Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Arsène Lupin le Jeu 10 Mar - 21:18

La position pour laquelle avait opté Arsène ne lui permit pas une nuit parfaite néanmoins celle-ci eut le bénéfice d'être reposante. Il ne se réveilla qu'une fois, levant la tête pour jeter un coup d'oeil à la princesse endormie et lui remit la couverture, qu'elle avait retirée, sur elle. Il aimait prendre soin d'elle. Il la regarda quelques secondes dormir paisiblement, ne cachant pas son sourire de voir son visage d'ange si détendu. Finalement il quitta cette vision reposante et retourna sur sa chaise, remit sa tête dans ses mains et ferma les yeux à nouveau.

Le sommeil finit par le gagner, un sommeil sans rêve ou tout du moins aucun d'assez marquant pour qu'il ne s'en souvienne. Il ne se réveilla totalement que lorsqu'il sentit une main se poser sur son épaule et le secouer. Il s'était endormi d'un sommeil profond, faut dire qu'il manquait de sommeil depuis quelques jours. Lorsqu'il sentit le geste sur son épaule, il ouvrit un oeil malgré tous les efforts que cela lui demandait. 

-Arsène… il va falloir partir… Vous avez réussi à dormir un peu dans cette position ?


La question de Blanche était tout à fait légitime. Arsène releva la tête, prenant le temps que ses sens ne se réveillent eux aussi puis regarda le visage de celle qu'il avait regardé dormir auparavant. Toujours aussi charmante... Il lui sourit, d'un sourire qui se voulait rassurant puis lui répondit :

-Vous aviez besoin de repos... Croyez moi j'ai connu pire, j'ai pas si mal dormit...


Sa réponse la rassura visiblement car elle passa totalement à autre chose. Elle l'avertit de l'heure qu'il était : 8h20. C'était plus qu'Arsène ne le souhaitait. Si ce que disait Blanche s'avérait vrai alors il leur aurait fallut plus tôt encore. Cependant il n'entendait toujours personne derrière la porte, preuve qu'ils avaient encore un peu de temps.
Arsène se releva, la remerciant de l'attention que lui portait Blanche et se dirigea vers la porte de la salle de bain. Sa jambe le tirait mais il tenta de n'en faire rien paraître : On ne montre pas ses faiblesses. Il se traîna jusqu'au lavabo et fit couler de l'eau fraîche qu'il se versa sur le visage pour parfaire son réveil. Il jeta un coup d'oeil à la glace et sourit : Le manque de sommeil n'avait pas entamé son beau visage, il avait toujours une chance de séduire Blanche...

Lorsqu'il quitta la pièce, Blanche était prête à partir mais avant elle lui conseilla de se débarrasser de son chapeau, beaucoup trop reconnaissable à son goût. Il savait qu'elle avait raison, bien entendu. On apprend pas au vieux cambrioleur à faire la grimace, ou quelque chose comme ça... Il décida néanmoins d'en plaisanter :

-Oh Très chère, vous demandez à une gentleman de se séparer de son chapeau ? Ou est passé votre coeur ?..

Bien entendu son ton était purement ironique et il rit à cette déclaration. Il sourit et décida qu'il était temps de s'adonner à son passe-temps favori. Il laissa Blanche quitter la chambre puis entreprit de réaliser son hobby.
Il laissa son chapeau en évidence sur le lit, impeccablement posé et épousseté puis saisit un crayon sur la table ainsi que plusieurs feuilles de papiers. Il se dirigea ensuite vers le mur au dessus du lit, posa les feuilles à même la tapisserie et se mit à écrire en appuyant sur son crayon : "Lupin Was Here With His Princess ! See You Soon Dick" ("Lupin était là avec sa princesse ! A plus tard Détective). Il ne pouvait s'empêcher de narguer la police, même lorsqu'il s'agissait d'une police d'un monde étranger...

Il finit par quitter la chambre et l'hôtel en remerciant chaleureusement la femme de l'accueil qui les avaient bien aidé. Les deux fugitifs en profitèrent ensuite pour faire quelques achats pour passer pour de simples touriste. Ils avaient peu d'argent mais dans le pire des cas, le voleur saurait trouver de l'argent. Blanche s'acheta plusieurs affaires l'aidant à passer inaperçu. 

-Et voilà, je ressemble à une vraie touriste maintenant ! Bon… pour la suite, je vous propose de trouver une cabine téléphonique quelque part pour contacter cette Ruby, puis de trouver le moyen de rejoindre la Bretagne en bus ou bien en stop. Le stop serait plus simple pour semer la police, d’autant que nous avons une carte du pays maintenant pour nous orienter. Ce sera plus long mais moins couteux.  Qu’en pensez-vous ?


-Sachez très chère princesse que je vous suivrais au bout du monde. Je vous ai déjà protégé une fois et je ne compte pas m'arrêter maintenant. Trouvons une cabine, tout ce qu'on pourra trouver pour arrêter le marionnettiste peut s'avérer utile. Ensuite on voyagera en stop ça ne laissera pas de trace. En plus quoi de mieux que de voyager en bonne compagnie, n'est-il pas ?


Arsène sentait un rapprochement presque impossible à retenir pour cette jeune femme. Tombait-il amoureux de cette femme qu'il aidait ? Cela pouvait être dangereux pour lui néanmoins il ne pouvait s'empêcher de s'approcher inexorablement de cette femme. Il voulait l'aider à s'en sortir, il ne pouvait pas la laisser à son sort, pas même plus que de la laisser. Il n'en avait pas envie. Il ne souhaitait plus connaître son destin, il voulait que son destin s’enchâsse à celui de cette femme, de cette princesse. Il avait un désir pur, noble. Il n'avait cure de son royaume ou de son rang. Il se sentait proche de la femme et non du rang social.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 109
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Blanche-Neige le Lun 14 Mar - 21:26

-Sachez très chère princesse que je vous suivrais au bout du monde. Je vous ai déjà protégé une fois et je ne compte pas m'arrêter maintenant.

Blanche le regarde un moment, décontenancé par autant de franchise et de confiance en lui. La veille, elle avait parié sur le fait qu’il s’intéressait à elle pour sa connaissance de l’emplacement du portail de Montpellier mais il avait réussi à la convaincre du contraire. Pourtant, il persistait à vouloir demeurer près d’elle, malgré le danger encouru. Voilà qui ressemblait bien à Arsène Lupin. Représentait-elle un nouveau challenge pour lui ? S’amusait-il de la situation tandis qu’elle-même était constamment sur les nerfs et tendue depuis le retour de ses souvenirs ? Ou la considérait-il simplement comme une damoiselle en détresse à laquelle il avait décidé de porter assistance ? C’était probablement un peu de tout cela.

-Trouvons une cabine, tout ce qu'on pourra trouver pour arrêter le marionnettiste peut s'avérer utile. Ensuite on voyagera en stop ça ne laissera pas de trace. En plus quoi de mieux que de voyager en bonne compagnie, n'est-il pas ?

-J’imagine que oui, lui répondit-elle avec un léger sourire.

