Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

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Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Phobos Escanor le Sam 9 Juin - 14:06

L’argent ne fait pas le bonheur. Ferruccio en savait quelque chose. Il avait tout. L’or ne lui manquait pas et coulait à flots avec les ventes de ses produits. Et même sa rente nobiliaire venant de l’Italie lui permettait de largement voir venir ; mais il avait choisi de s’installer aux États-Unis afin de créer son entreprise et d’aider les plus démunis ; peu importe l’endroit où il se rendait et où il était : il y avait toujours des gens à qui tendre la main pour les sortir de la misère ou du moins essayer. Il ne pouvait pas s’occuper de cela seul. Ferruccio était un rêveur, un idéaliste qui voulait le bien des gens. Il ne l’obtenait pas tout le temps mais il essayait ; et tout le monde le savait. Non pas parce qu’il médiatisait ce fait, s’il pouvait rester discret, il le faisait ; non, c’était parce qu’il y avait toujours quelqu’un pour le dire. Les gens qu’il aidait ne savaient jamais comment le remercier alors ils criaient sur tous les toits qui était leur bienfaiteur ; il n’avait jamais demandé cela.
Personne ne le savait à part les quelques élus. Ferruccio n’avait jamais existé et n’était qu’un personnage joué par un tyran. Conseillé par son meilleur ami, il avait pu construire ce personnage si sympathique que tout le monde adorait. Qui soupçonnerait le duc Da Caito de n’être qu’un vil être tyrannique ? - sûrement plus horrible encore que le prince Jean qui n’était rien d’autre qu’une petite b...hum, un petit caniche aboyant très fort juste à côté du prince Phobos. Non pas que celui-ci soit parfait mais en les termes actuels concernant les deux antagonistes...y en a un qui poutre sa tronche à l’autre à coup de boule de feu façon HADOKEN ! - oui le hadoken n’est pas une boule de feu, c’est juste une image. Une comparaison en somme. Ouais ok, on est pas là pour discuter figures de style, la narration s’emporte !
BREF !

La pression sur les épaules d’une personnalité comme le duc Da Caito – « Appelez Ferruccio, s’il vous plaît ! Nous ne sommes pas à un événement officiel organisé par la noblesse italienne, n’est-ce pas ? » disait-il toujours à son interlocuteur, car il n’aimait pas que quelqu’un ne faisant pas parti de la noblesse lui rappelle son titre ; il n’était pas qu’un noble et il voulait qu’on s’en souvienne – lui était immense. Parfois tant qu’il lui arrivait de faire quelques excès qui n’étaient pas bon pour sa santé ; ou pour la santé de quiconque en général mais lui particulièrement car il était d’un naturel faible. Il était obligé de prendre un traitement médicamenteux nécessitant certaines drogues qu’on ne trouvait pas forcément dans les pharmaceutiques officielles. Il devait parfois sortir en prendre dans la rue. Aux États-Unis, ce n’était pas compliqué, il avait quelqu’un pour le faire, il avait son dealer préféré qu’il payait grassement et avait tout intérêt à ne pas l’arnaquer et à se taire. Son meilleur ami le dissuadait bien. Mais lorsqu’il était en déplacement, il devait trouver quelqu’un d’autre. D’habitude, c’était sa confidente qui s’en chargeait mais elle était indisposée ce soir-ci. Alors il s’était décidé à sortir. En vérité, Phobos voulait sortir, il en avait assez d’être enfermé derrière les murs protecteurs de son hôtel ; il avait envie d’être au contact des gens de basse extraction, comme il pense, pour changer un peu. Il serait normalement capable de se défendre, il ne risquait pas de se faire tuer, non ? Ahem...Qu’il était confiant.

Il avait mis des vêtements beaucoup plus discrets que ceux qu’il porte habituellement. Ayant des difficultés à comprendre les codes vestimentaires de ce monde, il avait l’habitude de porter des tenues que les princes des univers heroic-fantasy portent usuellement, certaines faisant penser à des tenues historiques du Moyen-Âge. Toutefois, il avait pris le temps d’apprendre en quelques années. Ce soir, il avait volontairement mis ce que tout citoyen lambda issu d’une classe moyenne mettrait afin de se faufiler dans la foule sans être aperçu. Un fan de cosplay est habituellement reconnu facilement ; alors le voir en tenue conventionnelle, cela n’était pas usuel.

Ferruccio s’enfonçait dans les rues sordides de Londres ; il n’était pas difficile de trouver ce qu’il cherchait. Il allait repartir quand il entendit des cris. Une fois le paiement effectué et la marchandise récupérée – sous forme pilules dans une boîte prévue à cet effet – il se précipita pour voir ce qu’il en était ; d’abord par curiosité macabre mais surtout  par désir de voir ce qu’il pouvait y faire. Il se surprit à penser qu’il pouvait vraiment aider...ce monde avait un impact impressionnant sur sa personne depuis qu’il était là…
En fait, il pouvait choisir ce qu’il était ici. Et c’était...une sensation étrange.

Devant lui, une jeune femme se faisait agressée par deux hommes, elle était coincée contre un mur. Le faux duc les invectiva, les déconcentrant mais ils lui dirent de partir. L’espoir s’était allumé dans les yeux de la jeune femme, ce qui incita encore plus Ferruccio à agir ; à cet instant, il était le personnage qu’il s’était créé, peut-être le serait-il le temps de cette histoire.
Il s’élança. Il savait se battre malgré sa faiblesse apparente ; ce ne fut pas compliqué d’en mettre un à terre tant celui-ci était poivrot mais l’autre ne l’était pas et était non seulement plus fort mais il était aussi agile. Le duc ne vit pas le coup venir et se tordit de douleur sous le coup de poing reçu dans le ventre et l’uppercut l’envoya au sol. Bientôt, ils furent deux à le tabasser. Deux contre un, ce n’était pas très juste mais au moins, la demoiselle put fuir.
Ferruccio pensa que c’était bien idiot de mourir dans une ruelle ; mais il avait sauvé quelqu’un, non ? Phobos avait fait ce que son personnage fait, il sauve des gens. Il se surprenait à faire de plus en plus ce genre d’actions.
Ça ne pouvait pas durer...si ?! Mais en attendant, qui viendrait le sauver, lui ?

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Robin de Locksley le Dim 10 Juin - 13:28

Jamais Robin n’eut autant l’impression d’être aussi déterminé. Voilà qui vola de toit en toit, jouant les acrobates pour remonter tout ce quartier londonien afin de retourner à la base, non pour donner son rapport, mais des coups. Qui supporterait la trahison ? Locksley était un homme perdu dans ce monde depuis peu, il n’avait plus rien, ni but ni famille, ni amis… C’était un homme seul et abandonner. Quand des premiers habitants de ce monde moderne lui ont tendu la main, ce fut naturellement qu’il la saisit et tente de survivre tant bien que mal. Mais voilà, qu’à présent, il était seul à nouveau. On s’était joué de sa personne, on l’avait manipulé. Le célèbre Robin des Bois, le Zorro de la forêt de Sherwood, s’était laissé dérivés, déprimant sur sa condition, et était devenus une proie facile.

Mais à présent, il avait un but, celui de casser la figure à son ancien patron, celui l’ayant offert asile et protection. Marco, seul patronyme de ce prétendu bienfaiteur. Il savait tant de choses sur lui, mais sans rien révélé de sa nature. Ayant cet avantage, le chef des voleurs de Londres imposait un certain respect et confiance. Confiance qui n’existait plus, depuis que ce dernier avait envoyé une bande d’assassins pour le tuer et récupérer cette maudite clef USB. Pourquoi se donner tant de mal pour l’obtenir ? Robin comptait bien le découvrir, et pour cela, il allait lui arracher des réponses avec sa langue.

L’ancien prince des voleurs bondissait toujours de toit en toit. Chaque saut, chaque pirouette, augmentait son adrénaline, lui donnant l’illusion qu’il était capable à main nue de mettre en pièce ses adversaires. Chose dont il aura certainement l’occasion de tester dans la minute qui suivait. S’arrêtant net en bordure au sommet d’un petit immeuble, il vit en contre-bas, un rassemblement. Les bruits produit attiraient son intention. Une bande qui encerclait une victime pour la mettre en pièce. Endroit idéal qu’était une ruelle sombre dans une ville aussi sinistre.

Robin était partagé. Une voix lui criait « Ignores les ! Tu as déjà quelque chose de plus important à faire que de t’occuper d’un inconnu. Tu t’es suffisamment fait avoir. » Mais l’ancien cœur de héros qui avait fait sa renommée, se réveilla après un long sommeil. Malgré tout ce que le justicier à la capuche pouvait subir, ses traumatismes, sa colère, l’injustice personnelle… Il ne pouvait s’empêcher de se détourner de sa route, quand quelqu’un criait au secours. Voulait-il vraiment devenir une bête sans âme, animé par la haine comme ses ennemis ? Il pouvait bien être qu’une créature de fiction, sa nature resterait toujours là même.

Se disant qu’il pourrait le regretter après, Robin se laissa tomber sur le sol en pavé, derrière les agresseurs. Avec agilité, il se redressa, dominant d’une tête le voyou le plus proche, son visage cacher sous sa célèbre capuche, qui donnait la parfaite image du justicier sombre, d’un Dark Robin des bois. La bande fut sur le coup surprit et tous les regards se braquèrent sur le nouvel arrivant.

"Je vous conseille de vous tirer d’ici, si vous ne voulez pas que je vous casse quelque chose."

La première réponse qu’il reçut, fut des ricanements. Puis l’un d’eux se jeta sur le maître voleur, tenant ce qui ressemblait à un canif. Emporter dans son élan, Robin de Locksley n’eut besoin que de faire un pas sur le côté, pour esquiver le coup, pendant que l’agresseur partait devant. Arrivant à sa hauteur, Robin attrapa son bras, le retourna jusqu’à ce qu’un craquement se fit entendre. Sous la douleur, l’homme lâcha un cri, ainsi que son arme qui tomba au sol, ricochant. Puis, dans un second mouvement, Robin le fit tourner sur lui-même pour l’envoyer s’écraser contre un mur.

Au début effrayer de voir l’un de leurs amis se faire mettre à terre, un second tenta sa chance. Locksley l’attrapa aussi, mais par le poignet. Puis, avec sa main libre, il asséna quelques coups rapides au niveau de la poitrine et de la mâchoire, avant de mettre à son tour à terre le deuxième agresseur, lui retournant aussi le bras, afin de l’immobiliser grâce à la douleur.

Le duo de criminel se retrouva donc à terre en moins de deux. Même pas besoin de sortir son arme, Robin n'avait rien perdu de ses années d'entrainement et de combat, il restait toujours le grand guerrier ayant mérité l'admiration en Terre Sainte et en Angleterre. Voyant qu'il en avait terminé, il s'approcha du pauvre malheureux qui manqua de peu de finir en morceaux par les deux voyous pour s'assurer que tout allait bien pour lui.

"Comment vous vous sentez ? C'était moins une mon ami."


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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Phobos Escanor le Jeu 14 Juin - 19:19

"Je vous conseille de vous tirer d’ici, si vous ne voulez pas que je vous casse quelque chose."

Dans sa tête, Ferruccio se demandait qui était cet inconnu qui venait de le sauver, peut-être pas d’une morte certaine mais au moins de plusieurs jours à devoir être alité à l’hôpital. Il y avait mieux à faire de ses journées. Celui qui se faisait passer pour un bienfaiteur tenta de se relever tandis que les deux larrons fuiraient. Phobos n’aurait eu aucun mal à les mettre en pièces. Dans sa folie ravageuse et nihiliste, le prince déchu les aurait déchirés. Mais Ferruccio était un homme qui ne se battait pas aussi bien, c’était un homme qui se battait avec les armes dont il était capable ; mais uniquement pour lutter contre la misère. Quelle ironie.

"Comment vous vous sentez ? C'était moins une mon ami."

Il s’était finalement relevé tant bien que mal, quelque peu chancelant au début puis tout à fait ensuite. Il faisait mine de ne pas avoir mal afin de garder le plus de contenance possible mais c’était difficile. Quelques grimaces de douleur lui échappèrent ; de plus, il se tenait les côtes. De fait, rien de cassé. Tout au plus aurait-il quelques hématomes et des réprimandes de son meilleur ami.
Tu aurais dû faire plus attention. Sortir à une heure pareille ! Aider quelqu’un c’est bien, mais ne te fais pas tuer ! - il n’aurait cure de ses remontrances.


- J-je vais bien...ça va a-aller...Merci ! Sans vous...Mais dites-moi, à qui ai-je l’honneur ?

Il le regarda, en souriant. Puis il tiqua.

- Oh, mais je manque à tous mes devoirs, excusez-moi ! Je suis le duc Ferruccio Da Caito. Enchanté de vous rencontrer !

Il lui tendit la main.

Ferruccio Da Caito faisait parti des grands d’Utopia mais des grands tout court. S’il avait été d’abord plus connu aux États-Unis et en Italie, le monde entier parlait beaucoup de lui. Des autres aussi. Tout comme le PDG Aïdoneus Klymenos, qui avait disparu durant quelques semaines avant de reparaître, quelque peu changé, le duc Da Caito était un riche célibataire à prendre. Mais en-dehors des commentaires de la presse féminine, les médias ne parlaient que de sa bienveillance. Certes, les mauvaises langues diraient toujours qu’il cache quelque chose, qu’il était en fait malhonnête et devait sûrement être un vrai malade. Mais le fait étant qu’à part l’entrepôt distribuant des ressources gratuites aux plus démunis, il avait également cédé par deux fois la moitié de sa fortune afin de reconstruire des logements pour les victimes d’une tempête sur la côte est et qui n’avaient plus d’endroits où s’abriter ou encore lorsqu’il avait fallu financer une campagne pour sauver des jeunes filles qui avaient été enlevées dans le but de servir dans des bordels clandestins. Pour ce dernier cas, au-delà de l’image qu’il devait donner, Phobos avait été tout à fait d’accord avec ce plan. Il avait beau être un connard de tyran égoïste, il n’arrivait quand même pas à comprendre le principe d’enlever des filles pour les faire travailler dans des lupanars. C’était sale. Il se promettait d’ailleurs d’endiguer même ce fléau chez lui. A Meridian, car ça existait toujours. Sa sœur avait beau faire du bon travail, il y avait certaines choses qui ne changeaient pas.

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Robin de Locksley le Sam 16 Juin - 8:34

Pour le plus grand soulagement de Robin, cet illustre inconnu n’avait rien. L’ancien protecteur de Sherwood était donc arrivé juste à temps. Qui sait ce que cet homme aurait dû subir, si le voleur serait arrivé une minute plus tard. Déjà que dans son monde, ce n’était pas facile de venir au secours de tout le monde, mais ici, ça l’était encore moins. Alors, voilà que Robin ne voulait plus pendant un moment être le héros des légendes, se sentant désabusé, mais il avait toujours cette volonté de vouloir aider autrui. Peut-être bien, que malgré cette couche de colère qui le recouvrait, se cachait toujours un cœur de héros. Ou mieux, les racines ou la graine, les restes de son ancienne vie abattu, mais qui ne tarderait pas à repousser, pour revenir encore plus fort qu’avant.

Pour le moment, on ne pouvait rien affirmer. Et Robin pensait surtout qu’il pourrait partir, une fois assurer que ce malheureux ne risquait plus rien. Hélas pour lui, ce dernier, tout naturellement, lui posa la question qui fâchait, son nom. Il ne pouvait lui dire, Robin de Locksley, ou Robin des bois. Sinon, il finirait avec les déments comme l’avait plus d’une fois prévenu ses nouveaux compagnons de ce monde. Il n’avait donc qu’à faire comme à chaque fois, s’en inventait un. Robin pourrait éventuellement reprendre celui dont-il avait l’habitude, mais finalement, il trouva que ce ne serait pas une bonne idée. Il était déjà trop utilisé et le mieux qu’il puisse faire, serait d’effacer ses traces.

"Robin Mackenna, pour vous servir mon seigneur."

L’inconnu se présenta à son tour, sous le nom de Duc Ferruccio Da Caito, en lui tendant la main, celle que Robin attrapa et serra avec énergie.

Déjà, le titre de Duc eut l’effet d’un déclic. Un noble qui pouvait se faire détrousser pour le bien des pauvres, voilà qu’elle était la première penser du roi déchu des voleurs. Cependant, Robin n’était pas aussi inculte de ce monde qu’il laissait paraitre. Ferrucio Da Caito était un nom très connu. Jamais l’ancien seigneur de Locksley ne l’a rencontré, d’une manière que ce soit, mais il était aux faits de l’actualités. Et au grand plaisir de ce dernier, Da Caito n’était de la trempe de ceux, qu’il aimait détrousser pour sa juste cause.

"Vous voulez dire, que vous êtes ce damelot qui vient en aide à tous ces pauvres gens ? Si oui, c’est un immense honneur que vous me faite en ce moment mon bon seigneur."

Ferrucio était un de ces bienfaiteurs fortunés, qui ne dépensaient visiblement pas son immense fortune en frivolité, sachant faire le bien autour d’eux. Du moins, c’était ce que disaient les médias. Et Robin n’avait pas de pouvoir pour lire dans les pensées ou l’avenir pour se douter de quoi que ce soit. Le Duc, pouvait paraître même comme un héros, un héros n’agissant pas dans l’ombre et en dehors de la loi, comme pourrait faire le voleur à l’arbalète. Donc, pour ce dernier, si quelqu’un était à même d’apporter un peu plus de justice dans ce monde et voir l’améliorer, c’était bien le Duc. Cependant, quelques doutes existaient dans son esprit, qui paraissaient peu vilaines pour le moment, et dont le prince des voleurs de Sherwood, se pressa à éclairer.

"Pardonnez mon audace, mais que fait un homme comme vous, dans un coupe-gorge pareil ? Ce n’est pas prudent, si mon avis vous intéresse."

Ferrucio pouvait bien vouloir aider les plus démunies, venir dans un pareil endroit n’était pourtant pas recommander. Dans ces ruelles, une lame pouvait apparaitre comme par magie, et vous trancher la gorge pour juste prendre vos biens sans remords. Ce monde était certes en avance sur de nombreux points par rapport au sien, mais un point commun demeurait, l’Humain. N’importe où, on retrouvait les mêmes comportements et mentalités, surtout dans les travers. Le vol, le meurtre etc. Cela demeurait à chaque instant.

Mais sans doute que le Duc avait une bonne raison d’être là. De toute manière, Robin n’allait pas le juger, bien que curieux, son esprit restait encore concentrer sur son objectif initial, retrouver Marco et régler leur compte. Et ensuite… Et ensuite, Robin verra ce que le destin lui aura réserver.

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Phobos Escanor le Mar 10 Juil - 23:56

"Robin Mackenna, pour vous servir mon seigneur."

Ni Phobos ni Ferruccio oubliaient ceux qui les avaient aidés. Et ce Robin Mackenna, il se le promettait, il l’aiderait en retour si cela s’avérait nécessaire.
L’homme en face de lui serra sa main tendue avec l’énergie d’un jeune homme physiquement sain et le duc l’envia un instant quelque peu ; sa santé fragile compromettait quelques projets et cela enrageait parfois son ami lorsqu’ils étaient sur l’autre Terre.


"Vous voulez dire, que vous êtes ce damelot qui vient en aide à tous ces pauvres gens ? Si oui, c’est un immense honneur que vous me faite en ce moment mon bon seigneur."

Il sourit. Cet homme parlait bien étrangement pour une personne de cette époque et cela rappela au prince déchu les gens de son monde natal lors de quelques instants, subrepticement. Il n’était pas nostalgique de cette époque maintenant qu’il savait la vérité.

- Oui, c’est moi. J’aide comme je peux. Ce n’est pas parce qu’on naît avec un titre et de l’argent que l’on doit se permettre de faire ce que l’on veut ; au contraire, cela nous donne des responsabilités. Malheureusement, certaines traditions demeurent au pays, alors les Etats-Unis m’ont permis de m’affranchir de certaines limites dans le but de subvenir aux besoins des nécessiteux. Après tout, vous imaginez si les plus grandes fortunes du monde s’y mettaient ? On résoudrait tant de problèmes ! Peut-être pas tous mais ensemble, on peut faire tant de choses !...mais ce n’est pas l’avis de tous et je ne suis qu’une voix parmi tant d’autres…j’imagine que beaucoup ne voudraient pas laisser leurs privilèges...

Le personnage du Duc était si criant de vérité que cela faisait parfois peur à ses collègues et à Phobos lui-même. Peut-être qu’à force de côtoyer la misère et de faire le bien, cela l’a changé ?...hum...non. Ce n’est pas possible. Il était toujours animé de cette même haine pour sa sœur, ses amies, son monde natal. Tout doit brûler dans les flammes de la folie et de sa colère. Tout.

"Pardonnez mon audace, mais que fait un homme comme vous, dans un coupe-gorge pareil ? Ce n’est pas prudent, si mon avis vous intéresse."

Ferruccio tiqua, il ne savait pas quoi répondre. C’était facile à sentir. Ferruccio, ce personnage, ne savait pas mentir.

- Je...euh...vous ne le direz à personne ? Je ne voudrais pas que l’on me juge à cause de ça...

Il savait que c’était illégal mais il ne pouvait faire autrement.

- Ma maladie est extrêmement douloureuse et mon traitement m’oblige à prendre certaines drogues que l’on ne vend pas très légalement… Je suis loin de chez moi et je ne savais pas comment m’en procurer autrement...et même si j’aurais pu engager quelqu’un...je...hum...c’est imbécile, je sais. Je ne suis pas supposé faire confiance aussi facilement et pourtant...Je suis en train de vous noyer de paroles...excusez-moi...

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Robin de Locksley le Ven 13 Juil - 7:56

Quel plaisir pour Robin de Locksley que de rencontrer un membre de la noblesse si soucieuse du commun des mortels. Voici un homme qui savait attirer les faveurs du peuple et qui ne risquait pas de voir l’ex prince des voleurs venir vider ses biens dans sa somptueuse demeure. L’archer, du moins de ce qui en restait, ne regretta pas alors ce contretemps vis-à-vis de ses projets. D’accord, si ce n’était qu’un simple roturier, le voleur lui aurait tout au temps sauver la vie. Mais aider quelqu’un qui pouvait sauver bien plus de vie, et ceux dans la légalité, ce n’était pas rien. Toutefois, Robin se sentit quelque peu honteux de penser ainsi. Pourtant, il savait, d’après la réputation donnée, que si le duc Ferruccio Da Caito aurait trépassé, le monde entier en aurait souffert. Oui, cet homme aurait eu un plus grand impact qu’un simple habitant, cela désolait bien Robin, mais ainsi était le monde et ce n’était pas ce vagabond perdu entre les mondes qui pourrait le changer. Non ?

Robin souleva un sourcil en entendant parler des raisons qui auraient pousser le duc à venir dans un endroit pareil. Une maladie qui aurait besoin de drogues illégales ? Il trouva cela étrange. Quel que soit le monde où nous vivions, les raisons guidant le cœur d’un homme restèrent communes. Mais bien qu’il puisse trouver louche et mettre en doute la parole du richissime bienfaiteur, Robin ne put s’empêcher de trouver ce dernier fort sympathique. Ferruccio possédait un étrange charisme qui dépassait largement le sien, et poussait à une forme de sympathie. Mais peut-être que tout ceci n’était que poudre aux yeux, que le duc cachait un visage monstrueux derrière un visage d’ange.

"Peut-être pouvons-nous trouver quelque chose pour vous aider. Quelque chose de moins risqué et qui serait de bon aloi."

Accordant tout de même le bénéfice du doute, Robin chercha d’abord à savoir comment aider le duc. Le secourir de ces malfrats n’était qu’un début, car visiblement, ce gentilhomme semblait avoir un bien plus gros problème. La flamme qui habitait le cœur du voleur, c’était quelque peu calmer, le temps pour ce dernier de terminer sa mission auprès de l’homme qu’il venait de sauver. Locksley pouvait être pris dans les pires doutes, s’abandonner et désirer la rébellion pour s’affranchir de la vie écrite par les gens de ce monde. Devenir une crapule, ou une âme errante n’ayant plus aucun but. Mais justement, chasser le surnaturel, il revenait au galop. Son cœur, jadis remplit de hardiesse, était surtout tourner vers la compassion. Et que votre vie soit un théâtre ou pas, les émotions elles, ne pouvaient être que réelles. L’injustice révoltait toujours, et le malheur des autres fendait le cœur. Robin des bois, ne pouvait échapper ni à ses origines, ni à son destin. Et cela, il le comprenait petit à petit.

"Si vous me le permettez messire, de quel mal souffrez-vous donc ? Enfin, si vous désirez vous confier à moi."

Robin n’était pas médecin. D’ailleurs à son époque, ou du moins d’où il venait, la médecine n’était pas quelque chose de bien vue. On pouvait soyer quelques mots, mais on disait que chaque maladie était de la volonté divine, et chercher à les soigner, serait défier le tout-puissant. Mais Robin ne pensait pas comme la plupart de ses contemporains. Il savait garder l’esprit ouvert. D’ailleurs, même s’il était devenu un hors-la-loi, c’était un homme de foi tout de même qui voyait les choses différemment. Pour preuve, il avait quelques connaissances chez les plantes de la forêt pour traiter infections et douleurs. Utile quand on vivait en pleine nature. Mais tout cela, n’avait pas aider à améliorer sa réputation et celle de ses joyeux compagnons. Qu’importait, Lockley voulait sauver de vies, ne pas les laisser dépérir.

"J’ai quelques connaissances sinon, qui pourraient vous être utile, tout dépend du mal qui vous ronge, si cela peut vous rassurer."

Robin possédait justement déjà un réseau. Enfin, c’était le réseau de son ancien chef. Ils n’étaient que des connaissances pour l’ancien gardien de Sherwood. Mais si ces derniers n’eurent vent de son nouveau statut auprès de Marco, alors il avait une petite chance de profiter de l’expérience de ces derniers pour aider une personne dans le besoin, avant de voir sa tête à nouveau à prix.

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Phobos Escanor le Mar 7 Aoû - 1:59

C’est bien de vouloir se soucier de tous les problèmes de chacun, mon cher Robin, mais certaines choses devraient demeurer cachées.

"Peut-être pouvons-nous trouver quelque chose pour vous aider. Quelque chose de moins risqué et qui serait de bon aloi."

Pour sûr, noble prince des voleurs, aucune médication de bon aloi saurait convenir à ce pauvre duc dont l’âme aussi noire que les abysses insondables demeurait dissimulée par un masque extrêmement élaboré. Un masque pleinement efficace, tant et si bien que Phobos ne savait même plus qui il était réellement; son meilleur ami disait que c’était là, “la confusion identitaire provoquée par l’existence dans plusieurs mondes et l’expérience passée dans d’autres dimensions”.
Phobos en quête d’identité, on aura tout vu. Si les Sages de Kandrakar le voyaient, ils se ficheraient de lui. Ou pas. Il ne préféra pas y penser et songea surtout au fait que la Forteresse devait avoir peine à contenir les créatures terribles qu’il avait envoyé avec l’aide de son meilleur ami. Une invasion salement propre en bonne et due forme.


"Si vous me le permettez messire, de quel mal souffrez-vous donc ? Enfin, si vous désirez vous confier à moi."

La terrible dépendance à une drogue que personne ne toucherait si les réels effets étaient connus. Une drogue venue d’un autre monde et dont les effets dévastateurs étaient largement amoindris sur la Terre des Créateurs mais provoquaient des effets secondaires violents. Mélangée à certains produits, elle était beaucoup moins dangereuse bien que sa violence demeurait.
Mais son meilleur ami et lui avaient été malins. Le personnage du Duc était constitué ainsi. Tout se justifiait.


"J’ai quelques connaissances sinon, qui pourraient vous être utile, tout dépend du mal qui vous ronge, si cela peut vous rassurer."

-  Vous êtes bien aimable, mon brave, mais hélas ! Personne ne peut vraiment m’aider. Sinon, je serai déjà guéri depuis longtemps...

Et il n’avait pas tort. On ne peut pas lutter contre ce qu’il a.

- Je ne devrais pas me confier à vous ainsi mais vous me paraissez vraiment de confiance... Il ne se sentait pas tout à fait à l’aise et cela pouvait facilement se comprendre. J’ai beau jouer les superhéros, je suis malade, là. dit-il en désignant sa tête. Certaines pathologies ne peuvent être soignées; on ne peut que retarder l’inévitable et essayer de ne pas trop souffrir ni faire souffrir son entourage. Tôt ou tard, mon bon monsieur, je finirai par rejoindre mes ancêtres; j’espère juste mourir avant que la folie ne me fasse faire quoique ce soit de regrettable. Personne dans la famille n’y échappe. C’est comme ça.

Loin d’être de la manipulation, c’était vrai sur certains points. Il est fou et il sait d’avance qu’il n’en réchappera pas; une bombe à retardement se trouvait dans sa tête. Elle avait éclatée depuis longtemps dans son monde natal mais depuis le passage de son meilleur ami, celle-ci avait été recollée mais surtout réactivée. Tic tac tic tac.

- Avec le Lotus, je ne souffre pas, je ne fais pas trop souffrir mes proches et ça retarde l’inévitable. Et ça me permet d’avoir une chance de ne pas succomber à la folie avant la fin.

Il était en train de dire que l’une des drogues les plus dangereuses qui soit lui permettait d’aller bien tout en le tuant lentement de manière indolore, de sorte qu’il mourrait avant d’être complètement fou. Une larme roula sur sa joue. Personne n’avait vraiment envie de mourir; mais il semblait que le Duc n’avait pas non plus envie de faire souffrir les autres.

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Re: Deux nobles déchus [PV: Robin des Bois]

Message par Robin de Locksley le Jeu 9 Aoû - 7:39

Robin resta choquer en entendant s’expliquer le duc. Par pure politesse et compassion, il ne l’interrompit point dans ses dires, mais il peine à croire au malheur frappant cet homme. Bien entendu, il eut entendu parler des maux frappant l’esprit. D’ailleurs, les gens de son monde considéraient ce genre de phénomène comme le fruit du malin. Un cas de possession, ou quelqu’un frappé par la magie noire. Mais notre ami voleur eut l’esprit un peu plus ouvert. Depuis son retour de terre sainte, il voyait le monde sous un autre œil. Comme par exemple, que de nombreux cas de maladie n’étaient la prouesse des forces obscures, mais qu’il s’agissait de quelque chose de bien plus naturel, qui pouvait être traité. Cependant, ses contemporains eurent du mal à le comprendre. Depuis toujours les choses étaient ainsi pour eux. Et Robin connaissait quelques difficultés à leur faire comprendre le contraire. Toutefois, il devait faire attention à ce genre de chose, car il aurait pu se faire passer en plus pour un hérétique, un blasphémateur, aussi bien de ses ennemis qu’auprès de ses alliés.

Robin fut donc peiné de découvrir que la vie de ce Duc, à la réputation aussi bonne dans le monde, aussi bien auprès des puissants que des pauvres, puisse être si vite condamné. Alors que, les plus corrompus de cet univers, mais des autres aussi, prospéraient et on les maintenait en vie le plus longtemps aussi. Une sacrée injustice qui donna envie de vomir l’ancien roi de Sherwood. De plus, il avait horreur de se sentir si impuissant. Quelqu’un qui lui disait avoir besoin d’aide et lui, il ne pouvait rien faire. D’ailleurs, le voleur n’avait ni potion miracle sur lui, ni le temps, car n’était-il pas déjà pris pour aller exécuter une quelconque vengeance ?

"Me voyez-vous vraiment peiné d’apprendre votre malheur. S’il était possible, en mon humble pouvoir, de vous apporter ne serait-ce qu’un faible soulagement, je vous l’aurais apporter sur un plateau d’argent."

Robin des bois tourna un instant sa tête en direction d’une ruelle sombre, menant droit vers son ancien repère et où se cachait ce scélérat l’ayant trahi. La tentation fut grande d’y courir, dire au revoir en bon et du forme au duc et de disparaître pour poursuivre sa mission personnelle. Locksley était bien trop en colère contre son ancien allié pour laisser passer un tel affront et il comptait bien passer outre son code imposant aucun mort. Pourtant, il se montra incapable de faire le moindre pas. Comme si une force l’empêchait de bouger. Il ne s’agissait pas de magie ou d’esprit le malmenant. C’était le sien qui le torturait en fait, car il ne pouvait déjà oublier Ferruccio Da Caito et ce qui lui arrivait si injustement.

Il fallait croire que malgré tous les déboires depuis son arrivée dans ce monde, qu’ils soient physiques ou mentaux, Robin ne pouvait s’empêcher d’être Robin des bois. On pouvait lui faire subir les pires sévices, l’ancien guerrier de Cœur de Lion ne pouvait rester insensible à la détresse de qui que ce soit. Ainsi était sa nature, qu’il soit réel ou non, et il le restera ainsi. Et même s’il ne possédait le moindre pouvoir ou la moindre connaissance en médecine, il pouvait tout de même apporter quelque chose, restait à savoir quoi. Il se mit juste à souffler légèrement, signe qu’il abandonnait provisoirement son désir d’arracher une tête, donnant la priorité au duc condamné.

"Je vous remercie en tout cas de vous êtres confesser sur un si lourd secret mon bon seigneur. Votre confiance m’honore. Laissez-moi donc vous aidez à nouveau, à vous soigner. Comme trouver ce fameux Lotus par exemple."

Le milieu moderne de Robin lui avait apprit certaines choses intéressantes. Comme par exemple, l’attachement de nombreuses personnes pour des « drogues », pire que la bière ou l’hydromelle, il s’agissait de substances qui, d’après ce qu’il avait compris, détruisait aussi bien l’esprit et l’âme d’une personne, la rendant dépendante au produit pouvait la tuer. Il existait déjà des drogues dans son monde, mais pas à sa connaissance d’aussi redoutable qu’ici. Alors, aider un duc à si bonne réputation s’en procurer, ne le réjouissait pas tant que ça, car il aimerait trouver un autre moyen.

"Mais, êtes-vous sûr que cette chose vous aide vraiment ? Elle ne risque pas au contraire d’aggraver votre cas mon ami ?"

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