Garance Albrech, le monde offre plus à découvrir que ce que les yeux peuvent voir

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Garance Albrech, le monde offre plus à découvrir que ce que les yeux peuvent voir

Message par Garance Albrech le Ven 14 Juil - 11:57



Votre Personnage


Nom/Prénom: Garance Albrech

Age: 30 ans

Sexe : féminin

Groupe : Humaine

Nationalité : Française

Profession : Commerçante

Univers/Pays/Ville de résidence : Arrière pays héraultais - France

Objectif de votre personnage: Découvrir la beauté cachée du monde

Signe distinctif : A part sa chevelure de feu, Garance porte un tatouage de sorcière entre les omoplates.

Pouvoir/talent particulier : De part son ascendance particulière, elle a hérité de quelques pouvoirs particuliers : la capacité à pouvoir parfois traverser les Portails par accident, (même si ça ne lui est arrivé qu'une fois et qu'elle n'a pas compris ce qui s'était passé), ainsi que la capacité à percevoir l'aura des gens et des lieux, même si, cette capacité ressemble à présent plus à de l'intuition.

Votre rang personnalisé : Medium


Description


Description mentale :

Malgré les conditions actuelles qui ne voient pas d'un très bon œil ceux qui sont « différents », Garance a décidé depuis longtemps que ses « aptitudes » (certains diraient ses fantasmes) particuliers font parti d'elle. Même si elle n'en fait pas étalage, elle ne cache pas non plus son intérêt pour tout ce qui a trait au surnaturel.

Garance est quelqu'un de profondément gentil, doté d'une patience et d'une empathie peu commune, mais qu'il ne faut toutefois pas confondre avec de la naïveté.

Bien sur, elle peut se montrer parfois d'une naïveté crasse qui lui donne envie de se donner des claques quand elle se rend compte à quel point elle s'est fait avoir, mais la plupart du temps, c'est une jeune femme plutôt méfiante qui n'offre pas sa confiance si facilement, et qui peut se montrer absolument redoutable lorsqu'elle a été trahie, et encore plus quand on s'en prend à quelqu'un qu'elle aime.

Mais, finalement et même si, au premier abord, Garance est quelqu'un d'avenant et sympathique, peu nombreux sont ceux qui peuvent se vanter d'être des amis. Toute souriante et sympathique qu'elle soit, elle ne laisse que très peu de personnes pénétrer sa sphère privé, pour ne pas dire qu'elle n'y laisse entrer personne. Même si la jeune femme paraît très entourée et possède un réseau de « connaissances » assez vaste, en fait elle est profondément seule.



Description physique :

Même si la discrétion est une vertu pour la jeune femme, elle a du mal à passer inaperçu malgré son attitude discrète et effacée quand elle se trouve dans un lieu inconnu.

La magnifique chevelure couleur d'incendie qui encadre son visage avenant au joues rondes et au sourire avenant, attire invariablement les regards. Bien sur, de nos jour, il lui serait facile de la masquer sous une teinture plus « passe partout », mais il se trouve qu'elle aime ses cheveux tels qu'ils sont, et que la jeune femme est plutôt adepte du naturel.

Tout comme elle ne masque pas ses cheveux sous des artifices, il est rare qu'elle se maquille plus que de raison, sauf son regard noisette qu'elle aime à mettre en valeur en certaine circonstances.

La demoiselle est petite. Pas plus d'1m60, menue sans être maigre. C'est une femme, dans toute sa splendeur, et malgré sa finesse, elle ne peut masquer certains attributs de son sexe. Une belle poitrines, parfois taxée d'un peu lourde, surtout par ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'en profiter autrement que par le regarde et de confortables rondeurs féminines.

Mais plus que son physique, c'est l'impression de douceur et de gentillesse qu'elle dégage qui marque les mémoires. C'est d'ailleurs la façon dont les gens la définissent le plus souvent quelques jours après leur rencontre. « Ah oui, la gentille rouquine ».

 
Histoire :


Histoire de votre personnage :



fLashback – 300 ans plus tôt

Rose était perdue.

Perdu, seule, au fond de la forêt.

Et elle ne savait pas comment ça avait pu se produire. Elle connaissait ses bois comme sa poches... bon, il fallait bien reconnaître qu'elle avait été quelque peu perturbée.