Il confirmait ce qu’elle énonçait sans faire de proposition supplémentaire, ce qui pouvait parfaitement être justifié par sa méconnaissance du fonctionnement de ce monde. Elle en déduit qu’il lui confiait les rennes pour les ramener en un seul morceau jusqu’à Angleterre et, l’air de rien, c’était une sacré responsabilité. Fort heureusement, si la malédiction de Catherine l’avait rendue vulnérable, elle lui avait aussi offert de précieux faux-souvenirs et donc une mémoire de ce monde, ce qui avait le mérite de lui sauver la mise actuellement. Dans le cas contraire elle aurait été totalement perdue dans cet univers moderne, infiniment plus avancé que son propre monde qui avait plusieurs siècles de retard technologiques. Malgré tout, si elle maitrisait assez bien la survie dans la forêt et le brigandage à Lystera, il lui semblait qu’Arsène en savait toutefois bien plus qu’elle sur les larcins, les déplacements discrets et les parties de cache-cache avec la police. D’autant qu’il était français, il avait donc une assez bonne connaissance de la géographie de ce pays, même si ce dernier avait connu de nombreuses mutations en un siècle et demi. Bref, elle espérait qu’il l’aiderait au cours de leur voyage car elle n’était pas sure d’être capable de prendre les meilleures décisions pour la survie du groupe, pas en étant malade, encore sous le coup des effets secondaires de la malédiction de la reine.
Prenant les devants, Blanche-Neige interpella un homme sur le parking du supermarché pour se renseigner sur les transports en communs dans l’optique de se rapprocher de l’autoroute. Elle prétexta un roadtrip avec son ami et lui expliqua qu’ils cherchaient à se diriger vers la Bretagne. L’homme se montra sympathique, la conversation s’anima rapidement et ils échangèrent un moment de la pluie et du beau temps, de Pau, la ville où ils étaient, de l’endroit d’où ils venaient (Blanche lui mentit en prétextant être originaire de Toulouse), etc. Le fait est que nos deux compagnons apprirent que l’individu était un chauffeur de poids lourd et que ce dernier se dirigeait vers Nantes. Les trouvant tous les deux sympathiques, le quinquagénaire, se nommant Mathieu, leur proposa gentiment de monter à bord de son véhicule pour les rapprocher de leur destination, ce à quoi Blanche répondit par l’affirmatif, remerciant chaleureusement leur nouveau chauffeur. Mâchouillant un croissant qu’elle avait acheté au magasin, la belle en proposa un à chacun des hommes qui l’accompagnait et grimpa à bord du camion en se sentant plus en sécurité qu’elle ne l’avait jamais été depuis son départ de Montpellier. Au moins, la police ne risquait pas de les tracer sur les 5 ou 600 prochains kilomètres, ce qui revenait à brouiller leur piste. Autrement dit, le seul risque qu’ils encourraient désormais était le passage de la frontière. Avec un peu de chance, les choses se feraient facilement et sans encombre. Une fois en Angleterre, Lupin devrait prendre le relais pour les guider… elle n’avait finalement pas eut l’occasion  de contacter Ruby avant de partir, mais la proposition de Mathieu était trop belle pour ne pas être saisie. Avec un peu de chance, elle aurait le temps de trouver une cabine téléphonique pendant une halte, sinon elle tenterait sa chance à Nantes.
Le camion se mit en branle. De son côté, installée à l’arrière, Blanche sortie son ordinateur et l’alluma. Elle chercha alors à se connecter sur un réseau gratuit et n’eut pas beaucoup de mal à trouver. En 2058, internet était partout et très facile d’accès. Son premier réflexe fut de taper « Catherine de Lystera » sur un moteur de recherche. Comme elle s’en douta, le nom ne donna aucun résultat intéressant. Bien sûr, elle savait maintenant que Catherine était liée à Utopia, certainement sous un faux nom. Il convenait donc de fouiller internet en cherchant les différents PDG, dirigeants, ou personnages importants de l’entreprise (car elle était convaincue que Catherine ne se contentait pas d’être une vulgaire subalterne, cela ne lui ressemblerait pas, elle qui aimait tant dominer les autres) et de rechercher une photo d’eux. Problème de taille : Utopia était une Hydre aux nombreuses têtes implantées dans de nombreux secteurs… et c’était sans compter sur les filiales, les sous-traitances, etc. Bref, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Il y avait plus de six heures de voyage jusqu’à Nantes et elle aurait pu profiter de ce temps pour commencer à chercher, mais elle décida d’en faire autrement et interpella son compagnon, jouant la comédie pour donner le change au chauffeur qui sifflotait en écoutant la radio.


-Alan ? Toi qui voulais en apprendre plus sur Arsène Lupin depuis que tu as vu l’affiche du film, c’est l’occasion !

Blanche-Neige tapa « Arsène Lupin » sur le moteur de recherche et ouvrit Wikipédia. Elle lui posa ensuite l’ordinateur sur les genoux et lui fit une rapide démonstration de l’utilisation de la machine (en silence pour ne pas interpeler Mathieu qui n’aurait pas manqué de trouver étrange le fait qu’un homme ne sache pas utiliser un ordinateur au milieu du XXIème siècle), lui montrant comment monter et descendre le long de la page et cliquer sur les différents liens.

-Chouette film ! S’exclama le chauffeur en conduisant. C’est bien de remettre à jour les héros de l’époque.

-C’est vrai, répondit Blanche en jetant un coup d’œil amusé à Arsène, le personnage est assez bien adapté du livre.

-Non et puis, les films sans violence c’est une denrée rare aujourd’hui. Ça donne un bon modèle à suivre pour les jeunes. Si les hommes pouvaient tous se comporter comme lui !

-En cambriolant les riches ? Questionna Blanche, sans trop savoir si elle devait être gênée ou amusée de tenir une telle conversation devant le principal intéressé.

-En étant polis et courtois et SURTOUT en respectant les femmes ! Et puis quoi ! Un héros qui tombe souvent amoureux mais qui a une totale malchance avec les femmes qu’il rencontre, ça change ! Prenez « L’aiguille creuse », Leblanc nous fait miroiter une jolie relation pleine de poésie pendant tout le livre et PAM, alors qu’Arsène Lupin est sur le point de renoncer à sa vie de voleur par amour, sa femme se prend une balle à sa place et meurs ! C’est pas d’chance quand même ! Et ça change des relations hyper stéréotypées qu’on voit partout !

Blanche fit une grimace, n’osant pas regarder Arsène après une telle révélation. Comment le jeune homme prenait il les choses ? Avait-il déjà vécut ces évènements-là ?

-Effectivement…

-Ah merde, désolé les jeunes, je viens de vous spoiler c’est ça ? S’exclama le quinquagénaire. Allez, je change de sujet ! Vous avez vu le dernier Utopia sur Hadès ?

La conversation se prolongea un petit moment, Blanche s’évertuant à répondre à un chauffeur heureux d’avoir de la compagnie. La jeune femme n’avait toutefois qu’une chose en tête : l’état d’esprit dans lequel se trouvait son nouveau compagnon. Elle leva les yeux vers lui, cherchant à le sonder du regard.
avatar
Blanche-Neige
Princesse héritière en cavale

Messages : 384
Date d'inscription : 20/07/2015
Age : 24

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Arsène Lupin le Mer 16 Mar - 10:23

Arsène suivait Blanche sans protester, pourquoi le ferait après tout puisqu'il avait la chance de voyager en une très charmante compagnie. Lorsqu'ils sortirent du supermarché, Blanche décida d'interpeller un homme et de discuter avec lui. Au départ, Arsène mit ça pour une sur le dos de la capacité féminine à avoir besoin de contact humain, ce qui montrait qu'il s'agissait d'une perte sèche de temps, pourtant très rapidement il comprit où elle voulait en venir. Il fut agréablement surpris de la capacité de cette femme à manipuler les gens, une vraie renarde. Ici il s'agissait d'un moyen pour que les deux fuyards puissent faire pas mal de kilomètres très rapidement.
Ils s'approchèrent alors du moyen de transport de l'homme. Certes Arsène avait vu nombres de choses en venant jusqu'ici : Train, Voitures, etc... Mais là il s'agissait d'une voiture, comme il en avait vu beaucoup mais en beaucoup, beaucoup plus gros. C'est dingue tout ce qu'il pouvait apprendre en si peu de temps. Avec une pointe de curiosité, il entra à l'intérieur du monstre à roulette et souffla. Ce monde avait vraiment de bons côtés.
Le camion se mit alors en branle et démarra en direction de l'autoroute, les éloignant un peu plus à chaque minutes de l'endroit où on pouvait les chercher à présent. Blanche, alors à côté du Gentleman, ouvrit son ordinateur portable, un drôle d'écran dans une sorte de mallette et se mit à taper sur un clavier.
Presque malgré lui mais poussé par une infinie curiosité, Arsène ne pouvait s'empêcher de regarder ce que faisait la jeune femme. Commença alors à apparaître ce qu'elle tapait : Catherine de Lysteria. Arsène mit cela dans un coin de sa tête avec la ferme intention de l'interroger au sujet de cette Catherine. La seconde chose que la jeune femme tapa fut, sans surprise, Utopia. Cependant elle ne trouva rien de concluant au vue de son visage. Dommage car un minimum de renseignement auraient pu leur être précieux.
Le voyage se poursuivit ainsi, Arsène se mettant à regarder le paysage déformé de la France qu'il connaissait. Il ne comprenait pas un tel changement. Certes son monde était loin d'être parfait mais qu'avait-il bien pu arriver à tout ce qu'il connaissait. C'est alors que Blanche le sortit de sa torpeur en lui confiant l'ordinateur :

-Alan ? Toi qui voulais en apprendre plus sur Arsène Lupin depuis que tu as vu l’affiche du film, c’est l’occasion !

Elle se mit alors à lui montrer comment se débrouiller avec l'ordinateur, comment faire défiler les pages, etc... Arsène avait lui-même compris, plus ou moins, comment effectuer une recherche comme elle l'avait fait précédemment. Était-ce l'heure de connaître son avenir, sans doute !
Il se mit alors à vouloir lire ce qui se trouvait sur la page que lui confiait Blanche quand le chauffeur prit la parole :

-Chouette film ! C’est bien de remettre à jour les héros de l’époque.

"Oh voyons héros, je ne fais que m'amuser. Est-ce que je mérite vraiment le titre de héros ? Sans doute que oui alors je le prend comme un compliment" hurla l'ego d'Arsène depuis l'intérieur de son âme. Un large sourire commença à se dessiner sur ses lèvres tandis qu'on le flattait.

-Non et puis, les films sans violence c’est une denrée rare aujourd’hui. Ça donne un bon modèle à suivre pour les jeunes. Si les hommes pouvaient tous se comporter comme lui !

"Je suis entièrement d'accord avec vous cher monsieur, Lupin est un exemple pour la jeunesse. Il est un peu une vision de ce que devrait devenir tous les hommes : Gentleman, habile, riche..." Continua son ego alors qu'Arsène souriait toujours de la situation, tandis que cet homme persévérait à complimenter le principal intéressé.

-En cambriolant les riches ?

-Hé ! Je ne fais pas que ça, je sauve des demoiselle en détresse aussi ! Laissa échapper Arsène à l'évocation du sous-entendu de Blanche. Elle venait littéralement de briser ce moment de grâce. Bon dans un sens elle n'avait pas tort non plus après tout : Arsène appréciait embrouiller les embrouilleurs. De toute façon généralement même après son intervention, les riches demeuraient riches et les pauvres toujours aussi pauvre. Il n'y avait que sa fortune qui croissait... Et son ego aussi par la même.

-En étant polis et courtois et SURTOUT en respectant les femmes ! Et puis quoi ! Un héros qui tombe souvent amoureux mais qui a une totale malchance avec les femmes qu’il rencontre, ça change ! Prenez « L’aiguille creuse », Leblanc nous fait miroiter une jolie relation pleine de poésie pendant tout le livre et PAM, alors qu’Arsène Lupin est sur le point de renoncer à sa vie de voleur par amour, sa femme se prend une balle à sa place et meurs ! C’est pas d’chance quand même ! Et ça change des relations hyper stéréotypées qu’on voit partout !

L'homme n'avait visiblement pas entendu ou compris le lapsus d'Arsène. Il répondit à Blanche en prenant la défense du gentleman, soulignant justement cette qualité qui semblait avoir disparue dans ce monde malheureusement. C'est alors qu'on lui spoila littéralement une partie de sa vie sentimentale qui échouera par la mort de sa promise. Arsène nota alors dans un coin de sa tête que, tant qu'il poursuivrait sa vie de voleur, celle-ci resterait en vie. Finalement changer le futur n'était pas compliqué. Il espérait cependant que le nom de cette jeune femme n'était pas Blanche-Neige...

Arsène ne se montrait pas choqué outre mesure hormis sur un point : Raccrocher sa vie de voleur ! Où serait le plaisir alors ? Vivre une vie de brave et gentil riche ? Il espérait alors que sa femme saurait le combler chaque jour alors...

-Ah merde, désolé les jeunes, je viens de vous spoiler c’est ça ? Allez, je change de sujet ! Vous avez vu le dernier Utopia sur Hadès ?

Au moins un sujet qu'Arsène maîtrisait : La mythologie Grec. Pour savoir ce qui avait de la valeur ou non, il fallait connaître un peu l'histoire. Il put alors prendre part active à la discussion :

"-Vous parlez de Aïdoneus Klymenos ? A Utopia ? Si on commence à y introduire des dieux ça risque d'être compliqué par la suite... Pour les autres héros je parle..."

Bien entendu il s'agissait d'une sorte de message codé pour Blanche. Si Utopia venait à s'allier avec des dieux, les risques se voyaient décuplés, d'autant qu'ils parlaient là d'un dieu des Enfers. Réfléchissant, Arsène eut soudain l'envie de savoir une dernière chose sur sa vie. Il tapa alors dans le moteur de recherche : Mort de Arsène Lupin.
Fort heureusement pour lui, il ne trouva rien du tout. Visiblement Arsène finirait sa vie dans les bras d'une femme, en ayant raccroché une fois pour toute sa vie de larcins. C'était triste. Blanche tourna vers lui son regard, visiblement inquiète des révélations que venait de subir le gentleman. Celui-ci se tourna vers elle, lui sourit et voulut la rassurer sur son état et sur son futur :

"-Ne t'en fais pas, je me doutais que rien ne pouvait arrêter Arsène, il fallait bien que quelqu'un paye pour lui. Dommage que ce soit une femme qui en fasse les frais. Je suis sûr qu'il aura tenté de la protéger jusqu'au bout, il à l'air comme ça quand il aime une femme."

Il ponctua son discours d'un clin d'oeil, lui saisit la main doucement et lui adressa un hochement de tête. Après tout sa venue dans ce monde avait sûrement tout bouleversé dans sa vie et son futur. Tout cela était peut-être maintenant totalement obsolète.

Alors qu'ils arrivaient au trois quart de leur voyage, le chauffeur décida de s'arrêter sur une aire de repos pour faire le plein d'essence et le vide de sa vessie. Arsène et Blanche en profitèrent pour tenter de trouver la cabine téléphonique la plus proche. Il laissa la princesse y entrer toute seule et passer son coup de téléphone à Ruby. En attendant, Arsène fit les cents-pas à côté de celle-ci, réfléchissant au meilleur plan à exécuter une fois arrivé dans son monde. Le repos serait déjà une bonne chose. Pour l'instant, il s'éloigna et entra dans la boutique de l'aire de repos. Il y trouva du fil et une aiguille qu'il vola immédiatement. Il était temps de se soigner. Il alla dans les toilettes et se mit à recoudre le mieux possible sa peau en faisant fit de la douleur. Il gémissait mais, la veste entre les dents, il tentait d'étouffer ses sons.
Après une grande torture, il sortit des cabinets, boitant mais avec la sensation d'avoir fait le bon choix en se recousant immédiatement. Il lava ses mains pleine de sang au lavabo, se débarrassa des preuves dans la poubelles et rejoignit Blanche.

Lorsqu'il la retrouva, elle semblait bouleversée de ce qu'elle venait d'entendre. Arsène posa ses yeux dans les siens et tenta de la calmer en lui massant les épaules. Néanmoins il avait besoin des renseignements que seul Blanche pouvait lui confier. Tout en continuant à la masser doucement, passant même dans son dos, il la questionna :

« -Blanche, je sais que c'est dur mais essaye de me raconter ce que t'as entendu. Il nous faut le plus de renseignement possible si on veux s'en sortir la prochaine fois face au marionnettiste. L'effet de surprise ne marchera plus autant... »


Sa voix était pleine de compassion. Il voulait la protéger à tout prix tant mentalement que physiquement et ne voulait pas la brusquer cependant il ne pourrait plus en parler une fois que le chauffeur serait revenu. Le temps pressait.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 109
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Blanche-Neige le Mer 16 Mar - 22:33

-Hé ! Je ne fais pas que ça, je sauve des demoiselles en détresse aussi !

La belle lui retourna un sourire amusé. Encore une fois, elle avait piqué son égo et le jeune homme partait au quart de tour. Elle aimait bien le chercher, il fallait bien avouer que ses réactions étaient amusantes, presque enfantine, comme s’il montrait une part de lui qu’il avait tendance à ne pas trop exposer d’habitude. Le chauffeur parut ne pas entendre – ou tout du moins n’y prêta pas attention- et poursuivit son analyse. Elle tourna la tête vers la route pour étudier le paysage, ne reconnaissant absolument rien de ce qu’elle voyait. Ils avaient intérêt à faire confiance à Mathieu.


-Vous parlez de Aïdoneus Klymenos ? A Utopia ? Si on commence à y introduire des dieux ça risque d'être compliqué par la suite... Pour les autres héros je parle...

Cette fois ci, Blanche eut un mouvement de surprise et lança un regard intrigué à Arsène, frustrée de ne pas pouvoir lui parler librement en présence du quinquagénaire. Comment diable avait-il entendu parler d’Aidoneus Klymenos et pu faire la parallèle avec Utopia alors qu’il prétendait ne rien savoir de cette organisation la veille au soir ? De toute évidence, il n’avait pas été tout à fait honnête avec elle. Quoi que, elle aussi… elle était loin de lui avoir révélé tout ce qu’elle savait. A commencer par Aidoneus, qu’elle avait eu au téléphone la veille et qui l’avait orienté vers Ruby. Elle avait toutefois parlé d’un « contact » à Arsène sans rentrer dans les détails. Jouant le jeu des sous-entendus, elle répondit :

-En effet… c’est rare que le cinéma décide de mettre Hadès à l’honneur. Peut-être avaient-ils quelque chose à y gagner en traitant d’un sujet peu connu.

Sa réponse n’éclipsait pas les révélations du chauffeur et Blanche s’étonna que son compagnon ne montre aucune réaction. Elle admira son self contrôle, à sa place elle se sentirait surement mal.

-Ne t'en fais pas, je me doutais que rien ne pouvait arrêter Arsène, il fallait bien que quelqu'un paye pour lui. Dommage que ce soit une femme qui en fasse les frais. Je suis sûr qu'il aura tenté de la protéger jusqu'au bout, il a l'air comme ça quand il aime une femme.

Arsène lui adressa un clin d’œil et saisit délicatement sa main. Réalisant que le sous-entendu paraissait s’adresser directement à elle, les joues de la belle s’empourprèrent et elle détourna aussitôt le regard, retirant par la même occasion sa main en ressentant un soudain besoin de se recoiffer. Elle réalisa toutefois qu’elle portait toujours sa casquette et se sentit franchement idiote. Elle prit donc le parti de retirer cette dernière pour laisser un peu respirer ses cheveux. Bon sang c’était quoi ça ?! Que son « elle de la Terre », la partie fausse de sa personnalité qui lui avait été plus ou moins greffée et qui avait lu et relu les romans d’Arsène Lupin fantasme sur l’un de ses personnages préférés, ok, c’était un peu gênant mais elle ne le maitrisait pas. Mais à aucun moment depuis leur rencontre elle ne s’était imaginé qu’il puisse s’intéresser à elle de cette manière. Ca changeait beaucoup de choses et, dans l’immédiat, cela la mettait un peu mal à l’aise. Ils ne se connaissaient presque pas après tout. La princesse se gifla intérieurement en se disant qu’elle avait du mal interpréter ses propos et sa gestuelle. Il essayait juste de lui prouver que ce que lui avait dit Mathieu ne l’avait pas affecté. Quant à ce clin d’œil ainsi que ce geste intime qui avait suivi… c’était certainement un hasard. Arsène devait être quelqu’un de très tactile, voilà tout. Cet homme était un charmeur, c’était dans sa personnalité. Même s’il n’était pas du genre à jouer avec les femmes, il aimait être au centre de l’attention.
Le reste du voyage se fit sans incident. Blanche laisse à Arsène l’ordinateur pour qu’il puisse poursuivre ses recherches, tout en négociant avec le chauffeur pour brancher l’appareil pour qu’il charge en parallèle. La belle finit par se blottir dans son coin et somnola le reste du trajet, s’endormant les trente dernières minutes de voyage et se réveilla lorsque le camion s’arrêta. Elle ouvrit des yeux fatigués et regarda autour d’elle d’un air perdu en demandant où ils étaient. Mathieu l’informa donc qu’il restait encore trois bonnes heures de route jusqu’à Nantes (le trajet était naturellement plus long qu’en voiture vu l’engin qu’il déplaçait) et qu’il était temps de faire une pause pour se dégourdir les jambes et manger un morceau puisqu’il était 13h passé. Il fut donc convenu de se retrouver ici une trois une demi-heure plus tard. Les jambes en coton, Blanche sortit du véhicule, le sac sur les épaules, et consulta Arsène pour savoir de quelle manière il souhaitait disposer des trente minutes qui leur avait été accordé. Ils se mirent rapidement d’accord sur l’importance de trouver une cabine téléphonique. Le premier réflexe de Blanche fut d’abord d’aller se rafraichir aux toilettes, puis elle alla interroger une employée de la station qui lui confirma la présence de téléphones à disposition de la clientèle à l’extérieur. Blanche et Arsène se mirent en route et finirent par trouver une cabine vide et décrépie. A l’aire des téléphones portables, pratiquement plus personne n’utilisait ces machines. L’espace étant un peu limitée pour deux personnes, il fut décidé que Blanche appellerait. Elle composa donc le numéro de Ruby avec une certaine angoisse et fut presque surprise d’entendre quelqu’un lui répondre à l’autre bout du fil. [voir : Appel téléphonique ]


Tétanisée, Blanche sorti de la cabine et se laissa tomber par terre, dos contre la vitre. Elle avait bien remarqué qu’Arsène avait disparue, elle était seule. Luttant contre la nausée, la jeune femme se roula en boule pour tenter de digérer le choc. Entendre à nouveau la voix de l’homme qui avait tenté de la tuer la veille avait fait ressurgir tout ce qu’elle s’efforçait d’oublier. Blanche comme un linge et tremblante, elle sursauta en entendant quelqu’un l’interpeller et leva les yeux en ressentant un intense soulagement. C’était son compagnon, l’homme qui l’avait sauvé de ce même tueur quelques heures plus tôt. Si elle eut très envie de chercher du réconfort dans ses bras, elle n’en fit rien par pudeur et se contenta de se relever. En revanche, Arsène du ressentir son trouble car il se mit à sa hauteur et lui massa doucement les épaules.

-Blanche, je sais que c'est dur mais essaye de me raconter ce que t'as entendu. Il nous faut le plus de renseignement possible si on veut s'en sortir la prochaine fois face au marionnettiste. L'effet de surprise ne marchera plus autant...


-… je sais où il habite.

Tant bien que mal, elle tenta de lui résumer la discussion : le véritable nom du marionnettiste, son lien avec Ruby, le fait qu’il lui ait arraché le téléphone des mains… elle lui avait parlé, à l’assassin…
Reprenant doucement son calme, la belle secoua la tête.

-Je devrais peut-être envoyer la police chez Ruby… s’il est en train de lui faire du mal…

Du regard, elle sonda Arsène dans l’espoir qu’il lui dise quoi faire. C’est seulement à ce moment-là, lorsqu’elle lui fit face et qu’elle l’observa plus attentivement qu’elle réalisa qu’il semblait avoir du mal à tenir sur l’une de ses jambes.

-Tu es blessé ? S’écria-t-elle, inquiète.
avatar
Blanche-Neige
Princesse héritière en cavale

Messages : 384
Date d'inscription : 20/07/2015
Age : 24

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Arsène Lupin le Ven 18 Mar - 22:34

L'état de la princesse inquiétait Arsène. Elle semblait tétanisée, comme si on venait de lui infliger une très grande frayeur. Elle se douta alors que l'appel téléphonique en était pour quelque chose. Il avait mal de la voir ainsi, si tendue qu'il pouvait sentir son angoisse jusque dans la tension de ses nerfs dans le dos. Il s'efforça alors de la masser du mieux possible afin qu'elle puisse se détendre un minimum et qu'enfin elle lui explique ce qui s'était produit durant son absence.

Tant bien que mal, le cambrioleur tentait de ne pas s'appuyer sur sa jambe blessée. En effet elle continuait à le lancer atrocement depuis son auto-chirurgie et s'appuyer dessus ne faisait que redoubler son mal. Néanmoins son visage ne laissait que très peu entrevoir ce qu'il subissait, de plus en étant situé dans le dos de la princesse qu'il massait, il lui cachait ainsi la vue de son propre visage. 

-… je sais où il habite.


Rien que cette information était déjà précieuse. Arsène se demanda soudain ce qu'il éprouverait à aller cambrioler la maison d'un tueur totalement dingue et étant une Légendes... Puis il repoussa cette idée loin dans sa tête. Certes il s'agissait là d'un défi pour le moins excitant mais surtout trop dangereux alors qu'il était blessé et en compagnie de sa princesse.

Blanche commença alors à lui résumer ce qu'elle avait pu entendre de sa conversation. Le moins que l'on puisse dire c'était qu'on lui avait confié bon nombres de renseignements mais peut qui pouvait réellement les aider à le mettre en déroute leur de leur prochaine rencontre. 
Blanche arriva soudain à une partie de son récit qui sembla totalement la ravager mentalement. Elle se crispa d'autant plus lorsqu'elle évoqua ce moment où le marionnettiste avait récupéré le téléphone et parlé à la princesse. Arsène se doutait que le choc avait du être terrible de se retrouver en face (pour ainsi dire) de l'homme qui avait tenté de la tuer auparavant.
Le gentleman redoubla alors encore de tendresse pour tenter de la calmer. Les massages n'étaient pas forcément son fort mais il s'appliquait autant qu'il le pouvait si cela pouvait l'aider ne serait-ce qu'un tout petit peu. Une partenaire en état catatonique alors qu'il prenait la fuite poursuivis par les forces de l'ordre, un tueur et éventuellement une firme multinationale et un homme au multiples contacts, ça ne serait pas forcément des plus simples.

Cependant Blanche semblait résister à cet état tant bien que mal. Cette princesse avait tout de même une certaine force mentale pour résister à cela. Elle se mit à secouer la tête afin de chasser ses mauvaises pensées sans doute. Arsène continuait quand à lui à masser le dos de la jeune femme à travers le tissu, se surprenant même à penser qu'un contact direct avec la peau l'aiderait plus. Il se ravisa, sans doute à cause de leur première rencontre qui ne fut pas vraiment sous le signe de la galanterie et où Blanche l'avait prit pour un goujat. La jeune femme se tourna soudain dans la direction de son visage pour lui parler et observer sa réaction.

-Je devrais peut-être envoyer la police chez Ruby… s’il est en train de lui faire du mal…


Arsène se mit à réfléchir en posant ses yeux à l'intérieur de ceux de la princesse. Ils étaient recherchés par la police et pourtant elle voulait les appeler. Après une inspiration, Arsène s'apprêta à répondre quand Blanche réalisa la posture du gentleman s'appuyant quasi-uniquement sur une seule de ses jambes. Elle s'écria alors :

-Tu es blessé ?

Arsène continuait d'observer les yeux de la jeune femme et se mit à sourire chaleureusement, d'un sourire rassurant. Il y a quelque instant il s'inquiétait sincèrement de son état mental et tentait de la calmer comme il le pouvait et en réalité ce qui lui avait permit de reprendre pied était l'état du cambrioleur. Il était touché qu'elle s'inquiète autant de son état sachant que quelques heures plus tôt elle hésitait encore sur le camp dans lequel il était. Cette princesse était réellement plein de surprise. Il décida de lui répondre tout en se gardant bien de montrer sa couture à la jeune femme. Elle avait eu assez de sensation.


