Fiche du Marionnettiste/Lestat Addison

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Fiche du Marionnettiste/Lestat Addison

Message par Lestat L. Addison le Jeu 10 Déc - 14:59




Votre Personnage



Fiche d'identité


Nom/Prénom: ADDISON Lestat Lysandre/et diverses identités selon le pays où je suis envoyé pour tuer; dans le pays de maman je m'appelle Lestat Archambault

Age: Vingt-six ans sur Terre, exactement quatre-cent-quarante-quatre ans sur Sempiternel

Sexe: Au départ maman voulait une fille, mais je suis un homme

Groupe : Légende

Nationalité/Conte d'origine: Sur Terre je ne suis qu'un simple anglais, sur Sempiternel, rien de plus que l'invention d'une terrienne qui s'est imaginée que je suis à l'origine des évènements de Pineview Drive; mais bon, ce n'est qu'une version des choses, n'est-ce pas ?

Profession : Médecin légiste sur Terre et assassin pour Utopia, et sur Sempiternel...c'est compliqué...

Pays/Ville de résidence : Avec maman sur Terre, toujours compliqué sur Sempiternel

Objectif de votre personnage: Fabriquer la Poupée Parfaite est mon dessein, mais je veux surtout que ma vraie mère m'aime et sois fière de moi

Signes distinctifs : Ma tête penche toujours un peu vers la droite, je fixe quelques fois l'horizon comme si j'étais le seul à apercevoir quelque chose que les autres ne voient pas. Ma peau est extrêmement pâle et j'ai des yeux vairons - un bleu foncé et un bleu clair - dû à une blessure à l'un d'eux, donnant cours à une hétérochromie. Je boite légèrement. Quelques cicatrices parcourent mon corps. Mais cela n'est que sur Terre. Sur Sempiternel...eh bien...Mon corps est à moitié fait de chair et de bois magique, je n'ai qu'un œil bleu car l'autre est une orbite vide dissimulée par un cache-œil, ma poitrine ne se soulève pas pour prendre de l'air car je n'ai pas besoin de respirer, puisque je n'ai pas de poumons

Pouvoir/talent particulier : Sur Sempiternel, je détiens le pouvoir de créer, de la même manière que les araignées, un fil que je peux tisser comme bon me semble, mais il est bien plus solide qu'un fil d'araignée et nettement plus tranchant; mais avec de l'eau, mes fils se détendent et mes victimes peuvent s'en aller si elles parviennent à s'en dépêtrer. Je suis également incapable de ressentir la douleur, vu que je n'ai plus de nerfs, mais je n'en reste pas moins vulnérable à beaucoup de choses; c'est juste que je ne ressens rien physiquement. Enfin, j'ai une très grande précision et une bonne dextérité, me permettant ainsi de manier des petites lames comme des scalpels assez facilement. Sur Terre, je ne garde que ma grande précision ainsi que ma dextérité, puisque je n'ai aucun fil sortant de mon corps de bois et je ressens à nouveau la douleur. Mais de part mon lien particulier avec deux personnes en ce monde, j'ai développé une sorte de télépathie avec eux et uniquement eux; je peux leur parler et vice-versa par la pensée, cela s'arrête là, et elle n'a cours que sur Terre seulement

Description



Description mentale :

On me dit que je suis fou, je réponds que j'ai ma logique propre et qu'elle ne convient pas aux normes de la société. On me dit que je suis dangereux, je réponds que je défends seulement mon point de vue en signant dans le sang mes actes et en rétorquant avec une lame. On me dit que je suis un cannibale, je réponds que je me nourris avec de la viande fraîche adaptée à mon régime alimentaire sain et équilibré, puisque je ne peux trouver une telle chair dans le commerce habituel. On me dit que je suis un monstre, je réponds que je ne suis rien de plus qu'un artiste incompris car mes créations ne plaisent pas à la majorité; elles dégoûtent, écœurent et horrifient les bonnes gens hypocrites.
 
