodin mais qui permettrait a Moriarty de connaitre les noms et professions des agents présents sur place. Il aurait sa réponse sous les yeux le lendemain, comme tout les habitants de cette ville, mais seul lui saurait lire la réponse.

-Les autres humains sont vraiment aveugles. -Se dit-il en y pensant

Afin de tuer le temps jusqu'au lendemain, James pris le temps de visiter la ville. Du pétrole avait été trouvé il y à peu et la population de la ville avait explosé. Seul le centre était pavé et la majeure partie de la population s'entassait dans des maisons éphémères construites en périphérie de la ville proprement dites, prés des raffineries qui exhalaient une puanteur abominable. Un certain Ford avait réussi à créer des voitures fonctionnant au moyen de cette énergie et les riches aimaient se pavaner au sein de ces machines bruyantes et odorantes. Le pétrole serait l'énergie de demain disait-ils. James ricana une fois de plus de la bêtise humaine, si seulement ils savaient de quoi était fait le futur. Néanmoins ces voitures étaient plus rapides que les chevaux des policiers en patrouille. Il garda cette information dans un coin de son esprit, cela pourrait se révéler utile.

Le lendemain matin, James alla lire son journal au café du coin. Tout en dégustant son jus d'oranges, Los Angeles était réputée pour sa culture d'oranges avant de devenir une ville pétrolière, il observa les autres clients. C'est ainsi qu'il remarqua cet homme, accoudé au bar et commandant un scotch. Étrange, d’après ses observations peu de gens hormis les plus distingués ne buvaient du whisky, et encore moins dés le petit-déjeuner. De plus, celui ci jetait des regards fréquent à l'homme assis non loin de James, tout indiquait qu'il le suivait. Lorsque l'homme accoudé au bar sortit, Moriarty lui emboîta le pas. Il avait reçu les informations qu'il désirait et aucun de ses agents ne pouvait lui être utile actuellement, il devait trouver d'autres sources de renseignements et cet homme pouvait en être une. Ces manières étaient celles d'un détective , où d'un truand , dans les deux cas il pouvait être utile à James. Résolu à avoir le fin mot de l'histoire il l'observa de loin et le vît littéralement se transformer en quelqu'un d'autre. Même en l'ayant vu faire Moriarty n'était pas sur qu'il s'agisse de la même personne. Un maître du déguisement , intéressant , très intéressant. Peu après James le vit endormir sa cible et lui voler ses effets personnels avant de se diriger vers le musée. Il en avait donc après les bijoux, tout en étant un maître du déguisement, exactement comme miss Adler. Seulement ce n'était pas elle, James faisait partie des rares personnes à connaitre assez Irène pour connaitre le moyen infaillible de la reconnaitre. Mais cet homme pourrait l'aider à la trouver , ou a défaut, la remplacer. Il s’avança dans le musée et s’arrêta à sa hauteur.

-Cet endroit est bien gardé, il ne sera pas facile de les sortir de la, du moins sans un coup de main n'est ce pas ? Je me suis fait la même réflexion, je vous paye un verre ? -dit-il

Sans attendre de réponse James sortit du musée.
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Mer 9 Sep - 23:27

Un plan d'action commençait à se profiler dans la tête du voleur. Il avait déjà quelques cartes en mains comme l'identité de monsieur Hammond par exemple. Il avait profité de son endormissement pour récupérer à la fois son chapeau, mais surtout tous les papiers le concernant. Au vue de la justice de ce pays, il lui faudrait un ou deux jours pour prouver qu'il était bien Mr.Hammond, conservateur du musée et lorsqu'il le ferait il serait trop tard. Les bijoux seraient envolés et Arsène aussi par la même occasion.

Dans ce musée se trouvait aussi un autre bijou inestimable : Le diamant Hope. Ce bijou, un diamant relativement gros, avait la particularité d'être selon la légende, maudit. Chaque propriétaire masculin venait à mourir dans des circonstances troublante. Arsène jugea qu'il pouvait être amusant que ce diamant se retrouve chez Hammond, en guise de compensation. A cette idée, le visage d'Arsène se fendit d'un large sourire.

Regardant toujours les vitres où allaient se trouver les bijoux d'ici quelques heures, Arsène remarqua un reflet dans l'un d'entre eux. Un homme élégant qui possédait une barbe brune déjà bien formée. Ses habits étaient chics, assurément jusqu'au moindre détail. Toutefois ce qui choqua Arsène ne fut pas l'apparence du personnage mais le fait qu'il ne le voyait pas pour la première fois. Il l'avait aperçut en sortant du café dans lequel il avait drogué Hammond, l'avait revu dans le parc lorsqu'il s'était déguisé en clochard puis une nouvelle fois ici. Arsène croyait au coïncidence mais lorsque l'homme s'avança pour arriver à son niveau alors il ne fut aucun doute qu'il avait été suivi. 

-Cet endroit est bien gardé, il ne sera pas facile de les sortir de la, du moins sans un coup de main n'est ce pas ? Je me suis fait la même réflexion, je vous paye un verre ?


Un complice venait de surgir  alors qu'Arsène en demandait un quelques secondes auparavant. Il se prit à penser que si ça marchait si bien, il devait commander un million de bijou... Puis se ravisa pour commander simplement un million de femmes, il était humble et cela lui suffirait.

L'inconnu disparu ensuite exactement comme il était apparu. Arsène vit son reflet s'éloigner petit à petit puis sortir sans même que le voleur ne puisse dire un mot. Cet homme avait été témoin de trop de chose, le gentleman n'avait d'autres choix que de le faire rejoindre son plan. Il partit alors à son tour vers l'entrée, espérant retrouver l'inconnu et qu'ils pourraient discuter tranquillement de choses et d'autres.

Arsène sortit donc du musée dans sa tenue de gentleman et scruta à droite et à gauche afin de retrouver son homme. Un homme comme lui passait, par chance, rarement ininterrompu. Pourtant quelque chose chez lui rappelait quelqu'un au voleur, il l'avait déjà vu avant de le croiser au café mais il n'aurait su dire exactement où.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Mar 15 Sep - 0:36

James avait eu la confirmation qu'il attendait, cet homme était définitivement un voleur, toute son attitude, sa façon d'observer, ses yeux scrutant le moindre piège, les sourcils froncés, le regard dans le vide, signes d'une intense réflexion, tout ces signes étaient la pour le prouver. Il subsistait toutefois la possibilité qu'il ne s'agisse que d'un détective où un policier extrêmement consciencieux. C'est pourquoi il l'avait abordé de façon aussi directe et sans pour autant dévoiler totalement son intention. Un policier aurait immédiatement acquiescé et aurait commencé à se vanter de son expérience croyant que l'homme travaillait pour le musée et était inquiet pour la sécurité de la collection.

Maintenant il convenait de réfléchir à un plan d'action, ce musée était effectivement vraiment bien gardé et possédait les technologies les plus avancées pour l'époque. James espérait qu'il ne s'était pas trompé et que ce que ce voleur lui avait déjà montré de sa manière de faire était significatif de son talent. Dans cette situation un amateur ne serait qu'un boulet et le vol serait impossible. Inversement, James aurait trouvé le remplaçant de miss Adler.

L'homme venait de sortir du musée. James alla l'accoster.

-Bien je vois que mon offre vous intéresse. Venez, allons discuter de ça dans un coin tranquille.

James commença à marcher s'assurant que l'homme le suivait. Constatant que ce dernier se tenait toujours à son coté, il entama la discussion.

-Vous comprendrez monsieur que je suis quelqu'un qui fais très attention aux personnes qui travaillent avec moi. Je suis aussi quelqu'un de très bien informé aussi auriez vous quelques références à me donner ? Peut être ai-je déjà entendu parler de vous.

Alors même qu'il posait la question, Moriarty se rappela le motif premier de sa visite au nouveau continent, si cet homme était vraiment un voleur confirmé il connaîtrais Irène , du moins James l'espérait-il.

-Ah et je cherche une de mes connaissances dont je n'ai plus de nouvelles depuis quelques temps déjà. Elle travaillait dans la même branche que la votre et était assez réputée peut-être la connaissait vous. Elle s'appelle Irène, Irène Adler.
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Mar 15 Sep - 22:51

Très vite le même homme qui l'avait accosté dans le musée vint le retrouver. Arsène put alors un peu mieux l'observer. Il portait un costume chic et sans doute coûteux, une barbe finement taillée et imposante mais surtout ses yeux semblaient capable de lire dans l'esprit des gens, signes des gens très observateurs. 

"-Bien je vois que mon offre vous intéresse. Venez, allons discuter de ça dans un coin tranquille."
 
Arsène ne se fit pas prier pour le suivre. Cet homme l'intriguait au plus haut point. Il était juste à côté de lui, l'écoutant avec attention en essayant de deviner à qui il avait affaire. Malgré tout il ne devinait que peu de chose hormis le fait qu'il s'agissait d'un gentleman, visiblement porté sur le crime, tout au moins le cambriolage. Le gentleman ramena l'attention d'Arsène à lui en continuant à parler :

-Vous comprendrez monsieur que je suis quelqu'un qui fais très attention aux personnes qui travaillent avec moi. Je suis aussi quelqu'un de très bien informé aussi auriez vous quelques références à me donner ? Peut être ai-je déjà entendu parler de vous.


- Les gens qui travaillent avec vous ou pour vous ? Vous semblez homme à diriger de par votre attitude cavalière. Toutefois il est de bon ton pour un gentleman de donner son identité avant de demander celle d'autrui non ?


Arsène s'arrêta alors, observant son interlocuteur dans les yeux avant de tendre vers lui une main amicale afin de la lui serrer. Il couronna cela d'un sourire relativement énigmatique, à la limite entre le cordial et l'amusement. Il continua alors :

-Je suis simplement un parisien ayant une lubie pour le vol de belles choses, et j'aime aussi m'amuser avec ceux qui me poursuivent. Je prend plaisir à garder une avance relative par rapport à eux. Etes-vous joueur d'échec ? 

Ils continuèrent alors leur chemin sur ce trottoir qui se remplissait de monde au fur et à mesure que le temps passait et qu'ils s'approchaient des rues animées. Bien que l'attention du voleur fut resté sur son interlocuteur, une chose au coin de son oeil l'intéressa. Il s'agissait d'un jeune garçon des rues à la casquette vissée sur la tête et au vêtement deux fois trop grand et sale. Un garçon comme il y en avait beaucoup mais accordant visiblement une attention toute particulière au badaud. Lorsqu'il aperçut les deux gentleman, le garçon se mit alors en mouvement, arrivant en face d'eux, et passa à gauche d'Arsène.
La proximité des deux personnes fut à l'origine d'une légère bousculade. Le garçon s'excusa brièvement et voulu poursuivre sa route sans s'arrêter mais le gentleman lui retint le bras gauche. Cela l'arrêta sur le coup. D'un ton neutre, sans reproche, mais qui tentait de lui inculquer un conseil, Arsène lui dit :

"-Si tu veux voler tu ferais mieux de t'entraîner sur la poche intérieur des vestes, c'est là que les plus avisés cache leur fortune. Maintenant vas-t'en.