Il n'est jamais évident de prendre la peine de repérer son chemin quand on fuit pour sa vie et pour son honneur !

Tout avait pourtant bien commencé avec ce bal au village.

Rose fêtait ses 16 ans. Pour l'occasion, et comme la communauté était calme et les risques limités, ses parents l'avaient autorisé à aller participer au bal de la moisson. La musique, l'ambiance, les jeux, les danse... tout était nouveau pour elle qui n'avait jusqu’alors connu que l'austérité de la petite ferme de ses parents. Elle s'était laissée griser.

Il faut bien reconnaître que la jeune femme n'était pas vraiment préparée à faire face aux appétits qu'elle pouvait aiguiser. Quand le charmant jeune homme l'avait abordé, plein de charmant compliments et de sourires à fossettes, elle était immédiatement tombé dans le piège, sans même sans douter. Quand il lui avait proposé de s'isoler un peu pour faire plus ample connaissance, elle n'avait pas vu le mal.

Ce n'est qu'une fois à l’abri des regards, à l'ombre de la haute haie à la lisière de la forêt qu'il avait dévoilé son vrai visage.

Rose n'avait rien comprit. Comment l'homme charmant et attentionné qu'elle avait rencontré au bal, avec qui elle avait partagé quelques chastes danse avait pu se transformer en cette bête fauve qui s'était jeté sur elle ? Elle n'avait du son salut qu'à un instinct de survit qu'elle ne s'était jamais imaginé et à la force que les durs travaux de la ferme lui avait donné.

Il était déjà sur elle quand elle l'avait mordu au visage et qu'elle avait profité de sa douleur et de la surprise qui l'avait fait se relever pour le frapper dans une partie très sensible de l'anatomie masculine. Le laissant là, elle avait prit la fuite à travers les bois. Le courage du galant de pacotille ne s'étendait pas jusqu'à poursuivre sa proie dans la forêt au cœur de la nuit, et puis il était bien trop occuper à pleurer sur sa douleur pour se soucier de ce qu'était devenue la belle.Lorsque l'épuisement avait pris de le dessus sur l'épuisement et que Rose s'était effondrée, inconsciente, sur le sol de la forêt.

Elle s'était réveillé plusieurs heures après, d'abord incapable de se rappeler ce qui venait de se passer. Et incapable de comprendre pourquoi elle sentait la douce brise de la nuit sur son visage alors que son corps était enveloppée dans les couvertures de sa couches.

Il lui avait fallut plusieurs secondes pour réaliser qu'elle n'était pas sur sa paillasse. La couverture qui la protégeait de la fraicheur matinale était d'une douceur incomparable, elle sentait bon les fleurs sauvages. Lorsqu'elle avait prit conscience de l'incongruité de la situation, elle s'était relevé brusquement. Inquiète et sur le qui-vive et avait aperçu une silhouette couronné d'une chevelure de feu, accroupie à quelque distance d'elle.

- « Vous voilà réveillée, Ma Dame » s'était-il exclamé d'un air joyeux en se rapprochant un peu.

Rose avait écarquillé les yeux. C'était le plus bel homme qu'elle n'ai jamais vu. Elle était sûre qu'aucun homme sur terre ne pouvait être plus beau lui ! Il riait, et son rire ressemblait au tintement de milliers de clochettes de cristal, même si rose n'avait jamais eut l'occasion d'entendre le son de telles merveilles. Ses yeux avaient la couleur vert sombre pailleté d'or des lac enfouis au cœur des bois sur lesquels se reflète le soleil couchant.

Mais ce qui marquait le plus était sa chevelure. Magnifique, brillante et avec des reflets d'incendie et de feuilles d'automne.

Il lui offrit quelques fruits, de l'eau fraiche, en s'enquérant de sa santé. Sa voix était envoutante, grave et musicale.
Rose avait sentit son cœur s'affoler, ses joues se colorer, ce qui fit rire le jeune homme. Il s'assit à coté d'elle.

- « Je vous ai trouvé inconsciente, je me suis permis de veiller sur vous et de vous couvrir. Mais qu'est-ce qu'une aussi charmante enfant fait seule au cœurs des bois en pleine nuit ? Que vous est-il arrivé pour que même dans votre inconsciences vos larmes souillent votre beau visage. »

Elle avait baissé les yeux, les fermant un instant.

- « C'est la longue et triste histoire d'une fille trop naïve... »
avait-elle répondu d'un ton maussade.

Oui, dans les premières lueurs de l'aube, elle se rendait compte à quel point elle avait été ridicule et imprudente d'accepter de s'isoler avec un inconnu. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même pour ce qui était arrivé.
Il avait posé ses longs doigts effilés sous le menton de Rose, l'obligeant à relever les yeux.

- « La naïveté est une vertu, c'est la preuve de l'innocence. Ce sont ceux qui en abusent qui devraient baisser les yeux. » dit-il d'une voix douce et envoutante en la regardant dans les yeux avant de s'asseoir à coté d'elle et de poser sur ses épaules un bras protecteur et réconfortant.

- « Racontez-moi. »


Alors elle avait raconté, sans rien dissimuler, sans chercher à minimiser son rôle dans l'histoire. Une fois qu'elle eut fini, il posa ses lèvres sur son front.

- « Cela ne vous arrivera plus jamais. » annonça-t-il comme une évidence. « Restez un peu avec moi. Je prendrais soin de vous. Je vous ferai oublier vos chagrins et vos tourments. »

Rester avec lui ? Quelle idée magnifique !

C'est ainsi que Rose disparu pendant trois ans.

Des participants au Bal des Moissons avait vu la jeune femme avec son agresseurs, certains les avaient vus s'éloigner. Quand la disparition de la jeune femme fut connue, la colère gronda dans le village. Dans cette petite communauté soudée, une agression de ce genre était inconcevable et surtout inexcusable. Son procès et son châtiment furent vite expédiés.

Rose sorti de la forêt un beau matin d'été, 3 ans jour pour jour après sa disparition. Elle était élégamment vêtue, et portait dans ses bras une petite fille aux cheveux de feu et aux yeux sages. Elle parla jamais de ce qui lui était arrivé, elle reprit la ferme de ses parents, ne se maria jamais et éleva sa fille seule. Personne n'osa lui poser de question, ni lui reprocher son état de fille-mère. Il y avait quelque chose de changé chez elle, quelque chose qui inquiétait les gens, même si ça ne sautait pas aux yeux au premier abord. Il commença à se murmurer qu'elle avait été "élue". Les gens de la campagne savaient qu'il ne fallait pas s'en prendre aux "élus", au risque de voir les esprit de la forêt se venger, et qu'avoir une "élue" dans la communauté pouvait par contre se révéler très bénéfique pour tous.

Sa fille grandit, se maria, eut des enfants, qui eurent eux même des enfants. A chaque génération, il y avait une fille aux cheveux de feu. Dans la famille, l'histoire de l’aïeule disparu fut répété, enjolivée jusqu'à prendre le caractère d'une légende familiale. On disait que les rouquines étaient les descendantes directes d'un être surnaturel, d'un elfe ou d'un esprit des bois, les versions variaient d'une personne à l'autre, d'une génération à l'autre.

Il faut dire qu'outre leurs cheveux de feu, elles semblaient avoir quelques pouvoirs particuliers. Plusieurs d'entre elles devinrent des guérisseuses douées. Mais à chaque génération, les dons semblèrent s'amoindrir, au fur et à mesure que la science remplaçait la magie et que les légendes se trouvaient reléguées au rang de superstition. Les hommes ne croyaient plus en la magie, et la magie se mourrait. D'ailleurs, peu à peu, les rouquines se firent plus rare dans la descendance, et provoquaient souvent des réactions de suspicion de la part des papas qui se demandaient bien d'où leur progéniture pouvait bien tenir une telle crinière.

Bien des générations plus tard, une nouvelle fillette rousse vit le jour.

*******

De nos jours

Depuis toute petite, Garance est consciente de certaines choses que les autres ignorent. Enfant, ses prémonitions, ses sensations lui paraissaient normale. Elle pensait dans son innocence que tout le monde était comme elle. Elle se rendit toutefois rapidement compte que ce n'était pas le cas. Que tout le monde ne voyait pas la légère brume irisée qui entourait les gens, lui permettant de deviner leur état de santé ou leurs émotions en fonction de la couleur dominante, ni plus imperceptible qui se dégageait de certains lui, provoquant parfois des crises de panique chez la petite quand on voulait l'obliger à passer à un de ses endroits.  

Sa mère étant très cartésienne et totalement réfractaire à tout ce qui avait trait de près ou de loin à l'imagination, elle se faisait souvent gronder quand elle évoquait ce genre de choses. A force de lui répéter qu'il était temps qu'elle grandisse, que les contes de fée n'existaient pas, et que si elle continuait à s'obstiner à parler de ce genre de chose elle devrait l'emmener chez le docteur, Garance pris l'habitude d'ignorer ses phénomènes. Peu à peu, au fil des ans, elle fini par ne plus voir ses phénomènes, même si elle resta toujours très empathique envers les gens et sensible à l'ambiance des lieux.

Comme toutes les petites filles un peu rêveuse et timide, sa scolarité fut émaillée de petits et gros chagrin, de petites mesquineries. Sa chevelure de feu, peu habituelle dans son petit coin de campagne, lui valut également quelques moqueries plus ou moins cruelles.

Bon an mal an, la fillette finit par grandir, et le vilain petit canard par devenir une belle jeune femme, réservé et discrète, mais avenante.

Après une scolarité sans éclat, elle avait commencé à travailler tôt. Garance avait décidé depuis longtemps qu'elle ne voulait pas quitter son village. Elle s'y sentait bien, elle y avait ses repères, ses habitudes. Et puis la vie de village lui permettait aussi d'assouvir certaines passions qui auraient été peu compatibles avec une vie citadine. La jeune femme aimait les animaux, sa petite maison ressemblait à une arche de Noé avec toutes les petites bêtes qu'elle avait recueillies au fil du temps. Mais c'était surtout les chats qui semblaient avoir une attirance particulier pour le lieu. Ça tombait bien, Garance adorait les matous, avoir un chat ronronnant sur ses genoux pendant qu'elle lisait ou qu'elle dessinait était pour elle un avant goût du paradis.

Mais ce qu'elle appréciait surtout, c'est que cette vie rurale lui avait permis de réaliser son rêve d'enfant. Avoir son cheval à elle. Ce n'était pas une grande cavalière, et peut lui importait concours médailles et autres distinctions. Non, elle ce qu'elle aimait c'était partir seule pendant des heures avec son fidèle compagnon.

De ses capacités d'enfant, il ne restait plus grand chose à présent. Quelques sensations désagréables vis à vis de certaines personnes ou de certains lieux, qu'elle ne pouvait pas expliquait et qu'elle mettait sur le compte de « l'intuition féminine ».

Après quelques errances professionnelle, elle avait fini par trouver un poste qui lui convenait. Elle travaillait à temps partiel à l'épicerie du village. Elle n'aurait jamais pensé que ce travail pourrait autant lui plaire avec son caractère assez renfermé. Mais elle avait découvert que cette activité correspondait bien à son besoin de contacts humains superficiel. Elle aimait parler de la pluie et du beau temps avec les clients de la petite échoppe, toute en gardant pour elle sa part de mystère.

Bref, Garance menait une petite vie tranquille, dans un petit village tranquille, qui lui convenait pas si mal, même si parfois, elle rêvait qu'il pouvait y avoir dans ce monde plus que ce que les yeux pouvaient en deviner.


Test RP :


Test RP  :

-« Alors, mon grand, ça te dit une petite ballade ? » demanda Garance en caressant le chanfrein de son cheval avant de lui passer une corde autour du cou et de le sortir du pré.

Cet après-midi là, il faisait très beau, et il y avait longtemps qu'elle n'avait pas sorti Bali. La matinée avait été éprouvante, elle avait du composer avec plusieurs clients revêches et agressif à l'épicerie. Elle trouvait que ça arrivait de plus en plus souvent ses derniers temps. L'agressivité, le manque de respect et la méchanceté la touchait énormément, elle se sentait épuisé psychologiquement. Elle avait besoin de se ressourcer, de faire le vide dans sa tête. Elle n'avait pas encore trouvé mieux que de battre la campagne sur le dos de son cheval pour oublier tous ses problèmes.

Elle l'adorait son cheval. Petite, elle avait rêvé d'en avoir un, comme toutes les petites filles, mais pour elle, ça avait continué à l'age adulte. Dés qu'elle en avait eu les moyens, elle avait réalisé son rêve. Ce n'était pas un cheval de race, juste un petit cheval de loisir, mais il était endurant et puissant, des membres solides et le pied très sûr, idéal pour la randonnée. Il était bai brun avec une belle crinière, longue et épaisse, et une queue qui frôlait le sol.
Une fois sortie du pré, elle ouvrit le coffre de sa voiture et attrapa le filet avant de le passer à sa monture. Elle le guida vers le banc de pierre qui lui servait de marche pied pour monter sur son dos. Il n'était pas spécialement grand avec son mètre quarante au garrot, mais elle-même était toute petite et comme elle montait à cru, elle avait besoin d'un marche pied.

A peine fut-elle installée sur son dos qu'elle le sentit frémir de contentement et il secoua la tête en tirant sur les rênes pour réclamer de se mettre en marche. Elle prit la direction du plateau. Elle avait envie de faire une belle balade et le terrain de ce circuit là était très varié.

Dés qu'elle fut dans la côte, elle laissa son cheval prendre le galop et aussitôt, elle eu l'impression que le vent lavait son âme de tout ses tracas, remplaçant la fatigue par une sensation d'immense liberté.
Elle repassa au trot en atteignant le sommet du plateau, puis au pas pour prendre le petit sentier qui serpentait dans les bois.

Soudain, son cheval se figea. Elle le sentit se tendre et frémir entre ses mollets. Derrière elle, elle entendis un craquement puis un grondement sourd. Le cheval broncha et henni piteusement. Elle ressentit sa peur. Elle avait l'impression d'être assise sur une cocotte minute.

Le grognement se répéta dans les halliers au bord du chemin. Elle connaissait bien la faune de sa région et elle supposa qu'il pouvait s'agir d'une sanglier, espérant qu'il ne s'agissait pas d'une laie avec ses marcassins, qui serait plus susceptible de charger si elle estimait ses petit en danger. Elle remit le cheval en marche, pressant un peu le pas, mais sans le laisser prendre le galop. Elle jeta un regard par-dessus son épaule pour vérifier que rien ne bondissait sur le chemin derrière eux.

Elle poussa un soupir de soulagement en quittant le bois et décida qu'il était plus prudent de rentrer par la route. Elle prit le chemin qui contournais le bois par le sud pour la rejoindre. Le chemin conduisait à une ferme et était utilisé par les engins agricoles, il était donc large, dégagé et bordé de champs. Elle sentit Bali s'apaiser..
Elle arrivait en vu de la ferme au bout du chemin, dés qu'elle aurait traversé les bâtiments elle rejoindrait la route, puis un autre chemin qui la conduirait sur une autre de ses randonnée favorite. Tout à coup, et sans signe avant-coureur, Bali se cabra en faisant demi-tour. Elle faillit être désarçonnée, heureusement des années d'équitations lui avaient permis d'acquérir les bons réflexes.

Elle n'eut pas le temps de voir ce qui avait provoqué une telle réaction chez son cheval, et de toute façon, là tout de suite, elle avait autre chose à penser. Il avait pris le mors au dents comme jamais, elle avait beau essayer toutes les techniques qu'elle connaissaient pour le contrôler, rien n'y faisait. Bali fonçait dans le chemin, au bout du sentier, il y avait le bord du plateau et un chemin assez abrupte serpentant sur le flanc de la colline. La descente était raide et à cette vitesse ils risquaient de se rompre le cou, mais a part sauter de sa monture, ce qui serait tout aussi dangereux, elle ne voyait pas de solution…

Bali bondit dans la pente, elle s'efforça de l'équilibrer autant que possible, priant pour qu'il ne trébuche pas. Bali n'avait que faire du sentier, il fonçait à travers les arbres, au grand galops dans une pente impressionnante. Garance se dit que sa dernière heure était arrivée.

Arrivé au bas de la pente, l'animal accéléra encore sa course. Elle se demanda combien de temps il pourrait tenir, il n'avait pas l'entraînement nécessaire pour pouvoir garder ce train d'enfer bien longtemps, même si la peur lui donnait des ailes.

Ils franchirent les derniers arbres dela forêt à un train d'enfer, et... ce fut la nuit.

Visiblement, Bali fut aussi surprit qu'elle. Il se bloqua, et malgré ses années d'expérience, Garance ne put éviter la chute, elle fit un magnifique soleil par dessus l'encolure de sa monture et atterrit lourdement sur le sol herbeux. Le choc lui coupa le souffle et elle perdit connaissance quelques instants.

Lorsqu'elle reprit ses esprits, il faisait nuit, et elle ne savait se rappelait plus vraiment de ce qui s'était passé. Il lui fallut quelques instant pour se remémorer la course sauvage, la soudaine obscurité et sa chute. Comme elle ne portait pas de montre, elle n'avait aucun moyen de savoir depuis combien de temps elle était étendue là. Tout ce qu'elle savait c'est que quand elle était partie de chez elle, c'était le début de l'après midi.

Elle se releva avec précaution, espérant qu'elle ne s'était pas blessée, mais visiblement, à part quelques bleues, coupures et ecchymoses, elle n'avait rien de grave. Dans l'obscurité elle devina la forme de son cheval qui broutait paisiblement à quelque mètres d'elle. Elle se dirigea vers lui et l'attrapa par la bride.

- « Espèce d'andouille ! » lui dit-elle « Tu voulais nous tuer ou quoi ? »

En retour, son cheval lui lança un regard indifférent avant de tirer sur les rênes pour continuer son repas.
Bon, c'était pas tout ça, mais maintenant, il fallait rentrer, et elle ne savait pas où elle était. Même si elle connaissait très bien le coin, l'obscurité brouillait ses repères. Elle tira un peu sèchement sur les guides pour obliger Bali à se concentrer et à la suivre vers les premiers arbres de la forêt, cherchant dans l'obscurité un indice de leur passage.

Entre les arbres, elle eut l'impression de voir un mouvement et une iridescence presque imperceptible. Ses pas la portèrent dans cette direction et entra sous les frondaisons, son cheval à présent paisible sur ses talons. La lumière l'éblouit, l'obligeant à mettre une main devant ses yeux et la laissant perplexe.

Quelques instant plus tard, elle reconnu l'endroit où elle se trouvait, à quelques mètre d'une route qu'elle connaissait bien et qui lui permettrait de rejoindre son point de départ aisément.

Elle jeta un coup d’œil derrière elle. Tout ce qu'elle vit fut le chemin ombragé, serpentant entre les arbres, sur lequel quelques rayon de soleil dessinait des taches mouvantes à travers l'épais feuillage des arbres.

Visiblement, dans sa chute elle avait du se cogner la tête plus fort que ce qu'elle pensait. Elle fit quelques pas sous les arbres, puis revint sur ses pas, sans que rien ne se passe.

Elle pinça les lèvres. A présent tout ce qu'elle voulait c'était rentrer chez elle, prendre une bonne douche, soigner ses diverses égratignures et coupures avant d'aller se coucher. Elle hésita un instant entre rentrer en marchant ou remonter sur Bali. Mais comme on dit, quand on tombe de cheval, il faut remonter de suite. Elle trouva un muret en guise de marche pied et remonta.[/i]



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Vous


Pseudo/nom:

Age: 40 ans

Avez vous lu le règlement ? : Oui

Comment avez vous connu le forum ?: Par un membre du staff

Que pensez vous de celui ci ? Intéressant et prometteur !


14.07.2017
[/center]


Dernière édition par Garance Albrech le Dim 16 Juil - 16:04, édité 1 fois
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Re: Garance Albrech, le monde offre plus à découvrir que ce que les yeux peuvent voir

Message par Blanche-Neige le Dim 16 Juil - 15:52

Bienvenu à Garance et bon courage à elle pour survivre dans les merveilleux univers de Sempiternel !

Tu es validée, tu peux dès à présent chercher un partenaire ici : http://sempiternel.forumactif.org/f10-proposition-de-rps
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