Je suis un simple et honnête citoyen, j'ai toujours voulu embellir mon royaume natal, car j'aime la beauté et je la vénère. Les choses laides et corrompues, je ne peux les supporter, je dois les transformer ou m'en débarrasser pour qu'elles ne puissent pas œuvrer à enlaidir ce qu'elles touchent. Je suis un artiste, et en tant que tel, je me dois de créer de belles choses; je suis un fabricant de poupées. Elles doivent toujours être mignonnes, magnifiques...parfaites. Mais il manque toujours quelque chose, elles ne sont pas parfaites, juste...jolies à regarder. J'ai connu la perfection de la beauté, mais on me l'a ravi...Je dois tout recommencer.
La chasse est un sport que j'aime pratiquer. L'adrénaline que cela m'apporte, cette quête pour comprendre sa proie et la piéger, prendre plaisir à lui courir après, la traquer, ce plaisir de la voir prise dans le traquenard que l'on a pris soin de fabriquer soi-même, cette jubilation de mettre fin à sa vie pour ensuite mutiler son corps, la dépecer et la cuisiner. Oui. J'aime chasser, et j'aime assaisonner la viande selon mon goût. C'est très agréable de faire un peu de cuisine. C'est très important de choisir la garniture qui ira avec sa viande, la boisson aussi, et tout le menu en fait.
 
J'aime l'ordre et la propreté. Je n'aime pas spécialement quand le sang gicle, mais quelques fois, je crains que cela soit une chose nécessaire à l'embellissement d'une personne qui devient alors, disons-le franchement, l'une de mes précieuses créations. Cependant, je me dois de tout nettoyer après. Plus de traces de sang, pas de morceaux d'intestins ou de cervelle dépassant, ce serait bien trop laid et on ne pourrait pas apprécier la beauté comme il le faudrait si on se retrouve omnibulé par un détail dérangeant. Je range tout comme il faut. Pas un gramme de poussière, jamais. Pas de saletés, jamais. Pas de désordre. Tout bien rangé, bien à sa place, au millimètre près. Je prends des gants pour cela, car je n'aime pas laisser de traces quand je fais le ménage. Sinon, ce n'est pas propre entièrement. Je suis peut-être trop minutieux, mais j'aime l'ordre. Tout doit être à sa place.
 
J'aime les jeux de logique et les énigmes, cela entraîne mes cellules grises, les réveille. J'aime poser des devinettes, créer des puzzles. J'aime le théâtre et les mises en scène, mes créations se doivent d'avoir le meilleur décor pour une parfaite représentation dont je tire les ficelles; lesdites mises en scène sont des énigmes en elles-mêmes. D'une pierre deux coups. De quoi faire réfléchir les spectateurs tout en leur faisant admirer mon travail d'artiste !
 
J'imagine que tout le monde doit aimer sa mère. En vérité, je n'ai jamais aimé celle qui m'a élevée, quant à ma génitrice, c'est une bien sordide affaire. Non, je n'aime que ma vraie mère, la vraie m'ayant engendré. C'est grâce à elle que j'existe après tout. Mais...elle ne m'aime pas à ma juste valeur. Elle a peur de moi. Je ne veux pas. Je suis gentil pourtant. Je suis très attentionné avec elle. Oh...peut-être faut-il que je change de type de cadeaux, cela ne doit peut-être pas lui plaire; je sais qu'elle me dit les aimer, mais je sens qu'elle a de plus en plus peur. Elle a dit cela pour me faire plaisir. Oh, c'est gentil, mais il ne fallait pas. Non...Je sais ce qu'elle pense après tout.
Oh ma gentille maman, je t'aime ! Ne t'en fais pas, je vais être un très gentil garçon ! Tu n'auras plus peur de moi ! Plus jamais ! Et tu m'aimeras. Oui...Tu m'aimeras et tu n'aimeras que moi. Tu verras que des deux, je suis ton seul et unique fils. Ton vrai fils.
 
Spoiler:
Aliment/Plat préféré: Assurément, la viande humaine fait partie de mon régime alimentaire actuel. Le plat avec lequel j'aime me sustenter avec une telle chair parfois délicate et peu prisée, n'est rien d'autre qu'une assiette de beignets de cervelles fraîches avec une délicieuse sauce à l'ail et à la mangue; un goût subtilement fruité et doux pour une viande tendre et savoureuse ! Un délice !
Fruit préféré: Le mangoustan, fruit du sud-est de l'Asie que l'on retrouve principalement au Vietnam. Semblable à un gros litchi enfermé dans une coque plus dure. La chair est très tendre et sucrée tandis que lécher l'intérieur de la coque vous fera vomir tant c'est amer. Idéal pour les desserts, principalement les salades de fruits exotiques ou accompagnée d'une petite boule de glace au goût fleuri (violette, rose ou coquelicot) ou au goût fruité (litchi, mangue ou fruit de la passion).
Boisson préférée: Le thé/la tisane/l'infusion. J'en raffole. Maman aussi. J'aime le parfum délicat du thé à la rose et le bouquet fleuri et parfumé du thé "Passion de Fleurs". Le thé glacé est une très bonne invention. Je crois que j'en suis accro.
Couleur préférée: Le rouge du sang et du rubis, la couleur de l'amour passionnel que j'éprouve pour la seule femme de ma vie, tout le liquide vermeil et vital que je suis prêt à verser pour elle, le rouge est la couleur de la vie-même !
Musique préférée: Je n'en ai pas, j'écoute de tout, principalement ce que préfère Maman.
Animal préféré: Je crains de ne m'être jamais vraiment intéressé aux animaux pour dire que j'en préfère un tout particulièrement.
Végétal préféré: La rose au subtil arôme odorant selon l'espèce, et le chrysanthème, symbole du deuil et du mariage.


Description physique :

Au départ, ma peau avait la blancheur et la fragilité de la porcelaine; non pas que j'étais fait de cette matière, ceci n'est qu'une expression pour indiquer que j'avais une chair bien fragile, fine et délicate durant la première partie de ma vie, ce qui faisait que je marquais très vite lorsque je recevais un coup, rendant mon corps bien disgracieux à cause de quelques hématomes, écorchures et autres blessures. Mes cheveux arboraient une jolie teinte d'obsidienne, et ils m'arrivaient jusqu'aux épaules; j'avais pris l'habitude de me les attacher en une queue-de-cheval pour éviter de les avoir sur le visage puisque cela gênait parfois ma vision. Mes yeux avaient la couleur du saphir, bien qu'à cause d'une blessure à mon œil gauche j'eus une hétérochromie, donnant à l'iris de cet œil une couleur plus claire; j'avais donc des yeux vairons. Je boitais également, cela était dû à de mauvais traitements. Cela m'a grandement surpris de constater qu'à mon arrivée sur Terre, cette apparence première m'ait été rendue; si ce n'est que j'ai décidé de couper un peu mes cheveux, ayant perdu cette habitude de les avoir longs.
Mais j'imagine que l'apparence que j'ai sur Sempiternel ne doit pas convenir aux yeux des terriens.
En effet, je ne suis rien de plus qu'une marionnette de bois et de quelques rares morceaux de chair que j'ai gardé de mon ancien corps; à savoir, mon cerveau, mon coeur et mon œil couleur saphir, bien que fut un temps où j'ai pu gardé ma jambe gauche, mais j'ai dû me résoudre à la remplacer par du bois magique, comme tout le reste de mon corps. Ce nouveau corps magique fonctionne assez étrangement. Si mon cerveau est touché et que le coeur peut encore fonctionner, je ne meurs pas, et inversement si mon coeur est touché mais pas mon cerveau. Mais si les deux sont détruits, alors je meurs. Je n'ai pas d'autres organes humains, je n'ai donc pas besoin de manger, boire ou respirer pour survivre. Je n'ai besoin de rien. Juste que mon cerveau ou mon coeur ne soient pas détruits. De mes poignets, des sortes de fins petits tubes me permettent de faire sortir mes funestes fils, une matière plus solide que celui des araignées et plus tranchant dont on peut se défaire si un liquide comme de l'eau est déversé dessus; cette matière est sécrétée magiquement au niveau de ma poitrine dans une grande cavité reliée aux tubes dans mes bras menant à mes poignets. Le bois magique rend mon corps légèrement résistant, mais il est certain que le feu est ma faiblesse la plus grande, mais concernant les lames il faut tout de même forcer un peu (certes, une hache fait pas mal de dégâts). Mon corps de marionnette est recouvert d'une peau humaine recousue à quelques endroits; peau pâle entretenue avec de la magie. Mes cheveux ne sont qu'une perruque faite de vrais cheveux noirs que j'ai bien collé - ou plutôt agrafé - sur mon crâne de bois. Je me vêts d'un costume datant du XIXème siècle, noir, avec un haut-de-forme. Bien sûr, sur Terre, je porte des vêtements simples et pratiques. La magie n'étant pas là pour m'aider, il me faut des habits adaptés à ce que l'on ne me repère pas trop. Le blanc et le noir sont mes couleurs. C'est discret. Pas de rouge, cela est trop voyant; il n'y a que mes créations qui peuvent le porter. Après tout, dans un spectacle de marionnettes, on ne doit pas voir le Marionnettiste, n'est-ce pas ?