-Le combat a tourné en notre faveur mais je crois que par réflexe il m'a bien eu. J'avais une coupure assez profonde à la jambe et je ne tiens pas à avoir une cicatrice. On ne gâche pas un corps si parfait n'est-ce pas ? Il attendit la réaction de la jeune femme. Du coup je viens de me recoudre comme j'ai pu mais je t'avouerais que je m'attendais à avoir un peu moins mal. Heureusement qu'on ne fait pas le trajet à pied.


Arsène avait toujours ses mains sur le corps de la jeune, continuant à masser sans même vraiment s'en rendre compte. Il appréciait qu'elle s'inquiète pour lui. Finalement ils commençaient à s'entendre plutôt bien. Reprenant le fil de ses pensées, Arsène prit une décision qu'il déclara à Blanche :

-Ecoute, appelle la police. C'est une bonne idée. Ça pourra peut-être sauver Ruby et nous sera peut-être redevable par la suite. D'autant que la police sera occupé ailleurs comme ça, de même pour le Marionnettiste. Pense à leur dire qu'Arsène est passé par là. Il faut pas trop nous faciliter la tâche. Il lui fit un clin d'oeil. Je vais prévenir Matthieu que nous arrivons, il doit nous attendre.

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 109
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Blanche-Neige le Sam 19 Mar - 21:49

Les mains chaudes et pleines de sollicitudes d’Arsène permirent d’apaiser quelque peu Blanche-Neige. Savoir qu’une personne de sa trempe se tenait à ses côtés et la  protégeait était terriblement rassurant. Pour autant, ce fut la vue de son état qui lui permit de reprendre le dessus sur ses angoisses. Lorsqu’elle réalisa que son compagnon boitait, un nouveau sentiment d’inquiétude, certainement développé par les émotions dû à l’appel téléphonique, l’envahit. Il est vrai qu’elle le connaissait peu, et qu’il lui arrivait parfois encore de se méfier de lui, pour autant elle le considérait comme un précieux compagnon de voyage. Difficile de savoir pourquoi, peut-être parce qu’il était Arsène Lupin, tout simplement. Difficile de lire en lui, mais elle avait bien comprit qu’il ne lui voulait aucun mal. Il était actuellement son seul allié dans cette situation impossible, un allié qui avait la réputation de se sortir de toutes les situations compliquées en un seul morceaux et en tirant profit des évènements à la plupart des occasions. Qu’un tel personnage ait pu se blesser dans un lieu, d’apparence, sans dangers, n’avait rien de rassurant. Pourtant il lui sourit comme s’il était parfaitement maitre de la situation, lui expliquant que le mal était bien antérieur et qu’il avait été blessé dans l’affrontement contre Lestat. Blanche s’en voulu de ne pas l’avoir remarqué avant. Comment avait-il réussi à lui cacher ça aussi longtemps ? Il fallait qu’elle ait vraiment l’esprit occupée par ses propres problèmes… Arsène se permit même une plaisanterie à laquelle Blanche répondit par un petit sourire – elle n’avait pas vraiment le cœur à faire de l’humour.

 -Du coup je viens de me recoudre comme j'ai pu mais je t'avouerais que je m'attendais à avoir un peu moins mal. Heureusement qu'on ne fait pas le trajet à pied.

La jeune femme écarquilla les yeux en s’imaginant la barbarie de l’acte. Elle en avait vu d’autres à Lystera, mais dans ce monde moderne où la médecine était très accessible, il était plus difficile d’imaginer quelqu’un en train de se recoudre sans anesthésie ni matériel adéquat. Mais d’ailleurs, où s’était-il procuré le matériel en question ?

-Tu as pu désinfecter la blessure au moins ?! S’exclama-t-elle, abasourdie.

Le tutoiement était venu naturellement encore une fois. Voilà plusieurs heures qu’ils voyageaient ensembles sous couverture, se faisant passer pour des amis auprès de Mathieu, il avait donc fallut donner le change jusque-là. L’air de rien, la situation les rapprochait –il suffisait de voir la position dans laquelle ils se trouvaient actuellement, lui en train de lui masser les épaules et elle ne faisant rien pour repousser ce contact qu’elle trouvait rassurant. Puisqu’il avait décidé de la tutoyer spontanément la veille, la princesse avait finalement décidé de suivre le pas.

-Il vaudrait mieux montrer ça à un médecin… peut-être à Nantes. Si ça s’infecte tu risques plus qu’une cicatrice.

La conversation prit un nouveau tour lorsque le sujet de Ruby revient sur le tapis. Arsène l’encouragea à contacter la police.

-Pense à leur dire qu'Arsène est passé par là. Il faut pas trop nous faciliter la tâche. Il lui fit un clin d'oeil. Je vais prévenir Matthieu que nous arrivons, il doit nous attendre.

-Je pensais plutôt passer un coup de fil anonyme… si je leur laisse comprendre mon identité il ne leur faudra pas longtemps pour identifier le numéro et la localisation de la cabine téléphonique. Tu as raison, va prévenir Mathieu. Il devrait comprendre mon retard si tu lui dis que je suis partie faire une course.

Ils se séparèrent et Blanche s’accorda une minute pour réfléchir à ce qu’elle allait dire à la police. Lorsqu’elle se sentit prête, elle glissa une pièce dans la machine et composa le numéro de la police. C’était la deuxième fois qu’elle les appelait en deux jours et elle savait exactement ce qu’elle allait entendre à l’autre bout du fil. Mais cette fois ci il n’était pas question de collaborer totalement. Ignorant les questions que posait la police sur son identité, Blanche entreprit donc de signaler l’agression et de donner le nom de la victime et son adresse. Elle insista pour que la police s’assure bien que Ruby allait bien, puis elle raccrocha sans jamais donner aucune information sur elle. Quand ce fut fait, elle fonça droit vers la boutique de la station et entra. Elle avait décidé de ne rien acheter à manger, tout était beaucoup trop cher et il leur restait encore quelques croissants. Cela dit, maintenant qu’elle savait son compagnon blessé il n’était pas question de le laisser faire plusieurs heures de trajet sans désinfecter sa blessure. Tant pis, elle ferait une entorse sur son budget qui devenait de plus en plus serré. En espérant qu’Arsène trouverait le moyen de leur procurer de l’argent pour la traversée vers l’Angleterre, d’une manière ou d’une autre… Quelques minutes plus tard, Blanche ressorti avec un petit paquet de coton et du désinfectant. Elle rangea le tout dans son sac et rejoint les deux hommes sur le parking.

-Pardon pour le retard ! Je suis prête !

Tout le monde grimpa et ils reprirent leur place à l’intérieur du camion. Blanche se tourna alors vers Arsène et sorti ses récents achats.


-Tiens, ça peut être utile.

Le moteur du camion s’ébranla et reprit doucement sa route vers Nantes. Blanche laissa passer quelques minutes, puis sorti un papier de son sac sur lequel elle griffonna quelques mots qu’elle tandis à Arsène avec le stylo : « Où as-tu entendu parler d’Aidoneus Klymenos ? ».
 
Quelques heures plus tard :

Arrivés à Nantes en milieu d’après-midi, Blanche remercia chaleureusement Mathieu pour sa gentillesse, puis sauta

du camion. L’homme les avait déposés à proximité des lignes de bus, pour autant, ce qui intéressait d’avantage Blanche à l’heure actuelle était de trouver un supermarché où se procurer de la nourriture à petit prix. Ils se mirent donc en recherche et finirent par en débusquer un moment plus tard et à pouvoir s’acheter de quoi composer un jolie pique-nique. A la sortie du supermarché, Blanche et Arsène se posèrent dans un parc pour manger.

-Il me reste une vingtaine d’euros… il va falloir se procurer de l’argent d’une manière ou d’une autre, sinon nous n’arriverons jamais en Angleterre. Ca me fait mal de voler de pauvres gens, mais je crois que nous allons être obligé de compter sur tes talents Arsène. Au fait, comment va ta jambe ?
avatar
Blanche-Neige
Princesse héritière en cavale

Messages : 384
Date d'inscription : 20/07/2015
Age : 24

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Arsène Lupin le Mar 22 Mar - 12:54

-Je pensais plutôt passer un coup de fil anonyme… si je leur laisse comprendre mon identité il ne leur faudra pas longtemps pour identifier le numéro et la localisation de la cabine téléphonique. Tu as raison, va prévenir Mathieu. Il devrait comprendre mon retard si tu lui dis que je suis partie faire une course

Visiblement déçu de ne pas railler la police de ce monde, Arsène laissa Blanche retourner à bord de la cabine téléphonique. Il s'en alla, non sans un regard pour la jeune princesse pleine de compassion pour la mère ayant accouché de ce monstre qui avait failli les tuer. Dans un sens, le cambrioleur comprenait que ce n'était pas réellement la faute de cette femme. On ne choisit pas ses descendants ni ses parents. Le père d'Arsène n'avait pas été mal dans ce style là non plus, l'abandonnant lui et sa mère très vite pour ne reprendre son rôle que bien des années plus tard. Est-ce qu'il lui en voulait ? Non, un gentleman se doit de ne pas se nourrir de haine, surtout envers ceux de sa propre chair. Nous n'avons qu'un seul père et une seule mère après tout.
Très vite il arriva là où, auparavant, les deux jeunes gens avaient laissé leur chauffeur de "monstre sur roue". Il ne mit pas longtemps avant de trouver l'homme qu'il cherchait. Lui-même commençait à s'inquiéter de ne pas voir revenir les deux amis auto-stoppeur. Il sembla soulagé de voir venir vers lui le gentleman. Arsène souriait, donnant l'impression d'un visage gêné. Il ne s'agissait pourtant là que d'un masque afin que leur retard soit crédible.

"-Je suis désolé pour le retard, mon amie a décidé de passer au cabinet au dernier moment. Elle ne devrait pas tarder désormais à nous rejoindre. S'excusa Arsène d'un air vraiment gêné. Néanmoins la seule chose qui le gênait était de se servir de Blanche comme excuse.

-Ah bah c'est bien les femmes ça de devoir y aller au dernier moment. Pas de problème, on va l'attendre ! S'exclama Matthieu de façon enjoué."

Sans insister, Arsène regarda son interlocuteur en déplorant son manque de tact. Il se demanda alors si tous les hommes de ce monde étaient des goujats... Auquel cas il était encore moins bien dissimulé qu'il ne le pensait. Si c'était bien le cas alors il songea être heureux d'écarter Blanche de ce monde pour l'emmener dans le sien. Il donna cependant le change, continuant à sourire à l'homme tout en attendant sa charmante partenaire qui ne tarda pas.
En arrivant, à peine quelques minutes plus tard, Blanche s'excusa auprès des deux hommes de son retard et tendit à Arsène un sachet.

"-Tiens, ça peut être utile.

-Qu'est ce que c'est ? Demanda Arsène, véritablement surpris de ce cadeau. Il jeta un coup d'œil à l'intérieur et découvrit les fournitures médicales récemment achetée. Il songea alors que Blanche venait d'amputer sérieusement leur budget pour lui venir en aide. Merci beaucoup très chère. Voilà qui pourra être très utile."

Il ponctua même cela d'une étreinte sincère. Il appréciait que Blanche, plus que de lui faire désormais confiance à première vue, s'inquiétait même pour lui. Il se demanda alors de quelle nature pouvaient bien être qualifié leur rapport à présent. Ils n'avaient malheureusement pas le temps pour réfléchir à cela. Ils devaient fuir sans trop attirer l'attention et disparaître dans un autre monde. C'est pourquoi cette étreinte ne dura pas et qu'Arsène, une fois sa plaie légèrement désinfecté à l'aide de que lui confiait Blanche, il fit cela extrêmement rapidement, monta à nouveau dans ce gros monstre de métal afin qu'ils puissent reprendre la route.

A peine quelques minutes plus tard, Blanche commença à écrire sur une feuille de papier qu'elle venait de sortir de son sac. Arsène se demanda ce que pouvait bien faire la princesse, songeant qu'elle répertoriait peut-être leurs aventures en vue d'une écriture future. Il imaginait déjà le titre : Arsène Lupin et la Princesse contre l'humanité... Il adorait ça, ce titre donnant une impression d'épique de la situation. De plus il ne mentait pas totalement sur ce qu'ils vivaient. Après tout, ils étaient vivement recherchés par divers groupes de personnes et ils ne pouvaient savoir concrètement qui était allié ou non. D'ailleurs comment savoir si Matthieu lui-même ne travaillait pas pour James, ou pire...
Mais ce bout de papier n'était qu'un message destiné au cambrioleur. Pour la discrétion ce n'était vraiment pas le meilleur moyen de communication, surtout dans ce genre d'espace restreint. Il se mit alors à lire le message. Blanche lui demandait d'où il connaissait Aïdoneus Klymenos. Ce message lui permit au moins certaines certitudes : Blanche ne lui avait pas tout dit de ses connaissances d'Utopia et la présence, parmi eux, du dieu des Enfers mythologique. Plutôt que de répondre par le même biais, il préféra masquer sa réponse dans une conversation banale.

"-Pour en revenir à Hadès, je trouve agréable de revenir sur des dieux très souvent délaissé et méconnu. C'est vrai on apprend durant nos études qu'il se nomme Hadès et qu'il est le dieu des Enfers mais rien de plus. Rien qu'essayer d'étudier ses épithètes donneraient plus ample connaissance. Ici par exemple il est appelé Aidoneus Klymenos ce qui signifie "Celui qu'on ne voit pas" puisqu'il n'est pas présent sur les représentations, il est au Enfers et "Le Renommé". Moi-même j'en ai beaucoup apprit grâce à Utopia, quasiment son existence en tant que telle... Heureusement que tu m'as montré tout ça..."

Cette dernière phrase était une sorte de reproche pour Blanche mais surtout une certaine façon de l'informer sur la nature de son savoir. C'était ce qu'avait répondu la princesse qui lui avait mis la puce à l'oreille. Bien qu'il était dans le flou concernant ce monde et même, plus précisément, sur Utopia il tentait de s'adapter comme il le pouvait avec les informations dont il disposait, si peu nombreuses soient elle.

Les heures passèrent durant lesquels Arsène observait la route défilant autour d'eux. Combien de temps passa il ne le savait pas, il s'était endormi au bout d'un moment à cause de la fatigue accumulée. Certes il avait pu dormir la nuit dernière mais visiblement la table ne l'avait pas tant reposé que ça. 
Arsène ne se réveilla que quelques minutes seulement avant que Matthieu ne les dépose près d'un arrêt de bus. Il eut un peu de mal à s'extirper de ses songes mais le temps des au revoir était venu. Il descendit de ce camion qui les avaient transporté, s'arrachant une douleur à sa coupure lorsqu'il posa le pied au sol. Ils se devaient désormais de trouver un endroit où ils pourraient manger à petit prix. Il ne leur restait qu'une poignée d'argent, sans doute trop peu pour s'assurer la traversée de la Manche. Arsène s'en doutait, il était temps qu'il mette en avant ses talents de voleurs. Cependant l'heure était d'abord à la chasse à la nourriture.

Ils trouvèrent, peu de temps plus tard, un petit magasin où il achetèrent de quoi manger. Le repas était maigre mais avait au moins le mérite de leur remplir ne serait-ce que légèrement le ventre. Ils se rendirent ensuite ensemble dans un parc pour pouvoir déguster cela et profiter au moins un peu de la belle journée déjà bien entamée. A cet endroit ils pouvaient discuter tranquillement.

-Il me reste une vingtaine d’euros… il va falloir se procurer de l’argent d’une manière ou d’une autre, sinon nous n’arriverons jamais en Angleterre. Ca me fait mal de voler de pauvres gens, mais je crois que nous allons être obligé de compter sur tes talents Arsène. Au fait, comment va ta jambe ?


-Ça pourrait être bien pire je suppose. Au moins j'avais pu m'infliger les premiers soins immédiatement ce qui a limité les risques. Pour le reste c'est à toi que je dois que tout aille aussi bien. Merci encore partenaire. Pour l'argent je me charge de nous en procurer. Après tout il en va de ma réputation de voleur, comment pourriez-vous faire confiance au célèbre Lupin s'il n'était pas capable de voler quelques deniers...


Oui Arsène n'était pas un homme qui se prenait à la légère, et dans un sens il avait raison puisque sa réputation le précédait. Un fois son maigre repas terminé, Arsène se leva doucement et s'en alla sur un chemin de terre. Son objectif : Les personnes se baladant à travers le parc. Il ne doutait pas qu'il pourrait les voler facilement mais il tenait à se servir de ses techniques de manipulation. 
Sa première cible fut un homme assez vieux et assez crédule à en jugé selon Arsène. Le gentleman s'approcha de lui et l'interpella calmement et de manière enjouée :

-Excusez moi très cher avez-vous une petite seconde à m'accorder ? Voilà je suis prestidigitateur et j'aimerais exercer mes talents dans ce parc... L'homme sembla se montrer coopératif donc Arsène continua son numéro. Voyez vous je n'ai rien dans les mains, il ponctua cela de mouvement explicatif, et plus un rond en poche pourtant quelque chose me dit que vous, vous pouvez m'aider. D'ailleurs je vois déjà briller une idée derrière votre tête, il approcha sa main de l'oreille de l'homme et en tira, vivement, une pièce préalablement prise à Blanche. A non ce n'était pas une idée mais une pièce... C'est très étrange... Sans doute une pièce magique... Elle doit porter chance vous devriez la garder pour vous. Dit-il en lui lançant la pièce. Prenez soin de vous monsieur, bonne journée.


Arsène s'éloigna alors avec, dans les mains, le portefeuille de l'homme qu'il venait de dérober lorsqu'il s'était approché pour récupérer la "pièce" derrière l'oreille. L'homme pensait être gagnant pourtant il venait de se faire dérober tout son argent. Cruel ? Sans doute mais au moins gagnait-il tout de même quelque chose, non ?
Arsène renouvela l'opération à trois reprises, cachant à chaque fois le portefeuille sous sa lourde veste. C'était une cachette tellement évidente que personne n'irait soupçonner qu'il ait eu les mains baladeuses. Après une heure seulement, Arsène revenait avec de l'argent sans trop savoir s'il avait une grosse somme ou non. Il se demandait ce que valait l'euros, comme on l'appelait, par rapport à ses francs ou au dollars ou au Livres...
Il tendit les billets ainsi récupérés à Blanche avec un air triomphant, le gentleman cambrioleur venait encore de frapper. 

"Je vous propose, chérie, que nous partions en croisière rien que tous les deux, direction la Manche et l'Angleterre. Plaisanta t'il fièrement."

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 109
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Blanche-Neige le Mer 23 Mar - 21:58

Arsène parut apprécier l’intention et la remercia avec une courte étreinte. Les joues de Blanche s’empourprèrent quelque peu et elle se maudit d’avoir de telles réactions enfantines. Au moins elle avait une réponse à ses interrogations un peu plus tôt : Arsène était définitivement un homme tactile. Bref, elle cacha sa gêne en s’intéressant de plus près à la blessure qu’Arsène dévoila pour se désinfecter et ce qu’elle vit ne lui plut pas. Malheureusement, elle n’avait aucune compétences en médecine sinon les tout premiers gestes de secours que tout le monde connaissaient et elle était incapable de savoir si la plaie était propre ou non. En tout cas, son compagnon avait du se faire bien mal pour se recoudre… elle en avait la chair de poule rien que d’y penser. La belle se demanda si l’air de la Terre et sa fausse mémoire l’avait ramolli. Dans son monde natal l’accès aux soins était limité et il n’était pas rare de voir des gens blessés se débrouiller par eux-mêmes pour se soigner. Et quand bien même un médecin intervenait, on était très loin du niveau de la Terre des Créateurs. Maintenant qu’elle comparait ses connaissances avec son vécut, elle se disait que les médecins de son royaume étaient de vrais bouchers. Si seulement elle pouvait ramener des connaissances d’ici pour améliorer le confort et la santé de son peuple ! Hélas, c’était loin d’être une priorité actuellement… il s’agissait avant tout de survivre aux assassins envoyés par sa belle-mère et à la guerre de manière générale. Si jusqu’à présent son monde était réputé pour les fins heureuses, aujourd’hui il semblait subir de profonds changements. C’était pour cette raison qu’elle était venu ici : comprendre ce qui affectait son monde et pourquoi la guerre et le malheur se propageait telle une épidémie à travers les royaumes. Maintenant elle commençait à avoir une idée de qui était à l’origine de ça, dommage qu’elle ait perdu plusieurs mois avec la malédiction. Ressentant le besoin de comprendre certaines choses et de percer le secret humain qui s’appelait Arsène Lupin (cet homme était un vrai mystère), elle chercha le moyen de communiquer avec lui par le biais d’une feuille et d’un stylo. Ce moyen n’était peut-être pas le plus discret et le plus polie mais au moins il offrait la certitude que Mathieu ne pouvait suivre ce qui était écrit. Sauf qu’Arsène décida de lui répondre à haute et intelligible voix en codant quelques peu le véritable message. S’il lui expliquait comment il avait fait la parallèle entre le nom du PDG de la banque Utopia et le dieu des enfers grecs, il ne lui expliquait pas pour autant comment il avait entendu parler du dit PDG. Et s’il lui avait menti et qu’il lui cachait quelque chose ? Non… c’était idiot. Elle avait décidé de lui faire confiance, il fallait qu’elle arrête de chercher des prétextes pour se méfier de lui. C’est elle qui lui avait parlé d’Utopia et de son lien avec les Légendes. A partir de là, Arsène avait parfaitement pu lire un journal traitant de finance ou même un magazine people (il fallait dire que les histoires de c…oeur d’Aidoenus Klymenos étaient assez médiatisées) mentionnant le PDG et qu’il avait tiré des déductions de tout cela. 


-Je suis sure que j’ai encore beaucoup de choses à t’apprendre… et vice-versa, répondit-elle en provocation.

S’il décidait de poser des questions, elle lui dirait peut-être ce qu’elle savait mais jusqu’à présent il s’était contenté de suivre donc elle lui avait donné le minimum pour qu’il comprenne. La jeune femme alterna le reste du voyage entre somnolence et recherche sur internet. Si elle avait délibérément veillé à ne faire aucune recherche sur elle ou sur sa propre histoire, elle s’encombra de moins de remords pour Utopia. Elle consacra une bonne demi-heure à se documenter sur Aidoneus Klymenos et tout ce qu’elle pouvait tirer de lui : son âge officiel, depuis quand il était à la tête de la banque Utopia, ses activités de manière générale, ainsi que sur la traversée vers l’Angleterre (prix, lieu d’embarquement, etc.)… puis elle repensa à ce que lui avait dit Ruby à propos du marionnettiste et de la fanfiction qu’elle avait écrite, donnant malgré elle vie à l’un des pires monstres de ce siècle. Désireuse d’en apprendre plus au sujet de son ennemi, Blanche entreprit de retrouver la fanfic et de la lire.

***

Un moment plus tard, au parc de Nantes, Arsène certifia pouvoir se procurer de l’argent pour leur garantir une fin de voyage sans encombre jusqu’à l’Angleterre. Et bien, c’était l’occasion pour lui de prouver qu’il était bien l’homme qu’il prétendait. Il fut convenu de se retrouver ici une heure plus tard et chacun parti de son côté. Blanche décida d’aller explorer un peu les environs et se promena, pensive. Elle avait veillé à remettre sa casquette et ses lunettes de soleil pour se fondre dans la masse et espérait que cela suffirait à passer inaperçu. En chemin, elle croisa un kioske à magasine et s’arrêta sur le journal « mode » en reconnaissant les photos du défilé pour la grande marque auquel elle avait participé. Le magasine était paru quelques jours plus tôt.

« Quelle idiote, songea t-elle, Catherine n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour me trouver, je me suis dévoilée de moi-même sans le savoir… »

Elle reposa le magasine et reprit sa marche en errant quelque peu avec la sensation de chauffer. Le retour de la fièvre ? Elle s’empressa de reprendre un cachet, déprimée. Au final la solitude n’avait rien de rassurant, la présence d’Arsène lui manquait. C’était beaucoup moins dur de cheminer aux côtés de quelqu’un. Seule, les souvenirs remontaient, et pas les meilleurs… la perte de ses deux amis lui pesait douloureusement. C’était triste à dire, mais elle espérait qu’ils soient morts, autrement elle n’imaginait pas par quel tourments ils étaient passés. La mort était préférable à la torture, c’était pour cette raison qu’elle s’était jetée du haut des remparts… elle avait eu de la chance de traverser le portail et d’atterrir à Montpellier. Elle avait survécut, elle, contrairement aux deux nains. Triste, la jeune femme décida de retourner dans le par cet d’y attendre le retour de son nouveau compagnon de route. Il se présenta une vingtaine de minutes plus tard avec une liasse de billets et de monnaie en main et Blanche ouvrit des yeux ronds. 283€87 ! Ce n’était pas rien !

-Ta réputation n’est définitivement plus à faire,  lança t-elle sidérée. Quand je pense au temps et à la difficulté qu’il me faut pour gagner cette somme-là honnêtement je comprends que des personnes se tournent vers la délinquance, c’est beaucoup plus facile. Au moins ce soir nous pourrons nous offrir un repas chaud. Bien joué !

***
 
Après une après-midi et une nuit quasi blanche à alterner entre bus, stop et attente, nos deux amis finirent par arriver à Saint Malo vers neuf heures du matin. Ils s’offrirent le luxe de boire un café et de prendre un petit déjeuner dans un café pour essayer d’évacuer la fatigue.

-Où se trouve le portail au juste ? Demande Blanche en se frottant les yeux.

Elle espérait au fond d’elle qu’il soit près. Dans le cas contraire elle songea qu’il leur faudra faire une halte  pour dormir en plein air
ou dans un hôtel. Dans un cas comme dans l’autre ils avaient besoin de se reposer. Enfin, c’était son cas. Cela dit elle pouvait bien tenir quelques heures de plus, l’urgence étant de faire la traversée. Une fois de l’autre côté il leur serait certainement moins difficile de se cacher aux yeux des autorités françaises. Saint Malo était une petite ville portuaire et fortifiée, très jolie et visiblement très touristique. Il était de bonne heure mais les lieux étaient vivants et animés, ce qui rassura Blanche.

-Il vaut mieux nous séparer et acheter les billets chacun de notre côté. De même pour la traversée, mieux vaut monter séparément et nous rejoindre en Angleterre. Il est tout à fait possible que des avis de recherches circulent sur mon compte et que la police garde un œil plus vigilent aux frontières. S’ils cherchent deux personnes il sera plus facile de les tromper et s’ils tombent sur moi et bien… je prétendrai faire du tourisme. Bon d’accord, l’argument ne prendra pas mais au moins tu seras libre et tu pourras m’aider à me tirer de ce mauvais pas.

La belle avala la dernière gorgée de son café.


-Qu’en penses-tu ?
avatar
Blanche-Neige
Princesse héritière en cavale

Messages : 384
Date d'inscription : 20/07/2015
Age : 24

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Arsène Lupin le Jeu 24 Mar - 10:38

Lorsqu'Arsène revint à l'endroit où il s'était séparé de Blanche, il fut presque surpris de voir qu'elle l'y attendait déjà. Il se demanda ce qu'elle avait fait durant son absence sans toutefois lui demander. Il se contenta simplement de lui tendre fièrement son trésor qu'il venait de compter : 283€87. Ne sachant trop s'il avait dans la main beaucoup ou peu d'argent, puisque dans son monde on comptait encore en Francs, il n'osa réellement s'avancer sur la valeur de celui-ci néanmoins la réaction de Blanche le rassura à ce sujet.

"-Ta réputation n’est définitivement plus à faire. Quand je pense au temps et à la difficulté qu’il me faut pour gagner cette somme-là honnêtement je comprends que des personnes se tournent vers la délinquance, c’est beaucoup plus facile. Au moins ce soir nous pourrons nous offrir un repas chaud. Bien joué !


-Très chère le crime ne paye pas... Il fait bien plus que cela lorsqu'on le maîtrise à la perfection, plaisanta t'il pour lui répondre. Ce soir, en bon gentleman, c'est moi qui vous invite princesse."

L'homme ponctua sa phrase d'un salut des plus nobles. Après tout s'était-il montré réellement gentleman depuis le début de leur aventure ? Pas assez à son goût bien qu'il ait veillé sur Blanche tout autant qu'il le pouvait. Ils décidèrent alors, pour la suite de leur périple, de partir s'acheter de quoi passer pour de véritables badauds, surtout pour Arsène. Sa veste dans sa main, sa chemise, et son pantalon déchiré ne faisait visiblement pas assez de lui un citoyen lambda. Ils entrèrent alors dans une boutique de vêtement où il acheta une chemise Hawaïenne et un pantacourt, ayant vu beaucoup de personnes porter cela dans la rue. Il trouvait ces vêtements fort inconfortable mais il jugeait que c'était un déguisement comme un autre. Un déguisement qu'il retirerait avec beaucoup de joie lorsque viendrait le bon moment.

Ils purent ensuite passer à table, faisant un dîner rattrapant largement les maigres repas qu'ils avaient fait jusqu'à présent. Arsène avait presque le sentiment qu'elle et lui dînaient en tête à tête. Lorsqu'ils eurent terminé, ils durent partir à la recherche d'un arrêt de bus, le premier d'une longue liste qui ponctua leur nuit quasiment blanche. Toutefois, même si cela leur coûtait beaucoup d'énergie, ils purent s'approcher suffisamment des côtes, ils étaient arrivés à Saint-Malo.
Ils décidèrent qu'après tant d'efforts, ils avaient bien droit à un petit déjeuné bien mérité ainsi qu'un café sans qu'ils aient peur d'entamer leur budget traversée. Alors qu'ils étaient assis à une table, se reposant comme ils le pouvaient, Blanche posa une question à Arsène :

-Où se trouve le portail au juste ?


Blanche avait l'air sérieusement fatigué. Cela n'était pas vraiment une surprise si on considéré qu'encore quelques heures auparavant la belle souffrait d'une forte fièvre. Il se demandait même comment elle pouvait s'être remise aussi vite. Même lui souffrait de la distance qu'ils avaient parcouru, sa jambe continuant à le lanciner bien qu'il veilla à bien la soigner et désinfecter. Il tenta de la rassurer comme il le pouvait, avec la vérité.

-Il nous faudra d'abord rejoindre le coeur de Londres. Le portail se trouve dans la tour mais j'ai bien peur qu'on ne risque de se retrouver face aux gens de James. D'ailleurs tu ne pourrais pas faire des recherches sur lui avec ta machine ?


Il était vrai qu'aucun des deux n'avaient eu ce réflexe, du moins à première vue hors ceci pouvait s'avérer plutôt important pour leur avenir. Arsène observait les rues de St-Malo derrière les fenêtres du café. Il n'avait pas l'impression d'apercevoir les forces de l'ordre sur le qui-vive. Etaient-ils réellement aussi rapide qu'avait pu le signifier Blanche ? Il commençait à en douter. Blanche cependant le ramena au présent tout en lui parlant, lui rappelant la menace des policiers. 

-Il vaut mieux nous séparer et acheter les billets chacun de notre côté. De même pour la traversée, mieux vaut monter séparément et nous rejoindre en Angleterre. Il est tout à fait possible que des avis de recherches circulent sur mon compte et que la police garde un œil plus vigilent aux frontières. S’ils cherchent deux personnes il sera plus facile de les tromper et s’ils tombent sur moi et bien… je prétendrai faire du tourisme. Bon d’accord, l’argument ne prendra pas mais au moins tu seras libre et tu pourras m’aider à me tirer de ce mauvais pas.


Arsène tenta de réfléchir à un plan pour qu'ils évitent de se séparer toutefois il le savait, c'était la meilleure chose à faire. Autant le visage du gentleman ne semblait pas connu, autant le visage de la belle n'était, quand à lui que trop reconnaissable. De plus elle évoqua la probabilité qu'elle se fasse attraper et le rôle que pourrais jouer le gentleman dans cette possibilité. Elle ne serait pas la première qu'il sauverait des mains de la justice toutefois, habituellement il avait toutes les cartes en main.

-Qu’en penses-tu ?


-J'en pense que tu as raison, de même pour la traversée en elle même, nous devrions nous séparer pour quelques heures afin de ne pas éveiller les soupçons. Mais fais moi confiance pour continuer à garder un oeil sur toi. Je n'ai pas vraiment envie de te perdre une seconde fois.


Leur plan mis à jour, ils leur fallait mettre les choses à plats et savoir ce que l'autre savait. Le sujet le plus brûlant était bien évidemment ce très chère Aidoneus. Comment Arsène avait-il pu le connaître ? Qui ne le connaissait pas en ce monde ? Un gentleman qui s'affichait avec de nombreuses dames, relativement important et riche ? Une cible potentielle pour une futur cambriolage s'était dit Arsène à l'époque en feuilletant un magazine nommé "Oops". Il fallait bien s'arrêter sur l'actualité de ce monde. Une chose pourtant avait attiré son regard sur une photographie, avec une phrase : "La nouvelle conquête du milliardaire". Oui "milliardaire" avait attiré son regard mais surtout la fille en question : Une jeune princesse qu'il n'avait vu, à ce moment, qu'en photo montrée par James. Il se lança alors :

-Que sais-tu d'Aidoneus Klymenos, Blanche ? Je sais déjà que vous vous connaissez et que vous vous êtes fréquenté, d'ailleurs tous les lecteurs de "Oops" t'ont vu. Lorsque Matthieu a parlé d'Hadès et de Utopia, je ne sais pas pourquoi je me suis mis à penser à cet homme dont l'identité rappelait l'étymologie du dieu des Enfers. Il fait partie d'Utopia j'imagine ? Ne pourrait-il pas t'aider, après tout vous vous connaissez bien non ?

Oui, parfaitement, il y avait dans le discours d'Arsène une pointe de jalousie pour cet autre gentleman riche que côtoyait ou avait côtoyait la jeune princesse. Toutefois il y avait surtout une grande curiosité envers cet homme issu d'un monde encore plus éloigné de celui-ci qu'Arsène et qui avait, malgré tout, put s'adapter et même prospérer. Dans un sens c'était admirable.

****

Quelques heures plus tard, Blanche et Arsène devaient embarquer pour le ferry en direction de l'Angleterre. Comme il avait été décidé, Arsène passerait en premier afin d'acheter son billet et Blanche passerait ensuite à plusieurs minutes d'intervalle. Ils ne se connaîtraient plus du tout durant toute la traversée. Avant de partir loin de sa partenaire, Arsène lui posa une main sur l'épaule et ses yeux dans les siens. Il lui sourit :


"-Fais attention à toi Blanche. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. Je veillerais sur toi, rappelle toi cela, même si tu ne me vois pas. Il lui fit un baise-main. A dans quelques heures..."


Arsène prit alors le chemin du ferry et prit alors son billet d'embarquement. Lorsqu'il monta, il se permit un regard en arrière alors qu'il était sur la passerelle. Parmi la foule, il distingua au loin la princesse. Il ne fit pas de gestes, ne s'attarda pas mais posa, pour la première fois de la traversée, ses yeux sur elle.

[Nous pouvons désormais clore ce RP, la suite au prochain épisode]

_________________
Lien de l'avatar : bayko.deviantart.com/art/Arsene-Lupin-264373822
avatar
Arsène Lupin

Messages : 109
Date d'inscription : 26/08/2015
Age : 23
Localisation : Un peu partout à la fois

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le voleur et la Princesse (PV Blanche/Arsène)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum