Egypte eternelle et ancestrale

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Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Jeu 10 Aoû - 22:44

L’humain se rendit en acceptant de me prendre la main. Voilà qui était une sage décision. Il fallait avouer qu’elle n’avait autre choix, sinon une mort directe. Ainsi, je la guidais à travers le tombeau labyrinthique, passant tantôt par des couloirs plongés dans l’obscurité et ceux éclairés par une étrange magie. Nous avancions donc tranquillement, avec mon serviteur juste derrière qui refermait la marche, et qui nous servait de garde. Il veillerait ainsi, si nous aurions des invités indésirables, ou bien si notre nouvelle compagne tentait quoi que ce soit de stupide.

"Ne vous inquiétez pas. Nous sommes presque arrivé".

En effet, notre marche nous ramena jusqu’à la chambre funéraire du défunt roi. Le portail était toujours là et j’invitais poliment la mortelle à le franchir. Mais en la poussant un peu. Mon serviteur et moi-même, franchîmes à notre tour. Quelle agréable sensation se fut que de retourner chez soi. Certes, le tombeau était entièrement plongé dans les ténèbres et les grognements de mes deux serviteurs redevenus momies ne devaient être rassurant. Mais je ressentais toute ma puissance me revenir. Mes pouvoirs qui se réveiller, je redevenais moi-même. Le digne gardien Anubis n’était plus un simple mortel perdu, il redevenait ce qu’il était vraiment.

Imaginant la mortelle désemparait de se retrouver dans un endroit aussi noir que la nuit même, il valait mieux changer de décoration. Sans trop me tarder dans cette tombe que je connaissais par cœur, je posais ma main velu et griffue sur l’épaule de l’humaine et me penchai vers son oreille pour lui souffler de mon haleine à l’odeur de la mort :

"Il est temps, que vous voyez par vous-même à présent".

Et là, je fis entrer dans le sol notre petit groupe et nous fit traverser l’Egypte en quelques secondes. Nous passions par le monde spirituel où les dieux aimaient vivre. Cela ne dura pas longtemps, mais nous pouvions voir des cités et des monuments en miniature comme si nous volions dans le ciel, et des visages à la fois humains et monstrueux nous tourner au tour, avant d’arriver à destination. Nous ressortions du sol pour arriver dans ma salle du trône. Un immense espace avec un plafond aussi haut que la pyramide de Djoser, soutenue par des colonnes décorées de gravures et de hiéroglyphes, d’un style lotiform. Je trouvais que cela était assorti. Tout le lieu était éclairé par des braseros en bronze dont deux, éclairaient le trône majestueux d’or et d’argent situer au fond de l’immense salle, disposait sur un piédestal et garder par deux statues à mon effigie en basaltes tenant un sceptre en or. Tout autour, mes serviteurs se sont rassemblés, nous encerclant et lâchant des grognements ou des cris monstrueux. On y retrouvait un peu de tout, des momies, des chacals noirs allant du plus simple au plus monstrueux, des hommes à tête de chacal, etc. Une vraie ménagerie.

"Bienvenu, en mon humble demeure."

Disais-je à l’intention de la mortelle en lui tournant le dos et ouvrant bien grand les bras vers le centre de la salle du trône.

"Vous allez voir, ici ce sera l’enfer."

Voilà que je faisais de l’humour à présent. Pour un jour comme celui-là, on pouvait se le permettre. En plus, c’était la première fois je me rendais compte, que je permettais à une mortelle de venir en mon royaume. Enfin, je voulais dire sans l’intention de tourmenter pour un crime. Sans faire trop duré le suspense, je me retournais vers elle, dévoilant le visage que mes milliers d’adorateurs me donnaient sur les murs des tombes ou sur les papyrus. Je lui souriais, montrant à peine ma dentition carnassière. Ici, elle ne pouvait rien faire, elle était totalement en mon pouvoirs et je serais mieux si elle me mentait.

"J’imagines que nous avions beaucoup de chose à nous dire."

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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Sam 19 Aoû - 15:11

Elle se releva précautionneusement, tenant son bras blessé contre sa poitrine et se laissa guider par le brun dans le dédale de couloirs de la tombe. « l'homme vide » fermait la marche, probablement pour prévenir toute tentative de fuite... comme si elle pouvait encore en avoir l'énergie. Même si son bras ne la faisait plus autant souffrir que pendant les quelques minutes qui avait suivi sa chute, elle n'imaginait pas pouvoir leur échapper une seconde fois.

Au bout d'un moment, le brun lui indiqua qu'ils seraient bientôt arrivés. Arrivé où ? Se demanda-t-elle vaguement.

Ils repassèrent la fourche où elle s'était égarée, et il la conduisirent dans ce qui semblait être le cœur du tombeau, la chambre funéraire. Elle se demanda ce qu'ils venait faire ici. Elle ne voyait pas de sortie. Mais Anubis ne semblait pas s'en soucier, il la guida vers un endroit où elle cru deviner un étrange scintillement qui réveilla quelques souvenirs en elle. Elle avait déjà vu ce genre de phénomène, et n'en gardait pas un très bon souvenir. Elle eut un léger mouvement de recul, et sentit la main de l'homme presser contre ses omoplates et la forcer à traverser.

A peine franchi l'étrange iridescence, l'obscurité se fit totale et Garance se figea. Elle sentit une main se poser sur son épaule. Une main étrange, qui lui sembla bien trop lourde dont les ongles acérés lui entraient dans la peau, et une odeur épouventable agressa ses narines quand il se pencha pour lui expliquer qu'il était temps à présent qu'elle découvre par elle même ce qu'il lui reprochait.

Le reste du chemin sembla vraiment particulier. Garance se dit qu'elle s'était probablement cogné la tête un peu plus fort que ce qu'elle pensait. Même si elle ne voyait rien à cause de l'obscurité, elle aurait juré que l'homme les avait fait s'enfoncer dans la roche et à présent, elle apercevait les monuments traditionnelles de l'égypte sous forme de maquette.

Et puis, d'un coup... il y eut de la lumière. Beaucoup de lumière. Une lumière éclatante qui lui blessa les yeux, l'aveuglant quelques secondes. Lorsque ses yeux se furent acclimaté, elle le regretta instantanément. Même si la pièce en elle était magnifique, richement décorée, les êtres qui y étaient rassemblées était loin d'avoir la même magnificence... Elle vit des momies aux bandelettes crasseuses, des chacals, des hommes hybrides, tous grognant et criant avec agressivité envers la nouvelle venue... Elle en resta un instant sans voix.

Elle ne voyait qu'une seule explication à cette hallucination traumatisante. D'une manière ou d'une autre, il avait du la droguer et elle était en train de se faire le pire « bad trip » de l'histoire des substances psychotropes.

Il lui tournait le le dos, ouvrant les bras en lui souhaitant la bienvenu chez lui, lui promettant l'enfer avant de se retourner vers elle avec un sourire terrifiant, dévoilant la pointe de belles dents acérées, précisant qu'ils avaient beaucoup de choses à se dire.

Pour l'instant, tout ce qu'elle avait à dire tenait en une hurlement de pure terreur. Un hurlement qui raisonna dans la salle, couvrant le bruits fait par les bête qui la peuplée. Une hurlement qui lui déchira la gorge, lui faisant oublier sa douleur au bras.

Elle n'avait absolument aucun moyen de fuir cet endroit, mais son esprit n'était pas d'accord. Lui, il en avait la possibilité ! Le cri cessa quand Garance glissa au sol, évanouie.
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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Lun 21 Aoû - 23:05


Toutes mes créatures et moi mêmes, nous bouchions nos oreilles pour supporter les hurlements de l’humaine. Certes, c’était normal et prévisible, mais jamais je n’aurais cru qu’une humaine pouvait hurler ainsi. On dirait une damnée de Seth. Les créatures de styles chacal se mirent à hurler à la lune, ne supportant encore moins ces cris à déchirer l’âme. J’étais même persuader qu’on l’entendait à travers tout Kemet, et même dans la Douât. Finalement, cette intense douleur cessa quand l’humaine s’écroula au sol, probablement évanouit. Mes serviteurs poussèrent un cri de soulagement et vinrent entourer l’humaine, la regardant avec curiosité. Je fis signe à tous de se pousser, pour que je puisse m’approcher de notre invité.

« Vous êtes de retour mon seigneur, votre quête semble fructueuse. »

Il s’agissait de Perdjet, mon fidèle bras droit. Jadis, un des plus anciens grands prêtres de mon culte, qui fut récompenser à me servir dans mon domaine pour l’éternité, gagnant une forme de divinité. Bien que niveau apparence il était comme le reste de mes serviteurs momifié, il demeurait le plus richement décoré, une manière de montrait qu’il recevait presque tous mes pouvoirs et qu’il était mon bras droit, mon chambellan pour certains. Bref, le numéro deux ici. Il descendait les marches, tenant fermement son bâton et s’inclina à mes pieds. Il n’accorda qu’un bref regard à l’humaine.

« Nous sommes ravis de votre retour, chacun de vos départ nous glace le sang, bien plus qu’il ne l’est déjà. Cette mortelle est-elle lié à ces étranges phénomènes ? »

Je fis signe à mon serviteur de se relevé de la main.

"Je crois bien que oui. Mais je dois le vérifier. Ce monde est si chaotique qu'il est difficile d'y voir quelque chose de clair. Emmènes là quelque dans une chambre où elle sera soigné et qu'elle puisse se reposer."
« Nos couches seront-elles adaptés pour une vivante ? »
"Oui, même si ce sont des sarcophages. Installe des coussins à et des draps à l’intérieur pour le confort. Et envoie Tifet pour la soignée. Ayant gardé une apparence bien plus humaine, elle choquera moins l’humaine à son réveille."

Perdjet s’inclina et désigna plusieurs hommes chacal pour l’aider à soulever l’humaine et à la transporter, respectant mes ordres. Dès qu’elle se réveillera, j’exigeais d’être prévenu. Nous avions du travail à faire. En attendant, je me préparais à poursuivre mon sempiternel travail de guide des morts. Une besogne qui ne connaissait jamais de repos. Et bien que je pusse être dans divers endroits en même temps, ce ne fut le cas quand je voyageais dans un autre univers. Au moins, je restais disponible pour toute évolution concernant mon invité. Et au cas où, des gardes furent placer devant la porte de sa chambre. Deux anubis armés de lances et de khopeshs en bronze. Puis, mes chiens montaient les gardes en rodant dans les couloirs, sans oublier les momies qui se traînaient dans le palais et les autres monstres dormant dans l’ombre. Je me sentais tranquille.

Tifet arriva. Bien que son apparence laissât croire qu’elle était vivante et humaine, elle ne l’était pas, du moins pas complétement. Elle était jadis prêtresse et guérisseuse. La malheureuse avait connu un sort tragique, mêlant la magie. La pauvre se retrouvait dans un tel état que même Osiris lui refusa l’accès en son domaine. Le monde des vivant lui était bloquer et personne ne voulait suivre les rites de passage. Pris de pitié pour cette jeune fille innocente, je la pris à mon service. Une première aussi, pour une personne qui ne pouvait se revendiquer ni dans la vie ni dans la mort comme mon père. Mais c’était une histoire compliqué, mais entre ses mains, je savais que l’humaine sera bien traité.

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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Mer 30 Aoû - 21:48

Garance resta inconsciente longtemps. Il faut dire que la vision de toute cette faune hurlante, pleine de crocs acérés prêts à déchirer sa chair, d'os apparents sous des bandelettes défaites et l'odeur de mort avait de quoi retourner l'estomac du plus aguerrit des amateurs de films d'horreur, ce qu'elle n'était pas.

Lorsqu'elle commença à reprendre ses esprits, la première chose qu'elle sentit fut la douceur et le moelleux d'un oreiller sous sa joue. Elle avait du mal à ouvrir les yeux et une migraine lui labourait douloureusement l'intérieur de la tête.

Peu à peu les souvenirs lui revinrent. Son égarement dans la tombe, l'étrange jeune homme brun et l'homme-vide qui semblait être son serviteur. Elle tenta d'ouvrir les yeux et siffla de douleur lorsque la faible luminosité de la pièce accentua sa migraine.

Elle ne savait pas comment, ni pourquoi, et encore moins avec quel genre de substance il l'avait droguée pour provoquer les hallucinations qui avaient suivies, mais elle savait que ça devait être une drogue plutôt costaud... encore que, vu que dans sa vie, ce qu'elle avait pris de plus fort avait été de la codéine, son organisme devait être particulièrement sensible à toute substances psychotrope.

Quoi qu'il en soit tout devait être fini, on avait du la récupérer puisqu'elle n'était plus dans ce cauchemar mais dans un lit somme toute plutôt confortable, dans une chambre où ne retentissait aucune des hurlements sauvages et terrifiants qui l'avait terrifiée au point que son esprit avait décidé qu'il était temps d'aller voir ailleurs s'il y était.

Elle voulut se retourner dans le lit, tentant d'ouvrir les yeux, et son bras heurta un montant du lit. Elle poussa un cri de douleur et se redressa brusquement en serrant son bras contre elle, tentant de faire baisser la douleur lancinante qu'elle ressentait en le gardant le plus immobile possible. Visiblement sa chute dans la tombe et son bras cassé n'avaient pas été un rêve. Elle put aussi constater que son bras avait été bandé, ce qui renforça son idée qu'elle devait se trouver dans un hôpital ou tout au moins une infirmerie.

Maintenant qu'elle était pleinement réveillée, elle regardait autour d'elle, dubitative. L'endroit ne ressemblait pas à une chambre d’hôpital, et ce qu'elle avait pris pour un lit n'en était clairement pas un. Est-ce que les responsables de la « Vallée des rois » avaient installé une infirmerie de fortune dans une tombe, utilisant les sarcophages comme couche de fortune pour leurs pensionnaires ?

Évidement, c'était une idée idiote. Qui aurait eut l'idée saugrenue de faire dormir des malades ou des blessés dans des cercueils ? Et puis, quel exploitant d'un site historique aurait sacrifier sa plus belle pièce pour en faire une infirmerie ? Cette tombe était probablement la mieux conservée de toute l’Égypte. Les murs étaient recouverts de gravures et de peintures d'une finesse et d'une qualité exceptionnelle. Même une néophyte comme elle pouvait s'en rendre compte. On avait l'impression qu'ils avaient été peint hier. Mais, elle préférait envisager ça plutôt que l'autre solution.

L'autre solution... non. Ce n'était pas envisageable.

Elle devina un mouvement dans un coin de la pièce, et sentit son cœur se serrer de terreur en voyant quelqu'un s'avancer vers elle, avant de pousser un lourd soupir de soulagement. Pas de tête de chacal, pas de bandelettes, pas de griffes ni de crocs. Juste une jolie jeune femme aux cheveux lisses et aux yeux sombres, même si Garance préféra ne pas s'attarder sur son accoutrement bien peu conventionnel pour une infirmière.

Elle avait un visage très doux, un sourire apaisant. Elle lui tendit un bol contenant ce qui ressemblait à une tisane en lui disant de la boire, que ça apaiserait ça douleur. Garance regarda le bol d'un air suspicieux, et le prit de sa main valide pour faire mine de le porter à ses lèvres. Elle doutait que ce soit un poison. Après tout, si on avait voulu se débarrasser d'elle ça serait déjà fait, ils n'auraient pas pris le soin de la soigner, de l'installer confortablement.

La jeune femme s'éloigna du lit-sarcophage pour se diriger vers la porte qu'elle entrouvrit avant de dire quelques mots à quelqu'un à l'extérieur avant de revenir vers elle, l'invitant à se recoucher avant de poser un linge humide dégageant une odeur végétale sur son front et de lui masser les tempes. Garance sentit sa migraine refluer doucement et une sensation d'apaisement l'envahir. Dés qu'elle aurait repris du poil de la bête, il faudrait qu'elle discute un peu avec cette jeune femme ! Elle s'était toujours intéressé à l'herboristerie en dilettante, et elle devinait que la belle égyptienne avait beaucoup à lui apprendre.

Garance commençait à se sentir plutôt pas mal, confortablement installée sur les coussins qui tapissaient l'intérieur du sarcophage et chouchoutée par sa jeune infirmière, lorsque celle-ci prononça quelques mots qui lui glacèrent le sang.


« Le maître est prévenu de votre réveil. »


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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Ven 1 Sep - 12:55

Pendant que l’humaine se reposer de ses émotions, j’avais repris mon sempiternel labeur. Guidé à la fois chaque âme de Kemet jusqu’à la salle du Jugement. Et là, faire effectuer la pesée du cœur. Parfois je suis secondé par une déesse qui s’occupe d’accompagnée les âmes, mais souvent, c’est à moi que reviens la tâche. En quelque sorte je faisais presque tout le travail. Mais étant une divinité, je pouvais laisser de mon encense un peu partout pour m’aider, créant un peu des doubles on va dire.

Un travail qui se répétait depuis la nuit des temps et dont j’aimais bien. Et encore, ce n’était que la partie connue de mon travail. Mais quand on vint me prévenir qu’enfin l’humaine s’était réveiller, je m’absentais de mon poste. La aussi, je laissais de mon essence pour me remplacer ainsi qu’un ou deux serviteurs au cas où. On se demandait bien pourquoi je devais partir, car à personne, je n’avais communiqué l’existence des portails, ni que j’hébergeais temporairement une mortelle. Si cela se savait, je serais devenue la risée de tout le panthéon et certains ne se priveraient pas pour faire courir les rumeurs les plus ridicules à mon compte.

Ce que l’on pouvait dire ou penser de moi, je m’en fichais. Rattacher au monde des morts, les pensées des vivants m’indifféraient. Mais quand cela venait entraver mon labeur, alors là je ne laissais pas passer. D’autant que cette histoire pouvait provoquer le plus grand chaos que notre monde n’est jamais connu, alors étant quelqu’un cultivant le secret, je restais mystérieux sur tout cela. Quittant la Douât, je rejoignais mon domaine à travers un nuage de sable et de fumée noir en un claquement de doigt. Presser, je me dirigeais vers la chambre de l’humaine d’où Perdjet vint me retrouver dans le couloir.

Ce que l’on pouvait dire ou penser de moi, je m’en fichais. Rattacher au monde des morts, les pensées des vivants m’indifféraient. Mais quand cela venait entraver mon labeur, alors là, je ne laissais pas passer. D’autant que cette histoire pouvait provoquer le plus grand chaos que notre monde n’est jamais connu, alors étant quelqu’un cultivant le secret, je restais mystérieux sur tout cela. Quittant la Douât, je rejoignais mon domaine à travers un nuage de sable et de fumée noire en un claquement de doigts. Presser, je me dirigeais vers la chambre de l’humaine d’où Perdjet vint me retrouver dans le couloir.

"Mon seigneur. Elle vient de se réveiller à l'instant."
"Oui, je viens d'être mis au courant. Je vais pouvoir l'interroger et mettre enfin tout cela au clair."
"Tout es prêt, mais si vous pouvez me permettre, je vous conseil une approche plus humaine. Elle est fragile, une rencontre avec un dieu peut avoir des conséquences regrettables."
"Que veux-tu dire ?"
"Une approche plus douce si vous me permettez de m'exprimer ainsi, mon seigneur."
"Soit, je ne suis pas un sanguin comme Seth. Je serais me montrer plus conciliant envers elle."
"A ce propos, maître.."
"Oui quoi donc ?"

Perdjet me désigna des yeux, me regardant de haut en bas. Je compris de suite, où il voulait en venir, et il n’avait pas tort.

"Oh c’est vrai." Dis-je.

D’un mouvement de la main devant mon museau, mon aura s’évapora et à travers un souffle de tempête du désert, mon apparence divine laissa place à celle de l’humain qui prenait ma place quand je visitais le monde de l’humaine magicienne. A la différence que mes vêtements changèrent aussi, passant de mes atouts royaux aux vêtements des aborigènes de son monde. C’était déjà un bon point pour l’aborder sans la choquer davantage. Et en plus, de la mettre en confiance. Ainsi revêtu par cette illusion, j’entrais dans sa chambre d’où ses gardes m’ouvrir la porte. Mes serviteurs savaient me reconnaitre. Entrant, bras croisé dans le dos, je regardais l’humaine se tenir près de Tifet, allongeait dans son sarcophage.

"J’espère que vous vous êtes bien reposer." Disais-je de ma voix ténébreuse.

Je m’approchais d’elle de quelques pas, mais pas trop pour ne pas la brusquer et lui faire peur. Pour elle, je restais l’homme qui l’avait enlevé et agressé dans un tombeau. Je restais froid, mais ne manifestant aucune émotion pendant que je la regardais, juste avant d’enchaîner avec un grand sourire carnasier :

"Avez-vous donc tout ce dont vous avez besoin ? Nourriture, boisson ? S’il vous faut quelque chose, demandait." Disais-je de ma voix ténébreuse.


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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Ven 1 Sep - 14:17

Lorsque la porte s'ouvrit, Garance se redressa, un peu trop vite. Un vertige la saisit, l'obligeant à se rallonger quelques instants. A moins que ça ne soit du à la tisane que la jeune femme lui avait fait boire. Elle devait bien reconnaître qu'elle était efficace. A peine quelques minutes après l'avoir bue elle avait sentit la pulsation de la douleur refluer dans son bras, ainsi que dans sa tête. Elle avait pu se concentrer sur ce qui l'entourait. Portant son attention d'abord sur son « infirmière ». Elle n'était pas comme « l'homme-vide », elle ne dégageait pas cette impression d'absence, comme s'il ne s'agissait que d'une coquille vide. La jeune égyptienne au contraire dégageait quelque chose de doux et sensible, bien que vaguement triste.

Son observation fut interompue par l'ouverture de la porte. Le vertige passé, Garance se rassit dans son sarcophage, avec plus de précautions. Son ravisseur venait d'entrer dans la pièce. Elle poussa un léger soupir de soulagement. Elle avait craint de voir à nouveau l'être toute en griffes et gueule pleine de dents qu'elle avait vu dans son hallucination. Mais il n'en était rien. Il était de nouveau égal à lui même. Un jeune homme au teint hâlé et aux cheveux longs retenus en catogan sur la nuque.

Il s'était également changé. Il portait ne portait plus la tunique royale ni les précieux bijoux qu'il arborait lorsqu'il l'avait agressée, mais des vêtements plus conventionnel. Curieusement, Garance trouva que ça ne lui convenait pas. Bien que très élégant de part son maintient, il donnait l’impression d'être déguisé.

La jeune femme vit son infirmière s'incliner avec déférence et faire un pas en arrière, comme l'aurait fait un serviteur en face d'un membre d'une famille royale, ou une esclave devant son maitre. Toutefois, elle ne semblait pas terrifiée, peut être juste vaguement inquiète. Tout en s'eloignant Tifet lui lança un regard qui semblait lui ordonner de se tenir tranquille. Comme si elle pouvait faire autre chose.

Elle était blessée, elle était retenue dans un lieu inconnu. Garance avait bien des défauts, mais la bêtise n'en faisait pas parti. Elle était parfaitement consciente qu'elle n'avait aucun moyen de lui echapper. Le mieux qu'elle pouvait faire était d'apprendre ce qu'il lui reprochait, de parlementer pour tenter de rester en vie le temps que les autorités compétentes ne la retrouve. Et provoquer un kidnapeur qui semblait avoir toute une cours à ses ordres ne serait probablement pas très bon pour sa santé.

Quoi qu'il en soit, elle ne put retenir un mouvement de recul quand il commença à s'approcher de sa couche. Se plaquant contre le rebord du sarcophage comme si elle avait eut l'intention de se fondre dans la pierre.

Lorsqu'il prit la parole, la petite humaine sentit son cœur se glacer. Elle trouvait son ton grondant, un peu comme celui d'un chien qui aurait été doué de parole. Le contraste entre son ton et ses mots avait quelque chose de perturbant. Elle trouvait son ton vaguement menaçant, et pourtant, ses mots était aimables. Il semblait réellement s'inquiéter de savoir comment elle allait et qu'elle ne manquât de rien.

Dans un premier temps, elle fut incapable de parler, se contentant de le fixer avec attention, inquiète de ses moindres réactions. Il lui fallut plusieurs secondes avant de trouver le courage de répondre d'une voix tremblante.

« Je vous remercie. Je ne manque de rien. »

Elle se fit la réflexion que c'était parfaitement ridicule de remercier son ravisseur, mais elle savait aussi que ses conditions de détentions pourraient être bien pire. Elle avait entendu les récits d’otages de certaines groupes extrémistes qui avaient été battus, maltraités, voir encore pire dans le cas de jeunes femmes.

Garance ferma les yeux un instant, et pris une grande inspiration pour tenter de calmer l'angoisse et la terreur qui lui serraient la gorge avant de reprendre.

« Si vous m'avez kidnapper dans l'espoir d'obtenir une rançon ou pour faire pression sur un gouvernement quelconque, je me dois de vous informer que vous avez mal choisi votre cible. Je n'ai pas d'argent et je ne suis qu'une petite main dont tout le monde se désintéresse. Je ne vous servirais pas à grand chose... »

Elle regretta ses mots à peine les avait-elle prononcés. Si elle ne lui servait à rien, il risquait tout aussi bien de la passer par les armes tout de suite.

« Vous pourriez me relâcher n'importe où, je ne sais pas où je suis, je ne sais pas qui vous êtes.... » tenta-t-elle de se rattraper, en agrippant son oreiller entre ses poings serrés pour qu'il tenter de masquer ses tremblements. Elle savait qu'il ne fallait pas montrer sa peur devant certains animaux, quelque chose lui disait qu'il en allait de même pour les terroristes.
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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Sam 2 Sep - 10:03

J’écoutais l’humaine sans rien dire, la laissant finir par politesse. Je gardais les bras croisés derrière mon dos, et fis le tour de la pièce, admirant de temps en temps les lieux, posant mon regard sur une série de hiéroglyphes ou de gravures sur les murs ou les colonnes comme si je les voyais pour la première fois. Une chose que je savais des humaines, en fait de tout être de sexe féminin, c’était qu’il fallait les laisser finir de parler pour ne pas voir apparaître un avatar de Sekhmet, même un dieu avait peur de croiser le chemin de la plus redoutable lionne sanguinaire. Elle était en sanglot, me parlant de rançon, etc. Elle manquait cruellement de confiance en soi, de force. Peut-être était-ce pour ça que la magie des portails l’avait désigné ? Nous verrons bien cela. Comme elle semblait avoir fini, je pouvais enfin m’expliquer.

"L'argent ? J'ai une préférence comme ma famille pour l'Or. Mais j'en ai à volonté. Voyez."

J’attrapais un petit couteau dans une de mes poches, et me fis une légère coupure sur une de mes veines et laissa couler le précieux liquide de vie. Contrairement aux humains, notre sang, ainsi que de notre chaire avait quelque chose de particulier, il contenait de l’or, comme l’eau qui composait en grande partie un être vivant sur la terre, l’or composait la plupart de notre organisme. En pouvant le voir à la couleur dorée qui se répandait doucement au tour de mon bras. C’est pour cela d’ailleurs, que nos adorateurs nommaient l’or la « Chaire des dieux ». Et qu’ils nous en offraient beaucoup dans nos sanctuaires. Par la suite, je rangeais la petite lame à sa place et me tourna vers notre invitée avec un très grand sourire.

"Il est vrai que j’ai manqué à mes devoirs de civilité. Mais vous comprendrez que quand mon travail est menacé, je peux devenir aussi dangereux que les ténèbres eux-mêmes. Et encore plus, si le chaos menaçait le monde par l’intermédiaire d’un agent."

On pourrait voir cela comme une forme d’excuse de ma part, mais tant que je ne serais pas sûr de ses intentions, je ne pourrais me montrer confiant envers elle, et m’excuser pleinement. Je n’étais pas naïf, j’étais connu pour ma méfiance et ma prudence. Jamais on ne m’avait encore trompé, contrairement à certains parents, dont même Râ. Et je voulais que cela se poursuivit. Car quand le père des dieux fut abusé par l’un de ces enfants, l’ordre du monde en fut bouleversé, et il a fallu trouver un remède un peu bancal pour y remédier. Mais suivit de la trahison de Seth, les choses ne se sont pas arrangés. Alors, tenant un rôle dans l’équilibre du monde, je ne pouvais pas me laisser avoir non plus.

"Permettez-moi de me rattraper mortelle. Appelez-moi Inpou. Et vous donc ? Puis-je connaître l’identité de mon invitée ? "

Je m’étais assis au pied du sarcophage, tout en gardant une distance respectable avec elle. Il ne fallait pas que je lui fasse trop peur, mais au contraire, la mettre à l’aise et avoir sa confiance pour qu’elle puisse me dire la vérité. Et de toute manière, je comptais lui faire subir un test qui tranchera pour de bon la question. Mais comme il pouvait être éprouvant pour une vivante, il valait mieux l’aider à aménager ses forces avant la grande épreuve. Je pouvais être charmant aussi, et très attention envers la gente féminine, mais je préférais rester célibataire, surtout avec un métier comme le mien.

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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Sam 2 Sep - 17:03

Il l'écouta sans réagir, sans même sembler se soucier de ce qu'elle pouvait bien raconter, se contentant d'observer la pièce, s'attardant parfois sur une des illustrations des murs. Rien ne laissait penser qu'il avait écouté un seul mot de ce qu'elle lui avait dit. Finalement, lorsque le silence commença à s'étirer entre eux, il se tourna vers elle, précisant qu'il préférait l'or à l'argent, tout en sortant de sa poche un couteau. Garance sentit son cœur se figer. Que voulait-il faire avec cet arme ? Avait-il pris la décision de se débarrasser immédiatement de cette otage sans aucune valeur ?

Non, il n'utilisa pas le couteau contre elle mais contre lui, s'infligeant une légère coupure, expliquant qu'il possédait de l'or à volonté. La jeune femme ne compris pas vraiment le rapprochement entre cet acte et l'or. C'est à peine si elle fronça un peu les sourcils en remarquant l'éclat doré que la lueur des bougies donnait au léger filet de sang qui s'échappa de la blessure.

Elle le regarda, de plus en plus dubitative, comprenant de moins en moins ce qu'il attendait d'elle, mais fut rassuré de le voir ranger le couteau sans en avoir fait usage sur elle. Il reprit la parole en se tournant vers elle avec un grand sourire qu'elle trouva quelque peu... hypocrite. Elle comprenait de moins en moins ce qu'il lui racontait. Son tavail ? Quel travail ? Et en quoi pouvait-elle être considérée comme une menace ? Finalement, elle comprit que c'était elle qu'il considérait comme l'agent du chaos menaçant le monde.

Un fou, elle était réellement face à un fou ! Mais visiblement un fou fortuné et loin d'être le seul dans son délire si elle en croyait la présence de Tifet et les bruits de pas qu'elle avait entendus dans le couloir. Cette histoire était tellement délirante, tellement invraisemblable ! Et puis, c'était quoi cette façon de l'appeler « mortelle », comme si lui pouvait ne pas l'être !

Garance éclata de rire. Un fou rire incontrôlable, a en avoir mal au côtes et a en perdre son souffle. Le genre de fou rire nerveux qui peux vous prendre dans une situation particulièrement peu propice à l'amusement.

Il ne sembla pas s'en émouvoir plus que ça. Peut être avait-il l'habitude que ses proies perdent quelque peu pieds, et aient des réactions inadaptés à la situations ? Aussi vite qu'il avait commencé le rire prit fin et la jeune femme observa son geôlier, Inpou, si elle avait bien compris, et si s'était son vrai nom, assis nonchalamment au pied du sarcophage, attendant patiemment qu'elle réponde à sa question.

La première impulsion de jeune femme bien élevé avait été de lui répondre par un « Enchanté de vous connaître, je suis Garance », mais elle en avait marre d'être bien élevée. Surtout dans ses conditions. Toutefois, elle ne voulait pas non plus précipiter un geste de violence de sa part en l'insultant.

Elle se grignota un instant l'intérieur des joues pour réfléchir à une formulation acceptable.

« Je m'appelle Garance, je suis née en 1987, il y a donc 30 ans dans un petit village français loin de tout. Je n'en avais jamais bougé jusqu'à ce qu'on m'offre cette croisière sur le Nil. Je ne suis pas un agent du chaos, je suis épicière ! » dit-elle en s'échauffant un peu plus à chaque phrase. Elle prit le temps d'une grande inspiration pour se calmer et un peu et reprendre d'un ton las « Je ne comprend toujours pas ce que vous attendez de moi. Vous ne m'avez pas enlevée pour de l'argent ou pour une quelconque revendication. Vous me parlez de chaos et de fin du monde. Mais en quoi cela me concerne-t-il ? Dites-moi ce que vous voulez, et qu'on en finisse. Je ne veux pas rester ici, je veux rentrer chez moi et retrouver ma vie tranquille. »
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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Lun 4 Sep - 8:43

L’humaine semblait devenir folle. Je ne comprenais pas trop pourquoi, mise à part le fait qu’elle se soit fait enlever de son univers, tomber sur mon armée de serviteurs mort-vivant, traverser le plan divin et avoir vu ma représentation courante. Après tout cela, je trouvais qu’elle en faisait. Toutefois, elle se montra assez courtoise de se présenter. Mais je sentais une note de colère dans ses paroles. On me dira sans doute que c’était normal, et que mon côté mystérieux et froid pouvait en énerver plus d’un. Horus par exemple, c’était un sanguin, il fallait que ça bouge tout le temps et très souvent, il fallait se battre, et bien mon cher demi-frère désirait me reprochait souvent ma pacificité, et que je ne disais pas toujours ce à quoi je pensais. Mais étant moins fonce dedans que lui, j’évitais pas mal de soucis contrairement à sa majesté.

"Concernant votre vie tranquille... Ce sera difficile, car visiblement vous n'êtes pas prédisposé à cela. Et je dois avouer, je ne comprends pas tous ceux que vous me racontez. Un village français ? Je ne connais que les terres se trouvant au bord de la mer Egée. Mais vous devez parler d'un royaume venant de votre monde."

Français, Épicière… Voilà des mots bien barbares. Jamais entendu parler. Mais ce n’était que des détails sans réelles importances. J’aurais loisir d’apprendre leur géographie et culture un autre jour, pour l’heure, nous avions plus urgent à faire. Chassant l’air avec ma main devant mon visage, je poursuivais cette conversation :

"Pour ceux que j’attends de vous… Je ne peux rien vous dire pour le moment. Pas avant de connaître votre « Alignement ». Il vous reste donc une seule épreuve à passer, et tout vous serra expliquer."

Je lui tendais la main pour l’accompagner à la prochaine épreuve. Un geste de politesse, même si elle n’avait pas réellement le choix, devant me suivre tout de même. Je nous fis transporter à travers un tourbillon de sable jusqu’à une salle immense dont le toit se perdait dans les ténèbres. Le sol et les colonnes étaient de couleurs grises, les murs semblaient presque transparents, laissant entrevoir un paysage aussi noir que la nuit. Au fond, fut dresser deux grands trônes d’or sur un piédestal surmonté d’une arche en forme de roseau. Et en son centre, fut dresser une gigantesque balance en or qui pouvait supporter le poids d’un humain. La salle du jugement. Elle était vide pour le moment, juste ce qu’il me fallait.

"Haaa ! Je vois que ma chère tante nous à laisser son matériel comme je lui est demander. C’est toujours un plaisir de travaille avec elle." Disais-je en attrapant derrière la balance une plume d’autruche blanche, qui flottait au-dessus de la paume de ma main et qui émettait une lumière aussi éclatante que le soleil même.

Il s’agissait sans doute d’un des symboles les plus puissant de notre monde. Un objet renfermant une des magies les plus puissante, celle de l’ordre et de la lumière. Celle qui tranche, qui se montre véridique et inflige la justice à tous. Mâat était quelqu’un au grand cœur, elle espérait à chaque fois voir chacune des âmes passant ici rejoindre les jardins. Mais quand une doit être livrée à notre petit animal de compagnie, elle éprouvait de la tristesse et une grande déception, telle une mère face au mauvais comportement de l’un de ses enfants.

"Etes-vous prêtes pour votre dernière épreuve Garance ? Si vous ne m’avez pas mentis, vous vivrez comme une reine. Déjà que vous avez l’immense honneur de voir de vos yeux vivants cet endroit, peu de mortelle voir aucun n’a pu en faire autant."

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Message par Garance Albrech le Mer 6 Sep - 19:43

Garance avait vraiment l'impression qu'entre elle et Inpou, un dialogue de sourd s'était instauré, mais bon, au moins, c'était un dialogue... où quelque chose d'approchant, mais elle devait reconnaître que le peu qu'elle comprenait ne lui plaisait pas des masses. Comment ça, il lui serait difficile de revenir à sa vie tranquille ? Comment ça, elle n'y était pas prédisposée ? Ça faisait bien des années qu'elle vivait ainsi, elle voyait pas vraiment pourquoi ça changerait maintenant. Mais bon, il lui parut peu judicieux de le présenter ainsi.

Comment ça il ne pouvait pas lui dire ce qu'il voulait d'elle sans connaître son « Alignement » ? C'était quoi encore ce truc ? Elle sentit son anxiété remonter d'un cran quand il lui parla d'une épreuve à traverser avant d'avoir toutes les explications qu'elle désirait. Mwouai, si elles lui étaient donnée avec autant de clarté que les réponses qu'elle avait eus jusqu'à maintenant, elle risquait pas d'être bien plus avancée.]

Toutefois, elle avait d'ors et déjà compris que cette épreuve, elle la passerait. De gré ou de force, quelque chose lui disait que ça ne serait pas forcément agréable, mais que si elle n'y mettait pas un peu de bonne volonté ça pourrait être carrément très mauvais pour sa santé. Elle regarda un instant la main tendu avant d'y glisser la sienne d'un air peu convaincue.

A peine l'avait-elle saisie qu'ils furent encerclé par un tourbillon de sable qui obligea la jeune femme à fermer les yeux. Lorsque le bruit du vent cessa et qu'elle les rouvrit, ils se trouvaient dans une nouvelle salle. Elle préféra ne pas se demander comment ils y étaient arrivé, ni où ils se trouvaient. C'était le genre de question qui lui provoquerait à coup sur un coup de flip dont elle préférait se passer pour l'instant. Tout comme elle préférait ne pas s'attarder sur les incongruité architecturales de l'endroit.

Mais, malgré ses efforts, elle ne pouvait pas faire abstraction de l’immense balance dorée qui semblait occuper tout l'espace disponible entres les étranges murs. Inpou s'extasia sur sa tante toujours aussi prompte à lui prêter ses jouets en attrapant une grand plume blanche, duveteuse et lumineuse qui semblait flotter au dessus de sa paume

Soudain, elle se sentit pâlir. La balance, la plume... ça lui rappelait une des légendes de la mythologie égyptienne. Elle ne se rappelait plus exactement des termes de l'histoire mais il était question de pureté de l'âme, et de s'en assurer en vérifiant que le cœur du défunt ne pesait pas plus lourd qu'une plume.

Elle se tourna vivement vers l’égyptien à coté d'elle.

« Vous n'êtes pas sérieux là ?! »

Elle ne s'inquiétait nullement pour son âme ou pour sa pureté... Plutôt pour sa survie. Quand il avait parlé de « dernière épreuve », elle avait pensé « dernière épreuve » avant qu'il ne se décide à la relâcher, pas dernière épreuve de sa vie !

« Vous... Vous n'avez quand même pas l'intention de …. Je croyais que vous vouliez me garder vivante !!! » cria-t-elle en tentant de faire un pas en arrière, tout en regardant avec horreur la balance et la plume

« Vous n'allez quand même pas m'arracher le cœur ?! »
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Message par Anubis le Ven 8 Sep - 9:25

Voici le moment attendu. Nous allions enfin avoir le fin mot de cette histoire. Toute cette aventure m’avait quelque peu perturbé et avoir cette fameuse réponse que je désirais tant, m’aidera à me calmer et à prendre une décision bien plus juste. Le jugement de la balance ne se trompait jamais. Que la personne soit riche ou pauvre, égyptien ou étranger, elle dévoilait la nature de l’âme de la personne jugée. Un exercice que j’ai pratiqué des milliards de fois, bien plus qu’il n’y avait d’étoiles sur le cops céleste de Nout. Une tâche si répétitive, mais importante. Ce qui amènerait un peu de piment cette fois-ci, c’est que la personne qui sera jugée était encore vivante. Mais il existait toujours un moyen pour arriver à notre objectif, comme on disait, une voie détourner.

Garance se mit à paniquer. Sur le coup, j’aurais cru qu’elle avait tout simplement peur du résultat, et donc qu’elle avait bien quelque chose à cacher. Mais en réalité, c’était la procédure qui la terrifier. Oui, quand quelque chose était exclusivement réservé aux défunts, un vivant pouvait craindre des effets sur sa vie. Compréhensible, mais elle n’avait aucune raison d’avoir peur. J’étais un professionnel, je n’avais jamais failli à ma mission. Bras croisé dans le dos, je lui répondais, sans quitter la balance du regard, gardant mon habituel ton aussi glaciale qu’une tombe :

"Je tiens toujours mes promesses. Ma parole est d'or, comme mon sang."

Je n’étais ni perfide, ni filou. J’étais d’un sérieux remarquable. Khonsou me traitait de rabat-joie, Bés ou Bastet que je ne savais pas m’amuser, ni rigoler. Il était clair que ce n’était pas avec moi qu’on entendrait de bonnes blagues, ou rire lors d’un banquet. Mais ce mode de vie m’accommodait parfaitement. Quoi que, je pouvais vous faire quelques plaisanteries sur la mort, mais personne n’en riait, alors je gardais volontiers l’image d’une tombe, froid et de mauvaise humeur. Mais bon, je pourrais vous en parler pendant un moment avec des anecdotes très variées à ne plus en finir, mais il fallait avancer. Me retournant, je dévisageais avec un léger sourire l’humaine. Elle n’était pas plus rassurée, on dirait, je suis sûr qu’une fois tout cela fini, elle aura l’esprit plus tranquille, ou subira mille tourments si elle ma mentit.

"Un bon conseil, ne bougez pas trop pour éviter de vous faire mal inutilement. Et évitez de crier, pour m’éviter de vous faire mal inutilement."

Je touchais sa poitrine avec ma main, et d’un geste magique, je mimais l’arrachement de cœur. Une lueur rouge émana de sa poitrine et quelque chose de forme sphérique de couleur rouge vif en sortit. Ce n’était pas tout à faire sphérique, c’était un cœur battant dans le creux de ma main. Il était aussi chaud que le vrai, et on sentait la vie qu’il a connu et les émotions qui traversaient la mystique. Et sans grande surprise, ce n’était pas très positive. Je ressentais parfaitement sa peur. C’était comme si ses cris intérieurs s’infiltraient directement dans mon esprit.

"Rassurez-vous, ce n’est qu’une copie de votre véritable cœur. Vous ne risquez rien… Pour le moment."

Je me retournais vers la balance et mit approcha avec la réplique exacte du cœur de Garance. La plume se trouvait déjà à sa place, attendant l’heure du jugement. D’un geste très cérémonieux, je déposais le cœur délicatement après l’avoir levé vers le plafond, comme s’il s’agissait d’une offrande au ciel. Pour marquer le coup, j’aurais pu prononcer un discours, ou une prière à un de mes pères divins, mais on avait suffisamment perdu de temps comme ça. Le cœur était donc déposé, et j’attendais le verdict. Pendant plusieurs secondes, je crus que la plume jouait de moi, qu’elle me narguait car elle ne faisait que changer l’équilibre de la balance. Un coup elle était plus légère, un coup plus lourd. Mais enfin, le verdict tomba par l’immobilisation de la balance. Un large sourire illumina mon visage sombre.

"Félicitation humaine. Vous avez réussi votre dernière épreuve. Il est l’heure à présent de vous narrer votre destin."

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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Mar 12 Sep - 16:21

Visiblement, sa panique et sa peur ne perturbaient pas plus que ça Inpou. Il semblait même ne pas comprendre pourquoi elle s'inquiétait autant à l'idée de voir son cœur être arraché de sa poitrine. Il se contenta de lui répéter qu'il était homme de parole, et de lui conseiller de ne pas bouger ni crier pendant la procédure, pour s'éviter des douleurs inutiles.

Elle n'eut le temps ni de l'un ni de l'autre. D'un geste prompt, il posa sa main sur sa poitrine et mima un arrachement. Elle vit quelque chose sortir de son corps et se retrouver dans la mains du jeune homme, une lueur rouge sang, palpitant légèrement, elle crut qu'elle allait s'évanouir à nouveau, mais ce ne fut pas le cas. En fait, elle venait de dépasser ce stade. Elle était dans un tel état de choc qu'elle eut l'impression de se dissocier de son corps. Elle se voyait, blême et immobile face à l'égyptien qui tenait son cœur dans sa main, enfin, plutôt une « représentation de son cœur » comme il le lui expliqua.

Alors qu'il se dirigeait vers la balance, et que son corps physique restait figé sur place, comme transformé en statue, elle le suivi avec curiosité. Elle ne ressentait aucune douleur, aucune inquiétude, juste... oui, juste une immense curiosité pour ce qui se passait et qu'elle ne comprenait pas.

Elle attendit à coté de lui, sans inquiétude aucune pour le résultat, que la balance se stabilise. Elle faillit hausser les épaules quand il lui annonça qu'elle avait passé le dernier test avec succès tandis qu'un authentique sourire illuminait son visage halé comme si c'était la surprise du siècle. Curieusement, il semblait vraiment heureux que ce soit le cas.

Finalement, Garance reprit ses esprits, un peu groggy par ce qu'elle venait de vivre. En même temps, après tout ce qu'elle avait vécu ce jour là, depuis son kidnapping, sa rencontre avec les... choses qui semblaient servir son ravisseur, jusqu'à l'arrachement de son cœur, fusse une représentation, et sa décorporation, personne ne pouvait vraiment lui en vouloir. Elle lui lança un regard morne quand il lui annonça avec une gaité qu'elle trouva déplacée, qu'il allait enfin pouvoir lui expliquer on destin.

Même sans savoir de quoi il s'agissait, elle savait déjà qu'elle n'allait pas aimer ce qu'elle allait entendre. Tout ce qu'elle voulait maintenant, c'était retourner à sa petite vie tranquille et pépère. C'est bon, elle en avait assez vu des mystères de se monde. Elle n'avait pas envie d'en apprendre encore plus. Mais quelque chose lui laissait croire que son avis importait peu. Quelqu'un ou quelque chose, qu'on lui donne le nom de dieu, de destin, de karma ou de ce qu'on voulait, avait décidé de jouer avec elle, et elle n'avait pas les moyens de s'y opposer.

Elle garda ses réflexions pour elles, lançant un regard morne agrémenté d'une moue boudeuse au jeune homme, attendant la suite des réjouissances.
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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Ven 15 Sep - 9:29

À en juger par la mine de Garrance, je dirais qu’elle était complétement fatiguée par toutes ces épreuves et sans doute, frôlait-elle un rien la folie. Pauvre humaine, elle était encore loin de tout savoir. Il était peut-être temps de l’aménager, comme son alignement semblait juste, il serait monstrueux de la pousser vers le mauvais côté. En tout cas, elle pourrait se vanter d’avoir visité le domaine des dieux et d’y avoir survécu sans dommage. J’entendais derrière nous notre chère petite Ammout, ronflait dans sa tanière entre deux séances de jugement. Il vaudrait mieux éviter que l’humaine la voit, sinon elle risquait de me briser les oreilles à nouveau.

D’un claquement de doigts, nous fûmes de nouveau transportés dans un tourbillon de sable chez moi. Une table de banquet fut dressée avec tous les mets du Pharaon. Pain d’orge et de céréale, viande d’autruche et de gazelle bien cuite, oignons avec de la laitue, des grenades avec des figues en guise de fruit ainsi que comme boisson, un choix entre de la bière et du vin de différentes variété. Et je n’avais pas mentionné tous les autres plats aussi délicieux qu’on pouvait trouver sur les terres d’Egypte. Mes serviteurs avaient déjà tout installer avant notre arrivée, comme je le souhaiter, ainsi l’humaine ne les verrait pas de nouveau.

Vautré dans mon siège, je fis signe à l’humaine de prendre place à ma table.

"Je vous en prie, prenez place. Après avoir réussi brillamment les épreuves, vous méritez bien le repas d'une reine."

Pour moi, la nourriture ressemblait plus à un plaisir qu’à une nécessitait. Étant une des rares divinités dites immortels, le besoin de manger se faisait moins ressentir, et j’étais ce qu’on pouvait appeler, un « bourreau de travail. » Il pleuvait des morts tous les jours et il fallait constamment que je sois présent dans la salle du jugement. Mon essence qui est rester là-bas ne pourra assumer bien longtemps mon remplacement, et il faudra au plus vite que je reprenne mon rôle, une fois cette histoire terminée. Laissant le temps à Garrance de manger et boire un peu, je me curais les griffes avec un couteau avant d’aborder le sujet qui nous intéressait.

"Dites-moi Garrance, que savez-vous sur la magie ?"

Une bonne entrée en matière. La magie était au centre de toute cette affaire, aborder le point le plus important faciliterait les explications sur tout le reste. Ecoutant la réponse de Garrance, je me levais de mon siège et fis le tour de la table, les bras derrière mon dos, adoptant une marche détendu et lente, prenant tout mon temps.

"Avez-vous entendu parler de d’autres mondes ? De portails pouvant les relier, que ce soit par une légende, un témoignage, ou un discours religieux ou encore autre chose ?"

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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Garance Albrech le Mer 20 Sep - 12:18

Inpou sembla particulièrement content du résultat de son « test ». Aussitôt, son attitude envers Garance changea, il devint plus chaleureux, presque prévenant.

En un rien de temps, il les ramena dans une grande salle où un banquet avait été dressé. Garance regardait toute ses denrées avec surprise. Elle avait vraiment l'impression d'être dans un rêve. Après tout, il n'y a que dans le monde onirique que les situations changent aussi rapidement, presque sans transition.

Son geôlier ? Guide ? Elle ne savait plus vraiment, s'installa à la table, l'invitant a en faire de même, semblant sous entendre qu'elle avait bien mérité le repas d'une reine pour avoir réussit telle épreuve. Elle préféra ne pas s’interroger sur ce qui serait advenu s'il avait estimé le test non concluant ou raté.

Avec une certaines curiosité, elle réalisa que les odeurs alléchantes se dégageant de la table provoquaient des crampes dans son estomac, et de léger bruits de protestations, comme si son organe lui reprochait de prendre trop de temps avant de le contenter.

Finalement, elle se saisit d'un des morceau de pain, ou de ce qui semblait y ressemblait. Une galette, moelleuse et parfumée. Elle en déchira un morceau et le glissa entre ses lèvres, tout en surveillant du coin de l’œil son compagnon. La saveur du pain sur ses papille la fit douter qu'elle soit dans un rêve, mais il lui était arrivé de faire des rêves très réaliste, avec gouts, odeur voir même douleur. Par contre, il y avait quelque chose qui ne lui était jamais arrivée en rêve.

Elle prit un des couteaux sur la table, et en testa le fil avec son pouce. Oui, il semblait assez tranchant pour ce qu'elle avait en tête. Elle se servit un verre d'alcool qu'elle but d'une traite en regardant Inpou attendre patiemment qu'elle ait fini ses agapes. Puis, elle posa la lame du couteau sur le gras à la base du pouce puis d'un geste vif, elle se coupa.

La jeune femme ne sut pas si elle fut consternée ou rassurée de ressentir la légère douleur de la coupure, et surtout de voir le liquide vermillon s'échapper de la plaie. En rêve elle ne saignait jamais. Elle s'abandonna quelques secondes à la contemplation de la rivière pourpre qui coulait le long de son poignet pour venir souiller la nappe en lin à coté de son assiette. Elle en fut tirée par la question d'Inpou.

S'il avait été inquiété par sa mutilation, il n'en montrait rien. Elle posa le couteau et pris une des serviette qu'elle serra contre sa main pour arrêter le saignement tout en leva les yeux vers le jeune homme aux yeux sombres, qui avait repris sa déambulation autour de la table.

« La magie ? Je n'en connait que les tours des prestidigitateurs. » répondit-elle d'un ton vaguement triste « Ce pauvre monde en est malheureusement totalement dépourvu. »

Sa question suivante lui arracha une moue. Des portails ? D'autres mondes ? Elle haussa les épaules.

« Il y a quelques livres qui évoquent le sujet, sous forme de roman, de légendes, mais rien de « sérieux ». »

Soudain, elle pencha un peu la tête comme si elle avait reçu une révélation.

« Est-ce que les portails se présentes comme une légère iridescence de l'air ? » demanda-t-elle

Elle réalisa qu'elle ne mettait plus en doute la réalité de ce qu'elle vivait ni de ce qu'il lui racontait.

« Une fois, il y a quelques années, j'ai vécu quelque chose de... bizarre. C'était le jour... et puis ça a été la nuit, puis j'ai vu un scintillement, et à nouveau à a été le jour. »

C'était probablement un peu fouillis comme explication, mais elle ne voyait pas comment l'expliquer autrement.
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Re: Egypte eternelle et ancestrale

Message par Anubis le Jeu 21 Sep - 10:24

J’écoutais avec plaisir Garrance me répondre. Au début, elle prenait la magie pour de simples tours de passepasse qu’on pouvait voir lors de spectacle de saltimbanques ou avec la caravane. Mais je lui parlais de la vraie magie. Mais l’humaine comprit de suite où je voulais en venir, une forme de déclic s’opéra dans son esprit. Elle ne se moquait pas de moi, car elle me fit une bonne description de ce qu’était un portail pour que ce soit une plaisanterie. Elle en avait fait l’expérience, mais sans savoir ce qu’il lui était arrivé réellement.

"Ha ! Vous savez donc de quoi je parle, tant mieux. Vous n'êtes donc pas étrangère à tout cela, voilà qui facilitera pas mal les choses."

D’un mouvement de la main, je fis venir une coupe de vin à moi pour en boire une ou deux gorgés. Maintenant que nous arrivions au principal, je ne redoutais plus de lui montrer mes pouvoirs. Chacune de mes actions sera une prévue de la véracité de mes dires qui illustreront le moindre de mes mots. De toute façon, ici, il était impossible de vivre la simple vie d’un mortel, tout était magie, spiritualité et divin. On pouvait parler alors d’une bonne forme de baptême pour s’initier aux secrets de ce monde. Et sa petite démonstration avec le couteau n’en était qu’un début. Comme cette histoire était bizarre. Bref, passons. Je continuais de tourner autour de la table, tout en poursuivant mes explications d’un pas calme.

"Ce que vous avez vécu n’est rien, comparer à ce qui peut nous attendre. Ces portails sont si nombreux, alimenter par une magie qui m’est inconnu. Elle n’est ni lié à celle de ma chère mère, ni à mon vieil oncle « Monsieur je sais tout. » Mais ils provoquent un chaos des plus effroyables, des êtres dangereux peuvent les franchir et causer tant de mal. Mon monde n’en est épargné. Cela ne peut être que l’œuvre du chaos même."

Je m’arrêtais un instant pour boire une dernière gorgée de ma coupe avant de la reposer par télékinésie. La situation était grave, depuis longtemps je gardais l’existence de ces portails cacher, mais les bruits courraient de plus en plus, et nos propres forces des ténèbres en auront très vite vent et seront tenter d’user de ce phénomène à leur avantage. Rien que le fait d’y penser, je sentais mon énergie me quittait rapidement. C’était une sacrée tâche à accomplir, rien que pour ceux se trouvant à Kemet. Me retournant, je fis face à l’humaine, les mains poser sur le dossier du siège.

"Mais, pour une raison étrange, vous êtes comme relier à tout cela. La magie qui anime ces portails vous touche. Mais il reste à savoir si vous n’êtes qu’un réceptacle qui devra faire son choix entre l’ordre et le chaos."

J’avais de la peine pour elle. Il fut prouvé pour son innocence, mais elle se retrouvait mêler par quelque chose de bien plus dangereux que tout ce dont elle à put affronter. Le destin pouvait être cruel certes, mais il était possible de recevoir de la bonne aide pour soulager ce terrible fardeau, surmonter les épreuves et sans doute, retrouver un semblant de vie normal. Du moins, je l’espérais pour elle.

"S’il vous plais, racontez moi toutes choses étranges que vous auriez vécu avant notre rencontre."

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