Histoire :


Ma génitrice était une fille de mauvaise vie et mon géniteur, l'un de ses clients les plus réguliers. Il lui avait promis monts et merveilles si elle parvenait à lui donner un fils puisque sa femme était incapable de lui en donner un; il était si désespéré qu'il souhaitait répudier son épouse en faveur de cette catin, il avait déjà cinq filles. Cette pourriture de riche bourgeois avait finalement trahi mon idiote de génitrice car sa femme avait enfin réussi à avoir un fils, il cessa tout simplement de la voir. Cependant, il revint vers elle une semaine après, son fils n'ayant pas survécu; quant à moi je venais de naître. Il tua son ancienne amante et me prit, clamant haut et fort que désormais j'étais son fils. Bien sûr, il n'eut rien puisqu'il paya pour qu'on se taise à ce sujet. Après tout, il était riche, il avait le droit. Et puis...Qui se soucierait du sort d'une prostituée ?
J'ai été élevé dans cette famille. Celle que j'appelais "maman" avait pour habitude de me laisser quelques hématomes sur la peau en guise d'affection, et jusqu'à ce que je sache la vérité, je pensais normal que papa vienne parfois me rejoindre dans mon lit le soir; il disait que c'était parce que j'étais un gentil garçon, et que cela devait rester notre secret à tous les deux. Ne jamais rien dire. Se taire. Juste le silence. Je m'entendais très bien avec mes soeurs, elles étaient si jolies que je redoutais la fois où le temps ravagerait leur visage fin et délicat, leur peau si douce et leur chevelure soyeuse. Je les aimais beaucoup et elles semblaient me le rendre en me laissant quelques marques de leur amour et nous jouions aux mêmes jeux que j'avais l'habitude de jouer avec papa. Cependant, cela cessa quand mon précepteur se rendit compte de ce qu'il se passait dans ma famille. Il trouva un prétexte pour m'éloigner quelques temps, car il savait d'avance que les autorités ne bougeraient pas. De toute évidence, il réussit à dissimuler ses véritables intentions avec une grande habileté, ne laissant rien paraître et gardant son sang-froid, car l'homme que j'ai eu l'erreur d'appeler "papa" m'autorisa à aller en vacances, séjourner cher ce cher précepteur très gentil. C'est là-bas que je me fis mes premiers vrais amis et découvrit l'illégalité des actes de mon exécrable famille adoptive; mais je ne savais encore rien de mes origines. Lors de ces vacances je pris goût au passe-temps de mon précepteur, la fabrication de poupées et de marionnettes. Il y en avait beaucoup chez lui, et je dois bien l'avouer, il savait y faire; ses créations étaient d'un si grand réalisme, et grandeur nature. Ce brave homme avait eu une femme magnifique qui était décédée dans d'atroces circonstances - si terribles qu'il avait toujours refusé de me dire comment afin de ne pas me choquer - et avait fait une poupée à son effigie afin de lui rendre hommage. Il en avait fait de même avec quelques uns de ses enfants qui avaient tous connus un destin tragique, et il avait voulu laisser un souvenir d'eux. Sa famille semblait victime d'une malédiction, car lors de mon séjour, un à un, chacun de ses enfants mourraient durant la nuit. J'entendais des hurlements et j'imaginais qu'ils devaient être horriblement malades. Fort heureusement, le calme revenait vite et au petit matin, on pleurait le mort ou la morte. C'était vraiment abominable de perdre ses enfants ainsi, et j'espérais ne pas être touché aussi par ce mal. Mais je fus rendu sain et sauf à ma famille. Je remarquais au moins l'efficacité de mon précepteur ainsi que sa ferveur, car à chaque fois qu'un de ses enfants mourrait, le lendemain, sa poupée prenait place dans la maison.
Je savais qu'en cas de problème, je pouvais me tourner vers lui; il avait pour nom Lester Addison. Et il était obsédé par la Beauté. Il me transmis son savoir-faire ainsi que ses secrets; ainsi ce mal qui avait frappé sa famille venait de lui...Mais un mal nécessaire puisque désormais ils étaient tous unis à jamais, dans la Beauté et l'immortalité, ils étaient tous magnifiques. Il n'y avait que moi pour le comprendre, et il m'avoua que, depuis longtemps, il aurait voulu faire de même avec moi, malheureusement, personne d'autre ne voulait reprendre la relève. Aucun de ses enfants n'avait voulu et encore moins sa femme. C'était bien malheureux, et je fis la promesse de continuer son oeuvre. Capturer la beauté d'une personne et la figer. Pour toujours. Il n'y avait qu'à lui que je pouvais confier mes secrets et vice-versa. Les traitements de ma famille adoptive continuaient, mais j'arrivais à supporter, sûrement parce que je le vivais depuis le début, que je l'avais accepté et que, bientôt, je savais que je pourrais en être délivré. Un plan s'était échafaudé dans ma tête. Fini les coups et les abus. Monsieur Addison m'avait grandement aidé. Ainsi, mon "père" succombait à une crise cardiaque, me laissant un héritage conséquent à ma portée et ma "mère" décéda d'une malheureuse chute dans les escaliers. Je savais que mes soeurs se doutaient de quelque chose, mais elles n'avaient aucune preuve. De plus, je crois bien que je leur faisais peur, et elles ne souhaitaient pas me mettre en colère. Je me retrouvais à gérer les affaires de ma famille, chose qui fut assez aisée avec l'aide de Monsieur Addison.
C'est en voulant me débarrasser de quelques affaires appartenant à mon paternel adoptif que je découvris la vérité à propos de ma lugubre naissance, c'était écrit dans son journal. Je n'aurais pas dû le lire, car je pense que cela aurait changé beaucoup de choses dans ma vie, mais au final, ceci me renseigna grandement. Et ce fut à ce moment que j'avais compris l'ampleur du mensonge qui avait été ma vie. J'avais été arraché à ma vraie mère, qui ne m'aurait, certes, pas donné un train de vie pareil. Mais je prenais peu à peu conscience de ce qu'il s'était passé. Ma famille pouvait tout faire à cause de ses richesses. Il y avait de la corruption partout. C'était une chose laide, et cela rendait les gens moins beaux à mes yeux. Je devais purifier le reste de ma famille avant que mes soeurs ne deviennent encore plus laides, je devais préserver leur beauté...Je les tuais toutes et les rendit belles pour toujours. Mon précepteur trouva mes premières créations encore plus réussies que les siennes, l'élève avait dépassé le maître. Bien sûr, je savais que j'étais devenu un meurtrier, mais j'ignorais si les autorités bougeraient ou non; elles ne le firent pas car je les payais toujours. Mais le reste de la population gardait une rancœur contre ma famille depuis si longtemps...Je décidais de m'enfuir pour éviter qu'ils ne me fassent du mal, emportant uniquement quelques richesses, en compagnie de Monsieur Addison.
 
Ainsi débuta une nouvelle vie, loin de mon lieu de naissance. Nous étions arrivés en un village qui nous était inconnu, mais où nous avions été bien accueilli. Nos ressources nous avaient permis d'acheter une maison où nous vivions très bien, et nous nous étions fait quelques amies que certains qualifiaient de néfastes fréquentations. Des femmes que l'on qualifiait de sorcières. Mais j'ignorais où était le mal.
Bien sûr, je n'étais pas obligé de changer d'identité, mais j'en avais cette envie; et puisque Monsieur Addison avait toujours agi comme un père à mon égard, je décidais de me nommer comme étant son fils et de me faire passer pour tel. Mon nom était désormais Lestat Lysandre Addison; de toute façon, je ne me souviens plus de l'ancien.
Je vécus sereinement durant quelques années où nos amies sorcières m'apprirent quelques rituels intéressants ne nécessitant pas forcément d'avoir quelque don magique. J'en épousais même une, répondant au doux nom de Theica Mortem, et ensemble nous vécûmes heureux. Monsieur Addison décéda quelques années plus tard, de manière naturelle, après avoir eu la joie de connaître sa petite-fille Anaëlysse. Mes amies me ramenaient souvent de quoi faire quelques nouvelles poupées, venant des alentours; je n'allais jamais en chercher les origines, tout ce qui comptait pour moi était le fait de pouvoir me remettre au travail. De temps en temps je me déplaçais avec ma charmante Theica dans les environs, ce qui me permit entre autre de connaître un certain Alfred Drevis qui avait le même objectif que moi, chose que je sus après une longue discussion avec lui quand il faisait son marché dans les bas-fonds d'une ville voisine, tout comme Theica et moi le faisions. Nous nous étions souhaités mutuellement bonne chance dans notre quête et nous ne nous revîmes plus jamais. Ultérieurement, j'appris son décès et l'incendie de son manoir; je n'ai jamais cherché à savoir si sa fille Aya avait survécu, cela ne me regardait pas.
Depuis que je connaissais ma femme, elle s'était mise dans l'idée que nous ne vieillirions jamais; la jeunesse et la beauté éternelles se devaient d'être gardées. Cela était ma quête depuis le début, mais je n'avais jamais imaginé l'appliquer à moi-même. Theica avait trouvé un moyen. Il suffisait simplement de se créer un corps nouveau, solide, résistant aux ravages du temps. Les nôtres étant fait de chair, de nerfs et de sang étaient trop fragiles bien que beaux. C'est à partir de là que ma vie bascula. J'ignorais encore que cette décision allait nous coûter cher.
 
Nos amies sorcières nous aidèrent dans notre projet. Elles nous trouvèrent ainsi du bois magiques quelque peu résistant, me permettant de le tailler, de le polir, d'en faire un corps me semblant parfait. Je ne vais pas décrire toutes les étapes à la fabrication de nos corps, cela serait bien trop long, ennuyant et fastidieux. Mais nos réceptacles étaient prêts. Malheureusement, alors que nous nous apprêtions à les tester pour y rentrer, nous fûmes attaqués par des gens en colère contre les sorcières et le village fut brûlé, rasé, pillé. Quelques unes de nos amies furent massacrées. Fort heureusement, je pus mettre ma famille et quelques biens à l'abri, et nous pûmes nous enfuir avec les survivantes.
 
Nous nous installâmes dans la forêt et nous construisîmes quelques petits abris assez sommaires que nous améliorions au fur et à mesure. Bientôt, ce furent de simples petites maisons rudimentaires en bois. C'était spartiate mais convenable pour chacun. La vie reprit son cours. Mais j'étais conscient que je me devais, en tant que père, de donner plus à ma fille. C'est pourquoi nous décidâmes de travailler durement pour amasser quelque argent afin d'acheter ce que la forêt ou nos amies sorcières ne pouvaient nous offrir. C'est ainsi que nous gagnâmes un manoir situé plus loin encore dans la forêt. Pineview Drive. Ma douce Theica s'était engagée comme servante auprès de la famille, ainsi que quelques unes de nos amies. Leur salaire était incroyablement élevé et je ne crus pas à la générosité de ces gens; c'est pourquoi ma femme m'avoua tout et me fit promettre de ne point m'énerver. Ils étaient aussi riches que l'était ma famille et se permettaient de disposer à leur guise des personnes venant demander un emploi de domestique chez eux. Les citoyens de la ville voisine les connaissaient bien, mais surtout ne les avaient pas vus depuis un moment car, apparemment, on ne les aimait pas beaucoup. Bien sûr, une idée germa dans mon esprit et fut adoptée par tout notre groupe. Après tout, pourquoi endurer quelque harcèlement malvenu de leur part ? Autant s'en débarrasser et de prendre leur place. C'est ce que nous fîmes et, bien évidemment, je ne décrirai en rien les scènes sanglantes qui s'étaient déroulées. Mais je ne m'arrêtais pas dans le massacre puisque je décidais de les punir des mauvais traitements et des abus infligés à ma femme, ma belle et douce Theica. En assemblant la magie de nos amies sorcières et quelques artefacts du manoir, je réussis à les réduire en l'état d'objets pouvant parfois se mouvoir. Ils restaient conscients de leur état. Le paternel finit en une poupée de clown, la mère en buste de femme en granit ne pouvant bouger que ses yeux, leur fille aînée en poupon portant une robe blanche, leur fils en sinistre épouvantail et les amis riches qu'ils hébergeaient en gargouilles. Ils seraient prisonniers de leurs nouveaux corps et ne pourraient pas quitter le périmètre du manoir. Au départ, nous les parquâmes au sous-sol d'où ils ne pouvaient sortir par eux-mêmes, incapables d'ouvrir la porte scellée magiquement. Ce n'est que plus tard que cela arrivera, alors que j'habitais enfin mon nouveau corps qui se devait d'être éternel et que je tentais de rendre à jamais belle ma propre fille; je ne comprenais pas ses réactions effrayées à mon encontre, il m'était impossible de lui faire du mal en figeant pour toujours sa beauté, n'est-ce pas ? Non...elle devait comprendre qu'elle avait de la chance...Mais elle ne me comprenait pas, ou plutôt elle ne voulait pas. Dans le même temps, le Roi d'Argent vint. Ce faucheur portant le nom de Kagi avait entendu parler de moi, j'ignorais comment mais je n'ai jamais cherché à le savoir. Tout ce qui compte est ce qu'il avait fait. Dans un premier temps, il se battit contre moi, m'empêchant d'embellir définitivement ma fille. Afin de m'aider, Theica et ses amies se joignirent au combat. Elles succombèrent aux coups de faux de ce monstre qui m'arracha les gens que j'aimais. Et en dernier lieu, il me prit ma fille, lui interdisant la Beauté Eternelle en l'éloignant de moi. Il me laissa pour mort et s'en alla. Je jurais de me venger. S'enfuir du manoir fut fastidieux car avec la mort de mes amies sorcières et de ma femme, le sceau retenant mes victimes avait été rompu. Elles m'avaient poursuivies jusqu'à ce que je parvienne à partir. Je ne pus même pas emporter les corps de mes amies qui furent déchirés par les coups vengeurs de ce que nous avions engendrés; seul celui de ma femme fut sauvegardé par mes soins.
 
Je n'avais nul part où aller, et on me rejetait à cause de mon apparence. J'étais désespéré. J'avais enterré depuis longtemps le corps de Theica qui avait commencé à pourrir; j'avais échoué dans ma mission. Mais me venger de cet être qui m'avait tout pris serait ma nouvelle motivation. Je ne rêvais que de ce moment. Je me mis à tuer pour le compte de certaines personnes, gagnant de quoi vivre et surtout acheter de quoi améliorer mon corps, améliorer mes armes, m'entraîner, toujours et encore. Et puis vint le jour de ma vengeance.
Notre combat fut grandiose et je finis par le vaincre; mais plutôt que de l'achever je décidais d'en faire mon prisonnier. Grâce aux rituels que mes amies m'avaient appris, j'enfermais son esprit dans une peluche à son effigie; ainsi il ne pouvait jamais aller bien loin, et cela restait plus pratique que de l'enchaîner quelque part, et il était inutile de le nourrir. Bien sûr, il pouvait parler, mais par télépathie, et ce, uniquement avec moi; car pour les autres n'entendaient que des sons étranges: buh, buluh, bouh, bululu; enfin...ce genre de bruits qui ont tôt fait d'agacer. Je l'avais interrogé, bien sûr, pour savoir où était ma fille; j'avais de grands desseins pour elle, malheureusement il m'apprit qu'elle était morte. Je ne le crus qu'après avoir vu son corps; de par la vision d'horreur que m'avait frappé en voyant son cadavre, j'en avais déduit que c'était la maladie qui l'avait emportée, une terrible maladie; fichues fleurs du mal...J'avais encore échoué. Je n'avais pu conservé la beauté d'aucune des femmes que j'aimais le plus au monde.
 
Je n'avais plus aucun but si ce n'était que d'aider des jeunes filles à sauvegarder leur beauté et leur innocence, à jamais figées sur un doux visage serein, dont les yeux ne seraient même plus obligés de supporter la douleur et l'horreur de ce bas-monde; mais cela n'était qu'un objectif bien maigre, il me fallait quelque chose d'autre, une véritable raison de vivre.
Et ce fut cette quête qui me mena jusqu'au monde des Créateurs. Evidemment, je n'y suis pas parvenu seul, mais expliquer le détail de toutes ces choses serait bien inutile et fort ennuyant. Que l'on sache seulement que c'est là-bas que je trouvais ma motivation.
Un simple personnage crée de toutes pièces, voilà ce que j'étais, ce que je suis. Loin de le prendre mal, je me devais de découvrir tout de la personne qui m'avait donné naissance, et également de connaître ce que je pouvais être ici. Après quelques recherches, je tombais sur une fiction sur la Toile d'une espèce d'araignée inconnue qui rassemblait tant d'informations, une sorte de grande bibliothèque aux accès divers et variés ! Une fiction parlant d'abord de mon prisonnier, et puis de moi. Ce fut à partir de là, de fil en aiguille, bien que cela me prit du temps, je pus remonter jusqu'à cette personne. Et quand je la vis, mon coeur s'emballa. Mon créateur était une créatrice, et c'était donc bien plus...Elle était tout ce dont je rêvais, je venais de trouver mon but.
C'était ma mère, elle n'avait pas accouché de moi mais cela m'importait peu, elle m'avait donné naissance; c'était tout comme. Ma petite maman qui souffrait de tout son être, je devais la protéger, quoiqu'il arrivait; c'est pourquoi je me mis éliminer tout ce qui lui causait du tort. Entrer dans sa vie fut un jeu d'enfant, tout lui dire à mon propos fut facile, mais la rassurer fut une tâche ardue; elle était à la fois en colère, désespérée et très effrayée, jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il était dans son intérêt de me faire confiance, je n'étais là que pour elle et rien d'autre. Jamais je ne pourrais lui faire du mal, bien sûr, ma pauvre petite maman, ma si fragile maman, comment peut-elle penser que je lui ferai quoique ce soit ? Je l'aime beaucoup trop...
C'est pourquoi je me dois aussi de subvenir à ses besoins, et le travail venant d'Utopia ne manque pas et est bien payé; je ne demande jamais grand chose, juste de quoi aider maman. Je veux juste qu'elle soit heureuse et qu'elle m'aime...Un jour elle comprendra.


Test RP :


Test RP

Je la regarde profondément assoupie sur son lit, elle ne se réveillera pas avant demain, j'en suis sûr et certain. Je me rapproche d'elle et ramasse les feuilles de cours qu'elle a laissé tomber pour les poser sur son bureau. Le marchand de sable aurait pu attendre encore un peu, je crains déjà de la voir épuisée au petit matin, avec la hantise de ne pas avoir assez étudier pour l'absurde test écrit.
Je relève avec douceur les mèches masquant son visage sans couleurs et remarque aussitôt les larmes que je m'empresse d'essuyer. Le simple fait de la sentir triste est comme une blessure profonde que je ne sais pas soigner. J'ignore les bruits agaçants qu'émet l'insupportable personnage confortablement blotti dans les bras de maman, tout comme ses paroles narquoises; si cela ne tenait qu'à moi, je l'aurais déjà jeté de rage à l'autre bout de la pièce, mais elle n'aimera sûrement pas mon geste et cela augmenterait sa peur à mon encontre.
Sans aucun bruit, je quitte sa chambre pour me rendre dans la mienne. Il se fait tard et j'ai encore bien des choses à faire, tandis que je sens la fatigue me gagner peu à peu; j'avais oublié cela...l'épuisement...Sur Sempiternel, mon corps me permettait de ne jamais avoir besoin de me reposer; ici tout est si différent. Me réhabituer et apprendre, quel ennui, mais quel défi ! Peut-être que si je m'améliore, elle pourrait être fière de moi ! Je ne verrai plus cette lueur de terreur chaque fois qu'elle pose les yeux sur moi...
J'observe attentivement la missive reçue sur la Toile; j'ai encore du mal à assimiler le nom de l'araignée intelligente qui l'a crée, mais qu'importe. Je n'ai pas besoin de la relire, une seule lecture me suffit; je n'ai plus qu'à trouver la victime désignée et à lui faire payer cher d'avoir osé importuner Madame.
Personne n'importune Madame.
Personne ne se met en travers du chemin de la Reine.


Vous

Pseudo/nom: Akuma

Age: Dix-neuf ans, comme toujours on se demande si mentalement c'est pareil...

Avez vous lu le règlement ? : Bah...oui...

Comment avez vous connu le forum ?: J'y suis déjà !

Que pensez vous de celui ci ? Toujours la même chose...


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Lestat L. Addison

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Re: Fiche du Marionnettiste/Lestat Addison

Message par Macaria le Lun 14 Déc - 14:26

Oh un taré !  

Félicitations, j'ai le plaisir de te valider. Amuse toi bien !
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Macaria
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