-D'accord M'sieur, désolé..."


Arsène voulu alors poursuivre son chemin avec le gentleman lorsque sa conscience le rattrapa. Il se retourna vers le garçon qui se trouvait à quelques pas et le héla par un "Hé petit !" avant de lui lancer une petite bourse contenant quelques pièces.

"-Ne perd plus ça à l'avenir, ça peut toujours servir."


Tout s'était passé extrêmement vite. Lorsque le jeune gavroche avait avancé vers eux, Arsène avait remarqué dans la poche droite de sa veste une légère bosse. Se basant sur cette observation, il s'était formulé l'hypothèse qu'il s'agissait de sa bourse. Très mal cachée d'ailleurs. Le jeune homme avait ensuite poussé Arsène, introduisant une main peu habile dans sa poche désespérément vide. Un simple pick-pocket en sommes. Arsène n'avait eut qu'à faire de même avec beaucoup plus de doigté et attraper la bourse du garçon. C'était l'arroseur-arrosé. Seulement il avait eut pitié du garçon arrivant visiblement à survivre avec les maigre revenus qu'il volait et lui avait rendu son bien.

-Vous disiez donc des références mon cher ? Vous avez pu en voir un aperçu ici même et dans ce parc tout à l'heure. Vous m'aviez suivi je le sais toutefois je ne sais pas ce que vous avez vu ou cru voir...

Marcher commençait à devenir épuisant mais ils arrivaient dans un quartier relativement aisé et réputé. Le gentleman put alors continuer son discours, tenant désormais sur une de ces connaissances, une certaine Irène Adler. 

-Je connais beaucoup de femmes mais aucune qui porte ce nom je suis désolé. Sachez toutefois qu'en vous associant avec moi, vous ne retrouverez peut-être pas votre associé mais probablement les forces de l'ordre et Herlock Sholmès. Ils me courent après depuis des années... Mais pourquoi rechercher une femme alors qu'elles sont des milliers ? Un gentleman comme vous devrez facilement en séduire plus d'une non ? Mais sommes nous là pour parler femme ou bien pour aller prendre ce verre que vous m'avez proposé ?..

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Jeu 17 Sep - 2:05


- Les gens qui travaillent avec vous ou pour vous ? Vous semblez homme à diriger de par votre attitude cavalière. Toutefois il est de bon ton pour un gentleman de donner son identité avant de demander celle d'autrui non ?
-Je suis simplement un parisien ayant une lubie pour le vol de belles choses, et j'aime aussi m'amuser avec ceux qui me poursuivent. Je prend plaisir à garder une avance relative par rapport à eux. Etes-vous joueur d'échec ?


-Vous avez entièrement raison , veuillez m'excuser mon voyage sur ce nouveau continent entouré de ces gens à peine civilisés m'a fait perdre toutes mes manières, vous pouvez m'appeler James, je suis en effet homme à diriger des gens. Je réside actuellement en la belle ville de Londres, et possède des ... entreprises florissantes. Je vois que vous êtes un homme observateur, je suis en effet un passionné du jeu d'échec, ma plus belle partie ayant duré plus d'une année avec un détective s'intéressant de trop prés à mes activités.

A peine sa tirade terminée, James repéra un jeune garçon des rues vêtu pauvrement. Sans doute un des nombreux orphelins traînants dans les rues dont les parents sont morts des accidents survenant souvent lors de l'exploitation du pétrole. James connaissait ce genre d'enfants, souvent voleurs, il en avait croisé pleins à Londres et beaucoup faisaient partie de ses agents. Sécurisant sa bourse, il se concentra sur le gamin et ses actions afin de ne rien rater. C'est ainsi qu'il le vit mettre la main dans la poche de son interlocuteur pendant que celui ci plongeait sa main sous la tunique du jeune garçon. Cet homme avait de bons réflexes et un excellent doigté, signes d'un vrai talent pour le vol.

Constatant que son compagnon n'avait pas été victime du jeune malandrin, Moriarty se remit en route et fit quelques pas avant de se rendre compte que l'homme ne le suivait pas. Se retournant James le vit discuter avec le gamin, lui inculquant quelques astuces de base à connaitre dans son métier avant de lui remettre la bourse qu'il lui avait dérobé. Ainsi l'homme n'était pas dépourvu de scrupules, cela plaisait bien a Moriarty, ce genre de personnes étant généralement étonnement fiables.

-Vous disiez donc des références mon cher ? Vous avez pu en voir un aperçu ici même et dans ce parc tout à l'heure. Vous m'aviez suivi je le sais toutefois je ne sais pas ce que vous avez vu ou cru voir...

-Effectivement monsieur et tout ce que j'ai vu m'a énormément plu. Vous semblez être un professionnel aguerri et je serai ravi de vous proposer mon aide dans cette aventure, j'aurais peut-être même autre chose à vous proposer par la suite si cela vous tente. Bien que cela soit d'un calibre supérieur à notre affaire en cours je pense que vous serez à la hauteur.

Le quartier avait changé, les maisons en rondis et en plaques de tôles avaient laissés place à des demeures plus cossues, construites dans le plus pur style anglais indiquant clairement la provenance des colons fondateurs de cette ville. Pour un peu, James se serait cru de retour en Angleterre. Avisant une taverne donnant sur l'avenue et affichant le nom engageant de "Big Ben pub", James se dirigea vers elle en espérant que celle ci fut en accord avec le style architectural du quartier ainsi que son nom.

Son compagnon lui révélait qu'il ne connaissait pas Miss Adler, celui ci croyant que son but était de la séduire. James aurait pu passer sur la remarque, toutefois, il lui sembla que l'homme prononça un nom qui résonna dans la tête de Moriarty.

-Venez, entrons dans ce pub, nous y serons plus à l'aise pour discuter.

James entraîna le gentleman à l'intérieur du débit de boisson. En poussant la porte, il constata qu'il ne s'était pas trompé dans le choix de la taverne. Celle ci était l'exacte réplique d'une authentique taverne anglaise. Les lustres en cristal pendant au plafond éclairant une vaste pièce sur deux niveaux, une mezzanine en bois de chêne verni constituée de salons particuliers surplombant la salle principale parquée au moyen du même matériau. Une vaste cheminée occupait une grande moitié de l'espace sur le mur de droite, tandis qu'à l'opposé se trouvait le comptoir situé juste à coté de l'escalier permettant l’accès à la mezzanine. Cinq rangées de tables en bois nappées de toile blanche faisaient face à James et son acolyte, occupant l'espace entre la cheminée et le bar. Enfin, une scène avait été montée sur l'espace au fond de la salle et sur laquelle se produisait une jeune chanteuse.

Après avoir demandé l’accès à un salon particulier, James invita le gentleman qui l'accompagnait à s'asseoir et commanda un brandy.

-Je vous invite mon cher, que voulez vous boire ?

Une fois le serveur parti avec leur commande, James amorça la discussion.

-Vous avez tout à l'heure prononcé le nom de votre poursuivant, aurais je entendu Sherlock Holmes ou mes oreilles m'auraient-elles jouées un tour ? Ce nom est celui du détective dont je vous ai parlé tout à l'heure et qui fut mon adversaire lors de cette partie d'échecs mémorable. Un détective sur de lui, arrogant mais véritablement brillant doté d'un grand sens de la déduction et toujours accompagné d'un docteur qui lui sert d'assistant. Pour en revenir à miss Adler, mon but n'est pas de la séduire mais cette femme fut la meilleure voleuse qu'il m'eut été donné de voir et je n'ai plus de nouvelles depuis quelques temps maintenant. Maintenant que vous en savez un peu plus sur moi et mon histoire peut-être puis je en apprendre plus sur vous et votre plan pour vous emparer des joyaux ?
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Sam 19 Sep - 19:36

Le pub dans lequel entrèrent Arsène et son interlocuteur était un endroit plutôt accueillant et assez ressemblant à tous ces pubs qu'on pouvait trouver à Londres. Dans un sens, Arsène s'y sentait un peu moins comme un étrangers. A l'autre bout de la salle se produisait une chanteuse qui ne manqua pas de taper dans l'oeil du gentleman qui laissa son attention flotter sur le corps somptueux de la femme.

Lorsqu'il vit s'asseoir son nouvel associé, Arsène s'assit à son tour près de lui et commanda un bourbon. Il aimait toux ces alcools enivrant l'homme. Ils purent alors continuer leur discussion lorsque le serveur disparu afin de préparer leur breuvage. L'attention de l'homme se tourna vers un certain Sherlock Holmes qui était le détective qui avait joué avec le gentleman. Il revint ensuite à la femme se nommant Irène Adler, justifiant qu'il la cherchait pour des raisons professionnels et non sentimentales.

"-Je suis navré pour vous mais mon détective à moi se nomme Herlock Sholmès, bien que je ne serai pas étonné que ce ne soit qu'une seule et même personne en réalité. Lui aussi est accompagné d'un docteur et se trouve être remarquablement rusé. Si vous restez avec vous, vous pourriez sans doute le rencontrer si c'est ce que vous souhaitez..."

Les boissons arrivèrent alors devant les deux gentlemans. Arsène regardait les glaçons à l'intérieur de son verre flotter à la surface, faisant le point sur ce qu'il allait dévoiler à cet homme. Il était clair qu'il en savait déjà assez pour le coffrer s'il s'agissait d'un policier mais, selon toute vraisemblance il ne l'était pas : Il était trop intelligent pour cela. Il se lança alors dans les explications :

"-J'ai beaucoup de noms James mais pour que notre communication soit plus simple je vais vous donner celui qu'on m'attribue le plus souvent : Arsène Lupin. Vous vouliez connaître mes états de services, sachez qu'ils sont tout aussi nombreux que mes noms : Vols en tout genre, violence, séquestration, abus de confiance, meurtre... Notons que ce tout dernier point n'est pas exact. Pour le reste vous avez dit avoir un certain réseaux et je me refuse à croire que je vous suis inconnu... Il tira de sa poche intérieur deux cigares et proposa l'un d'entre eux à James avant de poursuivre. Je suis connu pour réaliser des vols impossible et pour toujours m'en tirer. Ne vous inquiétez pas je prend grand soin de mes associés aussi et ils me le rendent bien généralement."


Arsène sortit ensuite de sa poche un briquet et alluma son cigare qu'il se mit à fumer entre deux gorgés de bourbon. Après une minute à observer la femme qui chantait, Arsène regarda son interlocuteur avec un sourire :

"-Le musée possède 3 entrées par lesquels nous pouvons nous introduire : La grande porte mais celle-ci ne nous sera d'aucun secours car verrouillée et gardée en permanence. La porte de derrière qui sert à décharger les oeuvres d'art dans la réserves, permettant de les déplacer dans des zones sur très rapidement. Cette porte sera encore plus surveillée que la précédente. La dernière se trouve sur le toit, un velux qui reste toujours ouvert mais dont un mécanisme fait qu'il se bloque sans laisser la place pour un homme de taille moyenne. Vous et moi ne pouvons nous introduire par là."

Arsène laissa un temps à James pour incorporer toutes les informations qu'il venait de lui donner en finissant son verre. Il reprit alors :

"-Vous ne pourrez entrer sans mon aide et je ne pourrais entrer que si la sécurité est réduite. Il se trouve qu'une quatrième entrée est disponible au fond de la réserve. On peut y trouver une plaque donnant sur les égouts de la ville et très vite vers l'air libre, croyez moi j'y suis parti me promener. Ce que nous ferons est simple : Je suis maître dans l'art du déguisement comme vous avez pu le voir et je ne passe pas à tabac des petits vieux pour le plaisir. Ce soir je deviendrais Hammond, responsable du musée, l'homme que j'ai assommé tout à l'heure. Le problème est qu'une fois à l'intérieur mon champ d'action sera extrêmement restreint car les gardiens seront partout. Vous me rejoindrez par les égouts à 23h56 précisément et nous partirons à 00h00 pile par deux entrées différentes. Je vous propose de nous retrouver ici le lendemain pour conclure de la suite de nos affaires... Une dernière chose : Je ne veux pas d’effusions de sang. On me classe comme étant un meurtrier à cause d'un complice irraisonné alors je vous pris de ne pas commettre la même erreur que lui."

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Jeu 24 Sep - 2:19

James but un verre de son brandy, l'alcool était excellent, peut être même un de ces fameux crus français. Moriarty n'était pas vraiment un expert dans ce domaine mais plutôt un amateur éclairé sachant distinguer les bons crus des eaux de vie fabriquées à partir de raisins de seconde qualité. Le voleur assis en face de lui se présenta enfin, Arsène Lupin, James le connaissait bien sur, ses agents partout dans le monde ayant au moins une fois parlé de lui pour diverses raisons. La plupart du temps la raison était simple, ce cambrioleur occupait une grande partie des forces de police en place dans tous les endroits qu'il visitait.

Moriarty accepta le cigare que l'homme lui tendit, quel meilleur accompagnement qu'un cigare pour un bon brandy ? Celui ci laissait à présent entrevoir la possibilité d'une association, cette idée plaisait à James, le meilleur voleur du monde pouvait sans nul doute remplacer équitablement la meilleure voleuse du monde.

-Nous reparlerons peut-être association plus tard si c'est bien la votre idée. Je ne suis pas homme à refuser l'aide et la complicité de personnes brillantes et je m'efforce d'être totalement honnête avec elles, du moins tant qu'elles ne songent pas à me trahir.

Si cette réponse marqua le voleur ce dernier n'en montra aucun signe, sirotant son verre et fumant son cigare celui semblait totalement absorbé par sa contemplation de la jeune chanteuse se produisant sur scène. Lorsqu'il se détourna d'elle ce fut pour indiquer à James la disposition des salles du musée, et, plus particulièrement, des différents point d’accès de celui ci. Comme l'indiquait parfaitement Lupin il ne leur restait que peu d'options. De plus, l'idée d'utiliser le réseau d'égouts lui plaisait. Cela lui donnerait l'occasion d'utiliser efficacement ses agents placés en ville.

-Votre plan me semble excellent et je ne trouve pas grand chose à y redire. En tant que grand joueur d'échec je vous encourage toutefois à prévoir un plan de fuite efficace et précis. C'est pourquoi j'insiste pour que nous en parlions en profondeur maintenant, nous aurions plus de facilités à l'améliorer demain. Comme je vous le disais précédemment, je possède beaucoup d'agents fidèles en ville. Quelques personnes postées prés de chaque bouches d'égouts ne se feront certainement pas repérer et cela nous permettra de nous assurer une voie de sortie sécurisée et pratique.

Il hésita alors à poursuivre sa réflexion, mais l'homme assis en face de lui était un professionnel, connu comme étant un gentleman et amateur de bonnes choses comme en attestait ce cigare. James se décida à lui faire confiance, de toute les manières, même si le voleur le trahissait, cela ne pouvait qu'accentuer le chaos que projetait James. Il reprit alors sa phrase.

-En ce qui concerne les gardes dont vous dites qu'ils limiteront votre champ d'action, je peux vous proposer une solution pour vous faire gagner du temps voire même vous rendre quasiment invisible aux yeux des gardes.

James sortit alors un sachet et une fiole de sa poche. Le sachet contenait environ 150 grammes d'une poudre de couleur miel, tandis que la fiole semblait vide bien qu'en y regardant plus attentivement on percevait la présence d'un liquide translucide.

-Je vous présente l'Ambroisie, ce composé est très répandu là ou je vis actuellement. La poudre est crée pour se mélanger à d'autres liquides ou pour être inhalée tandis que le liquide peut être consommé ou injecté au moyen d'une seringue. Si quelqu'un ingère ne serait ce qu'une infime dose de ce produit il sera alors pris d'hallucinations et se mettra à poursuivre littéralement ses rêves les plus fous. Je vous rassure de suite, ce composé n'est pas mortel, hormis si vous en faites ingéré plus d'un litre à une même personne. Pour ne vraiment rien vous cacher il peut arriver des accidents effectivement, les personnes hallucinée ayant leur attention entièrement concentrée sur leur rêves il peut arriver qu'ils essaye de voler au travers d'une fenêtre ou descendre un escalier sans utiliser les marches mais cela ne pourrait vous être imputé et à peu de chances d'arriver dans un musée.


Dernière édition par James Moriarty le Mar 29 Sep - 2:29, édité 1 fois
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Jeu 24 Sep - 22:19

Lorsque James présenta à Arsène la fiole qui se trouvait dans sa poche, le voleur sourit sincèrement. Il était content de voir que cet homme comprenait le point de vue d'Arsène de ne tuer personne. Cela était au moins au point dans lequel ils étaient totalement d'accord.

En revanche il n'agréait pas avec le fait de révéler à cet homme sa porte de sortie, sans doute la salle carte cachée. Ne voulant toutefois pas semer la discorde et faire fuir son acolyte, Arsène se lança dans une petite explication. Il saisit tout d'abord la fiole, observant son contenu doré avant de déclarer :

"-En temps que joueur d'échec, il m'est impossible d'accéder à votre requête. Comme vous le rappelez si bien vous avez des hommes fidèle dans cette ville et moi il se trouve que je suis tout seul en votre compagnie. Il me semble donc que si nous élaborons notre sortie ensemble, il vous serez possible de m'encercler et récupérer ma part de notre entreprise. Je ne tiens toutefois pas à la discorde entre nous c'est pourquoi je vous propose de vous révéler votre porte de sortie. Vous n'êtes pas le seul à avoir des tours de passe-passe dans votre poche. Deux fioles contenant des mélanges de ma fabrication vous permettront de faire littéralement fondre la barre retenant la fenêtre. Ainsi n'ayez crainte vous sortirez sans encombre. Cela vous convient-il ?"


Ceci était en réalité plus une question rhétorique plutôt qu'une réelle demande car l'aide d'Arsène était à prendre ou à laisser. Il ne connaissait pas ce gentleman hormis de nom et de supposition, il ne pouvait donc lui accorder sa totale confiance. Le cigare touchait peu à peu à sa fin, les minutes défilés et les chansons se suivaient les unes après les autres dans un ravissement des oreilles du gentleman. 

"-J'y pense, même s'il faudra plusieurs jours avant que l'identité d'Hammond soit découverte, il risque de mettre au courant la police. Si vous voulez utiliser intelligemment vos hommes, donnez leur un bon costard et faîtes les passer pour moi en surgissant ça et là à partir de 23H57 soit une minute après votre arrivée. Ça suffira pour distraire les forces de l'ordre et ça attisera plus vite la curiosité de mon détective... La voie sera libre pour nous. S'ils parviennent à occuper tous les gardes, je m'engage à quitter ce musée par les toits avec vous. Sommes-nous d'accord sur ce plan ?"


Le voleur fouilla sa poche intérieur et déposa sur la table une première fiole d'une couleur vert-jaunâtre dont il garda le nom pour lui. Il chercha ensuite dans sa manche et en sortit un petit flacon de liquide rouge. Il le mit devant lui, à côté de la première. Le mélange, relativement dangereux, reposé désormais entre les deux Gentleman, leur porte de sortie grande ouverte pour l'opération du soir.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Mar 29 Sep - 2:39

James regarda attentivement les deux fioles posées devant lui. Si ce mélange était aussi puissant que ce que le voleur assis en face de lui le laissait suggérer il n'avait en effet plus à se préoccuper de la moindre résistance rencontrée dans le musée. Avec un peu de chance, il pourrait même conserver ces fioles afin de les examiner plus attentivement. En chimiste accompli James ne pouvait passer à coté d'un nouveau composé.

-Si ces deux fioles sont aussi efficaces que vous le dites nous sommes d'accord mais peut-être pourriez vous me faire une démonstration par avance ? demanda t il à l'homme assis en face de lui

James avait suffisamment passé de temps dans le monde moderne, sur Terre, pour connaitre la grande majorité des explosifs ou des corrosifs existants. Nul doute que lorsque le voleur déboucherais les flacons leur odeur ou leur viscosité indiquerait avec précision leur nature au chimiste. Si cela ne suffisait pas les conditions d'utilisations lui confirmerais leur composition. Certains composés étant extrêmement volatils ou instables il convenait de respecter scrupuleusement les règles élémentaires de prudence en chimie, sous peine de voir l'un de ses membres disparaître purement et simplement, si ce n'était sa vie.

-Vous comprenez je suis devenu maître en l'art de concevoir des dispositifs de ce genre et je sais quel est le prix à payer pour une mauvaise utilisation voire même une mauvaise conservation de certains de ces composés. Je ne met point votre parole en doute mais je tiens à prendre le maximum de précautions lorsqu'il s'agit d'explosifs ou de corrosifs indiqua t il à Lupin

Enfin il ne manquait plus qu'à se mettre d'accord à propos d'un plan d'urgence au cas où les deux hommes se retrouveraient séparés. Moriarty se résolu à utiliser son plan habituel, peu lui importait que l'homme découvre la façon dont il communiquait avec ses agents, le code était simpliste mais il avait l'avantage de cacher le vrai code d'urgence.

-Si jamais nous nous retrouvons séparés pour une raison où une autre, rendez vous à n'importe quel guichet de train où de poste et laissez un message indiquant le lieu où vous souhaitez me retrouver en signant le message d'un M majuscule suivi d'un point. Pour plus de sécurité codez votre message en remplaçant chaque lettre par celle qui se trouve deux positions plus loin dans l'alphabet. Je vous retrouverais le lendemain. J'aurais quoi qu'il arrive une mission qui devrais vous plaire.

James remplis alors à nouveau son verre et le leva en direction de son nouvel associé.

-Je vous propose de trinquer à notre association et notre future réussite
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Mar 29 Sep - 14:15

Le gentleman demandait une démonstration en avance ? Lupin n'avait rien contre mais il ne disposait pas d'un contenu infini de ce genre de substance. Il accéda néanmoins à cette requête, conscient que leur collaboration dépendait de ce genre de petit geste. Arsène ne devait pas se montrer "trop" méfiant envers cet homme sous peine de s'en faire un ennemi près à le trahir.

L'homme se présenta comme étant un maître dans l'art de concevoir ce genre d'accessoire, une sorte de chimiste en somme et semblait avoir peur d'une mauvaise utilisation du contenu des fioles. Arsène étendit alors un sourire en cherchant dans sa poche la plus grosse pièce de monnaie dont il disposait. Il la déposa sur la table avant de déboucher la première des deux fioles. Précautionneusement, il en fit tomber une seule goutte sur le centre de la pièce avant de regarde son interlocuteur avec des yeux plein de malice :

"-Très cher, nous parlons ici de magie plus que de chimie. Ce composé fait littéralement disparaître ce qu'il touche..."


Il reboucha la fiole, conscient des risques de laisser les vapeurs de ce liquide s'échapper jusqu'à leurs narines puis la reposa au centre de la table. Il chercha ensuite dans sa poche des gens qu'il enfila avant d'attraper la seconde fiole. Il en retira le bouchon avec plus encore de précaution que pour l'autre et en déposa à nouveau une goutte sur la pièce. Immédiatement, les gouttes se mélangèrent et une sorte d'effervescence se fit apercevoir au centre de la pièce. Celle-ci était maîtrisée, fort heureusement pour les deux hommes, car elle consuma totalement le centre de la pièce. Lorsque l'effervescence s'arrêta car tout avait réagit, Arsène prit la pièce entre ses doigts ganté et la souleva.

Un trou ornait le centre de la pièce et le gentleman observa son interlocuteur à travers cette cavité récemment créée. A l'endroit où se trouvait la pièce, la table était, elle aussi, rongée et un trou ne traversant pas la table était présent. La démonstration venait de toucher à sa fin et les résultats parlaient d'eux-même.

James indiqua alors à Arsène un plan de secours au cas où ils viendraient à se séparer. Il consistait à se rendre à lui laisser une lettre signée de M. Le gentleman ne put s'empêcher de chercher la signification de cette lettre et conclut qu'il s'agissait de l'initiale de son nom de famille. Beaucoup de noms se détachaient de ses estimations : Morris, Morrigan, Masters, Momo, Morriarty... Les noms de famille étaient nombreux et les criminels ou voleur en M aussi mais celui qui sortait du lot était le dernier, Morriarty...

Il garda cette information pour lui, continuant à agir comme il le faisait jusqu'à lors. James proposa de lever les verres à leur futur réussite. Arsène leva avec plaisir son bourbon et trinqua avec le verre de James avant de l'engloutir d'un traite. Le feu de l'alcool lui réchauffa la gorge et il put le sentir couler le long de sa trachée. Il aimait cette sensation.

"-A tous ces bijoux qui attendent simplement que des gentlemans comme nous les offres à nos dames... D'ailleurs..."

Arsène délaissa soudainement son nouvel associé pour s'approcher de la jeune femme qui se produisait sur scène. Il s'arrêta à proximité de la scène, la regardant avant de monter à son tour. Interloqué, la femme le pria de descendre mais l'homme s'inclina face à elle, ôtant son chapeau avec classe avant de la complimenter :

"-Madame, je n'ai pu m'empêcher de remarquer votre beauté depuis que nous sommes arrivé dans ce bar. Vous êtes un véritable ravissement pour les yeux. Vous êtes tel une pierre précieuse dont on ne pourrait estimer la valeur que part un chiffre aux innombrables zéros... Il me faut vous laisser aujourd'hui mais je serai de retour prochainement pour vous ma chère..."


Il retourna auprès du gentleman qu'il avait laissé et le salua à son tour en lui disant simplement :


"-Il me faut maintenant vous laisser James, la préparation pour prendre l'apparence de quelqu'un d'autre peut s'avérer assez longue. Rappelez vous de l'heure et du lieu que nous avons convenu et ne soyez pas en retard je vous prie..."


Sur ces mots, Arsène leva son chapeau puis se dirigea vers la porte qu'il ouvrit, laissant ses interlocuteurs dans le bar pendant qu'il se dirigeait vers le lieu de vie d'un certain Hammon, conservateur du musée.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Mar 29 Sep - 16:03

James observa le voleur tandis qu'il sortait du bar, ainsi c'est homme présentait une certaine faiblesse concernant les jolies femmes, cette information s'avérer utile si celui ci venait à le trahir bien que Moriarty en doutait, cet homme était un vrai gentleman et en tant que tel devrait se comporter honorablement avec les gens faisait de même avec lui. James comprenait ceci, après tout il fonctionnait lui aussi de cette manière.

Le chimiste en lui, observa attentivement les fioles posées devant lui. Le voleur avait qualifié la réaction produite par ces deux composés de "magie". James aurait put être d'accord avec cela fût un temps, que deux liquides permettent de faire disparaître un composé solide sans qu'il n'en reste de trace lui aurait aussi semblé de nature surnaturelle. Mais Moriarty était allé sur Terre, il avait appris et profité des progrès faits par la science. Il savait maintenant que tout était possible avec la chimie, son créateur Mr Lavoisier avait ainsi raison, rien ne se perd ni ne se crée et ces composés ne devaient pas faire exception à la règle. James les empocha espérant pouvoir les analyser sur Terre.

D'un signe discret il invita le serveur à le rejoindre, celui s'exécuta et s'assit en face de Moriarty

-Vous rassemblerez vos amis aux alentours de minuit, tous habillés en costume, aux alentours du musée mais aussi un peu plus loin en ville. Faites en sorte de vous comportez comme des gentlemans et prétendez détenir les joyaux de la couronne. Une fois l'attention des policiers attirées éloignez vous du musée, cela me permettra d'éviter de perdre mon temps avec des individus stupides. Voici l'argent pour l'achat des costumes.

James fit glisser une bourse rebondie vers le serveur. Il était le seul en ville à connaitre son visage et son nom, des informations dangereuses si il tombait entre les mains de la police. Bien sur l'un des autres agents de Moriarty en ville avait pour mission de tuer le serveur si celui ci était capturé mais pour Moriarty la capture d'un agent était une défaite et il n'aimait pas voir ses agents mourir même si c'était parfois nécessaire.

-Afin d'être sur qu'aucun de vous ne se fera prendre alors qu'il sera poursuivi par les plus idiots des policiers de la ville, je vais vous donner un moyen de vous enfuir si la police vous talonne de trop prés.

James sorti alors de sa poche un autre flacon du produit qu'il avait donné plus tôt au voleur avec qui il s'était associé, il sortir aussi un importante quantité d'aiguilles. Les donnant au serveur il lui expliqua le principe de cette drogue ainsi que la façon de s'en servir.

Alors que le serveur s’apprêtait à se lever afin d’exécuter les instructions de Moriarty se dernier le fit se rasseoir, il avait une dernière mission à lui confier.

-Voici le même composé que celui qui se trouve dans les fioles mais sous forme de poudre cette fois. Je voudrais que vous le distribuiez autour de vous, aux serveurs des autres tavernes ainsi qu'à des gens en ville, en leur précisant un moyen discret de s'en procurer d'autres. Si les résultats sont à la hauteur de mes espérances et que vous avez de nombreux clients pour ce composé je vous en fournirais d'autres et vous deviendrez sans doute riche, cela vous convient il ? Oh bien sur vous vous doutez bien que la police ne doit rien savoir à propos de ça.

Le serveur prit un air grave, comprenant la responsabilité qui venait de lui retomber sur les épaules en même temps qu'un sourire naissait sur son visage, conscient de la fortune qu'il y avait à se faire.

James sortit de la taverne pour rentrer à son hôtel, ce jeune homme ferait un excellent chef de réseau ici, il avait rapidement pris conscience des enjeux et les avait accepté de suite, il n'était pas idiot, James ne travaillait pas avec des idiots. Profitant du temps avant son rendez vous avec le voleur il remit de l'ordre dans le plan qui avait commencé à naître dans son esprit, si tout se passait comme prévu et que ses déductions sur les événements des chutes et sur ce qu'il avait appris dans les livres sur Terre étaient exactes le monde connaîtrais un changement majeur. Non. Pas le monde. Les mondes. Sur cette pensée il se dirigea vers le lieu de rendez vous fixé plus tôt
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Jeu 1 Oct - 10:44

Une fois le bar et le gentleman laissait derrière lui, Arsène se rendit jusqu'à ses nouveaux appartements. Durant les jours qui avaient ponctués sa filature, le voleur avait eut tout le loisir de découvrir de nombreux lieux mais seul l'un d'entre eux comptait à ce moment : Le logement de Hammond.

Il y arriva moins de un quart d'heure plus tard. Il avait pressé le pas et passé par des chemins de traverse afin de ne pas être en retard sur ses préparatifs. Il avait encore largement le temps mais il n'aimait pas jouer contre la montre. Il se trouva donc devant cette grande porte de bois, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir trouver à l'intérieur. Il saisit les clés volées puis déverrouilla l'accès. Il pénétra alors dans un somptueux appartement. Visiblement les conservateurs gagnaient admirablement bien leur vie. 

Il fit rapidement le tour des lieux, cherchant de quoi composer une tenue des plus ressemblantes à celle que portait Hammond tous les jours. Cela ne lui prit que quelques minutes. Il sortit alors, une boule au ventre de laisser cet appartement pour celui qu'il occupait, beaucoup moins prestigieux.

Le sien se trouvait à peine plus loin afin que, durant sa filature, il puisse garder un oeil sur sa cible. Il entra dans cette chambre, posant sur le lit les différents habits récupérés puis alla s'asseoir sur une chaise. Sur la table devant lui se trouvait une besace qu'il ouvrit. Il en récupéra plusieurs composés qu'il posa en évidence avant de rapprocher un miroir. Avant la préparation, un rituel s'imposait. Il se leva pour prendre sous le lit une bouteille au contenu vert, chercha une cuillère et enfin prit une bougie. Il versa alors son absinthe dans la cuillère puis la fit chauffer. C'était disait que cela causait des hallucinations, que ça rendait fou, lui se servait de cela pour se détendre.

Cela fait, il s'assit sur la chaise, ôtant ses habits, puis entreprit de se préparer. Il possédait des crèmes afin de changer la couleur de la peau, des liquides pour vieillir la peau, de quoi colorer les cheveux, en bref de quoi se transformer littéralement en quelqu'un d'autre. Certaines même permettait de changer le timbre de voix. Tout ce changement lui prit jusqu'au soir. 


*****

La nuit était déjà bien avancée lorsqu'Arsène arriva devant le musée. A sa montre, déjà 23h34 soit une minute d'avance. Si ses calculs étaient bon, les bijoux seraient entreposés désormais dans un hangar en attente d'être mis dans des vitrines. Il s'avança en direction du musée et salua, levant son chapeau, les deux personnes à l'entrée :

"'-Mister Berowne, Mister Hemingways. Tout est calme ce soir ?

-Totalement calme monsieur, je pense que l'homme qui s'est plaint à prévenu la police se faisait du souci pour rien. Nous avons une dizaine d'homme à l'intérieur qui patrouillent, c'est impossible de les prendre. Vous venez vous charger de l'implantation ?


-En quelques sortes, mon travail me manquait. Bonne soirée, ouvrez l'oeil..."


Arsène quitta alors les deux gardes en pénétrant dans le musée. Bien évidemment il connaissait le nom des gardes habituels de ce musée et savait comment se comportait Hammond avec eux mais il n'y avait pas autant d'effectifs habituellement. Le musée était donc visiblement en émoi. Il traversa les salles d'un pas décidé mais légèrement boitillant, à la manière du conservateur, et salua d'un geste en levant son chapeau, chaque garde qu'il croisait.

Il pénétra alors dans la zone interdite au public, zone qu'il ne connaissait qu'en théorie puisqu'il n'y avait jamais mis les pieds. Le lieu de rendez-vous se trouvait juste derrière la troisième porte et au fond du couleur se trouvait la porte du hangar. Il regarda sa montre et vit le temps qu'il lui restait : Moins de cinq minutes. 
Il ouvrit la troisième porte, prêt à retirer le trompe l'oeil qui le couvrait, quant il tomba nez à nez avec l'un des gardes. Il était là, assis sur une chaise à fumer une cigarette, tout en observant, livide, l'homme qui venait de passer la porte. Cette rencontre n'était prévue ni pour l'un, ni pour l'autre visiblement. 

Le garde était inconnu pour Arsène mais pas pour Hammond puisque le garde s'excusa platement de cette pause inopinée alors qu'il devait garder le hangar. Les yeux du voleur glissèrent doucement vers une plaque au sol fermée par un gros cadenas non loin de là. Cette trappe rouillée renfermait son associé. 

"-M-M-Monsieur Hammond ! Je... je suis désolé je ne savais pas que vous viendriez... ici..." bredouilla l'homme confus.


Saisissant l'opportunité, Arsène s'approcha de lui d'un air sévère et lui retira l'objet fumant qu'il tenait entre les mains avant de le jeter au sol et l'écraser. 

"-C'est une évidence en effet... Il y a tant de personnes pour veiller à la collection que vous avez cru pouvoir prendre le temps d'une pause c'est cela ?! Il enleva son chapeau puis le tendit à l'homme, le trou pour la tête vers le gentleman. Faîtes au moins au minimum votre travail et tenez ceci !"


L'homme ne réfléchit pas et saisit ce que lui tendait le gentleman d'une main hésitante. Soudainement, d'un geste vif, le voleur frappa violemment à travers le trou et son poing alla percuter le nez de l'homme. Sa tête alla alors heurter le mur derrière lui et Arsène le cueillit au rebond avec un linge remplit de formol. Il accompagna alors au sol le garde qui s'endormit au beau milieu de la pièce. Il ramassa alors le chapeau dont le haut manquait et pensa alors au gâchis de détruire un objet de si bonne qualité...

Il lui restait à peine une minute lorsqu'il s'attaqua au cadenas, tentant de le déverrouiller à l'aide d'un crochet. Malheureusement pour lui, la serrure était visiblement trop rouillait pour que cela fonctionne réellement. Il retourna alors fouiller le garde et récupéra l'objet le plus solide en sa possession : Une matraque. Il revint au cadenas qui ne résista pas bien longtemps et finit par se briser comme du verre. 

L'accès était désormais ouvert pour James. Arsène attrapa la poignée de la plaque et tira. Elle résista légèrement, sans doute à cause de la rouille, puis elle s'ouvrit dans un crissement. Le gentleman regarda alors à nouveau sa montre, fier : 23H56 tout juste, un vrai gentleman ne faisait pas attendre ses associés...

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Mar 6 Oct - 22:35

Arrivé dans les souterrains courants sous le musée, James dispersa les quelques agents qu'il avait pris avec lui le long des différents couloirs composants ce réseau d'égouts. Il serait malvenu pour lui de se faire arrêter dans ce monde, pour un simple vol de bijoux, lui qui avait mobilisé l'ensemble des polices anglaises voire même internationales à l'occasion. Lorsque tout ces agents eurent pris place dans leurs couloirs respectifs Moriarty sortit son arme de son sac. Bien qu'ayant promis à son complice de ne tuer personne il ne pouvait se permettre de venir ici désarmé.

-Monsieur devons nous déclencher l'opération Hydre dés à présent ?

James cacha précipitamment son arme derrière son dos en même temps qu'il se retournait pour voir qui était celui qui l'avait surpris ainsi. Il s'agissait du jeune serveur qu'il avait élevé plus tôt à un rang plus élevé parmi ses fidèles.
Il regarda l'heure à sa montre. 23h50. Si le voleur était précis, il ouvrirait la grille située juste au dessus de la tête de Moriarty dans 6 minutes exactement. Cela laisserait le temps au jeune serveur d'aller prévenir ses complices de revêtir leurs costumes et d’apparaître simultanément à plusieurs endroits de la ville autour du musée.

-Allez y, occupez la police, faites les un peu courir et regroupez vous au point de rendez vous prévu.

Cela devrait faire une diversion convenable et faire en sorte que les seuls gardiens qu'ils aient à croiser soient les gardiens du musée. Au cas où ces derniers se montreraient gênants il savait qu'il n'aurait aucun scrupule à utiliser  l'arme qu'il tenait cachée dans son dos. Ce pistolet ne ferait aucun mort bien sur, James ne tenait pas à se mettre son complice à dos ... du moins pas tant que les cibles ne se mettent pas en tête de descendre un escalier.

Sortant plusieurs petites seringues de sa poche il en arma le pistolet. Il pourrait tirer six fois avant de devoir recharger et avait encore une vingtaine de ces projectiles dans sa poche. Une simple pression sur la gâchette et la cible serais immédiatement sous l'emprise de l'Ambroisie.

23h56, alors qu'il consultait sa montre afin de savoir l'heure, James entendit un bruit métallique au dessus de lui. Relevant la tête il constata que la plaque était ouverte. S'accrochant au rebord il se hissa dans la pièce située au dessus où attendait son complice. Se relevant, il en profita pour lisser son costume froissé dans l'ascension et regarda le voleur en face de lui.

-Pile à l'heure comme prévu mon cher, je suis bien content de vous voir.  

Il attendit que l'autre lui ai rendu son salut. Pendant tout ce temps James avait gardé son pistolet derrière son dos prêt a tirer au cas ou la personne en face de lui ne fut le voleur mais plutôt le vrai Hammond bien que cela fut peu probable.

-Mes agents sont déjà en train de parcourir les rues sous votre apparence nul doute que la police a droit à une visite de la ville actuellement.

Avisant alors le corps inanimé du garde au milieu de la pièce. Sans attendre il sorti son arme et tira en direction du corps. L'arme ne fit aucun bruit et un projectile quasi invisible fusa du canon pour aller se planter dans le bras de l'homme assommé. La seringue alors éjectée explosa ensuite, ne laissant aucune trace sur le corps hormis une minuscule trace de brûlure qui aurait tôt fait de disparaître. Devançant toute remarque de son complice il expliqua.

-Il est évident que vous avez assommé cet homme avant de m'ouvrir. Je ne voulais prendre le risque de le voir se réveiller pour ensuite aller prévenir ses collègues de ce qu'il a vu. Rassurez vous je ne l'ai pas tué. Je lui ai juste inoculé une dose de mon produit dont je vous ai expliqué plus tôt les effets. Lorsqu'il se réveillera il ne se souviendra de rien et n'aura pour seul objectif que la poursuite d'un rêve illusoire. Si ses amis le trouvent ils ne pourront que conclure à la folie ou l’alcoolisme.


Dernière édition par James Moriarty le Ven 16 Oct - 22:30, édité 1 fois
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Ven 16 Oct - 22:28

James suivit son complice à travers la pièce, après tout ce dernier avait l'expérience de ces situations et lui pouvait aisément le couvrir de son arme. Au moment où le voleur lui fit signe de se taire James se concentra sur les sons qu'il entendait. Quatre paires de bottes martelaient le sol de l'autre coté de porte de la salle. D'un signe de la main il indiqua ses observations à Arsène, lequel lui confirma d'un signe de tête.

Une fois les gardes partis il suivit le voleurs dans les couloirs du musée jusqu'à ce qu'il semblait être un hangar. Sortant des clés Lupin déverrouilla la porte avant de la lui présenter.

"-Très cher, à vous l'honneur d'ouvrir la caverne d'Ali-Baba..." dit-il en accompagnant cela d'un sourire franc.

James s'avança prés de la porte et colla son oreille prés de celle ci. Aucun grésillement ne se fît entendre, cette porte n'était pas électrifiée et il ne risquait rien à toucher la poignée.
Sortant une paire de gants blancs il les enfila afin d'être certain de ne laisser aucune empreinte sur la poignée. Peut être que le voleur n'avait aucune idée derrière la tête en lui proposant d'ouvrir la porte mais Moriarty était méfiant de nature.

Serrant son pistolet dans sa main droite il saisi la poignée de sa main gauche et d'un coup sec de cette dernière abaissa la poignée et ouvrit en grand la porte du hangar. C'était bien un hangar, dans lequel patientait les œuvres qui n'étaient pas encore exposées dans le musée mais allaient l'être bientôt. L'endroit paraissait désert. Se tournant vers son complice il l'invita à entrer.

-La caverne d'Ali Baba effectivement vous ne pouviez pas trouver meilleure comparaison, glissa t il à son complice.

James entra dans l'entrepôt, celui ci était vaste et les objets étaient rangés le long de grandes étagères et tous étaient étiquetés. La pâle lumière provenant d'éclairages au mur permettaient à peine de lire ce qui était inscrit dessus. Rechercher les joyaux en parcourant les rangées leur prendrait trop de temps. James allait encore devoir jouer au détective, cela devenait un peu trop fréquent à son goûts et bien qu'il répugnait à l'admettre, il commençait mystérieusement à y prendre gout.

-Raisonnons un peu voulez vous, si vous étiez le gérant de cette collection, où mettriez vous l'objet le plus important qu'on vous ai jamais confié ? demanda t il à son complice

Bizarrement penser à voix haute l'aidais à mettre de l'ordre dans ces idées, une façon de faire qui ne lui appartenait pas, qui appartenait à quelqu'un d'autre

-Vous ne le mettriez pas avec les autres objets sur ces étagères mal éclairées et où chaque objet est anonyme et prends la poussière. Il faut que l'endroit soit facilement accessible en cas d'alerte mais aussi relativement difficile à trouver pour le cas où un voleur réussirait à s'introduire ici. Ces étagères ne sont la que pour nous mettre sur une fausse piste, nous devons chercher vers le fond de la salle. réussit il à déduire.

En se dirigeant vers le fond du hangar comme il l'avait expliqué précédemment il pris quelques secondes pour réfléchir à un nouveau tic , un tic de langage cette fois, qu'il avait faillit prononcer tout à l'heure. Il avait presque ajouté "Elementaire mon cher Lupin". Cela non plus ne lui appartenait pas, pourquoi ces tics apparaissaient ils maintenant ?

Pris dans ses réflexions il avait presque atteint le fond de la salle lorsqu'il remarqua, au tout dernier moment, un fil tendu en travers du chemin, relié aux deux étagères situées de part et d'autres du passage. Un piège ! Arrêtant son complice d'un geste du bras il s'accroupit afin de regarder ce mécanisme. Cela lui rappelait le principe d'une alarme inventée il y à maintenant quelques années par un certain Holmes. Encore un Holmes. Se tournant vers le voleur qui l'accompagnait il lui indique en ajoutant.

-Je suppose qu'à partir d'ici le chemin est piégé de nombreuses façons et que cela nécessitera de se faufiler entre des fils semblables à celui la. Comme vous pouvez le constater je me fais vieux et à mon age, je n'ai plus votre souplesse aussi je vais être obligé de vous attendre ici, pour préparer notre fuite et vous couvrir si des gardes venaient fouiner dans le coin dit il en levant son pistolet.

Regardant vers le fond de la salle il avisa un piédestal sur lequel trônait une cage en verre sur un cousin.

-Je suppose que mon raisonnement était le bon et que ce piédestal contient les objets que nous cherchons. A vous de jouer mon ami.
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Mar 20 Oct - 8:37

James ouvrit la porte qui se dressait face à lui avec beaucoup de précaution, enfilant même une paire de gant afin de ne pas laisser d'empreintes. Arsène, en revanche, n'en avait cure. Tout le monde connaissait le voleur mais celui-ci n'avait jamais eu d'identité propre. C'était l'intérêt d'être, comme lui, un voleur capable de prendre l'apparence de quiconque.

Lorsque James s'écarta pour laisser entrer Arsène, celui-ci découvrit un véritable musée mal rangé. Dans tous les coins se trouvaient des objets dont le prix variés de quelques zéros. Devant le spectacle, son acolyte affirma que la métaphore du gentleman était bien trouvée. Tous deux restèrent là, observant tout ce qui se dressait devant eux. Partout des étagères qui, au bas mot, rendraient l'homme le plus accablé de dette, un des hommes les plus riches existant. Malheureusement pour eux, ils étaient évident et visible que ce qu'ils étaient venu chercher n'était pas dans leur champ de vision. Ils auraient pu prendre ce qui se trouvait sur le étagère mais une des règles primordiale d'un voleur était de savoir quoi voler et ne pas se détourner de sa route. Pour ce soir, les bijoux de la Couronne ainsi qu'éventuellement le diamant Hope étaient en ligne de mire.

Arsène vit son acolyte plonger en pleine réflexion à voix haute sur l'emplacement de leur cible. Il trouva, sans mal au fil de ses réflexions, le meilleur endroit pour entreposer ces objets d'une si grande valeur. Il détermina qu'ils se trouvaient au fond de l’entrepôt. Le voleur suivit instinctivement son complice, se doutant qu'il se trouvait sur une bonne piste.

Ils arrivaient vers le fond lorsque James arrêta d'un geste le gentleman. Un fil était tendu en travers du chemin, signal d'alarme presque invisible mais qu'ils avaient tout de même évité. James regarda le voleur avant de lui dire :

-Je suppose qu'à partir d'ici le chemin est piégé de nombreuses façons et que cela nécessitera de se faufiler entre des fils semblables à celui la. Comme vous pouvez le constater je me fais vieux et à mon age, je n'ai plus votre souplesse aussi je vais être obligé de vous attendre ici, pour préparer notre fuite et vous couvrir si des gardes venaient à fouiner dans le coin. Je suppose que mon raisonnement était le bon et que ce piédestal contient les objets que nous cherchons. A vous de jouer mon ami.

-Je ne vous pensais pas si vieux que ça James, il en va de votre apparence de Gentleman de vous maintenir en forme... Je vais récupérer notre but, visez juste...


Arsène se sépara du veston qu'il portait, sans doute trop ample pour que ses mouvements puissent être précis puis glissa ses mains dans ses poches. Il en sortit un flacon de poudre blanche, de la farine. Il la fit tomber dans ses mains puis souffla devant lui, répandant sur les fils la poudre les rendant visible. De nombreux câbles se découvrirent alors, véritable labyrinthe tout droit.

Le voleur s'engagea alors dans ce couloir, prenant son temps pour éviter les différents fils qui constellaient son chemin. Par moment il devait se mettre à terre, à d'autres moments faire de grand pas pour passer, évitant de justesse un fil un peu haut. Le jeu n'était pas foncièrement difficile lorsqu'on avait un peu d'entraînement et de souplesse. 

Il parvint, au bout de quelques minutes, à franchir le dernier câble et se trouva nez à nez avec le piédestal. Devant ses yeux reposaient 4 bijoux : Une tiare, un collier, une bague et un bracelet. Le tout était munie de pierres précieuses récemment polie à première vue. La seule chose qui séparait Arsène de sa quête fut l'épaisseur d'une cuve de verre. 

Pour briser ce genre de verre sans faire beaucoup de bruit, une solution s'appliquait. Il avait prévu cela pour décoincer le diamant Hope de son écrin mais finalement ça lui serait utile plus tôt que prévu. Il prit en main un fragment d'un diamant précédemment volé et aiguisé de manière à créer une véritable lame de diamant. Il l'appuya sur le haut du socle et commença à dessiner un cercle, coupant au fur et à mesure le verre. En deux minutes, le cercle était parfait et Arsène le pouvait pour avoir accès au bijoux. Il les prit en main puis déposa une carte à l'intérieur : Ma dame appréciera beaucoup ces bijoux. Arsène Lupin.

Il quitta alors l'endroit où il se trouvait par le même chemin qu'à l'arrivée, prenant soin d'éviter les fils. Arrivé au bout du chemin, il interpella James :

-On va retourner dans le musée pour passer par les toits. On va donc faciliter notre fuite en faisant venir les gardes dans l'entrepôt. Ils s’inquiéteront de leurs bijoux mais nous seront déjà loin. Préparez-vous à foncer...

A ces mots, Arsène approcha la lame en diamant du premier fil évité par les gentlemans et le coupa d'un geste vif. Aussitôt des alarmes commencèrent à éclater autour d'eux. Ils devaient partir sans attendre sous peine de finir ensemble en prison.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Sam 24 Oct - 18:12

A peine le voleur commençait à enjamber les différents fils traversant le couloir que James se dirigea vers la porte, son arme au poing. Les gardes qu'ils avaient entendus plus tôt ne tarderaient pas à repasser et il se devait d'assurer les arrières de son complice occupé à se tortiller pour éviter les pièges le séparant du trésor.

S'appuyant contre le mur extérieur de la chambre forte, il attendit le retour des gardes. Celui ci ne tarda pas, en effet, à peine cinq minutes plus tard James entendit plusieurs voix se diriger vers lui depuis l'angle du mur à sa gauche.

-Je vous répète les consigne une dernière fois ! Lupin à été aperçu à plusieurs endroits autour de ce musée ainsi qu'en ville ! Nous allons nous assurer que les joyaux de la couronne sont intacts et en garder l'entrée.

-Oui chef ! Mais si Lupin est dehors il faudrait pas plutôt aller le pourchasser ?

-Imbécile ! Ça fait partie de son plan, nous attirer dehors pour avoir le champ libre et s'infiltrer dans le musée.

Les voix se rapprochaient du point où se tenait Moriarty. Ce dernier ne pouvait qu'admirer le raisonnement de ce gardien ou policier, il avait percé leur stratagème à jour et se dirigeais exactement à l'endroit où ils se trouvaient. Heureusement les deux voleurs possédaient une arme inconnue de ce monde.

Vérifiant que son arme était chargée James se mit en position d'attente, l'arme pointée sur l'angle du mur d'où provenaient les voix. Le premier gardien n'eu même pas l'occasion d'apercevoir James qu'il sentit comme une piqûre d'insecte sur son bras. Aussitôt sa tête se mit à tourner. S'appuyant sur le mur pour ne pas tomber il ferma les yeux pour retrouver ses esprits.

James observa l'homme qu'il avait touché, ses collègues semblaient s’être arrêtés et discutaient du comportement étrange de leur camarade.

-Je vous jure chef ! J'ai vu une espèce de bestiole se poser sur son bras avant d'exploser !

-Lieutenant Rory vous êtes un idiot, vous avez déjà vu un animal exploser ? Smith ! Vous allez bien ?

Entendant ces mots le dénommé Smith sembla se remettre et se tourna vers ses coéquipiers.

-Reste la ma jolie, viens me voir !

Repartant en courant par le couloir, comme suivant une personne invisible il laissa Moriarty seul dans le couloir.

"Ainsi cette substance est aussi efficace ici qu'elle l'était sur Terre, mais pourquoi les gens n'y voient toujours qu'une jolie femme ? Cela mérite une expérience sur une femme pour voir ce que serais sa vision, dépend t elle de la personne ayant fourni la base au composé où bien des désirs secrets de la personne ciblée ? Sans doute cela dépend des deux à la fois mais je ne pourrai en être sur que par l'expérience" pensa ce dernier.

Les autres gardes, après avoir essayé de retenir leur camarade, s’engouffrèrent à leur tour dans le couloir gardé par James, lequel les attendait. D'un mouvement fluide il tira trois fois, chaque seringue touchant sa cible. D'ici peu les trois hommes rejoindraient leur ami à la poursuite de leur imagination.

N'attendant pas de voir le résultat, Moriarty retourna dans la salle au trésor afin de voir ou en était la progression de son complice. Celui ci était sur le chemin du retour, arrivé au niveau de James il lui dévoila la suite de son plan.

-On va retourner dans le musée pour passer par les toits. On va donc faciliter notre fuite en faisant venir les gardes dans l'entrepôt. Ils s’inquiéteront de leurs bijoux mais nous seront déjà loin. Préparez-vous à foncer...

Joignant le geste à la parole il coupa le premier fil d'alarme, faisant retentir cette dernière dans tout le bâtiment.
Criant pour couvrir le bruit strident des alarmes James fit un bref résumé de sa rencontre avec les gardes au voleur.

-Ne vous formalisez pas de voir des choses étranges effectuées par ces gens la, sous l'emprise de ce composé la réalité vous semblerais déformée et votre désir ultime se réaliserais, enfin dans votre esprit bien sur.

Suivant son complice, ils se glissèrent hors de la salle, dans le couloir où les gardes, sous influence de l'Ambroisie avaient en effet un comportement étrange. Notamment leur chef, qui passe en trombe devant les deux hommes hurlant après un personnage invisible.

-Je vais t'avoir, tu n'as aucune chance de t'échapper et je deviendrais alors célèbre et reconnu !!

"Tiens enfin un qui ne rêve pas à une femme semble t il" se dit James, avant de suivre à nouveau son complice à travers les couloirs du musée, se dirigeant vers le toit de celui ci.

Durant leur trajet ils croisèrent plusieurs fois des groupes entiers de gardes et de policiers semblant suivre la victime de James quelque minutes plus tôt. Apparemment le comportement de l'homme semblait avoir fait croire à ses collègues que le voleur qu'ils pourchassaient les précédaient de seulement quelques pas. Les deux voleurs eurent donc un chemin entièrement dégagé vers le toit, ne croisant aucun policier.

Arrivé devant la trappe menant au toit, James se tourna vers son complice.

-Mes composés nous ont procuré un chemin paisible jusqu'ici, au tour de vos composés de jouer en ayant la bonté de nous ouvrir un passage vers la liberté ainsi qu'une bonne tasse de thé. N'oubliez pas que je dois toujours vous présenter des opportunités qui devraient vous intéresser
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Jeu 29 Oct - 22:47

Aussitôt l'alarme déclenchée, les deux gentlemans foncèrent en direction de la porte par laquelle ils étaient arrivés. Arsène n'oublia toutefois pas de récupérer la veste qu'il avait enlevé quelques minutes plus tôt. James prévint alors Arsène que certaines personnes dans les couloirs pouvaient avoir un comportement bizarre, presque dément et qu'il ne fallait pas qu'il se formalise. Arsène acquiesça d'un geste de la tête avant qu'ils ne franchissent la porte. 

Il put alors voir au loin un homme qui semblait en pourchasser un autre, c'était du moins ce qu'Arsène comprenait à ces paroles. Les autres le suivait de très près, dégageant la voix pour les deux voleurs. La chose était quasiment réglée. Le voleur se sentait néanmoins coupable de laisser un homme divaguer et peut-être se mettre en danger sans rien faire. Toutefois il savait que s'il intervenait en personne, il serait pris et jeté en prison. Il suivit donc la trace de son acolyte, courant à ses côtés à travers les allées du musée.

Ils arrivèrent sans souci jusqu'à la fenêtre conduisant au toit et trouvèrent celle-ci, sans surprise, bloquée. James se tourna alors vers son acolyte et s'adressa à lui :


"-Mes composés nous ont procuré un chemin paisible jusqu'ici, au tour de vos composés de jouer en ayant la bonté de nous ouvrir un passage vers la liberté ainsi qu'une bonne tasse de thé. N'oubliez pas que je dois toujours vous présenter des opportunités qui devraient vous intéresser"


Arsène sortit alors deux récipients contenant les mêmes composés qu'il avait montré à James dans le pub. Il en ouvrit une première, répandant un peu du liquide sur la pièce de métal bloquant la fenêtre, puis déboucha la seconde pour recouvrir le premier liquide. De nouveau un précipité mousseux se composa, commençant à grignoter tout ce qu'il touchait. Immédiatement, Arsène adressa un salut à son acolyte avant de lui tendre leur butin en disant : 

"-Voici votre sortie très cher, comme convenu. Il me reste une chose à accomplir, je vous demande donc de garder un oeil sur ceci jusqu'à demain au lieu convenu. Il y a votre part et la mienne mais je sais que vous ne me trahiriez pas. Auquel cas je finirais bien par vous retrouver et vous ne serez pas à l'abri d'une visite, ou d'un vol... A plus tard James."

Adressant un dernier clin d'oeil à James, Arsène s'éclipsa par là où ils étaient venu. Il rebroussa chemin, tentant tant bien que mal d'éviter les gardiens qui couraient dans tous les sens de façon désordonnée et fonça vers le lieu ou reposait le diamant convoité. Il s'arrêta à proximité de la section, observant de loin les policiers courant dans cette section, torche à la main. Le diamant était là, derrière une plaque de verre.

Arsène se révéla alors, s'écartant de sa cachette et siffla en direction des deux gardes. Les gardes se tournèrent alors vers lui, à la fois interloqué d'avoir Arsène en face d'eux alors que beaucoup le croyait totalement autre part, mais aussi avait relativement peur car ils avaient en face d'eux le voleur qui n'échouait jamais. Ils semblèrent pétrifié, ne bougeant pas d'un cil mais braquant sur Arsène la lumière de leurs lampes. Le voleur leva alors ses deux mains dans un geste très théâtral et leur lança :

"-Un petit tour de magie ? Attention aux yeux messieurs..."

D'un geste brusque, il rabattit ses mains vers le sol et une fumée grise et opaque envahie la pièce, couvrant totalement la vue des deux personnes. Ils s'avancèrent vers l'endroit où se trouvait le voleur mais ils ne trouvèrent personne. Ils commencèrent à tousser bruyamment, leurs yeux commençaient à être très irrités. Ils se tournèrent alors vers le socle qui contenait le diamant, ils s'en approchèrent pas à pas mais, lorsqu'ils arrivèrent pour s'assurer de sa sécurité ils remarquèrent un trou béant sur la vitre du côté. Le diamant était tout aussi volatilisé qu'Arsène.

En réalité le voleur venait tout juste de sortir du musée à la barbe des policiers qui cadraient le secteur. Il tenait dans sa poche le diamant relativement gros, le tâtant de ses doigts. Il était parvenu à le subtiliser en utilisant un vieux truc de magicien : Une poudre fumigène très utile pour les disparitions. Le nez dans un mouchoir, il s'était alors approché de sa cible, avait fait couler les deux liquides abrasifs et, sans même attendre qu'ils se consument totalement, avait plongé sa main à travers le précipité mousseux, récupérant son butin d'un geste vif. La veste de ce cher Hammond avait souffert de sa manoeuvre et avait du l'enlever rapidement, de même que ses gants mais il avait put repartir d'autant plus vite. Il avait ensuite découvert un garde isolé, l'avait assommé sans aucun mal puis lui avait emprunté ses habits. 

Il était désormais un policier courant dans les rues pour retrouver le célèbre Arsène Lupin, l'homme qui avait semblait être partout à la fois cette nuit. Il n'avait eu alors aucun mal à rejoindre la chambre qu'il occupait et à se débarrasser de ces oripeaux qui ne lui allait pas du tout. Un fois en sous-vêtement, il passa dans la salle de bain, voulant faire disparaître les traces de maquillages qui ornaient encore sa peau et ses cheveux. Son bain prit alors une teinte des plus bizarre, grisâtre. Une fois totalement nettoyé, il partit rejoindre son lit afin de se lever à l'heure pour le rendez-vous qui l'attendait le lendemain, un gentleman se doit de dormir afin de ne pas s'orner de cernes.

Il était présent le jour suivant devant la porte du Pub, dans une tenue de gentleman des plus seyante avec un haut-de-forme noir, des gants blanc et une canne. Il poussa la porte, redécouvrant  l'intérieur rappelant le style anglais et ses yeux se tournèrent vers la scène, désespérément vide. Il héla l'homme se trouvant au bar :

"-Pardonnez moi messieurs, la jeune fille qui chantait hier n'est pas ici ?"


Il était heureux d'avoir pu retrouver sa voix d'origine, décidément meilleur que celle qui avait la nuit précédente. En revanche la réponse qu'il obtint ôta sa gaité :

"-Non monsieur, c'est son jour de congé aujourd'hui désolé."


Arsène était déçu, il ne le cachait pas mais il savait bien qu'il y avait nombres de femmes sur terre et qu'il finirait bien par en convoiter une autre, peut-être même beaucoup plus jolie. Il sourit à cette idée, caressant du bout des doigts le diamant bien dissimulé dans sa poche intérieur. Il alla s'asseoir au bar, attendant avec impatience la venue de son compagnon d'une nuit et cette requête qu'il semblait vouloir lui adresser.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Sam 7 Nov - 16:37

"-Voici votre sortie très cher, comme convenu. Il me reste une chose à accomplir, je vous demande donc de garder un oeil sur ceci jusqu'à demain au lieu convenu. Il y a votre part et la mienne mais je sais que vous ne me trahiriez pas. Auquel cas je finirais bien par vous retrouver et vous ne serez pas à l'abri d'une visite, ou d'un vol... A plus tard James."



James regarda son complice repartir à l'intérieur du musée qu'ils venaient de quitter en lui laissant les bijoux dérobés plus tôt. Il ne doutait pas que celui ci arriverait en effet à le retrouver au cas où il décide de s'éclipser avant de partager le butin. Cette idée n'avait même pas traversé l'esprit de Moriarty, son complice lui avait fait confiance, il ferait tout pour honorer cette confiance.

Sortant par l'ouverture dégagée par le voleur, il se retrouva sur le toit du musée. Comme il s'y attendait, deux policiers étaient de faction sur le toit, au cas où le voleur utiliserait cette sortie pour fuir. Deux tirs de son arme auraient tôt fait de résoudre ce léger ennui. Mais dans cette situation leurs chances de mourir en tombant du toit pendant leur hallucination étaient grandes et James ne voulait pas que cette mort puisse être imputée à son complice.


Saisissant un bout de bois qui traînait du coté de l'ouverture il le lança de toute ses forces à l'autre bout du toit. Une fois les gardes alertés par ce bruit il sorti de l'ombre et se dirigea vers l'escalier de secours sans qu'aucun des policiers ne le remarque. Descendant avec légèreté les marches, il posa le pied dans la ruelle en contrebas, cacha les bijoux sous son manteau et s'avança dans la rue principale.


Après quelques pas, il se fit arrêter par un policier effectuant sa ronde.

-Plus un geste monsieur !!


James s'exécuta, se redressant de toute sa hauteur afin de rajouter à son allure le signalant comme appartenant à la haute société et attendit que l'homme arrive à sa hauteur avant de répliquer d'un air parfaitement innocent.

-Qu'y a t il monsieur le policier ?

-Désolé Sir, un célèbre voleur à été signalé dans les environs et nous devons assurer la sécurité de ce musée.

S'approchant de James au point de le toucher, le policier se mit à saisir la peau de son visage avant de la tirer.

-Aïe mais que faites vous ? Est ce la les nouvelles manières de la police ?

-Veuillez une nouvelle fois m'excuser monsieur mais ce voleur est réputé pour la qualité de ses déguisements et je devais m'assurer que vous ne portiez pas de masque. Répondit le policier d'un air gêné tout en s'éloignant de Moriarty.

-Eh bien vous voila rassuré à présent, suis je libre de partir où bien allez vous encore osé me soupçonner d'avoir moi même cambriolé ce musée ? insista James en se dotant d'un ton qui se voulait autoritaire.

-Non Sir, bien sur que non veuillez m'excuser encore une fois.

James laissa le policier se perdre dans ses excuses et continua sa route, s'éloignant du musée et se dirigeant vers la chambre qu'il occupait dans son hôtel.




Le lendemain, entrant dans le pub de style victorien il eut la surprise de découvrir son compagnon assis au bar, un air déçu sur le visage mais affichant néanmoins un sourire. Il ne fallut qu'une demi seconde à James pour faire le rapprochement avec son comportement lors de leur rencontre précédente et l'absence de la jeune femme sur scène. S'approchant de lui, il s'assit sur le tabouret voisin de celui du voleur.

- Ravi de vous retrouver mon cher ! Comme vous pouvez le constater je ne suis pas venu les mains vides. James fit passer un sac contenant l'entièreté du butin à Lupin. Vous noterez aussi que je n'ai nul besoin de ceci, mes entreprises me fournissent déjà suffisamment aussi je vous laisse en profiter à votre guise.

Laissant à Lupin le temps de saisir le sac et buvant une gorgée de son brandy habituel il enchaîna.

-Mes intérêts personnels se trouvent ailleurs, des informations voila ce que cherche. Malheureusement celles ci sont bien protégées et seuls des personnes aussi habiles que vous pourraient me les procurer. Bien sur comme vous vous en doutez vous aurez aussi quelques choses à y gagner. Connaissez vous cette légende parlant d'un autre monde situé on ne sait où et peuplé de gens censés influencer notre monde ? Et si je vous proposer de vous y emmener ?
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Mer 11 Nov - 20:17

La venue de son complice ne tarda guère. En réalité elle intervint quelques minutes à peine après qu'Arsène se soit adressé au barman. James vint alors s'asseoir au côté du voleur. Il portait, en plus de ses habits très chics, un sac d'où s'échappaient des sons clinquant. Nul doute de ce qu'il s'agissait. 

Arsène adressa à l'attention de son complice un sourire franc avant de lever son chapeau tel un gentleman. C'était la coutume, que certains respectaient avec beaucoup plus de rigueur que d'autres. James commanda alors la même boisson que la veille, tout comme le voleur, puis s'adressa à Arsène :

- Ravi de vous retrouver mon cher ! Comme vous pouvez le constater je ne suis pas venu les mains vides.


Arsène soupesa vaguement le contenu du sac et sut que celui-ci contenait la totalité du butin. 

Vous noterez aussi que je n'ai nul besoin de ceci, mes entreprises me fournissent déjà suffisamment aussi je vous laisse en profiter à votre guise.


-Puisque vous insistez j'accepte, néanmoins sachez que je compte laisser ma partie du butin dans l'appartement de monsieur Hammond pour sa coopération involontaire. Je n'ai nul besoin d'argent, je trouve que tout le plaisir du cambriolage est dans le risque et non dans la récompense. Voyez ça comme un jeu.


La voix d'Arsène était redevenue celle qu'il arborait tous les jours, heureusement. Il préférait de loin cette voix là, non camouflée et allant beaucoup mieux avec son apparence.

Les boissons arrivèrent alors et les deux hommes prirent le temps de savourer quelques gorgées avant de reprendre le fil de leur conversations. Les gentlemans savaient reconnaître une bonne boisson lorsqu'ils l'avaient dans les mains, et savaient en profiter au maximum. C'est alors que James poursuivit :

-Mes intérêts personnels se trouvent ailleurs, des informations voila ce que cherche. Malheureusement celles ci sont bien protégées et seuls des personnes aussi habiles que vous pourraient me les procurer. Bien sur comme vous vous en doutez vous aurez aussi quelques choses à y gagner. Connaissez vous cette légende parlant d'un autre monde situé on ne sait où et peuplé de gens censés influencer notre monde ? Et si je vous proposer de vous y emmener ?



Arsène, alors en train de boire une gorgée de son Bourbon, crut s'étrangler en entendant de la bouche d'une personne semblant aussi rationnel que lui, l'évocation de cet autre monde. Une légende, c'était le moins que le pouvais dire. Peu de gens connaissaient cette histoire et de sombres choses seraient arrivés aux personnes tentant de se rendre dans cet autre monde. Et James proposais d'y amener Arsène ?

-J'en ai entendu parler, bien que les récits ressemblaient plutôt à des fables sans vraisemblance. Soyons sérieux James, je ne doute pas de votre parole mais croyez vous réellement à un tel monde ? Je suis quelqu'un d'assez pragmatique et j'ai besoin de voir pour croire. Si vous pouvez me le montrer, je réfléchirais à votre proposition et serais sans doute enclin à accepter votre offre. 

Arsène jouait ainsi la sécurité. Il n'acceptait pas le travail de James mais ne disait pas non non plus, bien au contraire. En réalité il était curieux d'un tel monde. Et si ce monde pouvait exister, alors Arsène pourrait sans doute y trouver des lieux d'autant plus amusant et excitant à cambrioler. Il suivrait James sans sourciller, après tout il n'avait rien à perdre, mais avant cela, il irait déposer les bijoux chez Hammond.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par James Moriarty le Lun 30 Nov - 13:34

-J'en ai entendu parler, bien que les récits ressemblaient plutôt à des fables sans vraisemblance. Soyons sérieux James, je ne doute pas de votre parole mais croyez vous réellement à un tel monde ? Je suis quelqu'un d'assez pragmatique et j'ai besoin de voir pour croire. Si vous pouvez me le montrer, je réfléchirais à votre proposition et serais sans doute enclin à accepter votre offre.

Ainsi le voleur ne le croyait pas, cela n'était pas étonnant, aprés tout, lui même ne l'aurais pas cru, ne l'avais pas cru avant de se voir littéralement transporté dans ce monde. Depuis, James avait appris bien des choses sur les autres mondes ainsi que sur les portails permettant de se transporter de l'un à l'autre.

-Je ne vous demande pas de me croire sur parole bien sur, vous savez je ne suis pas homme à parler sans preuves à avancer. J'ai déjà effectué le voyage entre ces mondes et si vous n’êtes pas prêt à me croire je vous demanderais juste de me faire confiance suffisamment longtemps pour me suivre à Londres le temps d'un court voyage qui pourrait être pour vous le début d'une infinie aventure. Retrouvez moi ici demain matin si vous tenez à m'accompagner.

Finissant son verre il sortit du pub laissant son complice à ses pensées derrière lui. De retour à son hôtel il fit parvenir un message à Moran à Londres afin que celui fasse les préparatifs nécessaires à leur arrivée. James n'avait pas l'intention d'amener le voleur aux chutes afin d'emprunter le portail menant à la cave de son immeuble. Fort heureusement il avait découvert un autre portail reliant Big Ben à son époque.

Toutefois, dans le futur, la tour était un site touristique et donc était fréquenté par de nombreux curieux, il nécessitait donc un minimum d'organisation pour assurer la sécurité des voyageurs. Il était d'une importance capitale que personne ne soit témoin de ces voyages. Quelques hommes de main infiltrés parmi les visiteurs pour endommager une pièce minime dans la salle du passage, ses hommes remplaçant l'équipe d'entretien et fermant la salle au public et la pièce serait sécurisée. James faisait confiance à Moran pour cela, l'homme ne l'avait jamais déçu et lui était d'une fidélité à toute épreuve. Nul doute qu'il essaierait de continuer son oeuvre après sa mort ... si James mourrait un jour.

Allongé sur son lit, les yeux fixés sur le plafond, James réfléchissait, les portails semblaient déja puissants tels qu'ils étaient mais ils avaient un potentiel encore plus grand dont même lui avait peine à saisir l'ampleur. Son plan prenait forme, il comprendrait comment utiliser et contrôler ce pouvoir.
avatar
James Moriarty

Messages : 23
Date d'inscription : 24/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Arsène Lupin le Lun 14 Déc - 23:16

-Je ne vous demande pas de me croire sur parole bien sur, vous savez je ne suis pas homme à parler sans preuves à avancer. J'ai déjà effectué le voyage entre ces mondes et si vous n’êtes pas prêt à me croire je vous demanderais juste de me faire confiance suffisamment longtemps pour me suivre à Londres le temps d'un court voyage qui pourrait être pour vous le début d'une infinie aventure. Retrouvez moi ici demain matin si vous tenez à m'accompagner.


Arsène suivrait bien entendu son nouveau complice partout où celui-ci irait, surtout pour constater de ses propres yeux l'existence de cet autre monde. Il avait entendu quelques récits de ce monde qui avait le pouvoir d'influencer la vie des concitoyens du voleur. Un tel pouvoir était un chose extraordinaire, et dans un sens Arsène voulait tout savoir à se propos. C'est pourquoi il se jura intérieurement d'être présent à ce bar le lendemain matin, prêt à partir sur l'heure pour cette destination si bizarre.

Le gentleman termina cul sec le reste de son alcool, observant son associé quitter le bar, non sans une pointe d'impatience. Ce James Moriarty, si c'était bien lui comme le supposait Arsène, était réellement un homme plein de ressource. Le voleur posa son verre sur le bois du bar, laissant le feu de l'alcool envahir sa gorge et le réchauffer et sourit à cette opportunité qui s'offrait à lui.

Baissant les yeux, le gentleman eu néanmoins la surprise d'apercevoir la note pour les deux boissons, celle commandait par Arsène et celle de James. Cet homme l'avait floué, volontairement ou non, en lui laissant le soin de régler sa note. Arsène éclata de rire, il venait de se faire avoir en beauté. C'était de bonne guerre. Il chercha dans sa poche de quoi régler les frais puis s'éclipsa à son tour.

Le voleur s'en alla à son appartement, remballant toutes les affaires lui ayant servit. C'était le grand départ qui approchait. Il en profita toutefois pour déplacer le lit, sortir un pot de peinture rouge et écrire en grosses lettres : Arsène Lupin était ici en vacance. Il savait que ce message serait bientôt découvert par Herlock Sholmes, mais laisserait sans doute la police dans l'embarras. Il replaça le lit, cachant ainsi le message.

Il attendit la nuit pour se rendre chez Hammond, au plus tard possible ou plus tôt selon les points de vue. Il savait que le conservateur avait réussi à faire entendre raison aux enquêteurs et avait pu revenir dans ses appartements. La honte n'en serait que plus grande. Arsène força la porte relativement facilement et entra sans aucun bruit, s'approcha de la table du salon, déposa l'ensemble des bijoux volés la nuit dernière moins le diamant Hope et tout ça sans même réveiller le vieil homme. Il en profita pour laisser une simple note : Votre sécurité est nulle, signé L. PS : Changez votre serrure.

Le message ainsi passé et le colis livré, Arsène put retourner à son appartement en passant par des rues transversales, au cas où il serait suivi, puis se laissa aller au sommeil. En réalité il ne dormi que très peu à cause de l'excitation. Il était fin prêt, il voulait partir.

Le lendemain, il était levé aux aurores pour retourner au pub. Il s'habilla rapidement et s'en alla, sans un regard en arrière pour cette planque qu'il quittait. Il se rendit jusqu'au lieu de rendez-vous, en avance à nouveau, afin de profiter une dernière fois de la vue de la ville. Cette distraction le fit arriver pile à l'heure prévue.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 108
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un nouveau départ (Libre)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum